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18 September 2008 - Arrêté du Gouvernement wallon relatif au soutien de la recherche, du développement et de l'innovation en Wallonie
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Le Gouvernement wallon,
Vu la loi spĂ©ciale du 8 aoĂ»t 1980 de rĂ©formes institutionnelles et notamment les articles 20 et 87, §1er;
Vu le dĂ©cret du 3 juillet 2008 relatif au soutien de la recherche, du dĂ©veloppement et de l'innovation en Wallonie, notamment les articles 74, 77, 110, 117, 119, 120, 122, alinĂ©a 2, et 133;
Vu l'arrĂŞtĂ© du Gouvernement wallon du 20 octobre 1988 relatif Ă  l'exĂ©cution d'actions et de programmes de promotion technologique;
Vu l'arrĂŞtĂ© du Gouvernement wallon du 3 dĂ©cembre 1992 relatif Ă  la composition et au fonctionnement du ComitĂ© d'orientation pour la promotion de la recherche et des technologies en RĂ©gion wallonne, modifiĂ© par l'arrĂŞtĂ© du 1er juillet 1993;
Vu l'arrĂŞtĂ© du Gouvernement wallon du 29 septembre 1994 relatif aux aides et interventions pour la recherche et les technologies;
Vu l'arrĂŞtĂ© du Gouvernement wallon du 3 avril 2003 relatif Ă  l'agrĂ©ment des centres collectifs de recherche;
Vu l'arrĂŞtĂ© du Gouvernement wallon du 7 juillet 2005 modifiant la dĂ©finition de la « petite ou moyenne entreprise Â» au sens du dĂ©cret du 5 juillet 1990 relatif aux aides et aux interventions de la RĂ©gion wallonne pour la recherche et les technologies;
Vu l'avis du Conseil de la Politique scientifique, donnĂ© le 9 juillet 2008 et entĂ©rinĂ© le mĂŞme jour par le Conseil Ă©conomique et social de la RĂ©gion wallonne;
Vu l'avis de l'inspection des finances, donnĂ© le 9 juin 2008;
Vu l'accord du Ministre du budget, donnĂ© le 26 juin 2008;
Vu l'avis du Conseil d'État n° 45.016/2/V, rendu le 22 aoĂ»t 2008 en application de l'article 84, §1er, alinĂ©a 1er, 1°, des lois coordonnĂ©es du 12 janvier 1973 sur le Conseil d'État;
Sur la proposition de la Ministre de la Recherche, des Technologies nouvelles et des Relations extérieures et du Ministre de l'Économie, de l'Emploi, du Commerce extérieur et du Patrimoine,
ArrĂŞte:

Art. 1er.

Au sens du présent arrêté, on entend par:

1° Â« le dĂ©cret Â»: le dĂ©cret du 3 juillet 2008 relatif au soutien de la recherche, du dĂ©veloppement et de l'innovation en Wallonie;

2° Â« le Ministre Â»: le Ministre qui a les technologies nouvelles et la recherche dans ses attributions;

3° Â« le promoteur Â»: une ou plusieurs personnes morales autorisĂ©es Ă  solliciter une aide en vertu du dĂ©cret;

4° Â« l'Administration Â»: les services administratifs du Gouvernement chargĂ©s des actions de la RĂ©gion wallonne en matière de technologies nouvelles et de recherche;

5° Â« l'Administration de l'Économie Â»: les services administratifs du Gouvernement chargĂ©s des actions de la RĂ©gion wallonne en matière d'Ă©conomie;

6° Â« le projet Â»: l'ensemble des documents Ă©manant d'un promoteur et dĂ©crivant, en termes de produit, procĂ©dĂ© ou service, les objectifs poursuivis et les moyens tant humains que matĂ©riels nĂ©cessaires Ă  leur rĂ©alisation;

7° Â« le Conseil de la Politique scientifique Â»: le Conseil de la Politique scientifique instituĂ© par l'arrĂŞtĂ© de l'ExĂ©cutif rĂ©gional wallon du 15 novembre 1990 portant crĂ©ation d'un Conseil de la Politique scientifique en RĂ©gion wallonne.

Art. 2.

Au sens du prĂ©sent arrĂŞtĂ©, on entend par « Gouvernement Â», « recherche industrielle Â», « dĂ©veloppement expĂ©rimental Â», « innovation de procĂ©dĂ© Â», « innovation d'organisation Â», « guidance technologique Â», « veille technologique Â», « petite entreprise Â», « moyenne entreprise Â», « grande entreprise Â», « entreprise non autonome de taille restreinte Â», « entreprise Â», « organisme public de recherche Â», « unitĂ© universitaire Â», « unitĂ© de haute Ă©cole Â», « jeune entreprise innovante Â», « centre de recherche Â», « centre de recherche agréé Â» et « partenariat d'innovation technologique Â», ces termes tels que les dĂ©finit le dĂ©cret.

Art. 3.

Pour ĂŞtre agréé au sens du dĂ©cret, un centre de recherche doit, au jour de la demande d'agrĂ©ment, rĂ©pondre aux huit conditions d'obtention visĂ©es aux articles 4 Ă  11.

Art. 4.

Le centre de recherche dispose d'une personnalité juridique propre.

Art.  5.

Le centre de recherche a pour but ou objet social la réalisation d'activités de recherche à finalité industrielle, qui, à la fois:

1° relèvent essentiellement de la recherche industrielle ou du dĂ©veloppement expĂ©rimental;

2° sont susceptibles d'intĂ©resser des entreprises confrontĂ©es aux besoins d'un secteur ou d'un domaine technologique;

3° font dans une mesure significative l'objet de partenariats avec les universitĂ©s et les hautes Ă©coles ou l'objet de participations aux programmes cadres europĂ©ens ou Ă  d'autres programmes internationaux;

4° visent en prioritĂ© les entreprises auxquelles le centre peut apporter une valeur ajoutĂ©e;

5° ont pour effet de dĂ©velopper et d'entretenir son savoir-faire et son socle de compĂ©tences.

Art.  6.

Le centre de recherche se tient en permanence informé des progrès scientifiques et techniques survenus, en Belgique comme à l'étranger, dans des domaines qui sont de sa compétence et qui présentent un haut potentiel d'innovations industrielles.

Il prend régulièrement des contacts avec les entreprises afin de leur proposer ses services en l'espèce.

Art. 7.

Le conseil d'administration ou le comité permanent du centre de recherche comprend au moins 50 pour cent de représentants des entreprises, avec une répartition équilibrée, en fonction du secteur, entre petites et moyennes entreprises d'une part, et grandes entreprises d'autre part. Ces représentants des entreprises sont:

1° des personnes qui exercent des fonctions de recherche ou de direction dans des entreprises d'un secteur ou d'un domaine technologique visĂ©s par le centre de recherche,;

2° des personnes prĂ©sentĂ©es conjointement par les membres du conseil d'administration ou du comitĂ© permanent qui sont des personnes visĂ©es au 1°.

Le conseil d'administration ou le comitĂ© permanent comporte plus de personnes visĂ©es Ă  l'alinĂ©a 1er, 1°, que de personnes visĂ©es Ă  l'alinĂ©a 1er, 2°.

La présidence du conseil d'administration ou du comité permanent est dévolue à un représentant des entreprises ou est instaurée selon le principe de l'alternance de mandat entre le représentant des entreprises et les autres membres.

Le conseil d'administration ou le comité permanent peut constituer en son sein un comité technique chargé de valider et de lui communiquer les activités de recherche, de veille technologique et de guidance technologique à réaliser. Cette communication respecte l'intérêt du centre de recherche et de ses entreprises partenaires ou clientes en matière de confidentialité.

Art.  8.

Le centre de recherche tient une comptabilité analytique de ses activités.

Cette comptabilité:

1° est conforme aux normes comptables belges;

2° permet notamment de vĂ©rifier l'affectation des aides et des interventions publiques dont le centre de recherche bĂ©nĂ©ficie, ainsi que le fait que le prix des services rendus aux entreprises est conforme aux règles du marchĂ©.

Art.  9.

Le centre de recherche dispose d'au moins un siège d'activitĂ© sur le territoire de la RĂ©gion wallonne, sauf s'il relève de l'arrĂŞtĂ©-loi du 30 janvier 1947 fixant le statut de crĂ©ation et de fonctionnement des centres chargĂ©s de promouvoir et de coordonner le progrès technique des diffĂ©rentes branches de l'Ă©conomie nationale, par la recherche scientifique.

Art.  10.

Le centre de recherche dispose d'une capacité d'autofinancement suffisante pour assurer les contreparties financières liées à ses activités de services ou de recherche, et pour contribuer à l'entretien et au renouvellement des équipements et du matériel nécessaires à ses activités.

Les recettes du centre de recherche liĂ©es Ă  l'activitĂ© industrielle, Ă  l'activitĂ© de recherche ou d'expertises publiques et aux cotisations, hors financements de la RĂ©gion wallonne, doivent ĂŞtre supĂ©rieures Ă  50 pour cent des ressources globales. Le centre de recherche atteint cet objectif dans un dĂ©lai de deux ans si le coefficient R, dĂ©fini dans l'annexe du prĂ©sent arrĂŞtĂ©, est supĂ©rieur Ă  30 pour cent et infĂ©rieur Ă  50 pour cent, et dans un dĂ©lai de cinq ans si ce mĂŞme coefficient est infĂ©rieur Ă  30 pour cent, ces dĂ©lais prenant cours au 1er juillet 2008.

Art. 11.

A l'appui de la demande d'agrément, le centre de recherche remet un plan décrivant les actions qu'il envisage de mener au cours des 36 prochains mois.

Ce plan comprend Ă©galement l'engagement du centre de recherche Ă  respecter les conditions de maintien prĂ©vues aux articles 13 Ă  17 ( soit, les articles 13, 14, 15, 16 et 17) du prĂ©sent arrĂŞtĂ©, ainsi que la description des moyens mis en Ĺ“uvre pour y arriver.

Art. 12.

Pour le maintien de son agrĂ©ment au sens du dĂ©cret, outre les conditions d'obtention visĂ©es aux articles 4 Ă  11, le centre de recherche doit rĂ©pondre, dans un dĂ©lai de deux ans Ă  dater de son agrĂ©ment, aux cinq conditions visĂ©es aux articles 13 Ă  17.

Art. 13.

Le centre de recherche publie un rapport annuel qui expose le déroulement et les résultats de ses divers types d'activités. Ce rapport comprend au moins les rubriques suivantes: la composition du conseil d'administration ou du comité permanent, la composition du comité technique, la synthèse des résultats financiers de l'année et l'évolution du personnel, les programmes de recherche en cours, les principaux résultats des recherches abouties et l'impact industriel des activités de guidance technologique, les collaborations structurées, les normes de qualité acquises, les services disponibles pour les entreprises, les équipements remarquables et les outils de diffusion des résultats.

Art.  14.

Afin d'assurer sa renommée auprès de la communauté scientifique et industrielle et la réputation de ses services et de ses produits, le centre de recherche répond aux normes de management de la qualité ainsi qu'aux normes de management environnemental qui sont essentielles dans les domaines dont relèvent ses activités.

Art.  15.

Le centre de recherche organise ses activités en fonction des besoins et de la typologie des entreprises.

À cet effet, il développe des outils appropriés, notamment en concertation avec l'Agence de stimulation technologique et avec l'Administration.

Art. 16.

Le centre de recherche réalise pour les entreprises sollicitant son expertise scientifique ou technique dans les domaines relevant de sa compétence, avec ses propres moyens humains et matériels, des activités de guidance et de transfert technologiques sous la forme de prestations de services qui consistent en des audits technologiques liés à des procédés ou produits, ou sous la forme de conseils pour l'orientation des entreprises vers des compétences technologiques, y compris celles qu'offrent les autres centres de recherche, les unités universitaires ou les unités de hautes écoles.

S'il échet, le centre de recherche peut travailler en concertation avec les unités universitaires et les unités de hautes écoles, en vue de promouvoir le transfert technologique vers le tissu industriel.

Il prend régulièrement des contacts avec les entreprises afin de leur proposer ses services en l'espèce.

Art. 17.

Le centre de recherche organise Ă  destination des entreprises et des autres centres de recherche agréés, au moyen d'un dispositif facilement accessible et frĂ©quemment mis Ă  jour, la diffusion des rĂ©sultats des activitĂ©s visĂ©es Ă  l'article 5 et des progrès visĂ©s Ă  l'article 6, en tenant compte de la confidentialitĂ© nĂ©cessaire de certains rĂ©sultats.

Art. 18.

La Commission d'agrĂ©ment visĂ©e Ă  l'article 76 du dĂ©cret est composĂ©e:

1° d'un reprĂ©sentant du Ministre-PrĂ©sident;

2° d'un reprĂ©sentant du Ministre de l'Économie;

3° d'un reprĂ©sentant du Ministre;

4° de deux membres de l'Administration;

6° d'un expert Ă  orientation scientifique;

7° d'un expert Ă  orientation Ă©conomique et financière;

8° d'un expert en matière de certification;

9° de quatre reprĂ©sentants du Conseil de la Politique scientifique dĂ©signĂ©s par le Conseil Ă©conomique et social de la RĂ©gion wallonne.

Art. 19.

Le Gouvernement nomme les membres de la Commission d'agrĂ©ment visĂ©s Ă  l'article 18, 1° et 2°, sur proposition du Ministre concernĂ©. Il nomme les membres de la Commission d'agrĂ©ment visĂ©s Ă  l'article 18, 3° Ă  8°, sur proposition du Ministre. Il nomme les membres de la Commission d'agrĂ©ment visĂ©s Ă  l'article 18, 9°, sur proposition du Conseil de la Politique scientifique.

Art. 20.

Le mandat d'un membre de la Commission d'agrément expire à la fin de la sixième année civile qui suit celle au cours de laquelle le Gouvernement l'a nommé. Il est renouvelable.

Art. 21.

Le mandat d'un membre de la Commission d'agrément prend fin avant terme:

1° dès qu'il perd la qualitĂ© en laquelle le Gouvernement l'a nommĂ©;

2° s'il informe le Gouvernement qu'il souhaite dĂ©missionner;

3° s'il est rĂ©voquĂ© par le Gouvernement, sur proposition de la Commission d'agrĂ©ment. Le règlement d'ordre intĂ©rieur de la Commission fixe les cas dans lesquels un membre peut ĂŞtre rĂ©voquĂ©.

Lorsque le mandat d'un membre prend fin, le Gouvernement nomme un nouveau membre, qui achève le mandat de celui qu'il remplace.

Art. 22.

La Commission d'agrément se réunit au moins deux fois l'an. Elle délibère valablement si huit membres au moins sont présents. Elle prend toute décision à la majorité absolue des membres présents.

Art. 23.

Les membres de la Commission d'agrément respectent strictement et en tout temps le secret des délibérations et des informations confidentielles portées à leur connaissance en leur qualité de membre.

Art. 24.

La Commission d'agrément établit son règlement d'ordre intérieur, qu'elle soumet au Ministre pour approbation.

Art.  25.

Le centre de recherche qui souhaite être agréé introduit sa demande d'agrément en adressant à l'Administration, dûment complété, le formulaire dont le modèle est arrêté par le Ministre sur proposition de la Commission d'agrément.

L'Administration accuse réception de la demande dans les cinq jours qui suivent sa réception et vérifie si elle est complète.

Si l'Administration constate que la demande n'est pas complète, elle sollicite des éléments d'information complémentaires auprès du centre de recherche, dans les vingt jours qui suivent la réception de la demande. Si le centre de recherche ne donne pas suite à cette sollicitation dans les vingt jours qui suivent sa réception, il est réputé avoir retiré sa demande.

Art. 26.

Dans les soixante jours qui suivent la réception de la demande d'agrément complète, l'Administration adresse à la Commission d'agrément un rapport qui comprend une copie de la demande d'agrément et une note de synthèse.

Lors de sa première ou de sa deuxième rĂ©union suivant la rĂ©ception du rapport de l'Administration, la Commission d'agrĂ©ment Ă©labore la proposition visĂ©e Ă  l'article 76 du dĂ©cret.

Dans les cinq jours qui suivent la réunion lors de laquelle elle a élaboré sa proposition, la Commission d'agrément l'adresse au centre de recherche. Dans les vingt jours qui suivent la réception de la proposition, le centre de recherche peut adresser à la Commission d'agrément un exposé écrit des raisons pour lesquelles il estime ne pouvoir marquer son accord sur sa teneur.

Dans les cinq jours qui suivent, soit la rĂ©ception de l'exposĂ© visĂ© Ă  l'alinĂ©a 3, soit l'expiration du dĂ©lai de vingt jours visĂ© au mĂŞme alinĂ©a, la Commission d'agrĂ©ment adresse sa proposition au Ministre, accompagnĂ©e de l'Ă©ventuel exposĂ© du centre de recherche. Ce dĂ©lai de cinq jours est portĂ© Ă  vingt jours si la Commission d'agrĂ©ment adresse au Ministre une proposition significativement modifiĂ©e en fonction dudit exposĂ©.

Art. 27.

Lorsqu'il statue positivement sur la demande d'agrément, le Ministre adopte un arrêté d'agrément.

Lorsqu'il statue négativement sur la demande d'agrément, le Ministre ou l'Administration en informe le centre de recherche par lettre recommandée à la poste.

Art. 28.

L'agrĂ©ment du centre de recherche a une durĂ©e indĂ©terminĂ©e, Ă  moins que cet agrĂ©ment ne soit retirĂ© conformĂ©ment aux articles 32, 33 et 34.

Art. 29.

En cas de fusion entre deux centres de recherche agréés, l'entitĂ© nouvellement créée notifie la fusion au Ministre, lequel adopte d'office un nouvel arrĂŞtĂ© d'agrĂ©ment. EndĂ©ans les douze mois, un audit est rĂ©alisĂ© conformĂ©ment aux articles 30 et 31, alinĂ©a 1er.

Art. 30.

Le centre de recherche agréé fait pĂ©riodiquement l'objet d'audits afin de vĂ©rifier s'il continue de rĂ©pondre Ă  chacune des conditions d'agrĂ©ment visĂ©es aux articles 4 Ă  11 et aux articles 13 Ă  17. Ces audits sont rĂ©alisĂ©s par des experts indĂ©pendants.

Art. 31.

Les audits visĂ©s aux articles 29 et 30 sont rĂ©alisĂ©s sur initiative de la Commission d'agrĂ©ment ou sur initiative de l'Administration. Le coĂ»t des audits est pris en charge par la RĂ©gion wallonne. Le rapport d'audit est adressĂ© Ă  l'Administration.

Le premier audit du centre de recherche débute entre le troisième et le cinquième anniversaire de l'adoption de l'arrêté d'agrément qui lui est relatif.

Chaque audit ultérieur du centre de recherche commence au plus tard trente-six mois après la fin de l'audit précédant.

Art.  32.

L'agrément du centre de recherche peut être retiré:

1° si un audit visĂ© aux articles 29, 30 et 31 fait apparaĂ®tre que le centre de recherche ne rĂ©pond plus Ă  une des conditions d'obtention d'agrĂ©ment visĂ©es aux articles 4 Ă  11;

2° si le centre de recherche persiste Ă  ne pas respecter une ou plusieurs des conditions de maintien de l'agrĂ©ment visĂ©es aux articles 13 Ă  17.

Art.  33.

Dans les soixante jours qui suivent la réception du rapport d'audit, l'Administration adresse à la Commission d'agrément une copie du rapport et une note de synthèse.

Lors de sa première ou de sa deuxième rĂ©union suivant la rĂ©ception du rapport de l'Administration, la Commission d'agrĂ©ment Ă©labore la proposition visĂ©e Ă  l'article 76 du dĂ©cret.

Dans les cinq jours qui suivent la réunion lors de laquelle elle a élaboré sa proposition, la Commission d'agrément l'adresse au centre de recherche. Dans les vingt jours qui suivent la réception de la proposition, le centre de recherche peut adresser à la Commission d'agrément un exposé écrit des raisons pour lesquelles il estime ne pouvoir marquer son accord sur sa teneur.

Dans les cinq jours qui suivent, soit la rĂ©ception de l'exposĂ© visĂ© Ă  l'alinĂ©a 3, soit l'expiration du dĂ©lai de vingt jours visĂ© au mĂŞme alinĂ©a, la Commission d'agrĂ©ment adresse sa proposition au Ministre, accompagnĂ©e de l'Ă©ventuel exposĂ© du centre de recherche. Ce dĂ©lai de cinq jours est portĂ© Ă  vingt jours si la Commission d'agrĂ©ment adresse au Ministre une proposition significativement modifiĂ©e en fonction dudit exposĂ©.

Art.  34.

Le Ministre statue sur le retrait de l'agrément d'un centre de recherche.

Dans le cas visĂ© Ă  l'article 32, 2°, le Ministre ne peut retirer l'agrĂ©ment que si le non-respect d'une ou plusieurs des conditions de maintien d'agrĂ©ment persiste Ă  l'expiration des quatre-vingts jours qui suivent une mise en demeure que l'Administration a adressĂ©e au centre de recherche par lettre recommandĂ©e Ă  la poste.

Le retrait d'agrément d'un centre de recherche ne peut être prononcé qu'au terme d'un débat contradictoire.

Art.  35.

La Commission analyse, sur demande du Gouvernement ou du Ministre, les activitĂ©s de chaque centre de recherche agréé et propose des solutions permettant d'intensifier les synergies entre les centres de recherche en Wallonie en se fondant notamment sur les objectifs stratĂ©giques et les axes prioritaires arrĂŞtĂ©s en vertu de l'article 37. L'analyse est transmise au Ministre.

Art. 36.

Annuellement, la Commission analyse, sur base d'un relevĂ© rĂ©alisĂ© par l'Administration en collaboration avec les centres de recherche, les ressources de ceux-ci afin de vĂ©rifier leur capacitĂ© d'autofinancement visĂ©e Ă  l'article 10. Dans ce cadre, les centres de recherche agréés lui transmettent tout document qu'elle jugerait utile Ă  son analyse. L'analyse est transmise au Ministre.

Art. 37.

Au minimum tous les cinq ans et pour la première fois dans les dix-huit mois suivant l'entrĂ©e en vigueur du dĂ©cret, le Ministre, en collaboration avec le Ministre de l'Économie, propose au Gouvernement d'arrĂŞter les objectifs stratĂ©giques et les axes prioritaires, visĂ©s Ă  l'article 117 du dĂ©cret.

La proposition du Ministre porte notamment sur:

1° les domaines technologiques constituant une prioritĂ© Ă  court terme compte tenu du potentiel wallon en matière de recherche, d'innovation technologique et de dĂ©veloppement Ă©conomique;

2° les thèmes de recherche et les domaines technologiques constituant une prioritĂ© Ă  plus long terme, compte tenu des Ă©tudes et Ă©valuations prospectives en la matière;

3° les modalitĂ©s d'organisation et de travail des partenariats d'innovation technologique et des autres types de partenariats visĂ©s par le dĂ©cret;

4° les modalitĂ©s d'organisation et de travail des partenariats d'innovation technologique s'intĂ©grant dans les politiques du Gouvernement de dĂ©veloppement Ă©conomique de la RĂ©gion;

5° les actions Ă  mettre en Ĺ“uvre afin de renforcer le dĂ©veloppement de la Wallonie en matière de recherche et d'innovation technologique suivant les recommandations figurant dans les Ă©tudes et enquĂŞtes wallonnes, belges, europĂ©ennes et internationales;

6° les Ă©changes d'informations, les partages d'expĂ©riences et les synergies Ă  mettre en Ĺ“uvre avec les autres entitĂ©s fĂ©dĂ©rĂ©es belges et, s'il Ă©chet, avec les institutions europĂ©ennes et internationales;

7° les Ă©ventuelles adaptations Ă  apporter aux indicateurs arrĂŞtĂ©s en vertu de l'article 123, 1° du dĂ©cret et aux modalitĂ©s de collecte, d'analyse et de diffusion arrĂŞtĂ©es en vertu de l'article 123, 2°, du dĂ©cret.

Le Ministre sollicite les avis du Conseil de la politique scientifique et du Comité de suivi interdépartemental avant l'adoption des objectifs et des axes prioritaires par le Gouvernement.

Art. 38.

Le caractère innovant du projet est évalué et notamment sa contribution au progrès scientifique en termes d'acquisition de connaissances nouvelles.

En ce qui concerne les aides aux jeunes entreprises innovantes visĂ©es aux articles 40 Ă  45 du dĂ©cret, est Ă©valuĂ©, suivant ce que prĂ©voit l'appel Ă  candidatures, soit le caractère innovant de l'activitĂ© gĂ©nĂ©rale de l'entreprise, soit le caractère innovant du projet soumis Ă  son apprĂ©ciation.

Art.  39.

La qualité, la faisabilité technique et la pertinence du projet est évaluée par rapport aux besoins technico-économiques de la Région wallonne.

En ce qui concerne les aides aux jeunes entreprises innovantes visĂ©es aux articles 39 Ă  44 du dĂ©cret, sont Ă©valuĂ©es, suivant ce que prĂ©voit l'appel Ă  candidatures, la faisabilitĂ© et la qualitĂ© soit de l'activitĂ© gĂ©nĂ©rale de l'entreprise, soit du projet soumis Ă  son apprĂ©ciation.

Art.  40.

Lorsque le projet porte sur des activités de recherche industrielle ou de développement expérimental, la capacité du promoteur à valoriser, du point de vue économique et du point de vue de l'emploi, le fruit de ces activités est évaluée. Cette évaluation porte notamment sur les retombées économiques, la capacité du promoteur à pénétrer un marché, l'existence d'un marché lucratif, les perspectives d'exploitation par le promoteur ou une tierce personne et l'incidence des droits intellectuels de projets concurrents.

Art.  41.

L'impact de chaque projet sur l'environnement est évalué. L'impact environnemental désigne l'ensemble des modifications qualitatives et quantitatives de l'environnement, négatives et/ou positives, engendrées par le projet.

Art.  42.

La solidité financière de l'entreprise est évaluée en sollicitant la production d'un plan financier détaillant le financement du projet par l'entreprise.

Lorsque le projet porte sur des activités de recherche industrielle ou de développement expérimental, ce plan comporte les éléments permettant de juger de la capacité financière de l'entreprise à, d'une part, mener à bien les activités, et d'autre part, à exploiter les résultats attendus.

Au besoin, les preuves comptables et bancaires confirmant les données du plan financier peuvent être sollicitées.

Art. 43.

Le degré de risque évident que comporte le projet est évalué de manière détaillée. Celui-ci peut être établi notamment en ce qui concerne les coûts du projet par rapport au chiffre d'affaires de l'entreprise, le temps à la mise au point du nouveau procédé ou produit, les bénéfices escomptés par rapport aux coûts du projet ou la probabilité d'échec.

Art.  44.

Si le projet pour lequel une aide est sollicitée n'a pas commencé avant l'introduction de la demande, l'effet incitatif est automatiquement présent pour les mesures d'aides suivantes:

– les subventions portant sur les activitĂ©s de recherche industrielle, les subventions et les avances rĂ©cupĂ©rables portant sur les activitĂ©s de dĂ©veloppement expĂ©rimental et les subventions portant sur les Ă©tudes de faisabilitĂ© technique lorsque le promoteur est une petite entreprise ou une moyenne entreprise et lorsque le montant de l'aide est infĂ©rieur Ă  7, 5 millions d'euros par projet et par promoteur;

– les subventions portant sur les droits de propriĂ©tĂ© industrielle;
– les subventions aux jeunes entreprises innovantes;
– les subventions portant sur les services de conseil en innovation et de soutien Ă  l'innovation;
– les subventions portant sur l'engagement temporaire de personnel.

Pour toutes les aides non visĂ©es Ă  l'alinĂ©a 1er, l'existence de l'effet incitatif de l'aide apportĂ©e par la RĂ©gion wallonne Ă  l'entreprise est Ă©valuĂ©e de manière dĂ©taillĂ©e.

L'aide doit avoir comme incidence d'accroître le développement ou la reconversion de l'entreprise, la portée, le budget ou le rythme de ses activités de recherche industrielle ou de développement expérimental. L'effet incitatif peut également être vérifié eu égard à l'insertion potentielle dans des nouveaux programmes de recherche ou des réseaux, le raccourcissement des délais de mise au point, d'exploitation ou de mise sur le marché.

Art. 45.

L'évaluation porte sur l'excellence et l'expérience des chercheurs ou de l'unité de recherche dans le ou les domaines auxquels touche le projet, notamment en termes de publications, de personnel disponible, d'activités dans le cadre des programmes régionaux, fédéraux et européens, de collaborations internationales, de collaborations industrielles et de valorisation des résultats de recherche, et de correspondance avec les besoins potentiels des entreprises.

La qualité de la présentation du projet en fonction notamment de la clarté et de la pertinence des réponses apportées à ses interrogations est également évaluée.

Art.  46.

L'évaluation porte sur l'excellence et l'expérience du centre de recherche agréé dans le ou les domaines auxquels touche le projet, notamment en termes de personnel et équipements disponibles, d'activités dans le cadre des programmes régionaux, fédéraux et européens, de collaborations internationales, de collaborations industrielles, de valorisation des résultats de recherche, de maîtrise des technologies émergentes et de correspondance avec les besoins des entreprises.

La qualité de la présentation du projet en fonction notamment de la clarté et de la pertinence des réponses apportées à ses interrogations ainsi que la valeur de l'encadrement scientifique, technique et fonctionnel est également évaluée.

Art. 47.

Un document intitulĂ© « Appel Ă  projets Â» fixe les modalitĂ©s spĂ©cifiques liĂ©es aux diffĂ©rents appels. La langue de travail est le français ou, le cas Ă©chĂ©ant, l'allemand.

Une fois les objectifs stratĂ©giques et les axes prioritaires arrĂŞtĂ©s par le Gouvernement conformĂ©ment Ă  l'article 37, les appels Ă  projets sont rĂ©alisĂ©s en conformitĂ© avec ceux-ci.

Art.  48.

L'appel à projet est diffusé, au moins sur site internet et au plus tard soixante jours avant la date ultime d'introduction des projets. Cet appel comprend au minimum:

1° le ou les types d'entitĂ©s pouvant introduire un projet;

2° les spĂ©cificitĂ©s des projets visĂ©s par l'appel, en termes scientifiques, technologiques, industriels ou autres;

3° les critères d'Ă©valuation visĂ©s aux articles 38 Ă  46;

4° les critères d'Ă©valuation propres Ă  l'appel;

5° la composition du jury, lequel comprend au moins un reprĂ©sentant du Ministre, un reprĂ©sentant du Ministre de l'Économie, quatre reprĂ©sentants du Conseil de la Politique scientifique et un reprĂ©sentant de l'Administration.

Par dérogation, lorsque l'appel à projet est pris sur initiative du Gouvernement et porte sur des aides aux partenariats d'innovation technologique, le jury est composé d'industriels, de représentants du monde académique spécialisés en économie régionale et d'experts internationaux;

6° la manière dont le jury classe les projets en fonction des critères d'Ă©valuation;

7° le budget d'aide prĂ©visionnel global rĂ©servĂ© Ă  l'appel;

8° la ou les intensitĂ©s des aides au sens du dĂ©cret;

9° la date limite de dĂ©pĂ´t des projets;

10° le dĂ©lai dans lequel le jury se rĂ©unira, ce dĂ©lai ne pouvant dĂ©passer six mois après la date limite de dĂ©pĂ´t des projets.

Art.  49.

Chaque projet fait l'objet d'un accusé de réception, envoyé au promoteur dans les dix jours et mentionnant la date de réception ainsi que les coordonnées d'une personne de contact.

Art. 50.

Après la date limite de dépôt des projets, ne seront pris en considération que les éléments qui sont communiqués en réponse à une demande de l'Administration dans le cadre du travail d'évaluation. La demande de l'Administration ne peut porter que sur des renseignements supplémentaires n'ayant pas pour effet de remédier à des irrégularités du projet, tel que déposé initialement.

Art. 51.

L'Administration participe au processus d'évaluation en remettant un avis sur les projets introduits dans le cadre des appels à projets.

L'Administration évalue les projets selon les critères fixés dans l'appel à projets.

L'Administration peut faire appel à des experts indépendants, éventuellement internationaux, pour l'aider dans sa tâche.

L'Administration transmet au jury son avis sur l'éligibilité des projets et tous les éléments liés à l'évaluation de l'ensemble des projets.

Lorsqu'il est en possession de l'avis de l'Administration sur l'éligibilité des projets, le jury se réunit afin d'évaluer et de classer les projets.

Art.  52.

Après réception de la proposition du jury sur le classement des projets, le Ministre prend la décision concernant le financement des projets.

Par dérogation, lorsqu'il s'agit d'un appel à projets pris sur initiative du Gouvernement et portant sur des aides aux partenariats d'innovation technologique, la décision est prise par le Gouvernement. Dans ce cas, le taux des aides est porté au maximum permis par le décret.

Art. 53.

Lorsque le Ministre ou, dans le cas visĂ© Ă  l'article 52, alinĂ©a 2, le Gouvernement a pris sa dĂ©cision, l'Administration la notifie Ă  chaque promoteur dans un dĂ©lai de quinze jours.

Les informations relatives aux motifs de refus des projets non retenus peuvent être consultées par les promoteurs concernés auprès de l'Administration.

Art. 54.

Pour les projets faisant l'objet d'une dĂ©cision favorable, l'Administration rĂ©dige un projet de convention rĂ©gissant les rapports entre la RĂ©gion et le promoteur conformĂ©ment Ă  la dĂ©cision prise par le Ministre ou, dans le cas visĂ© Ă  l'article 52, alinĂ©a 2, par le Gouvernement, sur la base de l'avis du jury. Cette convention doit ĂŞtre signĂ©e par les promoteurs dans le calendrier fixĂ© par le Ministre ou, dans le cas visĂ© Ă  l'article 52, alinĂ©a 2, par le Gouvernement.

La convention porte notamment sur les éléments suivants:

1° les modalitĂ©s de remboursement des avances rĂ©cupĂ©rables;

2° la description du projet dĂ©posĂ© par le promoteur;

3° le plan de travail et le calendrier de rĂ©alisation du projet;

4° le budget allouĂ© au projet;

5° les dĂ©penses admissibles;

6° les obligations de secret et de confidentialitĂ©;

7° les modalitĂ©s de liquidation des aides, notamment leur pĂ©riodicitĂ©;

8° les Ă©lĂ©ments relatifs Ă  la propriĂ©tĂ© intellectuelle et Ă  l'exploitation des rĂ©sultats du projet;

9° les modalitĂ©s de publicitĂ© de l'aide;

10° les modalitĂ©s de contrĂ´le des clauses de la convention et de la lĂ©gislation relative aux marchĂ©s publics.

Art.  55.

Le promoteur souhaitant obtenir une subvention ou une avance récupérable introduit un projet auprès de l'Administration. L'introduction de la demande fait l'objet d'un accusé de réception, envoyé au promoteur dans les dix jours et mentionnant la date de réception ainsi que le nom de l'agent chargé de l'instruction du dossier. La langue de travail est le français ou, le cas échéant, l'allemand.

Art.  56.

Lorsque l'Administration ne dispose pas de tous les éléments nécessaires à l'évaluation du projet, elle demande au promoteur des éléments complémentaires, dans les trente jours de la réception du projet.

Si le promoteur ne donne pas suite à cette demande dans les trente jours de sa réception, il est censé avoir retiré le projet. Dans cette hypothèse, l'Administration notifie au promoteur la clôture du dossier. Ce dernier dispose d'un délai de quinze jours pour introduire un recours auprès du Ministre et solliciter la réouverture du dossier.

Chaque demande de renseignements complémentaires ouvre un nouveau délai de trente jours sans que le délai total entre la date de l'accusé de réception du projet et l'information au promoteur de la proposition motivée qui est adressée au Ministre ne dépasse cinq mois.

Cependant, le promoteur peut aviser l'Administration qu'il sollicite une prolongation de dépôt de dossier. Cette prolongation ne peut excéder une durée de quatre mois depuis la date de l'accusé de réception du projet.

Art.  57.

Lorsque l'Administration possède un dossier complet, elle informe le promoteur de la proposition motivĂ©e qu'elle a l'intention d'adresser au Ministre concernant l'octroi ou le refus de l'aide sollicitĂ©e. Pour tout projet faisant l'objet d'une aide d'un montant supĂ©rieur Ă  150.000 euros, cette proposition Ă©mane d'un collège composĂ© d'au minimum deux membres de l'Administration. L'Administration mentionne dans sa proposition l'Ă©valuation du projet suivant les critères gĂ©nĂ©raux et spĂ©cifiques.

Dans les quinze jours de la réception de cette information, le promoteur peut adresser à l'Administration un exposé des raisons pour lesquelles il estime ne pas pouvoir marquer son accord sur la décision proposée. L'Administration mentionne dans une proposition complémentaire ses observations sur cet éventuel exposé du promoteur.

Le délai total entre la date de l'accusé de réception du projet et l'information au promoteur de la proposition motivée qui est adressée au Ministre ne peut dépasser trois mois.

Art.  58.

L'Administration transmet au Ministre sa première proposition et, le cas échéant, sa deuxième proposition accompagnée de l'exposé du promoteur.

Art. 59.

Au besoin, l'Administration rédige un projet de convention régissant les rapports entre la Région et le promoteur, dans le respect du décret et du présent arrêté.

La convention porte notamment sur les éléments suivants:

1° les modalitĂ©s de remboursement des avances rĂ©cupĂ©rables;

2° la description du projet dĂ©posĂ© par le promoteur;

3° le plan de travail et le calendrier de rĂ©alisation du projet;

4° le budget allouĂ© au projet;

5° les dĂ©penses admissibles;

6° les obligations de secret et de confidentialitĂ©;

7° les modalitĂ©s de liquidation des aides, notamment leur pĂ©riodicitĂ©;

8° les Ă©lĂ©ments relatifs Ă  la propriĂ©tĂ© intellectuelle et Ă  l'exploitation des rĂ©sultats du projet;

9° les modalitĂ©s de publicitĂ© de l'aide;

10° les modalitĂ©s de contrĂ´le des clauses de la convention et de la lĂ©gislation relative aux marchĂ©s publics.

Art. 60.

Dans un dĂ©lai de trente jours Ă  partir de l'acceptation par le Ministre du projet ou de la proposition de dĂ©cision, l'Administration adresse au promoteur la dĂ©cision motivĂ©e et, le cas Ă©chĂ©ant, la convention visĂ©e Ă  l'article 59.

Les informations relatives aux motifs de refus des projets non retenus peuvent être consultées par les promoteurs concernés auprès de l'Administration.

Art. 61.

Le promoteur souhaitant obtenir une subvention introduit un projet auprès de l'Administration de l'Économie. L'introduction de la demande fait l'objet d'un accusé de réception, envoyé au promoteur dans les dix jours et mentionnant la date de réception ainsi que le nom de l'agent chargé de l'instruction du dossier. La langue de travail est le français ou, le cas échéant, l'allemand.

Art.  62.

Lorsque l'Administration de l'Économie ne dispose pas de tous les éléments nécessaires à l'évaluation du projet, elle demande au promoteur des éléments complémentaires, dans les trente jours de la réception du projet.

Si le promoteur ne donne pas suite à cette demande dans les trente jours de sa réception, il est censé avoir retiré le projet. Dans cette hypothèse, l'Administration de l'Économie notifie au promoteur la clôture du dossier. Ce dernier dispose d'un délai de quinze jours pour introduire un recours auprès du Ministre de l'Économie et solliciter la réouverture du dossier.

Chaque demande de renseignements complémentaires ouvre un nouveau délai de trente jours sans que le délai total entre la date de l'accusé de réception du projet et l'information au promoteur de la proposition motivée qui est adressée au Ministre de l'Économie ne dépasse cinq mois.

Cependant, le promoteur peut aviser l'Administration de l'Économie qu'il sollicite une prolongation de dépôt de dossier. Cette prolongation ne peut excéder une durée de quatre mois depuis la date de l'accusé de réception du projet.

Art.  63.

Lorsque l'Administration de l'Économie possède un dossier complet, elle informe le promoteur de la proposition motivĂ©e qu'elle a l'intention d'adresser au Ministre de l'Économie concernant l'octroi ou le refus de l'aide sollicitĂ©e. Pour tout projet supĂ©rieur Ă  150.000 euros, cette proposition Ă©mane d'un collège composĂ© d'au minimum deux membres de l'Administration de l'Économie. L'Administration de l'Économie mentionne dans sa proposition l'Ă©valuation du projet suivant les critères gĂ©nĂ©raux et spĂ©cifiques.

Dans les quinze jours de la réception de cette information, le promoteur peut adresser à l'Administration de l'Économie un exposé des raisons pour lesquelles il estime ne pas pouvoir marquer son accord sur la décision proposée. L'Administration de l'Économie mentionne dans une proposition complémentaire ses observations sur cet éventuel exposé du promoteur.

Le délai total entre la date de l'accusé de réception du projet et l'information au promoteur de la proposition motivée qui est adressée au Ministre de l'Économie ne peut dépasser trois mois.

Art.  64.

L'Administration de l'Économie transmet au Ministre de l'Économie sa première proposition et, le cas échéant, sa deuxième proposition accompagnée de l'exposé du promoteur.

Art.  65.

Au besoin, l'Administration de l'Économie rédige un projet de convention régissant les rapports entre la Région et le promoteur, dans le respect du décret et du présent arrêté.

La convention porte notamment sur les éléments suivants:

1° la description du projet dĂ©posĂ© par le promoteur;

2° le plan de travail et le calendrier de rĂ©alisation du projet;

3° le budget allouĂ© au projet;

4° les dĂ©penses admissibles;

5° les obligations de secret et de confidentialitĂ©;

6° les modalitĂ©s de liquidation des aides, notamment leur pĂ©riodicitĂ©;

7° les Ă©lĂ©ments relatifs Ă  la propriĂ©tĂ© intellectuelle et Ă  l'exploitation des rĂ©sultats du projet;

8° les modalitĂ©s de publicitĂ© de l'aide;

9° les modalitĂ©s de contrĂ´le des clauses de la convention et de la lĂ©gislation relative aux marchĂ©s publics.

Art. 66.

Dans un dĂ©lai de trente jours Ă  partir de l'acceptation par le Ministre de l'Ă©conomie de la proposition de dĂ©cision, l'Administration de l'Économie adresse au promoteur la dĂ©cision motivĂ©e et, le cas Ă©chĂ©ant, la convention visĂ©e Ă  l'article 65.

Les informations relatives aux motifs de refus des projets non retenus peuvent être consultées par les promoteurs concernés auprès de l'Administration de l'Économie.

Art. 67.

Est admissible le projet qui répond à chacune des conditions suivantes:

1° il est dĂ©posĂ© par une personne morale ayant au moins un siège d'activitĂ© en Wallonie;

2° il a comme objectif majeur la diffusion de connaissances scientifiques ou techniques;

3° il n'est pas rĂ©servĂ© Ă  un public de spĂ©cialistes;

4° il contient une description du contenu de l'activitĂ© et de l'approche adoptĂ©e;

5° il contient un exposĂ© des profils des personnes qui seront affectĂ©es Ă  la rĂ©alisation du projet;

6° il contient un plan de travail comportant le calendrier de travail et la description des diffĂ©rentes tâches Ă  rĂ©aliser;

7° il contient un plan financier;

8° il contient un plan de communication.

Art. 68.

L'évaluation du projet porte notamment sur:

1° la qualitĂ© de la prĂ©sentation et de la rĂ©daction de la demande de subvention;

2° la qualitĂ© du personnel, notamment en terme de diplĂ´me et d'expĂ©rience professionnelle, ainsi que la qualitĂ© de l'encadrement scientifique, technique et fonctionnel affectĂ©s au projet;

3° les antĂ©cĂ©dents du promoteur dans le domaine concernĂ©;

4° l'adĂ©quation des ressources par rapport au projet;

5° l'impact escomptĂ© auprès du public-cible;

6° le potentiel de valorisation et de dĂ©clinaison du projet dans un autre contexte;

7° la qualitĂ© d'un Ă©ventuel partenariat avec un acteur de diffusion des sciences et techniques;

8° l'originalitĂ©, tant de la thĂ©matique que de l'approche choisie;

9° la dĂ©marche dans laquelle le projet s'inscrit (caractère interactif et pluridisciplinaire, lutte contre les inĂ©galitĂ©s, respect de l'environnement, etc.);

10° le montage financier, en cas de sources de financement multiples.

Art. 69.

L'intensité de la subvention, exprimée en pourcentage des dépenses admissibles avant impôts ou prélèvements, peut atteindre 80. La partie non couverte par la subvention est notamment financée par les éventuelles recettes liées au projet, par d'autres interventions publiques ou privées et par des apports en nature valorisés au prix du marché.

Art. 70.

Un arrêté du Ministre, ou s'il échet du Gouvernement, détermine notamment l'objet, le montant et le bénéficiaire de la subvention ou de l'avance récupérable.

Art. 71.

Le promoteur adresse Ă  l'Administration:

1° au cours de la rĂ©alisation des activitĂ©s couvertes par l'aide:

a)  des rapports d'activitĂ©s, accompagnĂ©es du relevĂ© des dĂ©penses affĂ©rentes Ă  la pĂ©riode Ă  laquelle ils se rapportent;

b)  des rapports scientifiques et techniques;

2° des rapports d'exploitation des activitĂ©s couvertes par l'aide;

3° des rapports d'utilisation des rĂ©sultats des activitĂ©s couvertes par l'aide;

4° des rapports relatifs aux indicateurs tels que prĂ©vus Ă  l'article 123 du dĂ©cret;

5° des rapports d'Ă©valuation aux Ă©chĂ©ances convenues.

Art. 72.

La forme, le contenu et la frĂ©quence des rapports visĂ©s Ă  l'article 71 sont dĂ©terminĂ©s dans l'arrĂŞtĂ© visĂ© Ă  l'article 70.

Chacun de ces rapports doit parvenir à l'Administration dans les trente jours suivant la période à laquelle il se rapporte.

Art. 73.

Le promoteur informe l'Administration par écrit et dans un délai n'excédant pas trente jours de toute:

1° modification apportĂ©e Ă  ses statuts;

2° modification de son actionnariat affectant plus du cinquième de son capital;

3° opĂ©ration affectant de manière significative, soit son capital, soit la nature de ses activitĂ©s, soit la localisation de celles-ci.

Art. 74.

Toute convention comprend un scénario circonstancié d'issue favorable, laquelle correspond à la réussite commerciale du projet notamment en termes de chiffre d'affaires, de volume de vente, de parts de marchés et, s'il échet, d'insertion dans les réseaux.

En cas de réussite supérieure à l'issue favorable du projet, le remboursement de l'avance récupérable, intérêts compris, ne peut excéder deux fois son montant nominal.

Art. 75.

Le taux d'intĂ©rĂŞt appliquĂ© aux remboursements est l'Euribor Ă  un an majorĂ© de 100 points de base. Il s'agit du taux en vigueur le premier jour du mois de l'arrĂŞtĂ© d'octroi.

Art. 76.

Le promoteur rembourse à la Région wallonne, sur la demande de l'Administration, la différence entre les montants liquidés et les montants acceptés par l'Administration après contrôle de la justification des dépenses:

1° en cas de suspension ou de retrait de la subvention ou de l'avance rĂ©cupĂ©rable;

2° en cas de renonciation Ă  la subvention ou Ă  l'avance rĂ©cupĂ©rable;

3° lorsque les activitĂ©s couvertes par l'aide prennent fin.

Art. 77.

Sur la demande de l'Administration, le promoteur rembourse à la Région wallonne tout ou partie de la différence entre les montants liquidés et les montants acceptés par l'Administration après contrôle de la justification des dépenses, lorsque cette différence excède la part de la subvention ou de l'avance récupérable dans les dépenses admissibles prévues pour les trois mois à venir.

Art. 78.

En cas de suspension de la subvention ou de l'avance rĂ©cupĂ©rable en vertu de l'article 79, 3° et 4°, ou en cas de retrait de la subvention ou de l'avance rĂ©cupĂ©rable, ne sont prises en considĂ©ration que les dĂ©penses se rapportant Ă  la pĂ©riode antĂ©rieure Ă  la rĂ©ception par le promoteur de la notification de la suspension ou du retrait non prĂ©cĂ©dĂ© de suspension.

En cas de renonciation à la subvention ou à l'avance récupérable de la part du promoteur, ne sont prises en considération que les dépenses se rapportant à la période antérieure à l'envoi par le promoteur de sa renonciation.

Art. 79.

Le Ministre peut suspendre la liquidation de la subvention ou de l'avance récupérable:

1° en cas de non-respect de l'article 72, alinĂ©a 2;

2° en cas de non-respect de l'article 73;

3° lorsque le promoteur fait l'objet d'une procĂ©dure de faillite ou de concordat, d'une mise en liquidation, volontaire ou non, ou d'une dissolution;

4° lorsque la mauvaise situation financière du promoteur compromet la bonne exĂ©cution du projet ou les perspectives d'exploitation des rĂ©sultats du projet par le promoteur;

5° en cas d'Ă©valuation nĂ©gative suite aux rapports remis en vertu de l'article 71, 5°.

Art. 80.

Le Ministre peut retirer au promoteur le bénéfice de la subvention ou de l'avance récupérable:

1° dans les cas visĂ©s Ă  l'article 79, 3°, 4° et 5°;

2° lorsqu'il apparaĂ®t raisonnablement qu'en raison de modifications majeures intervenues dans le contexte Ă©conomique et technique, les objectifs, tels qu'Ă©valuĂ©s au moment de l'instruction du projet, ne sont plus Ă  la portĂ©e du promoteur.

Dans tous les cas de retraits visĂ©s Ă  l'alinĂ©a 1er, la RĂ©gion wallonne clĂ´ture la liquidation de la subvention ou de l'avance rĂ©cupĂ©rable.

Art. 81.

L'Administration peut retirer au promoteur le bénéfice de la subvention ou de l'avance récupérable lorsque le promoteur est demeuré plus de quarante-cinq jours ouvrables sans donner suite à une mise en demeure d'exécuter une de ses obligations que l'Administration lui a notifiée par lettre recommandée à la poste. Dans ce cas:

1° la RĂ©gion wallonne clĂ´ture la liquidation de la subvention ou de l'avance rĂ©cupĂ©rable;

2° le promoteur qui bĂ©nĂ©ficie d'une subvention est tenu de rembourser Ă  la RĂ©gion wallonne l'ensemble des montants liquidĂ©s au titre de la subvention, après dĂ©duction des montants dĂ©jĂ  remboursĂ©s;

3° le promoteur qui bĂ©nĂ©ficie d'une avance rĂ©cupĂ©rable est tenu de rembourser Ă  la RĂ©gion wallonne l'ensemble des montants liquidĂ©s au titre d'avance rĂ©cupĂ©rable, après dĂ©duction des montants dĂ©jĂ  remboursĂ©s.

Art. 82.

Le promoteur peut renoncer à la subvention ou à l'avance récupérable au cours des activités couvertes par l'aide, dans la mesure où l'y autorisent des stipulations, relatives à la subvention ou à l'avance récupérable, qui le lieraient à la Région wallonne.

Art. 83.

Il est constitué un Comité de suivi interdépartemental comportant notamment des agents des services administratifs du Gouvernement compétents en matière de recherche, d'innovation technologique et d'économie. Le Comité se réunit au minimum quatre fois par an.

Le Ministre et le Ministre de l'Économie en arrêtent conjointement la composition et les modalités de fonctionnement.

Art. 84.

Le Comité de suivi interdépartemental a principalement pour mission:

1° de dĂ©cliner en propositions de mesures opĂ©rationnelles les objectifs stratĂ©giques et les axes prioritaires arrĂŞtĂ©s en vertu de l'article 117 du dĂ©cret, en examinant notamment l'adĂ©quation entre ces objectifs et axes, d'une part, et les aides existantes et leurs modalitĂ©s d'octroi, d'autre part;

2° d'inclure en consĂ©quence dans ces propositions les Ă©ventuelles modifications, notamment lĂ©gales ou rĂ©glementaires, qu'il serait opportun d'apporter quant aux aides existantes et Ă  leurs modalitĂ©s d'octroi;

3° de veiller Ă  ce que les mesures opĂ©rationnelles adoptĂ©es soient appliquĂ©es conformĂ©ment aux objectifs stratĂ©giques et aux axes prioritaires arrĂŞtĂ©s en vertu de l'article 117 du dĂ©cret;

4° de superviser la mise en Ĺ“uvre des indicateurs arrĂŞtĂ©s en vertu de l'article 123, 1° du dĂ©cret;

5° de superviser la mise en Ĺ“uvre des modalitĂ©s de collecte, d'analyse et de diffusion arrĂŞtĂ©es en vertu de l'article 123, 2° du dĂ©cret;

6° d'Ă©laborer une proposition quant aux modalitĂ©s de l'aide Ă  compartiments visĂ©e Ă  l'article 121 du dĂ©cret, en veillant notamment Ă  son articulation avec les aides et incitants publics, autres que ceux que vise le dĂ©cret, en matière d'exploitation et de commercialisation de produits, procĂ©dĂ©s ou services innovants;

7° d'Ă©laborer des propositions de mesures favorisant la bonne articulation entre les aides que vise le dĂ©cret et les aides relevant de la politique de la RĂ©gion wallonne en matière de dĂ©veloppement Ă©conomique;

8° d'Ă©laborer des propositions de mesures favorisant la bonne rĂ©orientation de projets entre ces deux catĂ©gories d'aides;

9° d'Ă©laborer des propositions de mesures homogĂ©nĂ©isant autant que possible les conventions et les documents administratifs relatifs Ă  ces deux catĂ©gories d'aides;

10° d'Ă©laborer des propositions de mesures permettant le partage optimal d'outils mĂ©thodologiques communs pour l'Ă©valuation des projets introduits et le suivi des projets soutenus;

11° d'informer le Gouvernement et d'Ă©laborer des propositions d'actions lorsqu'une mesure envisagĂ©e ou prise par une autre entitĂ© publique est susceptible d'avoir un effet significatif sur la politique de la RĂ©gion wallonne en matière de recherche, d'innovation technologique et de dĂ©veloppement Ă©conomique.

Art. 85.

Les dĂ©lais que vise le prĂ©sent arrĂŞtĂ© sont suspendus chaque annĂ©e du 16 juillet au 15 aoĂ»t et du 21 dĂ©cembre au 31 dĂ©cembre.

Lorsqu'un délai que vise le présent arrêté vient à expiration un samedi, un dimanche ou un jour férié légal, il est prolongé jusqu'au premier jour suivant qui n'est ni un samedi, ni un dimanche, ni un jour férié légal.

Art. 86.

Sont abrogés:

1° l'arrĂŞtĂ© du Gouvernement wallon du 20 octobre 1988 relatif Ă  l'exĂ©cution d'actions et de programmes de promotion technologique;

2° l'arrĂŞtĂ© du Gouvernement wallon du 3 dĂ©cembre 1992 relatif Ă  la composition et au fonctionnement du ComitĂ© d'orientation pour la promotion de la recherche et des technologies en RĂ©gion wallonne;

3° l'arrĂŞtĂ© du Gouvernement wallon du 29 septembre 1994 relatif aux aides et interventions pour la recherche et les technologies;

4° l'arrĂŞtĂ© du Gouvernement wallon du 3 avril 2003 relatif Ă  l'agrĂ©ment des centres collectifs de recherche;

5° l'arrĂŞtĂ© du Gouvernement wallon du 7 juillet 2005 modifiant la dĂ©finition de la « petite ou moyenne entreprise Â» au sens du dĂ©cret du 5 juillet 1990 relatif aux aides et aux interventions de la RĂ©gion wallonne pour la recherche et les technologies.

Art. 87.

Le dĂ©cret entre en vigueur le ( 26 novembre 2008 – AGW du 6 novembre 2008, art. 1er) .

Art. 88.

Le prĂ©sent arrĂŞtĂ© entre en vigueur le ( 26 novembre 2008 – AGW du 6 novembre 2008, art. 2) .

Art. 89.

La Ministre de la Recherche et le Ministre de l'Économie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté.

Le Ministre-Président,

R. DEMOTTE

La Ministre de la Recherche, des Technologies nouvelles et des Relations extérieures,

Mme M.-D. SIMONET

Le Ministre de l'Économie, de l'Emploi, du Commerce extérieur et du Patrimoine,

J.-C. MARCOURT