Le Gouvernement wallon,
Vu le décret du 16 décembre 1999 contenant le budget général des dépenses de la Région wallonne pour l'année budgétaire 2000;
Vu l' arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 10 juin 1999 relatif Ă la subvention spĂ©ciale aux communes pour la mise en Ćuvre d'un plan social intĂ©grĂ©;
Vu l'avis de l'Inspection des Finances, donné le 3 mars 2000;
Vu l'accord du Ministre du Budget;
Vu les lois sur le Conseil d'Etat, coordonnées le 12 janvier 1973, notamment l'article 3, §1er;
Vu l'urgence;
Considérant la nécessité d'ordonnancer la premiÚre tranche de la subvention à laquelle les communes peuvent prétendre;
Considérant que le budget administratif du MinistÚre de la Région wallonne pour l'année budgétaire 2000 présente une allocation de base inscrite à l'article 43.14 du programme 02 de la division organique 14 du titre 1 visant à permettre l'octroi de subventions aux communes pour des actions favorisant l'intégration sociale et la sécurité;
Considérant que, depuis plusieurs années, la Région a appuyé l'action des villes et communes désireuses de favoriser l'intégration sociale de leurs citoyens;
Considérant que la lutte contre l'exclusion sociale nécessite des réponses multidimensionnelles et une volonté d'action transversale;
Considérant que les plans sociaux intégrés visent à assurer l'articulation et l'efficience des initiatives d'intégration sociale développées au plan local;
Considérant que ce programme a débuté le 1er janvier 1998 et que le Gouvernement wallon a confirmé, en date du 24 novembre 1997, sa volonté de soutenir pour une période de trois ans les communes adhérant à ce programme;Considérant que dans sa déclaration de politique régionale du 15 juillet 1999 et dans le Contrat d'Avenir pour la Wallonie, le Gouvernement affirme sa volonté de poursuivre et de développer les plans sociaux intégrés visant à assurer l'articulation, l'accompagnement et la coordination des initiatives locales et qui répondent à des besoins spécifiques;
Considérant que cent cinq villes et communes se sont inscrites dans ce dispositif et développent chacune un plan social intégré;
Sur la proposition du Ministre des Affaires intérieures et de la Fonction publique;
AprÚs délibération,
ArrĂȘte:
Art. 1er.
Une subvention est octroyĂ©e aux villes et communes de la RĂ©gion wallonne figurant Ă l'annexe du prĂ©sent arrĂȘtĂ© en vue de la rĂ©alisation de leur plan social intĂ©grĂ© pour l'annĂ©e 2000.
Le montant total des subventions, qui s'Ă©lĂšve Ă 229.882.000 FB, est imputĂ© sur les crĂ©dits inscrits Ă l'article 43.14 du programme 02 de la division organique 14 du budget administratif du MinistĂšre de la RĂ©gion wallonne pour l'annĂ©e budgĂ©taire 2000. Ce montant est rĂ©parti entre les bĂ©nĂ©ficiaires suivant le tableau annexĂ© au prĂ©sent arrĂȘtĂ©.
Art. 2.
Au sens du prĂ©sent arrĂȘtĂ©, il faut entendre par « plan social intĂ©grĂ© », le programme qui assure l'articulation, l'accompagnement, la coordination et l'Ă©valuation des initiatives dĂ©veloppĂ©es au plan local pour lutter contre les processus de prĂ©carisation, de pauvretĂ© et d'exclusion et qui met en Ćuvre des projets rĂ©pondant aux besoins spĂ©cifiques non encore rencontrĂ©s par ailleurs.
Les initiatives et projets visés à l'alinéa 1er concernent:
1° l'insertion professionnelle, sociale et culturelle des jeunes;
2° la cohabitation et l'intégration harmonieuses des communautés locales;
3° la prévention de la toxicomanie et le traitement des assuétudes;
4° la prévention de la délinquance et de la petite criminalité ainsi que l'accompagnement favorisant la réinsertion des délinquants;
5° l'assistance aux victimes d'actes de délinquance.
Art. 3.
Une commission d'accompagnement local, ci-aprÚs dénommée commission PSI, est créée à l'initiative de la commune sur la base d'un partenariat organisé par une convention.
La commission PSI se compose:
1° d'un président, membre du collÚge des bourgmestre et échevins, assisté d'un vice-président, membre du bureau permanent du C.P.A.S. et désigné par celui-ci;
2° d'un chef de projet désigné par le conseil communal;
3° du responsable de la coordination sociale du C.P.A.S.;
4° des organismes, structures ou personnes publics ou privés dont les activités sont en rapport avec le projet proposé par la commune;
5° d'un délégué de la Direction interdépartementale de l'Intégration sociale du MinistÚre de la Région wallonne, ci-aprÚs dénommée la D.I.I.S., qui peut inviter la commission à entendre toute personne qu'elle juge utile.
Les fonctions de président et de chef de projet sont incompatibles.
Art. 4.
La commission PSI propose, coordonne et évalue le plan social intégré dans le respect des objectifs définis à l'article 2.
Elle examine à chaque réunion l'état d'avancement du projet et les dépenses effectuées. Elle assure une bonne circulation des informations concernant les projets et actions développés par ses membres. Elle veille à l'articulation des initiatives locales.
Elle propose, chaque année, au conseil communal une redéfinition éventuelle du plan social intégré et la répartition du budget y affecté. Elle évalue le projet réalisé et adopte le rapport financier.
Elle associe le public-cible à la conception, la réalisation et l'évaluation des actions menées.
Art. 5.
La commission PSI se réunit au moins quatre fois par an. Chaque réunion fait l'objet d'une convocation et d'un procÚs-verbal.
Le président de la commission PSI convoque et préside les réunions. Il veille au suivi permanent de l'action en collaboration avec le chef de projet.
Le chef de projet assure la gestion quotidienne du projet dans le respect des objectifs définis à l'article 2.
Art. 6.
La commune participe au cofinancement du projet Ă concurrence de 30 % du montant de la subvention octroyĂ©e par la RĂ©gion, dans le respect de l'article 9 du prĂ©sent arrĂȘtĂ©.
Art. 7.
Chaque année, la commission PSI soumet au conseil communal le document d'identification du projet et le plan financier global ainsi que le rapport d'évaluation annuel et le rapport financier.
( Le rapport d'Ă©valuation de l'annĂ©e en cours est approuvĂ© par le conseil communal avant le 31 octobre 2000. Le document d'identification des projets de l'annĂ©e 2001 et le plan financier global sont approuvĂ©s, avant le 28 fĂ©vrier 2001, par le conseil communal issu des Ă©lections communales du 8 octobre 2000 â AGW du 15 dĂ©cembre 2000, art. 1er) .
Le rapport financier précise les interventions financiÚres obtenues ou sollicitées auprÚs d'autres pouvoirs publics et couvrant des dépenses admissibles visées à l'article 9. Il est approuvé par le conseil communal avant le 31 mars de l'année qui suit.
Les rapports d'évaluation et financiers sont transmis sans délai au Ministre des Affaires intérieures.
Art. 8.
La D.I.I.S. assure la coordination, l'accompagnement et l'évaluation des plans sociaux intégrés en concertation avec la Direction générale des Pouvoirs locaux du MinistÚre de la Région wallonne, ci-aprÚs dénommée D.G.P.L., qui assure leur contrÎle administratif et financier.
Art. 9.
Les dépenses admissibles au titre de la subvention visée à l'article 1er sont constituées par les frais directement liés aux actions proposées par la commission PSI dans les communes bénéficiaires durant la période du 1er janvier au 31 décembre de l'année en cours.
Les frais de personnel admissibles ne peuvent concerner que les agents engagés spécifiquement pour la réalisation du projet.
Les frais d'investissement et d'infrastructures pris en compte doivent concerner des travaux d'aménagement des locaux affectés totalement ou partiellement au plan social intégré.
La subvention est dĂ©finitivement acquise Ă la commune aprĂšs approbation par le Ministre des Affaires intĂ©rieures des comptes dĂ©finitifs arrĂȘtĂ©s par la commission PSI.
Art. 10.
Cinquante pour cent du montant de la subvention sont versĂ©s Ă la commune Ă la notification du prĂ©sent arrĂȘtĂ©.
Le solde de la subvention est ordonnancĂ© au profit de la commune sur dĂ©claration de crĂ©ance accompagnĂ©e de la totalitĂ© des piĂšces justificatives des dĂ©penses admissibles telles que dĂ©finies Ă l'article 9 ainsi que du rapport financier. Toute dĂ©pense doit ĂȘtre justifiĂ©e par facture ou document Ă©tabli et certifiĂ© conforme par le receveur communal.
Art. 11.
Le prĂ©sent arrĂȘtĂ© produit ses effets le 1er janvier 2000.
Art. 12.
Le Ministre des Affaires intĂ©rieures et de la Fonction publique est chargĂ© de l'exĂ©cution du prĂ©sent arrĂȘtĂ©.
Le Ministre-Président,
E. DI RUPO
Le Ministre des Affaires intérieures et de la Fonction publique,
J.-M. SEVERIN
|
|
|
| Aiseau-Presles |
2.000.000 |
| Amay |
3.000.000 |
| Andenne |
4.200.000 |
| Anderlues |
2.200.000 |
| Ans |
4.200.000 |
| Arlon |
3.000.000 |
| Ath |
1.800.000 |
| Aubange |
1.300.000 |
| Awans |
1.000.000 |
| Aywaille |
1.350.000 |
| Bassenge |
1.650.000 |
| Bastogne |
500.000 |
| Bernissart |
1.300.000 |
| Bertrix |
2.000.000 |
| Beyne-Heusay |
2.200.000 |
| Binche |
3.200.000 |
| Blégny |
1.500.000 |
| Braine-L'Alleud |
1.800.000 |
| Braine-le-Comte |
600.000 |
| Braives |
600.000 |
| Chapelle-lez-Herlaimont |
4.100.000 |
| Chastre |
1.450.000 |
| ChĂątelet |
4.000.000 |
| Chaudfontaine |
2.500.000 |
| Clavier |
1.250.000 |
| Colfontaine |
3.500.000 |
| Comblain-au-Pont |
2.300.000 |
| Comines-Warneton |
2.400.000 |
| Courcelles |
4.700.000 |
| Couvin |
2.200.000 |
| Dison |
1.300.000 |
| Dour |
2.100.000 |
| Ellezelles |
1.000.000 |
| Enghien |
1.100.000 |
| Erquelinnes |
1.300.000 |
| Esneux |
2.000.000 |
| Estinnes |
700.000 |
| Eupen |
1.300.000 |
| Farciennes |
3.750.000 |
| Flémalle |
2.100.000 |
| Fléron |
3.100.000 |
| Fleurus |
750.000 |
| Fontaine-L'EvĂȘque |
3.300.000 |
| Frameries |
4.500.000 |
| Gedinne |
900.000 |
| Gembloux |
2.000.000 |
| Gerpinnes |
700.000 |
| Grez-Doiceau |
700.000 |
| Hannut |
1.500.000 |
| Hensies |
1.500.000 |
| Herstal |
5.000.000 |
| Herve |
1.700.000 |
| Houyet |
1.700.000 |
| Huy |
3.500.000 |
| Incourt |
650.000 |
| Jemeppe |
1.500.000 |
| Jodoigne |
1.500.000 |
| La LouviĂšre |
4.200.000 |
| Lessinnes |
2.000.000 |
| Leuze-en-Hainaut |
2.000.000 |
| Malmedy |
650.000 |
| Manage |
2.600.000 |
| Marchin |
600.000 |
| Mons |
4.000.000 |
| Morlanwelz |
1.400.000 |
| Mouscron |
8.800.000 |
| Namur |
4.400.000 |
| NeufchĂąteau |
1.500.000 |
| Neupré |
1.250.000 |
| Nivelles |
3.000.000 |
| Orp-Jauche |
800.000 |
| Ottignies |
2.500.000 |
| Oupeye |
2.500.000 |
| Péruwelz |
700.000 |
| Perwez |
1.000.000 |
| Philippeville |
2.500.000 |
| Pont-Ă -celles |
2.000.000 |
| Quaregnon |
3.000.000 |
| Quiévrain |
2.000.000 |
| Rebecq |
1.500.000 |
| Rixensart |
1.100.000 |
| Rochefort |
2.100.000 |
| Saint-Ghislain |
2.400.000 |
| Saint-Hubert |
1.700.000 |
| Saint-Nicolas |
3.000.000 |
| Sambreville |
3.500.000 |
| Seneffe |
3.000.000 |
| Seraing |
3.100.000 |
| Soignies |
2.500.000 |
| Sombreffe |
1.000.000 |
| Somme-Leuze |
1.000.000 |
| Soumagne |
2.000.000 |
| Tellin |
1.700.000 |
| Theux |
1.500.000 |
| Thuin |
2.100.000 |
| Tournai |
3.900.000 |
| Trooz |
2.700.000 |
| Tubize |
2.132.000 |
| Verviers |
3.750.000 |
| Viroinval |
1.500.000 |
| Virton |
1.500.000 |
| Visé |
2.050.000 |
| Wanze |
2.500.000 |
| Waremme |
3.000.000 |
| Wellin |
1.300.000 |
| Total |
229.882.000 |
Namur, le 24 mars 2000.