Table des matiĂšres :
Titre Ier. Dispositions générales (art. 0-4)
CHAPITRE Ier. - Cadre général
CHAPITRE II. - Définitions
Titre II. Du patrimoine mondial (art. 4-8)
Titre III. De la Commission royale des monuments, sites et fouilles (art. 9-10)
Titre IV. Des inventaires du patrimoine et de la carte archéologique (art. 11-14)
CHAPITRE Ier. - De l'inventaire régional du patrimoine
CHAPITRE II. - Des inventaires communaux
CHAPITRE III. - De la carte archéologique
Titre V. De la protection du patrimoine (art. 15-24)
CHAPITRE Ier. - De la liste de sauvegarde
CHAPITRE II. - Du classement d'un bien
CHAPITRE III. - De la zone de protection
CHAPITRE IV. - Des effets du statut de bien classé, inscrit sur la liste de sauvegarde, ou auquel s'appliquent provisoirement les effets du classement
CHAPITRE V. - De la modification du statut de bien classé ou de zone de protection
CHAPITRE VI. - Des écussons et des panneaux
Titre VI Des actes et travaux sur les biens classés ou soumis aux effets du classement (art. 25-30)
CHAPITRE Ier. - Dispositions générales
CHAPITRE II. - De la premiÚre réunion de patrimoine
CHAPITRE III. - De la deuxiÚme réunion de patrimoine
CHAPITRE IV. - Des réunions de patrimoine relatives à l'instruction et à la mise en oeuvre des permis d'urbanisme se rapportant aux biens classés, inscrits sur la liste de sauvegarde, ou soumis provisoirement aux effets du classement
Titre VII. Des actes et travaux sur les biens patrimoniaux non visés au Titre VI (art. 31-32)
Titre VIII. Du patrimoine archéologique (art. 33-42)
CHAPITRE Ier. - Dispositions générales
CHAPITRE II. - Des découvertes fortuites et des opérations archéologiques d'utilité publique
Titre IX. Des dispositions opérationnelles et immobiliÚres (art. 43-46)
CHAPITRE Ier. - Des dispositions opérationnelles
CHAPITRE II. - Des dispositions immobiliĂšres
Titre X. Des indemnités (art. 47-48)
Titre XI. De la connaissance et de la sensibilisation du public Ă la protection du patrimoine culturel immobilier (art. 49-50)
Titre XII. Des métiers du patrimoine (art. 51-52)
Titre XIII. Du domaine de la Région relevant du patrimoine (art. 53-54)
+ De la structure, des missions et du fonctionnement de la Commission royale des Monuments, Sites et Fouilles de la Région wallonne (art. 481-504)
Dispositions générales
CHAPITRE Ier. - Cadre général
Art. R.0. Pour l'application du prĂ©sent arrĂȘtĂ©, l'on entend par:
1° Code: le Code wallon du Patrimoine;
2° Ministre: le Ministre qui a le Patrimoine dans ses attributions;
3° AWaP: l'Agence wallonne du Patrimoine, placée sous la responsabilité d'un inspecteur général;
4° le dĂ©lĂ©guĂ© de l'inspecteur gĂ©nĂ©ral de l'AWaP: l'agent que l'Inspecteur gĂ©nĂ©ral dĂ©lĂšgue pour l'exĂ©cution d'une ou de plusieurs des dispositions visĂ©es au prĂ©sent arrĂȘtĂ©;
5° études préalables: les études scientifiques et techniques nécessaires à l'élaboration de tout projet de maintenance ou de restauration et qui alimentent un fonds documentaire géré par l'AWaP;
6° carte archéologique: périmÚtres contenant tout ensemble de biens immobiliers bùtis ou non qui, en tout ou en partie, soit ont fait l'objet d'une découverte d'un ou plusieurs biens archéologiques, soit sont recensés comme ayant recelé, recelant ou étant présumés receler des biens archéologiques.
Article D. 1er. Le patrimoine comprend l'ensemble des biens immobiliers qui constituent un reflet et une expression des valeurs, croyances, savoirs, savoir-faire et traditions en continuelle Ă©volution, dont la protection se justifie en raison de leur intĂ©rĂȘt notamment archĂ©ologique, historique, architectural, scientifique, artistique, social, mĂ©moriel, esthĂ©tique, technique, paysager ou urbanistique et en tenant compte de critĂšres de raretĂ©, d'authenticitĂ©, d'intĂ©gritĂ© ou de reprĂ©sentativitĂ©. Cela inclut tous les aspects de l'environnement rĂ©sultant de l'interaction dans le temps entre les personnes et les lieux.
La Région, les communes, les acteurs publics et privés et les habitants contribuent, au titre de la protection du patrimoine, à sa reconnaissance, à sa conservation intégrée, à son développement et à sa gestion, aux fins de le transmettre aux générations futures.
En préalable à toute décision de construction d'un immeuble nouveau, pour assurer la conservation intégrée de leur patrimoine, l'Etat, les Régions, les Communautés, la Société régionale wallonne du Logement, les sociétés immobiliÚres de service public agréées par celle-ci, les provinces, les communes et les intercommunales, les fabriques d'église et les centres publics d'aide sociale produisent l'étude démontrant l'impossibilité d'affecter à l'activité en vue de laquelle un permis d'urbanisme est sollicité, le ou les biens relevant du patrimoine dont ils sont propriétaires lorsqu'ils sont classés ou auxquels s'appliquent tous les effets du classement, repris à l'inventaire régional du patrimoine ou à l'inventaire communal.
Le Gouvernement dépose tous les trois ans sur le bureau du Parlement un rapport sur la situation et les prévisions en matiÚre de protection du patrimoine.
Art. D. 2. A peine de nullité, tout envoi visé au présent Code doit permettre de donner date certaine à l'envoi et à la réception de l'acte, quel que soit le service de distribution du courrier utilisé.
Le Gouvernement peut déterminer la liste des procédés qu'il reconnaßt comme permettant de donner date certaine à l'envoi et à la réception. L'envoi doit se faire au plus tard le jour de l'échéance du délai.
Les recommandés électroniques se conforment aux dispositions du décret du 27 mars 2014 relatif aux communications par voie électronique entre les usagers et les autorités publiques wallonnes.
Le jour de l'envoi ou de la réception de l'acte, qui est le point de départ d'un délai, n'est pas compris dans le délai.
Le jour de l'échéance est compris dans le délai. Toutefois, lorsque ce jour est un samedi, un dimanche ou un jour férié légal, le jour de l'échéance est reporté au jour ouvrable suivant.
CHAPITRE II. - Définitions
Art. D. 3. Pour l'application du présent Code, on entend par :
1° Administration du patrimoine : le service que le Gouvernement a chargé de la mise en oeuvre des compétences de la Région en matiÚre de patrimoine;
2° conservation intégrée : dans le respect des caractéristiques qui ont justifié la protection d'un bien, l'ensemble des mesures juridiques qui ont pour finalité :
a) d'assurer la pérennité du bien;
b) de veiller au maintien du bien dans le cadre d'un environnement approprié, bùti ou non bùti;
c) de déterminer une affectation adéquate du bien en vue de l'adapter, de maniÚre durable, aux besoins sociaux, économiques, démographiques, énergétiques, environnementaux ou de mobilité de la collectivité;
3° bien archéologique : tout vestige matériel, y compris paléontologique, ou sa trace, situé sous ou au-dessus du sol, sous les eaux, envisagé comme un témoignage de l'activité de l'homme ou de son environnement, d'époques ou de civilisations révolues, indépendamment de sa valeur artistique;
4° petit patrimoine populaire : les petits Ă©lĂ©ments non classĂ©s du patrimoine qui sont reconnus par le Gouvernement comme prĂ©sentant un intĂ©rĂȘt patrimonial, qui sont visibles depuis l'espace public ou accessibles au public, et qui servent de rĂ©fĂ©rence Ă une population locale ou qui contribuent Ă son sentiment d'appartenance;
5° liste de sauvegarde : la liste des biens immobiliers menacés de destruction ou de modification provisoire ou définitive, protégés à titre temporaire;
6° fiche patrimoniale : le document élaboré par le Gouvernement ou par le service qu'il désigne à cette fin, pour un bien relevant du patrimoine, et qui comprend :
a) l'Ă©valuation patrimoniale du bien effectuĂ©e sur la base des intĂ©rĂȘts et des critĂšres visĂ©s Ă l'article 1er, en vue de justifier sa protection;
b) les indications techniques se rapportant à l'état physique général et à la conservation du bien, établies sur la base d'une reconnaissance visuelle des pathologies qui l'affectent, en vue de procéder à une modification ou à la radiation de la mesure de protection;
c) l'identification des mesures à prendre pour maintenir le bien en bon état et en réaliser les travaux de restauration, en ce compris les éventuelles études préalables;
7° bien classé : tout bien faisant l'objet d'une protection en raison de sa valeur patrimoniale et qui, en tout ou en partie :
a) soit, au titre de monument, contient toute réalisation architecturale, sculpturale ou végétale isolée et remarquable, en ce compris les éléments immobilisés par incorporation ou destination et les biens culturels qui en font partie intégrante, notamment l'équipement complémentaire et les éléments décoratifs;
b) soit, au titre d'ensemble architectural, contient tout groupement de constructions, en ce compris les éléments qui les relient, remarquable par sa cohérence ou par son intégration dans le paysage;
c) soit, au titre de site, contient toute oeuvre de la nature ou toute oeuvre combinée de l'homme et de la nature qui constitue un espace remarquable au regard d'un ou plusieurs critÚres visés à l'article 1er, suffisamment caractéristique et cohérent pour faire l'objet d'une délimitation topographique;
d) soit, au titre de site archéologique, contient tout terrain, formation géologique ou pédologique, bùtiment, ensemble de bùtiments ou site ayant recelé, recelant ou étant présumé receler des biens archéologiques;
8° zone de protection : la zone établie autour d'un bien immobilier inscrit sur la liste de sauvegarde ou classé et délimitée par un périmÚtre fixé en fonction des exigences de la conservation intégrée de ce bien;
9° patrimoine mondial : tout bien immobilier classé reconnu en application de la Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, faite à Paris le 16 novembre 1972;
10° CoDT : le Code du Développement territorial;
11° fonctionnaire délégué de l'Urbanisme : le fonctionnaire visé à l'article D.I.3 du CoDT;
12° Commission : la Commission royale des monuments, sites et fouilles;
13° commission communale : la commission consultative communale d'aménagement du territoire et de mobilité visée à l'article D.I.7 du CoDT;
14° pÎle « Aménagement du Territoire » : le pÎle visé à l'article 1er du décret du 6 novembre 2008 portant rationalisation de la fonction consultative;
15° maintenance : ensemble des opérations d'entretien, préventives ou curatives, qui ne modifient ni l'aspect extérieur ou intérieur d'un bien classé, inscrit sur la liste de sauvegarde, ou soumis provisoirement aux effets du classement, ni ses matériaux, ni les caractéristiques qui ont justifié sa protection;
16° restauration : l'ensemble des actes et travaux d'assainissement, de réfection, de mise en valeur, de transformation ou d'entretien d'un bien, autres que ceux visés au 15°;
17° opérations archéologiques : l'ensemble des opérations qui suivent :
a) prospection : l'opération destinée à repérer des biens ou des sites archéologiques sans y apporter de modification;
b) sondages archéologiques : les opérations qui impliquent la modification de l'état d'un site destinées à s'assurer de l'existence de biens archéologiques ou de l'existence, de la nature et de l'étendue d'un site archéologique;
c) fouilles de sauvetage : les fouilles relatives à des sites archéologiques en cours de destruction totale ou partielle;
d) fouilles préventives : les fouilles relatives à des sites archéologiques menacés de destruction totale ou partielle dans un délai rapproché et de maniÚre inéluctable;
e) fouilles programmées : les fouilles planifiées à long terme et nécessaires à l'étude d'un thÚme scientifique précis ou d'un site archéologique dans son intégralité, en ce compris l'établissement des rapports y relatifs et leur publication;
18° découverte fortuite : toute mise au jour imprévue d'un ou plusieurs biens archéologiques;
19° propriétaire : toute personne physique ou toute personne morale de droit public ou de droit privé, titulaire d'un droit réel sur un bien relevant du patrimoine.
Du patrimoine mondial
Art. D. 4. Lorsqu'un élément du patrimoine ou une partie du territoire est reconnu en tant que patrimoine mondial, l'impératif de protection de sa valeur universelle exceptionnelle ainsi que le plan de gestion du bien et la zone tampon qui en assurent l'objectif sont pris en compte dans les autorisations d'actes et de travaux qui s'y rapportent.
Art. D. 5. Le Gouvernement crée un Comité wallon du patrimoine mondial.
Le Comité est composé :
1° du Ministre du Patrimoine, lequel préside le Comité;
2° du Ministre ayant les relations internationales dans ses attributions;
3° du Ministre du Tourisme;
4° du Président de la section Wallonie-Bruxelles du Conseil international des monuments et des sites;
5° du Président de la Commission;
6° de l'Inspecteur général de l'Administration du Patrimoine;
7° du Commissaire général au Tourisme;
8° de l'Administrateur général de Wallonie-Bruxelles international, ou leurs représentants.
Le cas échéant, le Comité peut inviter des experts ou des spécialistes, notamment dans le cas de la promotion à des fins touristiques d'un bien reconnu.
Art. D. 6. Le Comité est chargé de proposer au Gouvernement :
1° la définition d'une stratégie globale liée aux biens immobiliers qui relÚvent du patrimoine mondial;
2° tout projet de nouvelle inscription sur la liste du patrimoine mondial;
3° les priorités en termes de budget et de programmation;
4° l'approbation du plan de gestion de chaque bien.
Le Gouvernement peut arrĂȘter les modalitĂ©s d'exĂ©cution du prĂ©sent article.
Art. D. 7. Tout bien inscrit ou proposé pour l'inscription sur la liste du patrimoine mondial est doté d'un plan de gestion qui se conforme aux dispositions des orientations pour la mise en oeuvre de la Convention visée à l'article 3, 9°.
Le Gouvernement arrĂȘte le contenu du plan de gestion. Le cas Ă©chĂ©ant, le Gouvernement modifie l'arrĂȘtĂ© de classement du bien conformĂ©ment aux dispositions visĂ©es aux articles 16 et suivants.
Le Gouvernement publie la liste des biens inscrits au patrimoine mondial, en ce compris le périmÚtre des zones tampon qui s'y rapportent, au Moniteur belge et sur le site internet du service qu'il désigne.
Art. D. 8. Chaque plan de gestion est préparé, mis en oeuvre et actualisé par une structure tripartite composée d'un organe opérationnel appelé " comité de gestion", d'un organe décisionnel appelé " comité de pilotage " et d'un organe de référence et de recherche appelé " comité scientifique ".
Le Gouvernement arrĂȘte la composition, les missions et le fonctionnement de ces diffĂ©rents comitĂ©s.
Art. R.8-1. Le contenu du plan de gestion d'un bien inscrit ou proposĂ© Ă l'inscription sur la liste du patrimoine mondial est arrĂȘtĂ© par le Ministre. Le plan de gestion comprend des Ă©lĂ©ments relatifs Ă la participation citoyenne, la formation, la valorisation culturelle et touristique, la sensibilisation du public et la communication, la recherche scientifique et la coopĂ©ration internationale qui s'y rapportent.
Le Ministre précise la composition, les missions et le fonctionnement des comités de gestion, de pilotage et scientifique relatifs à chaque plan de gestion.
De la Commission royale des monuments, sites et fouilles
Art. D. 9. La Commission est chargée :
1° d'adresser au Gouvernement des recommandations générales en matiÚre de protection et de développement du patrimoine;
2° de donner les avis et de faire les propositions motivées, sollicités sur la base du présent Code;
3° de donner les avis motivés, sollicités sur la base d'autres dispositions juridiques en lien avec le patrimoine;
4° de contribuer à l'élaboration du rapport visé à l'article 1er, alinéa 4;
5° de contribuer à la mise en oeuvre de la mission visée à l'article 49, 1°.
Le Gouvernement wallon peut compléter les missions de la Commission.
Art. D. 10. § 1er. La Commission constitue un collÚge scientifique d'avis, multidisciplinaire et indépendant, dont les membres sont désignés par le Gouvernement en fonction de leur expertise et de leur expérience en matiÚre de patrimoine.
§ 2. La Commission est structurée en un bureau, une chambre régionale et des chambres décentralisées.
Le Gouvernement précise les missions exercées respectivement par le bureau, la chambre régionale et les chambres décentralisées.
§ 3. Le Gouvernement arrĂȘte la composition, le mode de dĂ©signation des membres et les modalitĂ©s de fonctionnement de la Commission.
Des inventaires du patrimoine et de la carte archéologique
CHAPITRE Ier. - De l'inventaire régional du patrimoine
Art. D. 11. Selon les modalitĂ©s qu'il arrĂȘte, le Gouvernement Ă©tablit et met Ă jour les outils administratifs et scientifiques de recensement, de connaissance, de sensibilisation, d'information et d'aide Ă la protection et Ă la dĂ©cision, relatif aux biens bĂątis, non bĂątis ou archĂ©ologiques qui prĂ©sentent en tout ou en partie une valeur patrimoniale.
L'inventaire rĂ©gional du patrimoine, Ă©tabli sur la base des critĂšres visĂ©s Ă l'article 1er, alinĂ©a 1er, comprend les biens relevant de l'inventaire du patrimoine immobilier culturel et les biens relevant du petit patrimoine populaire visĂ© Ă l'article 3, 4°, dont le Gouvernement arrĂȘte les modalitĂ©s de reconnaissance, de protection et de mise en valeur.
L'inventaire régional du patrimoine est publié au Moniteur belge et sur le site internet du service désigné par le Gouvernement.
Art. R.11-1. Le Ministre établit ou met à jour la liste des catégories de biens qui relÚvent du petit patrimoine populaire.
AM.11-1. Les catĂ©gories des biens qui relĂšvent du petit patrimoine populaire visĂ©es Ă l'article R.11-1 et R.43-17 figurent Ă l'annexe 2 de cet arrĂȘtĂ©.
Art. R.11-2. Le Ministre publie sur le portail cartographique de la DGO4 et, par référence, au Moniteur belge , l'inventaire du patrimoine culturel immobilier et la liste des biens relevant du petit patrimoine populaire qui bénéficient ou ont bénéficié de l'intervention financiÚre de la Région.
Sur la proposition de l'AWaP, le Ministre met Ă jour l'inventaire et la liste sur la base des modalitĂ©s de reconnaissance, de protection et de mise en valeur arrĂȘtĂ©es par le Gouvernement.
CHAPITRE II. - Des inventaires communaux
Art. D. 12. § 1er. A l'initiative du collĂšge communal ou de la commission communale, si elle existe, le conseil communal adopte un projet d'inventaire communal des biens ou ensembles de biens patrimoniaux qui sont reprĂ©sentatifs du territoire communal et qu'il estime devoir ĂȘtre protĂ©gĂ©s. L'inventaire communal comprend au moins les biens relevant du petit patrimoine populaire qui bĂ©nĂ©ficient ou ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de l'intervention financiĂšre de la RĂ©gion.
§ 2. Le conseil communal soumet le projet d'inventaire à l'avis de la commission communale, si elle existe, et de l'Administration du patrimoine. Le conseil communal soumet à l'approbation du Gouvernement le projet d'inventaire communal.
§ 3. L'inventaire communal est publié au Moniteur belge et sur le site internet du service désigné par le Gouvernement.
§ 4. Le Gouvernement précise les modalités d'établissement et d'adoption des inventaires communaux ainsi que les modalités particuliÚres de publicité, d'information et de recours des propriétaires.
Art. R.12-1. 1er. Sur la base méthodologique établie par le Ministre, le collÚge communal ou la commission communale dresse le projet d'inventaire communal et, à cet effet, sollicite l'accompagnement de l'AWaP.
§2. Le conseil communal adopte provisoirement le projet d'inventaire.
Le projet d'inventaire ou de mise à jour de l'inventaire est soumis par le conseil communal, pour avis, à la commission communale ainsi qu'aux personnes et instances qu'il juge nécessaire de consulter.
L'avis est transmis dans les quarante-cinq jours de l'envoi de la demande du conseil communal. Ă dĂ©faut d'envoi de l'avis dans le dĂ©lai imparti, la procĂ©dure d'adoption ou de mise Ă jour de l'inventaire peut ĂȘtre poursuivie.
§3. Hormis pour les biens relevant du petit patrimoine populaire qui bĂ©nĂ©ficient ou ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de l'intervention financiĂšre de la RĂ©gion, le collĂšge communal procĂšde Ă une enquĂȘte publique dont la durĂ©e est de trente jours et informe, par envoi, le ou les propriĂ©taires des biens concernĂ©s.
Le projet est accessible Ă la maison communale les jours ouvrables et, au moins, un jour jusqu'Ă vingt heures ou le samedi matin.
L'enquĂȘte publique est annoncĂ©e par voie d'affiches Ă la maison communale et publiĂ©e le site internet de la commune.
L'avis indique l'objet de l'enquĂȘte et signale que le dossier peut ĂȘtre consultĂ© Ă la maison communale.
L'enquĂȘte publique est suspendue du 16 juillet au 15 aoĂ»t et du 24 dĂ©cembre au 1er janvier.
Avant l'expiration de l'enquĂȘte publique, tout rĂ©clamant peut adresser, par envoi au collĂšge communal, ses remarques et, le cas Ă©chĂ©ant, faire Ă©tat de son opposition.
Dans les quinze jours suivant l'expiration du dĂ©lai de l'enquĂȘte publique, le collĂšge communal ou l'un de ses membres qu'il dĂ©lĂšgue Ă cet effet tient une sĂ©ance publique oĂč sont entendues les personnes qui le dĂ©sirent.
Ă l'issue de cette sĂ©ance, il est dressĂ© un procĂšs-verbal de clĂŽture de l'enquĂȘte publique.
AM.12-1. La base méthodologique pour l'élaboration du projet d'inventaire communal visée au paragraphe 1 er est établie par l'AWaP.
Art. R.12-3. Le conseil communal:
1° adopte dĂ©finitivement l'inventaire dans les nonante jours du procĂšs-verbal de l'enquĂȘte publique;
2° dans les quinze jours de sa dĂ©cision, envoie Ă l'AWaP le dossier qui comprend les avis des personnes et instances consultĂ©es, les observations ou rĂ©clamations formulĂ©es au cours de l'enquĂȘte publique, le procĂšs-verbal de clĂŽture de l'enquĂȘte publique et la dĂ©cision prise;
3° dans les quinze jours de sa décision, informe les propriétaires des biens concernés, hormis pour les biens relevant du petit patrimoine populaire qui bénéficient ou ont bénéficié de l'intervention financiÚre de la Région.
(NDLR: l'AGW du 31 janvier 2019 exécutant le CoPat ne crée par d'article R.12-2)
Art. R.12-4. Hormis pour les biens relevant du petit patrimoine populaire qui bénéficient ou ont bénéficié de l'intervention financiÚre de la Région, dans les quarante-cinq jours de la réception de la décision d'adoption définitive par le conseil communal, tout propriétaire d'un bien visé par le projet peut adresser, par envoi au conseil communal, un recours contre la décision prise relative au bien, sur la base de considérations patrimoniales. Simultanément, le propriétaire envoie à l'AWaP une copie du recours.
Le conseil communal statue sur tout recours visé à l'alinéa 1er dans les quarante-cinq jours de la réception du recours et en informe, dans les cinq jours, l'AWaP.
Art. R.12-5. Dans les cent-vingt jours de la réception de la décision du conseil communal, visée à l'article R.12-3, 1°, l'AWaP envoie au Ministre le dossier complet de l'inventaire, accompagné de son avis et de la proposition de décision.
Dans les trente jours de la réception de l'inventaire par l'AWaP, sur la base des éléments du dossier, le Ministre approuve ou refuse l'inventaire.
Art. R.12-6. L'AWaP publie les inventaires communaux sur le portail cartographique de la DGO4 et, par référence, au Moniteur belge .
Art. R.12-7. Le conseil communal procÚde à la mise à jour de l'inventaire sur la base des dispositions visées aux articles R.12-1 et suivants.
Par dérogation, le Ministre peut établir une procédure simplifiée pour la mise à jour des inventaires communaux, pour autant qu'elle porte sur un nombre de biens limité par rapport à l'inventaire communal. La procédure simplifiée comprend l'information des propriétaires des biens concernés par la mise à jour.
AM.12-7. En application de l'article R.12-7, les dispositions visées à l'article R.12-1 et suivants, sont applicables aux seuls biens qui font l'objet d'un projet d'inscription à la mise à jour de l'inventaire ou d'un retrait de leur inscription.
Art. R.12-8. Dans la limite des crédits disponibles à cette fin au budget de la Région wallonne, le Ministre peut accorder une subvention maximale de dix mille euros par commune pour la réalisation de tout ou partie de l'inventaire communal.
La liquidation de la subvention s'effectue comme suit:
1° soixante pourcent de la subvention Ă l'envoi de l'arrĂȘtĂ© octroyant la subvention et pour autant que la dĂ©claration de crĂ©ance y relative soit introduite dans un dĂ©lai de six mois Ă dater de l'envoi de l'arrĂȘtĂ© octroyant la subvention;
2° quarante pourcent de la subvention sur la production des piÚces justificatives y relatives des dépenses effectuées par la commune.
CHAPITRE III. - De la carte archéologique
Art. D. 13. La carte archéologique est l'outil cartographié d'aide à la décision en matiÚre d'information, de prévention et de gestion de lieux de découvertes de biens archéologiques et des sites archéologiques recensés.
Selon les modalitĂ©s qu'il arrĂȘte, le Gouvernement Ă©tablit et met Ă jour la carte archĂ©ologique. La carte est publiĂ©e au Moniteur belge et accessible sur le site internet du service dĂ©signĂ© par le Gouvernement.
Art. R.13-1. Le Ministre publie la carte archéologique sur le portail cartographique de la DGO4 et, par référence, au Moniteur belge .
Le Ministre peut arrĂȘter la mĂ©thodologie et les modalitĂ©s de mise Ă jour de la carte.
AM.13-1. La carte archéologique datée du 16 mai 2019 est publiée sur le site internet suivant : http://geoportail.wallonie.be/home.html.La carte archéologique est mise à jour au moins tous les deux ans à dater du 1 er juin 2019.
Pour l'application des articles D.IV.17, D.IV.35 et D.IV.40 du CoDT, il y a lieu d'entendre par « biens visés à la carte archéologique » : la totalité ou la partie d'une parcelle qui est comprise dans le périmÚtre de la carte archéologique et pour autant que les actes et travaux projetés sur elle impliquent une modification du sol ou du sous-sol.
Art. D. 14. Préalablement au dépÎt de toute demande de permis d'urbanisation, de permis d'urbanisme, de certificat d'urbanisme n°2, de permis unique, de permis intégré ou dans le cadre de la mise en oeuvre des investigations du sol ou des projets d'assainissement au sens du décret du 5 décembre 2008 relatif à la gestion des sols, et qui concerne un bien visé à la carte archéologique ou dont la superficie est égale ou supérieure à un hectare, le demandeur du permis ou du certificat peut solliciter, par envoi à l'Administration du patrimoine, une information archéologique relative au bien.
Dans les vingt jours de la demande, l'Administration du patrimoine envoie l'information et, le mĂȘme jour, en adresse une copie au collĂšge communal et au fonctionnaire dĂ©lĂ©guĂ© de l'Urbanisme.
Le Gouvernement peut préciser des modalités d'exécution du présent article.
Art. R.14-1. Le Ministre arrĂȘte le formulaire de demande de l'information archĂ©ologique Ă solliciter auprĂšs de l'AWaP, la forme et le contenu des documents Ă annexer Ă la demande ainsi que la forme de l'information envoyĂ©e par l'AWaP.
La demande de l'information peut ĂȘtre sollicitĂ©e par tout propriĂ©taire ou titulaire d'un droit rĂ©el d'un bien visĂ© Ă la carte archĂ©ologique.
L'information précise si, en tout ou en partie, le bien a fait l'objet de la découverte d'un ou plusieurs biens archéologiques ou s'il est recensé comme ayant recelé, recelant ou présumé receler des biens archéologiques. Le cas échéant, l'information figure l'emplacement et la nature de biens archéologiques dans le sol ou hors sol.
AM.14-1. Le formulaire de demande de l'information archĂ©ologique visĂ© Ă l'article R.14-1. figure Ă l'annexe 3 de cet arrĂȘtĂ©.La rĂ©ponse Ă la demande d'information archĂ©ologique adressĂ©e Ă l'AWaP sera adressĂ©e par envoi au demandeur.
De la protection du patrimoine
CHAPITRE Ier. - De la liste de sauvegarde
Art. D. 15. § 1er. Le Gouvernement peut inscrire sur la liste de sauvegarde tout bien qui relĂšve du patrimoine et qui est susceptible d'ĂȘtre classĂ©:
1° soit d'initiative;
2° soit à la demande du propriétaire;
3° soit sur la proposition de la Commission;
4° soit sur la proposition du collÚge communal;
5° soit sur la proposition de la commission communale;
6° soit, selon les dispositions qu'il arrĂȘte, Ă la demande d'un ou plusieurs groupes, associations ou organisations ayant pour finalitĂ© ou objet la sauvegarde du patrimoine et ayant leur siĂšge en RĂ©gion wallonne;
7° soit Ă la demande d'au moins trois cents personnes inscrites au registre de la population de la commune oĂč le bien est situĂ©, s'il s'agit d'une commune comptant moins de cinq mille habitants, de six cents personnes pour une commune comptant de cinq mille Ă trente mille habitants ou de mille personnes pour une commune comptant plus de trente mille habitants.
Sauf cas d'urgence dĂ»ment motivĂ©, le Gouvernement ne procĂšde Ă cette inscription qu'aprĂšs avis de la Commission. L'avis est envoyĂ© dans les trente jours de la demande; Ă dĂ©faut d'envoi de l'avis dans le dĂ©lai imparti, la procĂ©dure peut ĂȘtre poursuivie.
§ 2. Le bien est inscrit sur la liste de sauvegarde pour une période de douze mois, sans renouvellement, prenant cours à la date de l'inscription. Dans ce délai, l'Administration du patrimoine adresse au Gouvernement un rapport sur l'opportunité d'entamer ou non la procédure de classement du bien.
L'arrĂȘtĂ© inscrivant le bien sur la liste de sauvegarde est publiĂ© au Moniteur belge et sur le site internet du service dĂ©signĂ© par le Gouvernement.
L'arrĂȘtĂ© est notifiĂ© par envoi :
1° au propriétaire;
2° au collÚge communal;
3° à la Commission;
4° à la commission communale ou, à défaut, au pÎle « Aménagement du territoire »;
5° au fonctionnaire délégué de l'Urbanisme.
L'arrĂȘtĂ© inscrivant le bien sur la liste de sauvegarde a force obligatoire Ă dater de sa notification ou de sa publication au Moniteur belge si celle-ci est antĂ©rieure.
Art. R.15-1. Les groupes, associations ou organisations visés à l'article 15, 1er, 6°, du Code, ont pour objet ou finalité la sauvegarde du patrimoine, attestés par leurs statuts publiés au Moniteur belge .
Art. R.15-2. Le Ministre arrĂȘte toute inscription d'un bien sur la liste de sauvegarde et publie l'arrĂȘtĂ© d'inscription sur le portail cartographique de la DGO4 et au Moniteur belge .
CHAPITRE II. - Du classement d'un bien
Art. D. 16. Le Gouvernement peut reconnaßtre le statut de bien classé à tout bien qui relÚve du patrimoine.
A cette fin, le Gouvernement peut entamer la procédure de classement :
1° soit d'initiative;
2° soit à la demande du propriétaire;
3° soit sur la proposition de la Commission;
4° soit sur la proposition du collÚge communal;
5° soit sur la proposition de la commission communale;
6° soit, selon les dispositions qu'il arrĂȘte, Ă la demande d'un ou plusieurs groupes, associations ou organisations ayant pour finalitĂ© ou objet la sauvegarde du patrimoine et ayant leur siĂšge en RĂ©gion wallonne;
7° soit Ă la demande d'au moins trois cents personnes inscrites au registre de la population de la commune oĂč le bien est situĂ©, s'il s'agit d'une commune comptant moins de cinq mille habitants, de six cents personnes pour une commune comptant de cinq mille Ă trente mille habitants ou de mille personnes pour une commune comptant plus de trente mille habitants.
Art. R.16. Les groupes, associations ou organisations visés à l'article 16, alinéa 2, 6° du Code ont pour objet ou finalité la sauvegarde du patrimoine, attestés par leurs statuts publiés au Moniteur belge .
§ 2. Le projet de classement est publié au Moniteur belge et sur le site internet du service désigné par le Gouvernement.
Le projet de classement est envoyé simultanément :
1° au collÚge communal;
2° au propriétaire, pour observations;
3° pour avis motivé :
a) Ă la Commission;
b) à la commission communale ou, à défaut, au pÎle « Aménagement du territoire »;
c) aux administrations et services que le Gouvernement estime devoir consulter.
Chaque avis visĂ© Ă l'alinĂ©a 1er, 3°, est envoyĂ© dans les nonante jours Ă dater de la rĂ©ception de la demande; Ă dĂ©faut d'envoi de l'avis dans le dĂ©lai imparti, la procĂ©dure peut ĂȘtre poursuivie.
§ 3. Dans les quinze jours de l'envoi visé au paragraphe 2, le propriétaire informe, par envoi, le locataire ou l'occupant du bien immobilier concerné, ainsi que toute personne qu'il aurait chargée d'exécuter des actes et travaux sur le bien visé ou qu'il aurait autorisée à en exécuter. La notification envoyée au propriétaire mentionne cette obligation.
§ 4. Dans les quinze jours Ă dater de la rĂ©ception du projet de classement visĂ©e au paragraphe 2, le collĂšge communal procĂšde Ă une enquĂȘte publique dont la durĂ©e est de quinze jours.
Les dossiers sont accessibles Ă la maison communale les jours ouvrables et, au moins, un jour jusqu'Ă 20 heures ou le samedi matin.
Cette enquĂȘte publique est annoncĂ©e tant par voie d'affiches Ă la maison communale et sur les lieux concernĂ©s par le projet de classement, que par un avis insĂ©rĂ© dans trois quotidiens distribuĂ©s dans la rĂ©gion. S'il existe un bulletin communal d'information distribuĂ© Ă la population, l'avis y est insĂ©rĂ©.
En l'absence de bulletin communal, l'avis est inséré dans un journal publicitaire distribué gratuitement aux habitants.
Les avis indiquent l'objet de l'enquĂȘte et signalent que le dossier peut ĂȘtre consultĂ© Ă la maison communale conformĂ©ment aux principes mentionnĂ©s au prĂ©sent paragraphe. Les avis affichĂ©s doivent ĂȘtre maintenus pendant toute la durĂ©e de l'enquĂȘte en parfait Ă©tat de visibilitĂ© et de lisibilitĂ©.
L'enquĂȘte publique est suspendue du 16 juillet au 15 aoĂ»t et du 24 dĂ©cembre au 1er janvier.
Dans les quinze jours suivant l'expiration du dĂ©lai visĂ© Ă l'alinĂ©a 1er, le collĂšge communal, ou l'un de ses membres qu'il dĂ©lĂšgue Ă cet effet, tient une sĂ©ance publique oĂč sont entendues les personnes qui le dĂ©sirent.
A l'issue de cette sĂ©ance, il est dressĂ© un procĂšs-verbal de clĂŽture d'enquĂȘte publique.
§ 5. Dans les quinze jours de la sĂ©ance de clĂŽture de l'enquĂȘte publique, le collĂšge communal transmet le dossier de classement au conseil communal. Le conseil communal Ă©met un avis motivĂ© dans les soixante jours de la rĂ©ception du dossier; Ă dĂ©faut d'envoi de l'avis dans les dĂ©lais impartis, la procĂ©dure peut ĂȘtre poursuivie.
§ 6. Dans les quinze jours de l'expiration du délai de soixante jours visé au paragraphe 5, le collÚge communal envoie au Gouvernement :
1° les observations formulĂ©es au cours de l'enquĂȘte publique;
2° le procĂšs-verbal de clĂŽture de l'enquĂȘte publique;
3° la délibération du conseil communal;
4° son avis motivĂ©; Ă dĂ©faut d'envoi de l'avis dans le dĂ©lai imparti, la procĂ©dure peut ĂȘtre poursuivie.
Art. R.17. Sur la base d'un dossier Ă©tabli Ă l'initiative d'une ou plusieurs personnes visĂ©es Ă l'article 16, alinĂ©a 2, 6° du Code, et qui dĂ©crit l'intĂ©rĂȘt patrimonial du ou des biens concernĂ©s au titre de monument, d'ensemble architectural, de site ou de site archĂ©ologique, le Ministre arrĂȘte tout projet de classement d'un bien et publie le projet sur le portail cartographique de la DGO4 et au Moniteur belge .
Art. D. 18. Sur la base des observations et avis visĂ©s Ă l'article 17, le Gouvernement peut arrĂȘter le classement du bien.
Si un bien immobilier visĂ© par le dossier de classement est compris dans le pĂ©rimĂštre d'un site reconnu en vertu de la loi du 12 juillet 1973 sur la conservation de la nature, l'arrĂȘtĂ© de classement du bien tient compte des obligations et du plan de gestion visĂ©s par cette loi.
Lorsque l'arrĂȘtĂ© de classement comprend des modifications Ă apporter au plan de gestion visĂ© Ă l'alinĂ©a 2, le Gouvernement peut dĂ©cider de la mise en rĂ©vision de ce plan.
Art. R.18. Le Ministre arrĂȘte le classement du bien et publie l'arrĂȘtĂ© de classement sur le portail cartographique de la DGO4 et au Moniteur belge .
Art. D. 19. L'arrĂȘtĂ© de classement est publiĂ© au Moniteur belge et sur le site internet du service dĂ©signĂ© par le Gouvernement.
L'arrĂȘtĂ© est notifiĂ© par envoi :
1° au propriétaire;
2° au collÚge communal;
3° à la Commission;
4° à la commission communale ou, à défaut au pÎle « Aménagement du Territoire »;
5° au fonctionnaire délégué de l'Urbanisme.
L'arrĂȘtĂ© de classement est transcrit au bureau de la conservation des hypothĂšques.
Dans les quinze jours de la rĂ©ception de la notification, le propriĂ©taire en donne connaissance, par envoi, au locataire ou Ă l'occupant du bien, sous peine d'ĂȘtre tenu pour responsable solidairement de la remise en Ă©tat des lieux visĂ©e au Livre VII du CoDT. La notification envoyĂ©e au propriĂ©taire fait mention de cette obligation.
Dans les quinze jours de la rĂ©ception de la notification, le collĂšge communal annonce l'arrĂȘtĂ© de classement par voie d'affiches Ă la maison communale et sur les lieux concernĂ©s et ce, pendant trente jours au minimum.
L'arrĂȘtĂ© de classement prend ses effets Ă l'Ă©gard des autoritĂ©s et des personnes mentionnĂ©es Ă l'alinĂ©a 2 dĂšs sa notification ou Ă partir de sa publication au Moniteur belge si celle-ci est antĂ©rieure.
Art. D. 20. Le Gouvernement arrĂȘte une liste des biens classĂ©s dont il reconnaĂźt le caractĂšre patrimonial exceptionnel.
Le Gouvernement soumet le projet de liste ou de modification de la liste pour avis Ă la Commission. L'avis est envoyĂ© dans les soixante jours de la demande; Ă dĂ©faut d'envoi de l'avis dans le dĂ©lai imparti, la procĂ©dure peut ĂȘtre poursuivie.
CHAPITRE III. - De la zone de protection
Art. D. 21. L'arrĂȘtĂ© qui inscrit un bien sur la liste de sauvegarde ou l'arrĂȘtĂ© de classement d'un bien peut Ă©tablir autour du bien concernĂ© une zone de protection dĂ©limitĂ©e par un pĂ©rimĂštre fixĂ© en fonction des exigences de la conservation intĂ©grĂ©e de ce bien.
Par arrĂȘtĂ© motivĂ©, le Gouvernement peut Ă©tablir une zone de protection ultĂ©rieurement au classement ou Ă l'inscription d'un bien sur la liste de sauvegarde.
Sauf cas d'urgence dĂ»ment motivĂ©, le Gouvernement ne procĂšde Ă cet Ă©tablissement qu'aprĂšs avis de la Commission. L'avis est envoyĂ© dans les trente jours de la demande; Ă dĂ©faut d'envoi de l'avis dans le dĂ©lai imparti, la procĂ©dure peut ĂȘtre poursuivie.
Pour le patrimoine mondial, la zone de protection est contenue dans la zone tampon visée à l'article 4.
Le Gouvernement peut fixer les procédures et modalités d'établissement de la zone de protection.
CHAPITRE IV. - Des effets du statut de bien classé, inscrit sur la liste de sauvegarde, ou auquel s'appliquent provisoirement les effets du classement
Art. D. 22. § 1er. Tous les effets du classement s'appliquent aux biens faisant l'objet d'une inscription sur la liste de sauvegarde ou d'une procédure de classement pendant une période de douze mois prenant cours à la date de notification visée respectivement aux articles 15 et 17.
§ 2. Tout propriétaire d'un bien classé, inscrit sur la liste de sauvegarde, ou auquel s'appliquent provisoirement les effets du classement le maintient en bon état. Il ne peut y apporter ou y laisser apporter un changement définitif que conformément aux dispositions visées aux articles 25 et suivants.
Toute démolition totale d'un bien classé ou auquel s'appliquent provisoirement les effets du classement est interdite, sauf dans l'hypothÚse visée à l'article 26.
Les travaux de dĂ©molition partielle d'un bien classĂ©, inscrit sur la liste de sauvegarde, ou auquel s'appliquent provisoirement les effets du classement peuvent ĂȘtre admis sans faire l'objet d'une procĂ©dure de dĂ©classement, s'ils n'affectent pas substantiellement les caractĂ©ristiques du bien et pour autant qu'ils soient la consĂ©quence d'un projet de rĂ©affectation, de restauration ou de mise en valeur ayant fait l'objet d'une approbation du Gouvernement.
Le dĂ©placement de tout ou partie d'un bien classĂ©, inscrit sur la liste de sauvegarde, ou auquel s'appliquent provisoirement les effets du classement est interdit, sauf dans l'hypothĂšse oĂč la sauvegarde matĂ©rielle du bien l'exige. Dans ce cas, les garanties nĂ©cessaires pour le dĂ©montage, le transfert et le remontage dans un lieu dĂ©terminĂ© sont proposĂ©es et arrĂȘtĂ©es par le Gouvernement.
§ 3. Les effets du statut de bien classé, inscrit sur la liste de sauvegarde, ou auquel s'appliquent provisoirement les effets du classement suivent le bien en quelque main qu'il passe. Les servitudes qui dérivent des dispositions contenues dans le présent Code ou d'autres lois, décrets et rÚglements relatifs à la police de la voirie et des constructions ne sont pas applicables aux biens si elles ont pour conséquence de le détériorer ou d'en modifier l'aspect.
§ 4. En cas de mutation immobiliÚre du bien, le notaire instrumentant est tenu de recueillir auprÚs de l'administration communale les informations y relatives et de les transcrire dans l'acte authentique.
Dans la publicité faite à l'occasion de toute mutation immobiliÚre, le notaire instrumentant est tenu de faire mention du statut du bien.
Le notaire est tenu d'avertir l'Administration du patrimoine dans les trente jours du changement de propriétaire du bien ou de titulaire d'un droit réel sur le bien.
§ 5. La disposition visée à l'article D.IV.1, § 3, du CoDT est applicable pour tout bien classé, inscrit sur la liste de sauvegarde, ou auquel s'appliquent provisoirement les effets du classement.
§ 6. L'arrĂȘtĂ© inscrivant un bien sur la liste de sauvegarde ou l'arrĂȘtĂ© de classement peut dĂ©terminer les conditions particuliĂšres de protection et de gestion auxquelles est soumis le bien. Ces conditions peuvent impliquer des restrictions au droit de propriĂ©tĂ©, en ce compris l'interdiction totale ou conditionnelle de bĂątir, d'urbaniser ou d'Ă©riger des clĂŽtures.
L'arrĂȘtĂ© de classement d'un site ne peut limiter la libertĂ© du ou des exploitants agricoles du site en ce qui concerne les plantations et les cultures, Ă l'exception toutefois des haies, des bosquets, des allĂ©es et des bois, des zones humides, des zones protĂ©gĂ©es pour l'intĂ©rĂȘt que prĂ©sente leur vĂ©gĂ©tation ou leur faune, ainsi que du sol couvrant des sites archĂ©ologiques.
§ 7. Dans le cadre de l'instruction d'une demande de rĂ©affectation, de rĂ©habilitation, de consolidation, de restauration ou de mise en valeur d'un bien classĂ©, inscrit sur la liste de sauvegarde, ou soumis provisoirement aux effets du classement, des actes et travaux de dĂ©molition ou de transformation partielles peuvent ĂȘtre admis, sur base de la fiche patrimoniale, sans modification prĂ©alable du statut du bien, pour autant qu'ils n'en affectent pas substantiellement les caractĂ©ristiques.
Art. R.22-1. Le Ministre peut assortir tout projet de classement ou tout arrĂȘtĂ© de classement, d'une ou plusieurs conditions relatives Ă tout usage ou toute activitĂ©, mĂȘme temporaire, susceptible d'altĂ©rer un ou plusieurs des Ă©lĂ©ments qui ont justifiĂ© le projet ou l'arrĂȘtĂ©.
Tout usage visé à l'alinéa 1er requiert l'autorisation préalable écrite de l'inspecteur général de l'AWaP ou de son délégué.
Le Ministre peut arrĂȘter la forme, le contenu et les modalitĂ©s d'instruction de la demande d'autorisation.
AM.22-1. Le formulaire de demande d'autorisation visĂ© Ă l'article R.22-1. figure Ă l'annexe 4 de cet arrĂȘtĂ©.
L'introduction de la demande est obligatoire pour les cas qui ne sont pas visés par l'article 25 du Code wallon du Patrimoine. L'AWaP remet son avis dans les quinze jours de la demande. A défaut de réponse dans le délai, l'avis est réputé favorable.
L'autorisation n'est requise qu'une seule fois tous les cinq ans pour les usages et activités présentant une certaine récurrence sur le bien classé. L'autorisation n'est pas requise si les conditions relatives à l'usage ou à l'activité sont fixées, pour le bien classé, dans une convention conclue avec l'AWaP. ».
CHAPITRE V. - De la modification du statut de bien classé ou de zone de protection
Art. D. 23. Le Gouvernement peut entamer la procĂ©dure de modification ou de radiation de l'arrĂȘtĂ© de classement, sur la base :
1° de la fiche patrimoniale visée à l'article 3, 6°, a) et b);
2° de l' examen de l'adĂ©quation de la mesure de protection adoptĂ©e par rapport aux intĂ©rĂȘts et aux critĂšres visĂ©s Ă l'article 1er ou s'il est Ă©tabli que des circonstances nouvelles intervenues depuis la date de l'arrĂȘtĂ© de classement ont eu pour effet de diminuer l'intĂ©rĂȘt du bien, au sens de l'article 1er, alinĂ©a 1er.
La procédure de modification ou de radiation se conforme aux dispositions visées aux articles 16 et suivants.
CHAPITRE VI. - Des écussons et des panneaux
Art. D. 24. Le bien classĂ© est identifiĂ© par la pose d'un Ă©cusson ou d'un panneau signalant son statut. Le Gouvernement arrĂȘte le graphisme, les dimensions, le contenu minimum et l'emplacement des Ă©cussons et des panneaux placĂ©s en vue de sensibiliser l'opinion publique Ă la mesure de protection dont ils font l'objet.
Art. R.24-1. Tout propriétaire d'un bien classé est tenu d'admettre l'apposition d'un signe distinctif sur le bien ou aux abords immédiats de celui-ci.
Art. R.24-2. Le signe distinctif consiste en un panneau de 0,10 m sur 0,15 m en forme d'écu pointé en bas, écartelé en sautoir de bleu-roi et de blanc, un écusson formé d'un carré bleu-roi dont un des angles s'inscrit dans la pointe de l'écusson et d'un triangle bleu-roi au-dessus du carré, les deux délimitant un triangle blanc de chaque cÎté, reproduisant, en blanc, dans le carré l'emblÚme de la Région wallonne, entouré des mots « Région wallonne » et « Bien classé ».
Le signe distinctif est employé isolé ou répété trois fois en formation triangulaire, un signe en bas.
Art. R.24-3. Le signe distinctif est placĂ© par l'AWaP Ă l'endroit oĂč il est le plus visible et de maniĂšre Ă ne pas altĂ©rer le bien.
Art. R.24-4. Le propriétaire est averti de la date de l'apposition du signe distinctif.
Un délégué de l'inspecteur général de l'AWaP est présent lorsque le signe est apposé.
Des actes et travaux sur les biens classés ou soumis aux effets du classement
CHAPITRE Ier. - Dispositions générales
Art. D. 25. Entreprendre ou laisser entreprendre des actes et travaux sur un bien classé, inscrit sur la liste de sauvegarde, ou soumis provisoirement aux effets du classement requiert :
1° soit une déclaration qui décrit l'objet et les caractéristiques des actes et travaux projetés, adressée par envoi simultanément à l'autorité compétente et à l'Administration du patrimoine, par le ou les demandeurs lorsque :
a) les actes et travaux projetés relÚvent de la maintenance visés à l'article 3, 15°;
b) eu égard à leur réversibilité, des actes et travaux conservatoires d'urgence, qu'ils nécessitent ou non un permis préalable au sens du CoDT, ont été exécutés ou sont projetés, aux fins d'assurer sans délai la sauvegarde du tout ou de la partie du bien menacé en raison de conditions climatiques ou d'un événement fortuit;
2° soit le permis visé à l'article D.IV.14 du CoDT, sur avis de la Commission et sur avis conformes de l'Administration du patrimoine et du fonctionnaire délégué à l'Urbanisme;
- les avis de l'Administration du patrimoine et de la Commission sont sollicités et envoyés conformément aux articles D.IV.35, alinéa 1er, 1°, et D.IV.37, alinéas 1er et 3, du CoDT;
- l'avis conforme de l'Administration du patrimoine se rapporte à l'impact du projet sur les caractéristiques patrimoniales du bien;
- l'avis conforme du fonctionnaire délégué de l'Urbanisme, visé à l'article D.IV.17, 3°, du CoDT, se rapporte à l'impact du projet sur les caractéristiques urbanistiques du bien et reproduit l'avis conforme de l'Administration du patrimoine;
- si nĂ©cessaire, Ă la demande du collĂšge communal, de l'Administration du patrimoine ou du fonctionnaire dĂ©lĂ©guĂ© de l'Urbanisme, ceux-ci se concertent au moins une fois afin d'harmoniser leurs points de vue sur le projet; le Gouvernement peut arrĂȘter des modalitĂ©s de concertation;
3° soit le permis visé à l'article D.IV.22 du CoDT, sur avis de la Commission et sur avis conforme de l'Administration du patrimoine :
- les avis de l'Administration du patrimoine et de la Commission sont sollicités et envoyés conformément aux articles D.IV.35, alinéa 1er, 1°, et D.IV.37, alinéas 1er et 3, du CoDT;
- l'avis conforme de l'Administration du patrimoine se rapporte à l'impact du projet sur les caractéristiques patrimoniales du bien;
- la décision du fonctionnaire délégué de l'Urbanisme reproduit l'avis conforme de l'Administration du patrimoine;
- si nĂ©cessaire, Ă la demande de l'Administration du patrimoine ou du fonctionnaire dĂ©lĂ©guĂ© de l'Urbanisme, ceux-ci se concertent au moins une fois afin d'harmoniser leurs points de vue sur le projet; le Gouvernement peut arrĂȘter des modalitĂ©s de concertation;
4° soit la décision sur recours visé à l'article D.IV.24 du CoDT;
5° soit le permis visĂ© Ă l'article D.IV.25 du CoDT, sur avis de la Commission; l'avis de la Commission est sollicitĂ© par le Gouvernement; l'avis est envoyĂ© dans les trente jours de l'envoi de la demande; Ă dĂ©faut d'envoi de l'avis dans le dĂ©lai imparti, la procĂ©dure peut ĂȘtre poursuivie.
Le Gouvernement précise la procédure d'envoi, le contenu, les effets et le modÚle du formulaire de la déclaration visée à l'alinéa 1er, 1°.
Art. R.25-1. La dĂ©claration visĂ©e Ă l'article 25 du Code est adressĂ©e, par envoi Ă l'AWaP, au moyen du formulaire arrĂȘtĂ© par le Ministre.
La déclaration précise si les actes et travaux relÚvent, soit, de la maintenance du bien, soit, de sa conservation d'urgence et comprend au minimum:
1° l'identification du bien;
2° les coordonnées du demandeur ou du propriétaire;
3° une description des actes et travaux projetés ou, le cas échéant, accomplis en urgence;
4° un reportage photographique permettant de situer les actes et travaux projetés dans leur contexte.
Art. D. 26. Par dérogation aux articles 133 et 135, § 2, alinéa 2, 1°, de la nouvelle loi communale du 24 juin 1988, lorsqu'un monument classé menace ruine, le bourgmestre peut décider d'en ordonner la démolition partielle ou totale et, simultanément, notifie sa décision au Gouvernement. Cette décision est exécutoire dans les quatorze jours qui suivent la réception de cette notification, si le Gouvernement ne l'a pas suspendue par envoi pendant ce délai.
Le Gouvernement peut préciser la procédure de notification de la décision du bourgmestre.
CHAPITRE II. - De la premiÚre réunion de patrimoine
Art. D. 27. § 1er. Dans les quinze jours de la réception de la déclaration visée à l'article 25, 1°, a) ou dans les huit jours de la réception de la déclaration visée à l'article 25, 1°, b), de la demande du collÚge communal ou d'initiative, l'Administration du patrimoine convoque, par envoi, si elle l'estime nécessaire, une réunion de patrimoine à laquelle sont invités :
1° le ou les demandeurs, le ou les propriétaires et, le cas échéant, l'auteur de projet;
2° le fonctionnaire délégué de l'Urbanisme;
3° le collÚge communal;
4° la Commission,
ou leurs représentants.
§ 2. Dans le cadre de la constitution du dossier de demande soit d'un certificat d'urbanisme n°2, soit d'une demande de permis visé à l'article 25, alinéa 1er, 2°, 3° ou 5°, le ou les demandeurs sollicitent auprÚs de l'Administration du patrimoine la tenue de la premiÚre réunion de patrimoine, relative à la conception du projet et à laquelle sont invitées les personnes visées au paragraphe 1er.
La demande de réunion est adressée par envoi à l'Administration du patrimoine qui, dans les dix jours, en informe le fonctionnaire délégué de l'Urbanisme, en accuse réception par envoi et fixe la date de la réunion dans les quarante jours qui suivent l'envoi de l'accusé de réception.
Dans le cas oĂč elle concerne un monument ou un ensemble architectural, la demande de rĂ©union contient la fiche patrimoniale du bien ainsi qu'une note qui dĂ©crit les intentions du propriĂ©taire relatives Ă la conservation intĂ©grĂ©e du bien. A dĂ©faut, le Gouvernement ou le service qu'il dĂ©lĂšgue Ă cette fin produit la fiche au plus tard lors de la rĂ©union.
La fiche patrimoniale qui se rapporte à un bien relevant du Patrimoine mondial se conforme au plan de gestion du bien visé à l'article 7.
Le Gouvernement précise la forme et le contenu de la fiche patrimoniale ainsi que sa procédure d'élaboration, d'adoption et de révision.
Art. R.27-1. Sans préjudice de l'article 27 du Code, le Ministre peut décider, d'initiative ou à la demande du propriétaire, l'élaboration de la fiche ou sa révision.
Dans le cadre de l'article 27, 2, du Code, la fiche est élaborée au plus tard pour la premiÚre réunion de patrimoine.
Le Ministre arrĂȘte les modalitĂ©s d'Ă©laboration, la forme et le contenu de la fiche patrimoniale.
Sur la proposition de l'AWaP, le Ministre valide la fiche ou sa révision.
L'AWaP envoie au propriétaire la fiche ou sa révision validée.
AM.27-1. § 1 er. La fiche patrimoniale visée aux articles 3, 6° et 27, du Code est élaborée selon le modÚle établi par l'AWaP conformément au contenu visé aux paragraphes 2 et 3.
§ 2. Lorsque la fiche patrimoniale est élaborée en dehors de la premiÚre réunion de patrimoine, elle doit contenir :
 le volet a) qui comporte au minimum les éléments suivants :
1. l'identification du bien :
- dénomination ;
- situation juridique, patrimoniale et urbanistique ;
- cartographie ;
- rétroactes/historique du dossier, le cas échéant.
2. l'analyse du bien :
- historique ;
- description ;
- analyse des intĂ©rĂȘts et critĂšres pertinents ;
- analyse comparative avec des biens similaires classés ;
- synthĂšse des intĂ©rĂȘts et des critĂšres ;
- zone de protection avec délimitation et motivation, si une zone de protection est établie.
3. la conclusion ;
4. les annexes :
- bibliographie et sources ;
- reportage photographique ;
- documentation iconographique, graphique et planologique.
5. les conditions particuliĂšres de protection
le volet b) qui comporte au minimum les éléments suivants :
1. la description des parties classées et les indications techniques relatives à l'état physique général du monument ou de la partie de l'ensemble architectural concernée ;
2. la description des pathologies constatées par reconnaissance visuelle.
le volet c) qui comporte au minimum les éléments suivants :
1. la description générale des travaux de restauration, de maintenance ou de conservation destinés à répondre aux pathologies constatées ;
2. le cas échéant, la liste des études préalables complémentaires à réaliser ;
3. le classement des travaux à réaliser par priorités (1 dans les 6 mois ; 2 dans les 2 ans ; 3 dans les 5 ans ; 4 au-delà des cinq années de la date de réception de la fiche patrimoniale par le propriétaire) ;
4. les démarches administratives à entreprendre en vue d'effectuer les études visées au 2° et les travaux visés au 3° ;
5. l'évaluation budgétaire des travaux prescrits en priorité 1.
§ 3. Lorsque la fiche patrimoniale est élaborée dans le cadre de la premiÚre réunion de patrimoine, elle doit contenir :
 le volet a) qui comporte au minimum les éléments suivants :
1. l'identification du bien :
- dénomination ;
- situation juridique, patrimoniale et urbanistique ;
- cartographie ;
- rétroactes/historique du dossier.
2. l'analyse du bien :
- historique ;
- description ;
- analyse des intĂ©rĂȘts et critĂšres pertinents ;
- analyse comparative avec des biens similaires classés ;
- synthĂšse des intĂ©rĂȘts et des critĂšres ;
- zone de protection avec délimitation et motivation.
3. la conclusion ;
4. les annexes :
- bibliographie et sources ;
- reportage photographique ;
- documentation iconographique, graphique ou planologique.
5. les conditions particuliĂšres de protection ;
 le volet b) qui comporte au minimum la description des pathologies constatées par la reconnaissance visuelle et nécessitant une ou plusieurs interventions prioritaires.
 le volet c) comporte au minimum les éléments suivants :
1. la description générale des travaux de restauration, de maintenance ou de conservation destinés à répondre aux pathologies constatées en b) ;
2. le cas échéant, la liste des études préalables complémentaires à réaliser. ».
Art. D. 28. § 1er. Les personnes visées à l'article 27 débattent du projet aux fins d'apprécier si la conservation intégrée du bien est rencontrée et, le cas échéant, d'adapter le projet.
Le ou les demandeurs sont informés :
1° dans le cas de l'article 25, alinéa 1er, 1°, a) ou b), que les actes et travaux requiÚrent ou non un permis et, si la déclaration requiert, le cas échéant, des conditions d'exécution particuliÚres;
2° du choix des dispositions opérationnelles dont il peut bénéficier.
Le demandeur est informé des documents que le projet requiert en matiÚre d'études préalables ou complémentaires, d'opérations archéologiques, de plans et détails complémentaires, de cahiers des charges, de métrés et devis estimatifs, relatifs aux marchés.
§ 2. Dans les quinze jours de la réunion, l'Administration du patrimoine en établit le procÚs-verbal et le notifie par envoi aux parties invitées à la réunion.
Dans les quinze jours de la réception du procÚs-verbal, les parties présentes à la réunion adressent leurs remarques ou leur accord par envoi à l'Administration du patrimoine; à défaut, le procÚs-verbal est réputé approuvé.
Le procĂšs-verbal peut ĂȘtre approuvĂ© en rĂ©union. Il peut ĂȘtre dĂ©cidĂ© en rĂ©union de rĂ©duire les dĂ©lais visĂ©s aux alinĂ©as 1eret 2 du prĂ©sent paragraphe.
Lorsque le procĂšs-verbal atteste d'une contestation entre les parties sur le fait que les actes et travaux requiĂšrent ou non un permis, le permis est requis.
CHAPITRE III. - De la deuxiÚme réunion de patrimoine
Art. D. 29. Préalablement au dépÎt de la demande soit d'un certificat d'urbanisme n°2, soit du permis visé à l'article 25, 2°, 3° et 5°, le ou les demandeurs sollicitent auprÚs de l'Administration du patrimoine la tenue de la deuxiÚme réunion de patrimoine et envoient les projets de plans et les documents requis pour l'instruction de la demande de permis.
Dans les quinze jours de la réunion, l'Administration du patrimoine en établit le procÚs-verbal et le notifie par envoi aux parties invitées à la réunion.
Dans les quinze jours de la réception du procÚs-verbal, les parties présentes à la réunion adressent leurs remarques ou leur accord par envoi à l'Administration du patrimoine; à défaut d'envoi ou lorsque le procÚs-verbal n'est pas formellement approuvé, le ou les demandeurs peuvent adresser leur demande de permis ou de certificat d'urbanisme n°2 conformément à l'article D.IV.32 du CoDT.
La disposition visée à l'article 28, § 2, alinéa 3, est applicable.
La deuxiÚme réunion de patrimoine tient lieu de réunion de projet au sens de l'article D.IV.31 du CoDT.
Le demandeur joint à sa demande de permis le procÚs-verbal des deux réunions de patrimoine, ou à défaut, la preuve que celles-ci ont été sollicitées.
CHAPITRE IV. - Des réunions de patrimoine relatives à l'instruction et à la mise en oeuvre des permis d'urbanisme se rapportant aux biens classés, inscrits sur la liste de sauvegarde, ou soumis provisoirement aux effets du classement
Art. D. 30. § 1er. L'autorité compétente envoie à l'Administration du patrimoine une copie de l'accusé de réception de la demande de permis ou du relevé des piÚces manquantes visés à l'article D.IV.33 du CoDT.
Dans les cinq jours de la réception de la copie de l'accusé, l'Administration du patrimoine peut, si elle l'estime nécessaire, convoquer une troisiÚme réunion de patrimoine avec les personnes visées à l'article 27, § 1er, au cours de laquelle sont examinés les documents visés à l'article 28, § 1er. Cette réunion est tenue avant l'envoi de l'avis de l'Administration du patrimoine à l'autorité compétente.
§ 2. DÚs la réception de la décision relative au permis visé à l'article 25, alinéa 1er, 2° à 5°, le demandeur ou l'Administration du patrimoine sollicite la tenue de la ou des réunions de patrimoine relatives à la mise en oeuvre du permis. Les personnes visées à l'article 27 y sont convoquées. Les modalités visées à l'article 29, alinéas 2, 3 et 4, sont applicables.
Des actes et travaux sur les biens patrimoniaux non visés au Titre VI
Art. D. 31. Pour toute demande de permis d'urbanisation, de permis d'urbanisme, de certificat d'urbanisme n° 2, de permis unique ou de permis intégré qui concerne un bien :
1° soit situé dans une zone de protection;
2° soit repris pastillé à l'inventaire régional du patrimoine;
3° soit relevant du petit patrimoine populaire qui bénéficient ou ont bénéficié de l'intervention financiÚre de la Région;
4° soit repris à l'inventaire communal;
5° soit visé à la carte archéologique pour autant que les actes et travaux projetés impliquent une modification de la structure portante d'un bùtiment antérieur au XXiÚme siÚcle;
6° soit visé à la carte archéologique, pour autant que les actes et travaux projetés impliquent une modification du sol ou du sous-sol du bien;
7° soit visé par un projet dont la superficie de construction et d'aménagement des abords est égale ou supérieure à un hectare, l'autorité compétente sollicite l'avis de l'Administration du patrimoine et, le cas échéant, l'avis de la Commission; les avis sont sollicités et envoyés conformément aux articles D.IV.35, alinéas 1er, 2 et 3, et D.IV.37, alinéas 1er et 3, du CoDT.
L'avis de l'Administration du patrimoine se rapporte à l'impact du projet sur les caractéristiques patrimoniales du bien.
L'avis conforme du fonctionnaire délégué de l'Urbanisme, l'avis simple du fonctionnaire délégué de l'Urbanisme si son avis est sollicité ou la décision du fonctionnaire délégué de l'Urbanisme s'il est l'autorité compétente, se rapporte à l'impact du projet sur les caractéristiques urbanistiques du bien et reproduit l'avis de l'Administration du patrimoine.
Si nĂ©cessaire, Ă la demande du collĂšge communal, de l'Administration du patrimoine ou du fonctionnaire dĂ©lĂ©guĂ© de l'Urbanisme, ceux-ci se concertent au moins une fois afin d'harmoniser leurs points de vue sur le projet; le Gouvernement peut arrĂȘter les modalitĂ©s de cette concertation.
Art. D. 32. La décision de l'autorité compétente visée à l'article 31 reproduit l'avis de l'Administration du patrimoine.
Le jour oĂč l'autoritĂ© compĂ©tente envoie sa dĂ©cision au demandeur, elle en adresse, par envoi, une copie Ă l'Administration du patrimoine.
Du patrimoine archéologique
CHAPITRE Ier. - Dispositions générales
Art. D. 33. Selon les modalitĂ©s qu'il arrĂȘte, le Gouvernement peut dĂ©cider d'initiative et en tout temps de procĂ©der Ă des opĂ©rations archĂ©ologiques, en ce compris les opĂ©rations de statut rĂ©gional, et habilite l'Administration du patrimoine Ă cet effet.
Art. D. 34. A l'exception des prospections, nul ne peut procéder à des opérations archéologiques sans une autorisation préalable accordée par l'Administration du patrimoine selon les modalités fixées par le Gouvernement.
L'octroi ou le retrait de cette autorisation est soumis Ă l'avis de la Commission.
Un programme périodique des opérations archéologiques auxquelles procÚde l'Administration du patrimoine peut faire l'objet d'une autorisation unique.
L'autorisation est relative Ă un site dĂ©terminĂ©. Elle indique les personnes physiques autorisĂ©es, les conditions auxquelles l'octroi de l'autorisation est subordonnĂ© ainsi que sa durĂ©e. Celle-ci peut ĂȘtre prorogĂ©e.
L'octroi de l'autorisation est subordonné à :
1) l'intĂ©rĂȘt que prĂ©sentent les opĂ©rations archĂ©ologiques;
2) la compétence, les moyens humains et techniques dont disposent les demandeurs;
3) la preuve d'un accord avec le propriétaire du site;
4) un accord entre la région, le propriétaire du site, l'inventeur et les fouilleurs relatif à la dévolution des biens archéologiques et au dépÎt de ceux-ci;
5) l'obligation d'établir des rapports périodiques sur l'état des travaux et un rapport final à déposer dans un délai déterminé;
6) l'engagement de rassembler les biens archéologiques dans des dépÎts agréés et accessibles aux chercheurs.
Les modalités d'agrément des dépÎts sont fixées par le Gouvernement.
L'autorisation peut ĂȘtre suspendue ou retirĂ©e :
1° si les conditions visées à l'alinéa 4 ne sont pas observées;
2° s'il apparaßt, en raison de l'importance des découvertes, que la compétence, les moyens humains ou l'infrastructure matérielle dont disposent les titulaires de l'autorisation sont manifestement insuffisants.
Les procédures d'octroi, de retrait et de suspension de l'autorisation sont déterminées par le Gouvernement.
Partie réglementaire :
Section 1Úre. - Des sondages et des fouilles archéologiques
Art. R.34-1. La demande d'autorisation de procéder à des sondages ou des fouilles archéologiques est adressée par envoi à l'inspecteur général de l'AWaP ou à son délégué.
La demande est adressĂ©e au moyen du formulaire arrĂȘtĂ© par le Ministre.
AM.34-1.Le formulaire de demande d'autorisation de procéder à des sondages ou à des fouilles archéologiques visé à l'article R.34-1. figure à l'annexe 6a..
Art. R.34-2. Lorsque la demande porte sur une autorisation de sondages ou de fouilles, cette demande comprend:
1° les nom et adresse du ou des demandeurs;
2° la localisation des travaux envisagés, avec extraits de la carte au 1/10 000e et du plan cadastral;
3° les dates de début et de fin prévues pour les travaux;
4° la motivation de l'intĂ©rĂȘt scientifique des sondages ou des fouilles;
5° la présentation des compétences des responsables et la description des moyens humains et techniques disponibles;
6° une description des modalités d'organisation du chantier, notamment le plan de sécurité;
7° une description des mesures prévues pour la remise en état du terrain et la conservation éventuelle des vestiges;
8° la preuve d'un accord avec le propriétaire du site relatif au déroulement des travaux et à la remise en état du terrain;
9° la preuve d'un accord avec le propriétaire du site relatif à la dévolution des biens archéologiques et au dépÎt de ceux-ci;
10° l'engagement de rassembler les biens archéologiques dans un dépÎt agréé;
11° l'engagement d'établir des rapports périodiques sur l'état des travaux et un rapport final à déposer dans un délai déterminé;
12° le cas Ă©chĂ©ant, une copie de l'arrĂȘtĂ© de classement du monument, de l'ensemble architectural, du site ou du site archĂ©ologique avec la localisation rapportĂ©e sur l'extrait cadastral.
Concernant le point 11, dans le cadre d'une demande de renouvellement d'autorisation, un rapport provisoire fait état de l'avancement des recherches et précise si les travaux prévus pour la période écoulée ont eu lieu ainsi que les résultats obtenus. Le rapport justifie toute modification liée aux compétences des responsables et décrit les moyens humains et techniques disponibles.
Art. R.34-3. Dans les quinze jours de sa rĂ©ception, si la demande est incomplĂšte, l'inspecteur gĂ©nĂ©ral de l'AWaP ou son dĂ©lĂ©guĂ© adresse, par envoi au demandeur, un relevĂ© des piĂšces manquantes et le dĂ©lai dans lequel ces piĂšces doivent ĂȘtre fournies Ă l'AWaP.
Art. R.34-4. 1er. Dans les quinze jours de la réception de la demande complÚte, l'AWaP adresse au demandeur un accusé de réception qui précise que la demande est complÚte. Une copie de la demande complÚte est envoyée par l'AWaP pour information au collÚge communal, au propriétaire et, le cas échéant, à l'occupant du bien.
§2. Dans le mĂȘme dĂ©lai visĂ© Ă l'alinĂ©a 1er, l'AWaP sollicite l'avis de la Commission.
La Commission transmet son avis dans les trente jours de l'envoi de la demande d'avis; Ă dĂ©faut d'envoi de l'avis dans le dĂ©lai imparti, la procĂ©dure peut ĂȘtre poursuivie.
§3. Dans les nonante jours à dater de l'accusé de réception, l'inspecteur général de l'AWaP ou son délégué statue sur la demande d'autorisation, assortie, le cas échéant, de conditions particuliÚres. La décision est envoyée au demandeur. Une copie de l'envoi est adressée pour information au collÚge communal, à la Commission, au propriétaire et, le cas échéant, à l'occupant du bien.
Art. R.34-5. Le titulaire d'une autorisation de fouilles est tenu de notifier à l'AWaP la date du début du chantier et, dans les quinze jours lorsqu'intervient toute modification importante des conditions de fouilles, notamment tout changement de responsable de chantier, la diminution des moyens humains et techniques disponibles, la prolongation des travaux, la découverte de vestiges d'une autre nature que ce qui était présenté dans la demande d'autorisation de fouilles, la modification des projets de remise en état du terrain ou de conservation des vestiges.
Art. R.34-6. §1er. La décision de suspension de l'autorisation de fouilles est envoyée à son titulaire par l'inspecteur général de l'AWaP ou son délégué. Une copie de l'envoi est adressée pour information au collÚge communal, au propriétaire et, le cas échéant, à l'occupant du bien.
SimultanĂ©ment, l'AWaP sollicite l'avis de la Commission quant au retrait Ă©ventuel de l'autorisation de fouilles. La Commission transmet son avis dans les trente jours de l'envoi de la demande d'avis. Ă dĂ©faut d'envoi de l'avis dans le dĂ©lai imparti, la procĂ©dure peut ĂȘtre poursuivie.
§2. DĂšs la rĂ©ception de la dĂ©cision de suspension, le titulaire de l'autorisation, ses agents ou prĂ©posĂ©s ne peuvent plus effectuer d'opĂ©rations archĂ©ologiques sur le bien. Toutefois, les opĂ©rations de maintenance indispensables pour assurer la sĂ©curitĂ© et la protection des vestiges peuvent ĂȘtre poursuivies.
§3. Dans les trente jours de la rĂ©ception de la dĂ©cision de suspension, le titulaire de l'autorisation, le propriĂ©taire et l'occupant du bien peuvent introduire un recours auprĂšs du Ministre. Le recours est adressĂ©, par envoi, Ă l'AWaP. Le demandeur, le propriĂ©taire ou l'occupant du bien peuvent demander d'ĂȘtre auditionnĂ© pendant la procĂ©dure de recours. Un procĂšs-verbal d'audition est rĂ©digĂ©.
Dans les nonante jours à dater de la réception du recours, le Ministre envoie au requérant sa décision sur le maintien ou le retrait de l'autorisation ou sur la modification des conditions d'autorisation.
En cas de retrait de l'autorisation de fouilles, la décision précise les modalités de remise en état du terrain. Une copie de la décision est envoyée pour information au collÚge communal, au propriétaire, le cas échéant, à l'occupant et à la Commission.
§4. Dans les nonante jours de la décision de suspension de l'autorisation de fouilles par l'inspecteur général de l'AWaP ou son délégué et à défaut de recours introduit dans le délai visé au paragraphe 3, le Ministre envoie au titulaire de l'autorisation sa décision sur le maintien ou le retrait de l'autorisation ou sur la modification des conditions d'autorisation. Une copie de la notification est envoyée pour information au collÚge communal, au propriétaire et, le cas échéant, à l'occupant du bien.
Art. R.34-7. §1er. Lorsque la demande porte sur une activité de détection qui implique la modification du sol ou le prélÚvement d'objets à l'aide d'un détecteur de métaux, la demande comprend:
1° les nom, prénom, date de naissance du demandeur;
2° le type de détecteur de métaux pour lequel l'autorisation est sollicitée;
3° la motivation de la demande;
4° la preuve de la participation à une séance d'information organisée par l'AWaP.
§2. La demande est adressĂ©e, par envoi Ă l'AWaP, au moyen du formulaire arrĂȘtĂ© par le Ministre.
Dans les quinze jours de la rĂ©ception de la demande complĂšte, l'AWaP adresse au demandeur un accusĂ© de rĂ©ception qui prĂ©cise que la demande est complĂšte et sollicite l'avis de la Commission. La Commission transmet son avis dans les trente jours de l'envoi de la demande d'avis. Ă dĂ©faut de l'envoi de l'avis dans les dĂ©lais impartis, la procĂ©dure peut ĂȘtre poursuivie.
L'inspecteur gĂ©nĂ©ral de l'AWaP ou son dĂ©lĂ©guĂ© statue sur la demande d'autorisation, assortie, le cas Ă©chĂ©ant, de conditions particuliĂšres, dans les quinze jours qui suivent. Aucune autorisation ne peut ĂȘtre dĂ©livrĂ©e Ă un demandeur ĂągĂ© de moins de dix-huit ans Ă la date de la demande.
La décision motivée est adressée, par envoi, au demandeur. Cette décision est valable pour douze mois à dater de la délivrance de l'autorisation.
§3. Au moins trois jours ouvrables préalablement à chaque activité, le titulaire de l'autorisation est tenu d'informer l'AWaP au moyen du formulaire établi par celle-ci.
§4. Dans les quinze jours de la découverte, le titulaire de l'autorisation déclare celle-ci au moyen du formulaire établi par l'AWaP.
§5. Le dépositaire de l'objet découvert, que ce soit l'utilisateur du détecteur ou le propriétaire du terrain, garantit son accÚs à l'AWaP et aux chercheurs.
Le propriétaire des objets découverts dépose ceux-ci dans un musée reconnu par la Communauté française de Belgique ou dans un dépÎt agréé par l'AWaP.
§6. Il est interdit au titulaire de l'autorisation:
1° d'exercer son activité sur les biens classés et les sites archéologiques visés à la carte archéologique;
2° d'exercer son activité sur un site en cours de fouille ou de sondage archéologique, sauf accord préalable de l'inspecteur général ou de son délégué;
3° de vendre un objet découvert;
4° de sortir hors du territoire de la Région wallonne un objet découvert.
AM.34-7. Le formulaire de demande d'autorisation de réaliser une prospection au moyen de détecteurs de métaux impliquant prélÚvement d'objets visé à l'article R.34-7. figure à l'annexe 6b.
Art. R.34-8. L'agrément comme dépÎt de biens archéologiques est accordé par l'Inspecteur général de l'AWaP. La demande est adressée, par envoi, à l'AWaP au moyen du formulaire établi par le Ministre.
AM.34-8. Le formulaire de demande d'agrément comme dépÎt de biens archéologiques visé à l'article R.34-8. figure à l'annexe 7.
Art. R.34-9. §1er. Les diffĂ©rentes catĂ©gories de biens archĂ©ologiques pour lesquelles l'agrĂ©ment peut ĂȘtre demandĂ© sont les suivantes:
1° les métaux;
2° les matiÚres organiques, notamment, bois, cuir, textile, vannerie, papier, ambre, os, ivoire, bois de cerf;
3° les enduits peints, les objets en pierre ou en terre cuite polychromes et les objets en terre crue;
4° tout autre bien archéologique non visé aux points 1 à 3.
§2. Les conditions d'agrément communes à tous les dépÎts sont les suivantes:
1° le demandeur est propriétaire de tout bùtiment servant de dépÎt, titulaire de droits réels sur tout bùtiment servant de dépÎt ou locataire pouvant faire preuve d'un bail couvrant la durée de l'octroi de l'agrément;
2° les locaux servant de dépÎt ne souffrent pas d'infiltration d'eau ou de contamination par des insectes ou des champignons lignivores, notamment du type mérule ou coniophora;
3° les locaux servant de dépÎt disposent d'une installation électrique conforme aux normes en vigueur et d'un systÚme de chauffage assurant une stabilité climatique des locaux;
4° les locaux servant de dépÎt ne contiennent pas de stock de produits inflammables, explosifs ou corrosifs;
5° les voies d'accÚs de tout bùtiment servant de dépÎt sont sécurisées contre le vol et le vandalisme;
6° les biens archéologiques sont conservés à l'abri de la pluie, du gel, des inondations et ne sont pas exposés à des variations d'humidité relative journaliÚres supérieures à cinq pourcent;
7° les biens archéologiques ne sont pas exposés à des chocs ou vibrations réguliÚres, notamment par la proximité d'une voie de chemin de fer ou d'une route à charroi lourd;
8° les biens archéologiques sont repris dans un inventaire;
9° les biens archéologiques sont marqués ou étiquetés de façon à pouvoir retrouver leur provenance, sans que les étiquettes éventuelles soient collées directement sur les objets;
10° les biens archéologiques sont emballés et stockés de façon à leur éviter tout dommage physique, notamment par frottement ou écrasement, à l'abri de la poussiÚre et à l'aide de matériaux chimiquement neutres et stables;
11° le dépÎt contient un lieu d'archivage pour la documentation de fouille accompagnant les biens archéologiques;
12° le dépÎt contient un espace de travail adapté et disponible pour les chercheurs;
13° le propriétaire ou le titulaire de droits réels sur le dépÎt justifie de la souscription d'une assurance jugée suffisante par le Ministre pour couvrir les dégùts que le dépÎt peut subir du fait de risques tels que l'incendie, la foudre, les explosions et les intempéries;
14° les biens archéologiques ne sont pas exposés à des écarts thermiques quotidiens de plus de cinq degrés Celsius;
15° le dépÎt utilise un équipement de mesure permettant de contrÎler la température et le taux d'humidité relative et ses variations.
§3. Les conditions d'agrément supplémentaires pour le dépÎt de biens archéologiques visés au paragraphe 1er, 1°, sont les suivantes:
1° les biens archéologiques en métal ne sont pas en contact direct avec d'autres métaux;
2° les biens archéologiques en métal ne sont pas emballés avec des matériaux d'emballage susceptibles de dégager des acides organiques, du chlore ou du souffre, comme le bois, le carton, le papier, le chlorure de polyvinyle (PVC), l'ouate ou la laine;
3° l'acide chlorhydrique n'est pas utilisĂ©e dans le dĂ©pĂŽt, mĂȘme en petite quantitĂ©;
4° la température dans le dépÎt ne dépasse pas vingt-quatre degrés Celsius ne descend pas en dessous de seize degrés Celsius;
5° les objets archéologiques en fer sont stockés à un taux d'humidité relative égal ou inférieur à trente pourcent;
6° les métaux non ferreux sont stockés à un taux d'humidité relative inférieur à trente-cinq pourcent.
§4. Les conditions d'agrément supplémentaires pour le dépÎt de biens archéologiques visés au paragraphe 1er, 2°, sont les suivantes:
1° les objets en matiÚres organiques sont conservés à une température comprise entre seize et vingt-deux degrés Celsius;
2° les objets en matiÚres organiques gorgées d'eau sont temporairement conservés immergés dans l'eau et à l'abri de la lumiÚre entre leur découverte et leur traitement de conservation-restauration;
3° les objets en matiÚres organiques non gorgées d'eau sont conservés à un taux d'humidité relative compris entre quarante-cinq et soixante-cinq pour cent.
§5. Les conditions d'agrément supplémentaires pour le dépÎt de biens archéologiques visés au paragraphe 1er, 3°, sont les suivantes:
1° les biens archéologiques sont conservés à un taux d'humidité relative compris entre cinquante et soixante pour cent;
2° les biens archéologiques sont conservés à une température comprise entre seize et vingt-quatre degrés Celsius.
Art. R.34-10. 1er. La demande d'agrément mentionne au minimum:
1° le nom, l'adresse et le statut juridique du demandeur;
2° l'adresse de tout bùtiment destiné au dépÎt;
3° pour chaque bùtiment, le nom et l'adresse de la personne responsable du dépÎt, ses conditions d'accessibilité et une description succincte des biens archéologiques qu'il contient;
4° les catégories de biens archéologiques pour lesquelles la demande d'agrément est effectuée;
5° si le demandeur est une association sans but lucratif, la demande est accompagnée d'une copie des statuts de l'association publiés au Moniteur belge . Ceux-ci doivent mentionner les dispositions prévues pour la gestion du dépÎt en cas de dissolution de l'association.
§2. Une visite des lieux pour lesquels l'agrément est demandé est organisée à l'initiative de l'AWaP dans les quarante-cinq jours qui suivent la réception de la demande, en présence de l'AWaP et du demandeur. Au cours de cette visite, les conditions d'agrément sont passées en revue et le demandeur est invité à exprimer toutes les observations qu'il juge utiles. Celles-ci sont consignées dans le procÚs-verbal de la visite.
§3. L'inspecteur général de l'AWaP ou son délégué statue sur la demande d'agrément dans les trente jours à compter de la visite des lieux. La décision est notifiée, par envoi, dans les dix jours de la décision, au demandeur.
§4. Le demandeur peut introduire un recours auprÚs du Ministre dans les soixante jours qui suivent la réception de la notification. Le recours est adressé par envoi à l'AWaP. Le Ministre envoie au demandeur sa décision dans les soixante jours à dater de la réception du recours.
§5. L'agrĂ©ment accordĂ© est valable pour une pĂ©riode de cinq ans Ă dater de la notification. Six mois avant l'expiration du dĂ©lai, une demande de renouvellement de l'agrĂ©ment peut ĂȘtre adressĂ©e par envoi Ă l'AWaP, conformĂ©ment aux modalitĂ©s visĂ©es au prĂ©sent article. La procĂ©dure de renouvellement de l'agrĂ©ment suit la procĂ©dure dĂ©crite au prĂ©sent article.
§6. Le titulaire de l'agrément communique à l'AWaP un inventaire des biens archéologiques qu'il reçoit en dépÎt, en indiquant au minimum à quelles catégories de biens archéologiques ils appartiennent, qui en est propriétaire, de quel site ils proviennent et qui était le titulaire de l'autorisation de fouilles. Les modifications à l'inventaire, que ce soit par dépÎt ou par retrait de biens archéologiques, font l'objet d'une information envoyée à l'AWaP au moins une fois par an.
§7. Le titulaire de l'agrément est tenu de notifier par envoi à l'AWaP, dans les quinze jours, toute modification importante des conditions d'agrément, notamment modification du statut juridique de tout bùtiment, incendie, inondation, infiltration d'eau, contamination par des champignons ou des insectes lignivores, vol, vandalisme, et déviation des normes de température ou d'humidité relative prolongées pendant plus de dix jours consécutifs.
Art. R.34-11. 1er. Si l'AWaP constate que le dépÎt ne répond plus aux conditions initiales, l'inspecteur général de l'AWaP ou son délégué peut suspendre ou retirer l'agrément.
§2. La dĂ©cision de suspension ou de retrait est adressĂ©e, par envoi, dans les dix jours, au titulaire de l'agrĂ©ment. Dans les soixante jours de la dĂ©cision de suspension ou de retrait de l'agrĂ©ment, un recours peut ĂȘtre introduit auprĂšs du Ministre. PassĂ© ce dĂ©lai, ce recours n'est pas recevable.
Le recours est adressé par envoi à l'AWaP. Le Ministre envoie au titulaire de l'agrément sa décision de levée de la suspension ou de retrait dans les soixante jours à dater de la réception du recours.
§3. Une copie de la décision visée au paragraphe 2 est envoyée, par l'AWaP, pour information aux propriétaires des biens archéologiques y déposés et aux titulaires des autorisations de fouilles concernés.
Art. D. 35. Sur la base de l'avis de l'Administration du patrimoine, l'autorité compétente peut subordonner la délivrance d'un permis d'urbanisation, d'un permis d'urbanisme, d'un certificat d'urbanisme n° 2, d'un permis unique ou d'un permis intégré à l'exécution d'opérations archéologiques.
Art. D. 36. Le Gouvernement peut arrĂȘter la liste des opĂ©rations archĂ©ologiques dont il reconnaĂźt le statut rĂ©gional.
Le Gouvernement soumet le projet de liste Ă l'avis de la Commission. L'avis est envoyĂ© dans les soixante jours de la demande; Ă dĂ©faut d'envoi de l'avis dans le dĂ©lai imparti, la procĂ©dure peut ĂȘtre poursuivie.
Art. D. 37. Toute opération archéologique sur un bien inscrit sur la liste du patrimoine exceptionnel est d'office reconnue de statut régional.
Art. D. 38. Pour une opération archéologique de statut régional, l'autorisation visée à l'article 34 est accordée, par l'Administration du patrimoine, uniquement à une université, à un établissement scientifique ou, dans le cadre d'une action de recherche concertée, à une association de plusieurs des institutions précitées ou d'une ou plusieurs d'entre elles avec une ou plusieurs associations privées.
Art. D. 39. L'usage de détecteurs de métaux électroniques ou magnétiques en vue de procéder à des opérations archéologiques ou de rechercher des biens archéologiques est interdit.
Par dérogation à l'alinéa 1er, l'Administration du patrimoine et tout titulaire de l'autorisation visée à l'article 34 sont seuls autorisés à utiliser des détecteurs électroniques ou magnétiques, dans le périmÚtre visé par l'autorisation.
Sur tout bien classĂ© ou sur tout site archĂ©ologique, seuls l'Administration du patrimoine et tout titulaire visĂ© Ă l'article 34 peuvent ĂȘtre en possession de dĂ©tecteurs de mĂ©taux Ă©lectroniques ou magnĂ©tiques.
Toute information publique relative aux dĂ©tecteurs Ă©lectroniques ou magnĂ©tiques ne peut faire allusion ni aux sites classĂ©s, ni aux sites archĂ©ologiques, ni aux zones d'intĂ©rĂȘt patrimonial, ni aux dĂ©couvertes archĂ©ologiques, ni aux trĂ©sors.
CHAPITRE II. - Des découvertes fortuites et des opérations archéologiques d'utilité publique
Art. D. 40. Toute personne qui, autrement qu'à l'occasion d'opérations archéologiques, découvre un bien ou un site archéologiques, est tenue dans les trois jours ouvrables, d'en faire la déclaration, par envoi, à la commune et à l'Administration du patrimoine.
Dans les dix jours, l'Administration du patrimoine avertit, par envoi, le propriétaire et l'occupant si ceux-ci ne sont pas les inventeurs, et simultanément adresse copie de l'envoi à la commune.
Pour une durĂ©e de quinze jours Ă dater de la rĂ©ception de l'envoi, les biens archĂ©ologiques dĂ©couverts et le pĂ©rimĂštre qui les englobe doivent ĂȘtre maintenus en l'Ă©tat, prĂ©servĂ©s des dĂ©gĂąts et rendus accessibles par le propriĂ©taire, l'occupant et l'inventeur pour visite des lieux par l'Administration du patrimoine.
La durĂ©e de quinze jours peut ĂȘtre Ă©courtĂ©e ou renouvelĂ©e par dĂ©cision motivĂ©e de l'Administration du patrimoine.
Le Gouvernement peut arrĂȘter les modalitĂ©s d'application du prĂ©sent article et les prescriptions gĂ©nĂ©rales de protection Ă valeur nominative, applicables aux biens archĂ©ologiques faisant l'objet de dĂ©couvertes fortuites.
Art. R.40-1. La déclaration visée à l'article 40, alinéa 1er du Code mentionne:
1° l'auteur de la découverte;
2° la date de la découverte;
3° la localisation de la découverte;
4° le nom du propriétaire du terrain;
5° les circonstances de la découverte;
6° la nature du bien archéologique découvert.
Art. R.40-2. DĂšs sa dĂ©couverte, le bien archĂ©ologique, s'il s'agit d'une structure construite, est protĂ©gĂ© par l'auteur de la dĂ©couverte ou par le propriĂ©taire, de tout dommage physique de type effondrement, Ă©crasement ou dĂ©gĂąts causĂ©s par des vibrations du sol. Ă cette fin, un pĂ©rimĂštre de sĂ©curitĂ© est Ă©tabli, dans lequel aucun engin ne peut circuler ou ĂȘtre utilisĂ©. Le bien archĂ©ologique est protĂ©gĂ© des intempĂ©ries soit par une toiture, soit par le recouvrement d'une bĂąche appropriĂ©e. Une surveillance est assurĂ©e pour Ă©viter le vol ou le vandalisme.
Si le bien archĂ©ologique consiste en un ou plusieurs objets, isolĂ©s ou groupĂ©s, les artefacts sont conservĂ©s dans le lieu oĂč ils se trouvent et protĂ©gĂ©s dans l'attente de l'intervention de l'AWaP.
Art. R.40-3. Dans les huit jours de la déclaration, l'AWaP envoie un représentant pour examiner la découverte et précise au propriétaire du terrain et à l'auteur de la découverte les conditions de protection particuliÚres, appropriées à la nature des biens archéologiques découverts.
1° soit de suspendre, pour un délai n'excédant pas soixante jours, la mise en oeuvre de la démolition ou du permis, en vue de faire procéder à des opérations archéologiques;
2° soit d'annuler l'ordre de dĂ©molition, de retirer le permis, de faire procĂ©der Ă des opĂ©rations archĂ©ologiques, de dĂ©terminer les conditions nĂ©cessaires Ă la prĂ©servation du bien immobilier concernĂ© et des biens archĂ©ologiques dĂ©couverts ou de fixer les conditions auxquelles pourrait ĂȘtre octroyĂ© ultĂ©rieurement un permis.
Art. D. 42. § 1er. Le Gouvernement peut déclarer qu'il est d'utilité publique d'occuper un site pour procéder à des sondages archéologiques ou à des fouilles. Sauf en cas d'urgence, l'avis de la Commission est requis.
L'arrĂȘtĂ© du Gouvernement visĂ© Ă l'alinĂ©a 1er dĂ©termine, pour chaque site, les conditions dans lesquelles lesdites opĂ©rations peuvent ĂȘtre effectuĂ©es.
Il désigne les personnes autorisées à procéder aux sondages archéologiques et aux fouilles, délimite le terrain ou l'espace dont l'occupation est nécessaire, en ce compris ses accÚs à partir de la voirie la plus proche, et indique la date de début des opérations et la durée de celles-ci.
L'arrĂȘtĂ© est notifiĂ©, par envoi recommandĂ© Ă la poste, au propriĂ©taire du site et Ă la Commission.
Dans les dix jours de la réception de la notification, le propriétaire en donne connaissance au locataire ou à l'occupant du bien immobilier, par lettre recommandée à la poste. La notification adressée au propriétaire mentionne cette obligation.
Les sondages archĂ©ologiques ou les fouilles visĂ©s par l'arrĂȘtĂ© peuvent ĂȘtre entrepris par les personnes autorisĂ©es, dans les quinze jours suivant la notification de l'arrĂȘtĂ© au propriĂ©taire concernĂ©.
§ 2. L'arrĂȘtĂ© du Gouvernement :
1° désigne le bien ou l'ensemble de biens immobiliers concernés par les opérations archéologiques à exécuter et fixe les conditions de leur mise en oeuvre;
2° désigne les personnes qu'il autorise à procéder aux opérations archéologiques et délimite le périmÚtre dont l'occupation est nécessaire, en ce compris ses accÚs à partir de la voirie la plus proche;
3° indique la date du dĂ©but des opĂ©rations archĂ©ologiques et travaux ainsi que le dĂ©lai dans lequel ils doivent ĂȘtre terminĂ©s.
L'arrĂȘtĂ© est envoyĂ© simultanĂ©ment aux personnes autorisĂ©es et au propriĂ©taire du ou des biens immobiliers concernĂ©s.
Dans les dix jours de la notification, le propriétaire informe, par envoi, le locataire ou l'occupant du bien immobilier concerné. La notification envoyée au propriétaire mentionne cette obligation.
Les opĂ©rations archĂ©ologiques peuvent ĂȘtre entreprises par les personnes autorisĂ©es dans les quinze jours de l'envoi de l'arrĂȘtĂ©.
Le Gouvernement peut poursuivre l'expropriation pour cause d'utilité publique d'un bien immobilier recelant, ayant recelé ou étant présumé receler des biens archéologiques en vue de leur mise au jour, leur étude ou leur mise en valeur.
A l'expiration du dĂ©lai d'occupation visĂ© Ă l'alinĂ©a 1er, 3°, le site archĂ©ologique doit ĂȘtre remis dans l'Ă©tat oĂč il se trouvait avant l'exĂ©cution des travaux visĂ©s au mĂȘme article, Ă moins qu'une procĂ©dure de classement du site ou d'expropriation du site pour cause d'utilitĂ© publique ne soit entamĂ©e.
Des dispositions opérationnelles et immobiliÚres
CHAPITRE Ier. - Des dispositions opérationnelles
Art. D. 43. Selon les modalitĂ©s arrĂȘtĂ©es par le Gouvernement, la RĂ©gion peut octroyer une subvention Ă toute personne physique ou toute personne morale de droit public ou de droit privĂ© :
1° pour des études ou des actes et travaux d'urgence, d'entretien ou de maintenance d'un bien inscrit sur la liste de sauvegarde ou classé;
2° pour des études ou des actes et travaux de restauration relatifs à un bien classé.
Selon les modalitĂ©s arrĂȘtĂ©es par le Gouvernement, la RĂ©gion peut octroyer une subvention Ă toute personne physique ou toute personne morale de droit public ou de droit privĂ© :
1° pour la mise en valeur d'un bien classé;
2° pour des actes et travaux qui se rapportent à l'embellissement extérieur des immeubles situés dans une zone de protection, repris pastillés à l'inventaire régional du patrimoine ou inscrits à l'inventaire communal;
3° pour des actes et travaux qui se rapportent au petit patrimoine populaire;
4° pour l'exécution d'opérations archéologiques et le rassemblement de biens archéologiques dans des dépÎts agréés et accessibles aux chercheurs;
5° pour des actes et travaux qui se rapportent à la protection, la réparation ou la mise en valeur de biens archéologiques;
6° pour l'ouverture au public de biens classés.
Le Gouvernement peut arrĂȘter les modalitĂ©s d'intervention de la province et de la commune dans les frais de restauration des biens classĂ©s sur la base de l'affectation de ceux-ci.
Partie Réglementaire
Section 1Úre. - Des actes et travaux d'urgence d'un monument repris sur la liste de sauvegarde ou classé ou d'éléments construits d'un bien repris dans un ensemble architectural classé ou dans un site classé
Art. R.43-1. Tout propriétaire d'un bien classé assure le bien pour couvrir les dégùts qu'il peut subir du fait de risques tels que l'incendie, la foudre, l'explosion, l'intempérie et la destruction volontaire et en joint la preuve à la demande de subvention qu'il envoie à l'AWaP. à défaut, la demande est irrecevable.
Le propriétaire informe l'AWaP, par envoi, de tout sinistre et consacre l'indemnité de l'assurance à la maintenance ou à la restauration du bien. Si l'indemnité de l'assurance ne couvre pas la totalité du coût des actes et travaux, le propriétaire peut solliciter une subvention qui est calculée sur la partie non couverte par l'indemnité pour autant que l'assurance prise prévoit une couverture de risques suffisante, que le sinistre n'est pas volontaire dans le chef du propriétaire et que ce dernier ait pris les mesures suffisantes visant à limiter le sinistre.
Le propriétaire assure le bien aussi longtemps que ce dernier bénéficie du statut de bien protégé.
Art. R.43-2. Dans la limite des crĂ©dits disponibles Ă cette fin au budget de la RĂ©gion wallonne et sur la base de la procĂ©dure qu'il arrĂȘte, le Ministre peut accorder une subvention fixĂ©e Ă cinquante pour cent du coĂ»t TVA comprise des actes et travaux qui suivent:
1° la protection contre les intempéries, l'incendie, les mouvements d'eau souterrains ou tout autre accident naturel;
2° la protection provisoire avant l'exécution des actes et travaux définitifs;
3° la protection contre le vandalisme ou le vol des éléments qui ont justifié les mesures de protection, d'un monument repris sur la liste de sauvegarde ou classé ou d'éléments construits d'un bien repris dans un ensemble architectural classé ou dans un site classé et qui présentent un caractÚre patrimonial.
Le Ministre peut préciser la portée des actes et travaux visés à l'alinéa 1er.
Les frais généraux qui comprennent, notamment, les frais et honoraires de l'auteur de projet, sont forfaitairement calculés au taux de sept pour cent du montant des actes et travaux visés à l'alinéa 1er.
La demande de subvention est adressĂ©e, par envoi Ă l'AWaP, au moyen du formulaire arrĂȘtĂ© par le Ministre.
Pour les actes et travaux sur un bien qui relÚve du patrimoine exceptionnel visé à l'article 20 du Code, le taux de la subvention visé à l'alinéa 1er est porté à soixante-cinq pour cent.
AM.43-2. La demande de la subvention visée à l'article R.43-2 est introduite auprÚs de l'AWaP sur la base du formulaire visé à l'annexe 8.
Lorsque les actes et travaux d'urgence ont été exécutés, le demandeur invite l'AWaP à procéder à leur vérification et lui transmet les factures et les preuves de paiement.
Si l'AWaP considÚre que les actes et travaux visés à l'alinéa 2 ne sont pas conformément exécutés, elle en informe le demandeur qui procÚde à leur régularisation, sous le contrÎle de l'AWaP, dans le délai qu'elle fixe.
AprĂšs la notification de l'arrĂȘtĂ© d'octroi de la subvention, sur la base d'une dĂ©claration de crĂ©ance originale signĂ©e que le demandeur transmet Ă l'AWaP, celle-ci liquide le montant total de la subvention au demandeur. ».
Art. R.43-3. Toute demande de subvention est accompagnée de l'engagement du demandeur de prendre en charge le solde non couvert par la subvention.
Le demandeur ne peut pas entreprendre les actes et travaux de maintenance ou de restauration, Ă l'exception des Ă©tudes prĂ©alables, avant la notification de l'arrĂȘtĂ© d'octroi de la subvention demandĂ©e, sous peine de perdre le bĂ©nĂ©fice de la subvention.
La demande de subvention est introduite sur la base du formulaire arrĂȘtĂ© par le Ministre.
Le montant de la subvention est établi sur la base du montant éligible des études préalables et des actes travaux de maintenance ou de restauration, calculé TVA comprise.
Pour tous les actes et travaux de maintenance ou de restauration faisant l'objet d'une subvention, en ce compris les études qui s'y rapportent, la loi du 17 juin 2016 relative aux marchés publics est applicable aux personnes de droit privé.
AM.43-3. La demande de la subvention visée à l'article R.43-3. est introduite auprÚs de l'AWaP sur la base du formulaire visé à l'annexe 8.
Art. R.43-4. Au terme de l'exĂ©cution des actes et travaux de maintenance ou de restauration, le propriĂ©taire peut solliciter l'octroi d'une subvention complĂ©mentaire lorsque le chantier a donnĂ© lieu Ă des actes et travaux non prĂ©visibles lors de la demande de subvention et indispensables Ă la poursuite des actes et travaux ou au maintien des Ă©lĂ©ments dont la valeur et l'intĂ©rĂȘt patrimoniaux ont conduit Ă la protection du bien.
La demande de subvention est adressĂ©e, par envoi Ă l'AWaP, au moyen du formulaire arrĂȘtĂ© par le Ministre.
AM.43-4. La demande de la subvention visée à l'article R.43-4. est introduite auprÚs de l'AWaP sur la base du formulaire visé à l'annexe 8.
Le montant total de la subvention complémentaire est liquidé au demandeur, aprÚs validation du dossier de subvention par l'AWaP, sur la base d'une déclaration de créance originale signée envoyée par le demandeur.
Art. R.43-5. Dans la limite des crĂ©dits disponibles Ă cette fin au budget de la RĂ©gion wallonne, et sur la base de la procĂ©dure qu'il arrĂȘte, le Ministre peut accorder une subvention fixĂ©e Ă cinquante pour cent du montant du coĂ»t TVA comprise des actes et travaux qui suivent:
1° les traitements destinés à préserver, conserver, stabiliser, réparer, consolider, ou restaurer tout ou partie d'un monument;
2° le remplacement d'Ă©lĂ©ments originaux du monument qui ne peuvent pas ĂȘtre consolidĂ©s ou stabilisĂ©s;
3° le dégagement et la mise en valeur d'éléments archéologiques qui renforcent les caractéristiques qui ont justifié les mesures de protection;
4° la suppression d'ajouts qui altÚrent les caractéristiques ayant justifié la protection;
5° le surcroßt de précautions nécessaires à l'exécution de travaux de restauration;
6° le gros Ćuvre propre Ă donner une affectation nouvelle au monument;
7° la prise en compte des conditions climatiques particuliÚres nécessaires à la conservation d'éléments de valeur du monument;
8° les mesures d'amĂ©lioration de la performance Ă©nergĂ©tique Ă la condition qu'elles soient compatibles avec les intĂ©rĂȘts qui ont justifiĂ© la protection du monument.
Le Ministre peut préciser la portée des actes et travaux visés à l'alinéa 1er.
Les frais généraux qui comprennent, notamment, les frais et honoraires de l'auteur de projet, sont forfaitairement calculés au taux de sept pour cent du montant des actes et travaux visés à l'alinéa 1er.
La demande de subvention est adressĂ©e, par envoi Ă l'AWaP, au moyen du formulaire arrĂȘtĂ© par le Ministre.
Pour les actes et travaux sur un bien qui relÚve du patrimoine exceptionnel visé à l'article 20 du Code, le taux de la subvention visé à l'alinéa 1er est porté à soixante-cinq pour cent.
Les taux de subvention visés aux alinéas 1er et 5 sont majorés de dix pour cent du coût des actes et travaux éligibles, lorsque la fonction principale du monument est publique ou si le propriétaire garantit ou améliore la fréquence d'ouverture du bien au public, sur la base d'une convention conclue entre le Ministre et le propriétaire.
Le Ministre peut préciser la portée des actes, travaux, études et honoraires.
AM.43-5. La subvention est liquidée au demandeur comme suit :
1° la premiÚre tranche correspondant à vingt pour cent du montant total de la subvention est liquidée sur la base de la copie de la notification de la décision d'attribution du marché à l'adjudicataire par le demandeur, de l'état justificatif de base ainsi que d'une déclaration de créance originale signée qu'il envoie à l'AWaP ;
2° la deuxiÚme tranche correspondant à quarante pour cent du montant total de la subvention est liquidée à la réception par l'AWaP des preuves de paiement par le propriétaire de plus de cinquante pour cent du coût total des actes et travaux éligibles ; le demandeur joint à sa demande, en deux exemplaires, les preuves de paiement, les factures correspondantes et les états d'avancement des actes et travaux, l'état justificatif intermédiaire ainsi qu'une déclaration de créance originale signée ;
3° le solde est liquidé aprÚs la réception provisoire ; à cet effet, le demandeur invite l'AWaP à la réception provisoire et lui transmet les preuves de paiement, les factures correspondantes, le décompte final relatif aux actes et travaux éligibles, l'état justificatif final et une déclaration de créance originale signée.
Les Ă©tats justificatifs, pour la vĂ©rification de chacune des tranches visĂ©es Ă l'alinĂ©a 1 er, sont Ă©tablis sur la base du modĂšle visĂ© en annexe 1 du prĂ©sent arrĂȘtĂ© et sont transmis Ă l'AWaP par le demandeur.
A tout moment, l'AWaP peut contrÎler la mise en oeuvre de la maintenance ou de la restauration. Si l'AWaP considÚre que les actes et travaux ne sont pas conformément exécutés, elle en informe le demandeur qui procÚde à leur régularisation, sous le contrÎle de l'AWaP, dans le délai qu'elle fixe.
Pour les actes et travaux nécessitant un plan de financement concerté entre plusieurs pouvoirs subsidiant, les modalités de liquidation y sont adaptées.
Art. R.43-6. Dans les cas visĂ©s Ă l'article R.43-5, alinĂ©a 6, l'arrĂȘtĂ© du Ministre accordant la subvention peut prĂ©ciser les modalitĂ©s d'ouverture permanente ou intermittente du monument au public.
Art. R.43-7. Lorsque la maintenance se rapporte à un monument classé ou inscrit sur la liste de sauvegarde et est exécutée par le propriétaire ou, le cas échéant, par tout bénévole agissant avec son accord écrit ou par les services techniques d'un pouvoir public propriétaire, le taux de subvention est de cent pour cent, avec un plafond de dix mille euros TVA comprise.
La subvention porte sur le coût des matériaux, du transport ou des moyens d'exécution.
La demande de subvention est envoyĂ©e Ă l'AWaP, au moyen du formulaire arrĂȘtĂ© par le Ministre.
AM.43-7.Au terme de la réalisation des actes et travaux de maintenance exécutés par le demandeur ou, le cas échéant, tout bénévole agissant avec son accord écrit ou par les services techniques d'un pouvoir public propriétaire, le demandeur invite l'AWaP à procéder à leur vérification.
Si l'AWaP considÚre que les actes et travaux visés à l'alinéa 1 er ne sont pas conformément exécutés, elle en informe le demandeur qui procÚde à leur régularisation, sous le contrÎle de l'AWaP, dans le délai qu'elle fixe.
La subvention est liquidée au demandeur, sur la base des factures, des preuves de paiement et d'une déclaration de créance originale signée qu'il envoie à l'AWaP.
Art. R.43-8. Pour les monuments classés, le taux de subvention des études préalables éventuelles et, le cas échéant, des investigations, en ce compris des travaux de nettoyage ou de dégagement rendus indispensables pour réaliser ces études, est de quatre-vingt pour cent du coût T.V.A comprise.
La demande de subvention est adressĂ©e, par envoi Ă l'AWaP, au moyen du formulaire arrĂȘtĂ© par le Ministre.
AM.43-8. Le propriétaire transmet à l'AWaP et aux personnes visées à l'article 27, § 1 er, les études préalables exécutées.
La subvention est liquidée au demandeur dÚs l'approbation, par l'AWaP, des études préalables et de la procédure d'attribution de marché public, sur la base des factures, des preuves de paiement et d'une déclaration de créance originale signée qu'il envoie à l'AWaP.
Art. R.43-9. Les taux minimum des interventions communale et provinciale ne peuvent pas ĂȘtre infĂ©rieurs respectivement Ă un pour cent et quatre pour cent du coĂ»t des actes et travaux Ă©ligibles.
Le dossier de demande de la subvention régionale contient la demande de la subvention communale et la demande de la subvention provinciale.
Le propriĂ©taire peut solliciter la commune et la province oĂč le bien se situe afin d'obtenir un taux supĂ©rieur. Dans ce cas, il en informe l'AWaP lors de l'introduction de sa demande de subvention en transmettant copie des dĂ©libĂ©rations des collĂšges des instances concernĂ©es.
L'arrĂȘtĂ© d'octroi de la subvention rĂ©gionale contient le pourcentage d'intervention de la commune et celui de la province ou comporte en annexe l'accord relatif Ă l'octroi de la subvention communale ou de la subvention provinciale. La liquidation de la subvention communale ou de la subvention provinciale s'effectue par la commune ou par la province au propriĂ©taire Ă l'achĂšvement des travaux, sur la base du dĂ©compte final approuvĂ© par l'AWaP.
Art. R.43-10. Dans la limite des crĂ©dits disponibles Ă cette fin au budget de la RĂ©gion wallonne et sur la base de la procĂ©dure qu'il arrĂȘte, le Ministre peut accorder, dans le cadre d'un appel Ă projet qu'il dĂ©finit, une subvention pour des actes et travaux ou la pose d'Ă©lĂ©ments de mise en lumiĂšre de biens classĂ©s.
Art. R.43-11. Pour l'application de la prĂ©sente section, l'on entend par immeuble, le bĂątiment qui prĂ©sente un ou plusieurs intĂ©rĂȘts au sens de l'article 1er, alinĂ©a 1er du Code et dont les actes et travaux d'embellissement extĂ©rieur rĂ©pondent Ă des caractĂ©ristiques patrimoniales et locales Ă maintenir ou Ă restituer.
Art. R.43-12. Dans la limite des crĂ©dits disponibles Ă cette fin au budget de la RĂ©gion wallonne et sur la base de la procĂ©dure qu'il arrĂȘte, le Ministre peut accorder une subvention pour des actes et travaux d'embellissement extĂ©rieur des immeubles:
1° situés dans un ensemble architectural classé;
2° situés dans un site classé;
3° situés dans une zone de protection au sens du Code, pour autant que le bùtiment soit visible depuis l'espace public ou accessible au public et qu'il participe à la mise en valeur du bien classé auquel se rapporte la zone de protection;
4° repris pastillés à l'inventaire régional du patrimoine;
5° inscrits à l'inventaire communal pour autant que le bùtiment soit visible depuis l'espace public ou accessible au public.
Pour les points 3° et 5° visĂ©s Ă l'alinĂ©a premier, l'arrĂȘtĂ© de subvention atteste le caractĂšre d'accessibilitĂ© du bien.
AM.43-12. Au terme de l'exécution des actes et travaux d'embellissement extérieur, le demandeur invite l'AWaP à procéder à leur vérification.
Si l'AWaP considÚre que les actes et travaux visés à l'alinéa 1 er ne sont pas conformément exécutés, elle en informe le demandeur qui procÚde à leur régularisation, sous le contrÎle de l'AWaP, dans le délai qu'elle fixe.
Le montant total de la subvention est liquidé au demandeur dÚs l'approbation, par l'AWaP, des actes et travaux d'embellissement, sur la base des factures, des preuves de paiement et d'une déclaration de créance originale signée qu'il envoie à l'AWaP.
Art. R.43-13. Sur la base de caractéristiques patrimoniales et locales à maintenir ou à restituer, l'embellissement extérieur visé à l'article R.43-12 consiste, pour les volumes principaux des bùtiments à front de voirie et pour les volumes secondaires à front de voirie, qui jouxtent ou qui s'articulent directement avec le volume principal, en un ou plusieurs des actes et travaux qui suivent:
1° la remise en état des façades et pignons par:
a) soit la restitution ou la recomposition de leur structure originelle,
b) soit le rejointoiement des maçonneries,
c) soit l'application de badigeon, de peinture, d'enduit ou tout autre parement traditionnel;
2° le renouvellement de lucarnes, chùssis, menuiseries telles que corniches ou contrevents, de zingueries caractéristiques, dans les façades et pignons;
3° le renouvellement de toiture en matériau traditionnel.
Art. R.43-14. La demande de subvention est adressĂ©e, par envoi Ă l'AWaP, au moyen du formulaire arrĂȘtĂ© par le Ministre.
L'octroi de la subvention peut ĂȘtre assorti de conditions.
AM.43-14. Le formulaire de demande de subvention visé à l'article R.43-14. figure à l'annexe 9.
Art. R.43-15. Les actes et travaux doivent ĂȘtre exĂ©cutĂ©s dans les deux ans Ă dater de la notification de la dĂ©cision d'octroi de la subvention.
Art. R.43-16. Par immeuble, le Ministre peut accorder une subvention dont le montant est fixé à trente pour cent du montant des factures, TVA comprise.
Le montant de la subvention n'excĂšde pas:
1° sept mille cinq cents euros pour les immeubles visés à l'article R.43-12, 1° et 2°; ce montant est porté à dix mille euros pour les biens qui relÚvent du patrimoine exceptionnel visé à l'article 20 du Code;
2° cinq mille euros pour les immeubles visés à l'article R.43-12, 3° à 5°.
Art. R.43-17. §1er. Dans la limite des crédits disponibles à cette fin au budget de la Région wallonne et dans le cadre d'un appel à projet qu'il décide, le Ministre peut accorder, à la commune, une subvention maximale de dix mille euros pour la réalisation d'un recensement du petit patrimoine populaire communal.
§2. Dans la limite des crĂ©dits disponibles Ă cette fin au budget de la RĂ©gion wallonne et sur la base de la procĂ©dure qu'il arrĂȘte, le Ministre peut accorder une subvention d'un montant maximal de sept mille cinq cents euros pour des actes et travaux de restauration ou de mise en valeur de biens relevant du petit patrimoine populaire.
Par dérogation à l'alinéa 1er, dans le cadre d'appels à projets thématiques définis par le Ministre, le montant maximal de la subvention est porté à quinze mille euros.
§3. Dans la limite des crĂ©dits disponibles Ă cette fin au budget de la RĂ©gion wallonne et sur la base de la procĂ©dure qu'il arrĂȘte, le Ministre peut accorder une subvention d'un montant maximal de deux mille cinq cents euros pour toute action collective de mise en valeur et de promotion du petit patrimoine populaire.
§4. Le Ministre établit le formulaire de demande des subventions visées aux paragraphes 2 et 3.
AM.43-17. § 1 er. La commune transmet à l'AWaP une copie du recensement. La subvention est liquidée à la commune dÚs l'approbation, par l'AWaP, du recensement et, le cas échéant, de la procédure d'attribution de marché public, sur la base des factures, des preuves de paiement et d'une déclaration de créance originale signée que la commune envoie à l'AWaP.
§ 2. Au terme de l'exécution des actes et travaux de restauration et de mise en valeur des biens relevant du petit patrimoine populaire, le demandeur invite l'AWaP à procéder à leur vérification.
Si l'AWaP considÚre que les actes et travaux visés au paragraphe, alinéa 1 er sont pas conformément exécutés, elle en informe le demandeur qui procÚde à leur régularisation, sous le contrÎle de l'AWaP, dans le délai qu'elle fixe.
La subvention est liquidée au demandeur dÚs l'approbation, par l'AWaP, des actes et travaux sur la base des factures, des preuves de paiement et d'une déclaration de créance originale signée qu'il envoie à l'AWaP. ».
Art. R.43-18. La subvention visĂ©e Ă l'article R.43-17 peut ĂȘtre accordĂ©e par le Ministre Ă toute personne, physique ou morale, de droit privĂ© ou de droit public, sur la base d'un dossier d'actes et travaux de mise en valeur et de promotion comprenant les documents qui suivent:
1° un plan de situation de l'élément patrimonial qui indique que celui-ci est visible depuis l'espace public ou accessible au public;
2° la description de l'élément, accompagnée d'un reportage photographique pertinent permettant de situer l'élément dans son contexte
3° l'indication, détaillée et chiffrée, des actes et travaux ou des actions de mise en valeur et de promotion de l'élément sur la base de devis estimatifs;
4° tout renseignement relatif au statut de propriĂ©tĂ© de l'Ă©lĂ©ment et de gestion ou d'entretien; au cas oĂč le demandeur de la subvention n'est pas propriĂ©taire du bien ou titulaire de droits rĂ©els sur le bien, l'autorisation de ce dernier est jointe au dossier, si la subvention demandĂ©e porte sur des actes et travaux.
Art. R.43-19. L'arrĂȘtĂ© de subvention est adressĂ©, par envoi, au demandeur; les actes et travaux de mise en valeur et de promotion ne peuvent pas dĂ©buter avant la rĂ©ception de l'envoi et sont rĂ©alisĂ©s dans un dĂ©lai de douze mois.
La moitiĂ© du montant de la subvention est liquidĂ©e Ă la notification de l'arrĂȘtĂ© d'octroi de la subvention.
Au terme de l'exécution des actes et travaux de mise en valeur et de promotion, le demandeur adresse, par envoi à l'AWaP, les factures accompagnées de tout document utile permettant de vérifier la réalisation des actes et travaux.
AprÚs un contrÎle sur place, le solde du montant de la subvention est liquidé sur la base des factures TVA comprise.
En cas d'utilisation non conforme de la subvention, le montant de l'avance visé à l'alinéa 2 est récupéré à l'initiative de l'AWaP et le droit à la subvention est éteint.
Art. D. 44. Lorsque la Région intervient dans le coût des actes et travaux relatifs à un bien classé inscrit sur la liste visée à l'article 20, elle peut conclure un accord-cadre avec le maßtre de l'ouvrage.
Le Gouvernement arrĂȘte le contenu et les modalitĂ©s de la mise en oeuvre de chaque accord-cadre. L'accord-cadre fixe la durĂ©e et le calendrier de rĂ©alisation des travaux de restauration, qui, en fonction de leur ampleur, s'Ă©talent sur plusieurs annĂ©es.
L'accord-cadre détermine l'intervention globale et annuelle de chaque partie dans le coût des actes et travaux.
Art. R.44-1. Dans la limite des crĂ©dits disponibles Ă cette fin au budget de la RĂ©gion wallonne et sur la base de la procĂ©dure qu'il arrĂȘte, le Ministre peut conclure un accord-cadre avec le propriĂ©taire d'un bien.
L'accord-cadre contient les éléments qui suivent:
1° l'identité de chacune des parties;
2° la nature, l'importance et le coût des actes et travaux, en ce compris les études et honoraires qui s'y rapportent;
3° la durĂ©e estimĂ©e de la mise en Ćuvre des actes et travaux;
4° les montants de l'intervention globale et annuelle de chacune des parties dans le coût des actes et travaux;
5° le calendrier de la mise en Ćuvre des actes et travaux.
L'accord-cadre peut ĂȘtre renouvelĂ© ou modifiĂ© de commun accord entre les parties.
AM.44-1.Pour tout projet de partenariat public-privé ou qui relÚve de plusieurs compétences publiques, la demande comporte les éléments qui établissent les interventions globales, annuelles et spécifiques.
DÚs la notification de la subvention, le demandeur bénéficie d'une premiÚre tranche équivalente à dix pourcents de l'intervention calculée sur base annuelle, et ce, chaque année couverte par l'accord-cadre. Cette tranche est liquidée sur la base d'une déclaration de créance originale signée.
DÚs l'entame des actes et travaux puis chaque trimestre, le bénéficiaire de l'accord-cadre envoie à l'AWaP une déclaration de créance originale signée, accompagnée de toute piÚce justificative. ».
Art. D. 45. Selon les modalitĂ©s arrĂȘtĂ©es par le Gouvernement, la RĂ©gion peut amĂ©nager ou faire amĂ©nager un Centre rĂ©gional de conservation et d'Ă©tudes de biens archĂ©ologiques dĂ©placĂ©s de leur lieu d'origine.
CHAPITRE II. - Des dispositions immobiliĂšres
Art. D. 46. Le Gouvernement assiste le propriétaire d'un bien classé.
L'assistance du Gouvernement consiste Ă :
1° recueillir le bien par acquisition ou assister son propriétaire dans la gestion de ce bien et assurer sa préservation immédiate, s'il échet, par des travaux d'urgence et de mise hors eau;
2° réaliser l'étude du potentiel de réaffectation du bien;
3° procéder à la recherche d'investisseurs privés ou publics pour l'acquisition ou location du bien ou toute autre formule de mise à disposition du bien, par le développement d'une stratégie commerciale appuyé sur l'étude du potentiel de réaffectation;
4° sur la base d'un programme de réaffectation, assumer soit pour son compte, soit pour le compte d'un tiers en délégation la maßtrise d'ouvrage de travaux de restauration;
5° vendre, louer ou mettre à disposition par toute autre formule, le bien réaffecté ou en cours de réaffectation.
En vue de mettre en oeuvre l'assistance par le Gouvernement et selon les modalitĂ©s qu'il arrĂȘte, l'Administration du patrimoine peut :
1° proposer au Gouvernement de poursuivre l'expropriation pour cause d'utilité publique de biens classés menacés d'abandon, de ruine ou de destruction;
2° faire valoir un droit de préemption au profit de la Région wallonne sur les biens visés au 1°, selon les dispositions visées au Titre II du Livre VI du CoDT;
3° recourir aux services de tiers et les charger de toute mission utile à l'assistance;
4° développer et réaliser toute activité se rapportant directement ou indirectement à l'assistance du Gouvernement.
Des indemnités
Art. D. 47. § 1er. Les propriĂ©taires peuvent demander une indemnitĂ© Ă charge de la RĂ©gion lorsqu'une interdiction de bĂątir ou d'urbaniser rĂ©sultant uniquement du classement d'un bien immobilier met fin Ă l'utilisation ou l'affectation de ce bien au jour prĂ©cĂ©dant l'entrĂ©e en vigueur de l'arrĂȘtĂ© de classement.
§ 2. Le droit Ă l'indemnisation naĂźt au moment du refus du permis d'urbanisme ou du permis d'urbaniser, en ce compris le permis visĂ© Ă l'article D.IV.106 du CoDT, ou lorsqu'un certificat d'urbanisme nĂ©gatif est dĂ©livrĂ©. Seule la diminution de valeur rĂ©sultant de l'interdiction de bĂątir ou d'urbaniser peut ĂȘtre prise en considĂ©ration pour l'indemnisation. Cette diminution de valeur doit ĂȘtre subie sans indemnitĂ© jusqu'Ă concurrence de vingt pourcents de cette valeur.
L'indemnitĂ© est rĂ©duite ou refusĂ©e si et dans la mesure oĂč il est Ă©tabli que le propriĂ©taire tire avantage du classement du bien immobilier.
La RĂ©gion peut s'exonĂ©rer de son obligation d'indemniser soit en rachetant le bien, soit en modifiant, conformĂ©ment aux articles 16 et suivants, les prescriptions de l'arrĂȘtĂ© de classement qui sont Ă l'origine du droit Ă l'indemnitĂ©.
§ 3. Aucune indemnité n'est due :
1° lorsque le propriétaire a acquis le bien immobilier alors qu'il était déjà classé;
2° du chef de l'interdiction de placer des enseignes ou des dispositifs de publicité sur un bien immobilier classé;
3° du chef de l'interdiction de continuer l'exploitation d'établissements dangereux, incommodes et insalubres au-delà de la période pour laquelle l'exploitation a été autorisée;
4° lorsque le propriĂ©taire a lui-mĂȘme demandĂ© le classement de son bien ou y a expressĂ©ment consenti.
§ 4. La RĂ©gion peut demander le remboursement des indemnitĂ©s majorĂ©es des intĂ©rĂȘts lĂ©gaux aux bĂ©nĂ©ficiaires, leurs ayants-droit ou ayants-cause dĂšs que le bien immobilier est dĂ©classĂ©.
§ 5. Les actions sont prescrites un an aprĂšs le jour oĂč naĂźt le droit Ă l'indemnisation ou au remboursement de l'indemnisation.
Art. D. 48. Si le réclamant en fournit la preuve, une indemnité est octroyée en réparation des dommages matériels résultant :
1° d'opérations archéologiques effectuées en application de l'article 33 et dont la durée excéderait trente jours, non comptés les jours d'intempéries;
2° de la suspension de l'exécution d'un permis ou de son retrait, visés à l'article 41;
3° de l'occupation du site visé à l'article 42;
4° de la prolongation du délai de quinze jours visé à l'article 40 pour autant que le délai total dépasse trente jours, non comptés les jours d'intempéries.
Le Gouvernement fixe et octroie l'indemnité.
En cas de contestation, le juge fixe l'indemnité.
Aucune indemnité n'est due lorsque le propriétaire et l'entrepreneur des travaux au cours desquels la découverte fortuite a eu lieu ne se sont pas acquittés de leur obligation de déclaration visée à l'article 40.
Si le réclamant en fournit la preuve, une indemnité est octroyée en réparation des dommages matériels résultant :
1° d'opérations archéologiques effectuées en application de l'article 34 et dont la durée excéderait soixante jours, non comptés les jours d'intempéries;
2° de la prolongation du délai de quinze jours visée à l'article 40, alinéa 3, pour autant que le délai total dépasse soixante jours, non comptés les jours d'intempéries;
3° de la suspension de l'exécution d'un permis ou de son retrait, visés à l'article 41;
4° de l'occupation du site visée à l'article 42, § 1er;
5° de la remise en état du site visée à l'article 42, § 2, alinéa 6, à défaut d'expropriation ou de classement du site.
Le Gouvernement fixe et octroie l'indemnité.
Aucune indemnité n'est due lorsque le propriétaire et l'entrepreneur des travaux au cours desquels la découverte fortuite visée à l'article 40 a eu lieu, ne se sont pas acquittés de leur obligation de déclaration.
De la connaissance et de la sensibilisation du public Ă la protection du patrimoine culturel immobilier
Art. D. 49. Selon les dispositions qu'il arrĂȘte, le Gouvernement peut :
1° entreprendre toute action éducative en vue d'éveiller et de développer auprÚs de l'opinion publique une conscience de la valeur du patrimoine par la connaissance du passé et des périls qui menacent ce patrimoine;
2° sensibiliser l'opinion publique à l'inventaire régional du patrimoine et à la carte archéologique, à la connaissance, la protection et la valorisation du patrimoine ainsi qu'aux savoir-faire y relatifs.
Art. D. 50. Selon les dispositions qu'il arrĂȘte, le Gouvernement peut :
1° réaliser ou diffuser, faire réaliser ou diffuser des publications et autres supports médiatiques relatifs au patrimoine ou accorder une ou plusieurs subventions à cet effet;
2° sensibiliser et encourager toute personne titulaire d'un droit réel sur un bien relevant du patrimoine, classé ou non, en vue de la valorisation, de la promotion, de l'accÚs ou de l'accueil avec ou sans séjour, à des fins touristiques ou accorder une ou plusieurs subventions à cet effet;
3° organiser ou faire organiser des colloques et des manifestations scientifiques ou de vulgarisation ou accorder une ou plusieurs subventions à cet effet;
4° accorder une subvention à toute association sans but lucratif, fondation d'utilité publique, province, intercommunale, commune ou établissement d'enseignement supérieur aux fins de couvrir les dépenses nécessaires à la réalisation d'initiatives ou d'activités de sensibilisation au patrimoine;
5° accorder une subvention de fonctionnement Ă toute association sans but lucratif ou fondation d'utilitĂ© publique qui mĂšne une ou plusieurs actions d'intĂ©rĂȘt rĂ©gional dont les retombĂ©es portent sur l'ensemble du territoire de la RĂ©gion, selon les modalitĂ©s prĂ©cisĂ©es dans une convention-cadre et non liĂ©es Ă un taux ni Ă un plafond particulier;
6° promouvoir l'accÚs aux éléments majeurs du patrimoine, encourager l'exposition au public de biens archéologiques sélectionnés ou accorder une ou plusieurs subventions à cet effet;
7° accorder des subventions pour couvrir les dépenses nécessaires à l'organisation des Journées du Patrimoine et aux initiatives pour la jeunesse qui en découlent;
8° sensibiliser l'opinion publique au petit patrimoine populaire sur la base de la typologie qu'il arrĂȘte, le cas Ă©chĂ©ant sur la proposition de la Commission ou de la commission communale de la commune concernĂ©e, ou accorder une ou plusieurs subventions Ă cet effet;
9° accorder une subvention à toute commune pour l'élaboration de l'inventaire communal visé à l'article 12.
Des métiers du patrimoine
Art. D. 51. Selon les dispositions qu'il arrĂȘte, le Gouvernement assure la conservation des savoir-faire et la formation dans les mĂ©tiers du patrimoine.
Art. R.51. Le Centre des métiers du patrimoine « La Paix-Dieu » à Amay et le PÎle de la Pierre à Soignies assurent, pour partie, la conservation des savoir-faire et la formation dans les métiers du patrimoine, dans le respect des missions assignées à l'AWaP.
Art. D. 52. La conservation et la formation visées à l'article 51 consistent à :
1° offrir des formations théoriques et pratiques ayant trait aux métiers et techniques de conservation du patrimoine, en concertation avec les organismes régionaux de formation, et mettre en place un systÚme de reconnaissance de ces formations;
2° organiser une infrastructure d'accueil pouvant contribuer au bon fonctionnement de ces formations;
3° recueillir toute documentation relative aux métiers du patrimoine et en assurer la diffusion, le cas échéant, au travers d'un Centre régional de documentation;
4° organiser des manifestations, des activités et des réunions visant, notamment, à rencontrer les objectifs fixés par le Réseau européen des métiers du patrimoine;
5° conclure des accords et coopérer avec les institutions compétentes en la matiÚre et s'associer aux initiatives de la Région en matiÚre de formation;
6° assumer la promotion de ces formations en Belgique et à l'étranger, ainsi que d'assurer la diffusion à l'étranger dans le cadre de la coopération internationale.
Art. R.52. Le Centre des métiers du patrimoine « La Paix-Dieu » à Amay et le PÎle de la Pierre à Soignies ont pour missions:
1° d'organiser et de promouvoir des formations théoriques et pratiques, de courte ou de longue durée, ayant trait aux métiers du patrimoine et aux techniques de conservation, à destination d'un public professionnel;
2° d'identifier, en collaboration avec d'autres organismes de formation, les besoins en formation aux métiers du patrimoine émanant du secteur du patrimoine et du secteur de la construction;
3° d'adapter et de mettre en Ćuvre des programmes pĂ©dagogiques et des outils mĂ©thodologiques spĂ©cifiques relatifs Ă ces formations, en articulation avec l'offre des autres organismes de formation.
Le Ministre peut préciser les modalités organisationnelles des formations théoriques et pratiques précitées et les modalités de reconnaissance de ces formations conformément aux dispositions rÚglementaires existantes et en concertation avec le Ministre de la Formation. ».
Du domaine de la Région relevant du patrimoine
Art. D. 53. Selon les dispositions qu'il arrĂȘte et pour la liste des biens qu'il fixe, le Gouvernement assure la valorisation de tout ou partie de biens classĂ©s relevant du domaine de la RĂ©gion.
La valorisation consiste Ă :
1° conclure des accords pour délimiter la sphÚre d'intervention de chacune des administrations régionales concernées sur les biens inscrits sur la liste fixée par le Gouvernement;
2° concevoir des projets d'affectation ou de réaffectation de ces biens;
3° assurer pour ces biens, la valorisation, la promotion, l'accÚs et l'accueil du public;
4° réaliser des investissements indispensables à la concrétisation des projets visés au point 2° et assurer, s'il échet, la maßtrise d'ouvrage directe ou déléguée de ces investissements;
5° assurer ou faire assurer l'exploitation de ces biens une fois les investissements effectués;
6° réaliser ou faire réaliser des manifestations publiques sur ou dans ces biens et des publications à leur propos;
7° recueillir et réaffecter sur ces biens les recettes éventuelles liées à leur gestion ou aux manifestations qui s'y réalisent.
Art. D. 54. Selon les modalitĂ©s arrĂȘtĂ©es par le Gouvernement et dans les limites des crĂ©dits budgĂ©taires, la RĂ©gion peut accorder une subvention annuelle de fonctionnement aux personnes physiques ou morales qu'elle charge de l'exploitation des biens classĂ©s visĂ©s Ă l'article 53. ».
Art. 481-504 : De la structure, des missions et du fonctionnement de la Commission royale des Monuments, Sites et Fouilles de la Région wallonne (Chap. II du Titre III "Des mesures d'exécution du livre III applicables dans la région de langue française" du Livre III du Code): Suite CWP art. 481-504.pdf
- Tableau global du CoPat (fait par l'AWAP) mettant en correspondance les articles de la partie décrétale (Décret du 26 avril 2018) avec les articles d'exécution (AGW du 31 janvier 2019 + AM du 21 mai 2019) : copat-consolide-(D+AGW+AM).pdf