Le Gouvernement wallon,
Vu le RĂšglement (UE) no1303/2013 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 17 dĂ©cembre 2013 portant dispositions communes relatives au Fonds europĂ©en de dĂ©veloppement rĂ©gional, au Fonds social europĂ©en, au Fonds de cohĂ©sion, au Fonds europĂ©en agricole pour le dĂ©veloppement rural et au Fonds europĂ©en pour les affaires maritimes et la pĂȘche, portant dispositions gĂ©nĂ©rales applicables au Fonds europĂ©en de dĂ©veloppement rĂ©gional, au Fonds social europĂ©en, au Fonds de cohĂ©sion et au Fonds europĂ©en pour les affaires maritimes et la pĂȘche, et abrogeant le RĂšglement (CE) no 1083/2006 du Conseil;
Vu le RÚglement (UE) no1305/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 relatif au soutien au développement rural par le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) et abrogeant le RÚglement (CE) no 1698/2005 du Conseil;
Vu le RÚglement délégué (UE) no807/2014 de la Commission du 11 mars 2014 complétant le RÚglement (UE) no 1305/2013 du Parlement européen et du Conseil relatif au soutien au développement rural par le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) et introduisant des dispositions transitoires;
Vu le rÚglement no 702/2014 de la Commission du 25 juin 2014 déclarant certaines catégories d'aides, dans les secteurs agricole et forestier et dans les zones rurales, compatibles avec le marché intérieur, en application des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne;
Vu le RÚglement d'exécution (UE) no808/2014 de la Commission du 17 juillet 2014 portant modalités d'application du RÚglement (UE) no 1305/2013 du Parlement européen et du Conseil relatif au soutien au développement rural par le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader);
Vu le RÚglement (UE) no1310/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 établissant certaines dispositions transitoires relatives au soutien au développement rural par le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader), modifiant le RÚglement (UE) no1305/2013 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les ressources et leur répartition pour l'exercice 2014 et modifiant le RÚglement (CE) no73/2009 du Conseil ainsi que les RÚglements (UE) no1307/2013, (UE) no1306/2013 et (UE) no 1308/2013 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne leur application au cours de l'exercice 2014;
Vu le Code wallon de l'Agriculture, les articles D.4, D.6, D.242, D.243, D.245 Ă D.248 et D.254, 1er;
Vu l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 19 dĂ©cembre 2008 pour les investissements dans le secteur agricole;
Vu l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 19 dĂ©cembre 2013 organisant un rĂ©gime transitoire des aides aux investissements dans le secteur agricole et modifiant l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 19 dĂ©cembre 2008 pour les investissements dans le secteur agricole;
Vu le rapport du 2 avril 2015 Ă©tabli conformĂ©ment Ă l'article 3, 2° , du dĂ©cret du 11 avril 2014 visant Ă la mise en Ćuvre des rĂ©solutions de la ConfĂ©rence des Nations unies sur les femmes Ă PĂ©kin de septembre 1995 et intĂ©grant la dimension du genre dans l'ensemble des politiques rĂ©gionales;
Vu la concertation entre les Gouvernements régionaux et l'Autorité fédérale intervenue les 23 avril 2015 et 18 juin 2015;
Vu l'avis de l'inspecteur des finances, donné le 27 mars 2015;
Vu l'accord du Ministre du budget, donné le 2 avril 2015;
Vu l'avis 57.864/2/V du Conseil d'Ătat, donnĂ© le 26 aoĂ»t 2015, en application de l'article 84, 1er, alinĂ©a 1er, 2° , des lois sur le Conseil d'Ătat, coordonnĂ©es le 12 janvier 1973;
ConsidĂ©rant que l'octroi de la garantie publique constitue une aide d'Ătat exemptĂ©e en application du RĂšglement no702/2014 de la Commission du 25 juin 2014 dĂ©clarant certaines catĂ©gories d'aides, dans les secteurs agricole et forestier et dans les zones rurales, compatibles avec le marchĂ© intĂ©rieur, en application des articles 107 et 108 du traitĂ© sur le fonctionnement de l'Union europĂ©enne, publiĂ© au Journal officielde l'Union europĂ©enne le 1er juillet 2014 sous la rĂ©fĂ©rence « JO L 193 du 1.7.2014, p. 1-75 », en particulier en application du chapitre Ier et des articles 14 et 18;
Sur la proposition du Ministre de l'Agriculture;
AprÚs délibération,
ArrĂȘte:
Définitions
Art. 1er.
Pour l'application du prĂ©sent arrĂȘtĂ©, on entend par:
1° comitĂ© de suivi: le comitĂ© de suivi instituĂ© en vertu de l'article 47 du RĂšglement no1303/2013 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 17 dĂ©cembre 2013 portant les dispositions communes relatives au Fonds europĂ©en de dĂ©veloppement rĂ©gional, au Fonds social europĂ©en, au Fonds de cohĂ©sion, au Fonds europĂ©en agricole pour le dĂ©veloppement rural et au Fonds europĂ©en pour les affaires maritimes et la pĂȘche, portant dispositions gĂ©nĂ©rales applicables au Fonds europĂ©en rĂ©gional, au Fonds social europĂ©en, au Fonds de cohĂ©sion et au Fonds europĂ©en pour les affaires maritimes et la pĂȘche, et abrogeant le RĂšglement (CE) no1083/2006 du Conseil, ci-aprĂšs le RĂšglement no 1303/2013;
2° convention sur les garanties: la convention Ă©tablie entre un organisme de crĂ©dit et le Ministre fixant les modalitĂ©s de gestion de la garantie accordĂ©e en vertu du prĂ©sent arrĂȘtĂ©;
3° CUMA: la société coopérative constituée conformément à l'article 2, 2, quatriÚme tiret, du Code des sociétés, qui répond aux conditions suivantes:
a) son l'objet social se rattache principalement, dans l'exploitation de ses membres, à l'utilisation en commun du matériel agricole nécessaire à l'activité agricole de ses membres;
b) la majorité des membres de la CUMA sont des partenaires de type producteur admissibles à l'aide, avec un minimum de trois partenaires admissibles à l'aide;
c) les statuts prévoient qu'aux assemblées générales tout associé dispose d'au moins une voix;
4° ComitĂ© d'installation: le comitĂ© d'installation visĂ© Ă l'article 60 de l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 12 fĂ©vrier 2015 exĂ©cutant le rĂ©gime des paiements directs en faveur des agriculteurs;
5° date d'introduction: la date d'introduction de la demande d'aide complÚte et conforme;
6° date d'installation par création: la date du premier enregistrement au SIGeC en tant qu'agriculteur à titre principal et qui correspond à la date d'inscription à la caisse d'assurances sociales en tant qu'agriculteur à titre principal;
6°/1 date d'installation par développement: la date du premier enregistrement au SIGeC en tant qu'agriculteur à titre principal et qui correspond à la date d'inscription à la caisse d'assurances sociales en tant qu'agriculteur à titre principal;
7° date d'installation par reprise: la date du premier enregistrement au SIGeC en tant qu'agriculteur à titre principal et qui correspond à la date de reprise mentionnée dans la convention de reprise et à la date d'inscription à la caisse d'assurances sociales en tant qu'agriculteur à titre principal;
8° demande d'aide: la demande d'aide au sens de l'article 2, 1er, (3) du RÚglement no640/2014 pour une demande de participation à l'un des régimes d'aides prévus aux articles 17 et 19 du RÚglement no 1305/2013;
9° expérience pratique: l'expérience professionnelle agricole en équivalent temps plein en tant qu'agriculteur ou aidant ou conjoint aidant ou l'expérience professionnelle en tant qu'ouvrier ou salarié agricole sur une exploitation agricole ;
10° garantie: l'aide accordĂ©e sous forme d'une garantie publique qui peut ĂȘtre attachĂ©e au remboursement en capital, intĂ©rĂȘts et accessoires des prĂȘts consentis aux personnes physiques et morales visĂ©es au prĂ©sent arrĂȘtĂ©, pour autant que le prĂȘt soit accordĂ© par un organisme de crĂ©dit agréé visĂ© Ă l'article D.248 du Code wallon de l'Agriculture;
11° investissements: les opérations qui consistent à acquérir, construire ou rénover des biens immeubles ou à acquérir des biens mobiliers au profit des bénéficiaires des aides;
12° jeune agriculteur: le bénéficiaire des aides à l'installation tel que défini par l'article 2, n), du RÚglement no 1305/2013;
13° partenaire de type producteur: personne physique ou groupement de personnes physiques ou personne morale ou groupement de personnes morales identifiées au SIGeC exerçant une activité agricole ou horticole;
14° partenaire de type coopérative: les sociétés coopératives de type CUMA ou SCTC identifiées au SIGeC;
15° plan d'entreprise: le plan visé à l'article 19, 4, du rÚglement no 1305/2013;
16° produits de qualité: les produits de qualité visés aux articles D.171 à D.184 du Code wallon de l'Agriculture;
17° rÚglement no1305/2013: le RÚglement (UE) no1305/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 relatif au soutien au développement rural par le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) et abrogeant le RÚglement (CE) no 1698/2005 du Conseil;
18° rÚglement no1306/2013: le RÚglement (UE) no1306/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 relatif au financement, à la gestion et au suivi de la politique agricole commune et abrogeant les RÚglements (CEE) no352/78, (CE) no165/94, (CE) no2799/98, (CE) no814/2000, (CE) no1200/2005 et no 485/2008 du Conseil;
19° rÚglement no1307/2013: le RÚglement (UE) no1307/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 établissant les rÚgles relatives aux paiements directs en faveur des agriculteurs au titre des régimes de soutien relevant de la politique agricole commune et abrogeant le RÚglement (CE) no637/2008 du Conseil et le RÚglement (CE) no 73/2009 du Conseil;
20° rÚglement no640/2014: le RÚglement délégué (UE) no640/2014 de la Commission du 11 mars 2014 complétant le RÚglement (UE) no 1306/2013 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne le systÚme intégré de gestion et de contrÎle, les conditions relatives au refus ou au retrait des paiements et les sanctions administratives applicables aux paiements directs, le soutien au développement rural et la conditionnalité;
21° rÚglement no702/2014: le RÚglement no 702/2014 de la Commission du 25 juin 2014 déclarant certaines catégories d'aides, dans les secteurs agricole et forestier et dans les zones rurales, compatibles avec le marché intérieur, en application des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne;
22° rÚglement no807/2014: le RÚglement délégué (UE) no807/2014 de la Commission du 11 mars 2014 complétant le RÚglement (UE) no 1305/2013 du Parlement européen et du Conseil relatif au soutien au développement rural par le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) et introduisant des dispositions transitoires;
23° remplacement: l'acquisition d'un matériel neuf identique ou similaire à un autre matériel appartenant à l'agriculteur, à la CUMA ou à la SCTC, dans le but de le remplacer, avec un écart entre les années de fabrication de ces deux matériels de moins de sept ans;
24° SCTC: la société coopérative, constituée conformément à l'article 2, 2, quatriÚme tiret, du Code des sociétés, qui répond aux conditions suivantes:
a) l'objet de la société se rattache principalement à l'agriculture, l'horticulture ou à l'élevage et est destiné à favoriser l'amélioration et la rationalisation du traitement, de la transformation ou de la commercialisation des produits agricoles;
b) la majorité des membres de la SCTC sont des partenaires de type producteur admissibles à l'aide, avec un minimum de trois partenaires admissibles à l'aide;
c) les statuts prévoient qu'aux assemblées générales tout associé dispose d'au moins une voix;
25° taux de liaison au sol: le taux de liaison au sol global de l'exploitation visé à l'article R.210, 4, du Code de l'Eau et, le cas échéant, le taux de liaison au sol en zone vulnérable de l'exploitation visé à l'article R.214, 2, du Code de l'Eau;
26° UT: l'unitĂ© de travail ou le rapport entre, d'une part, le nombre d'heures de travail prestĂ©es annuellement sur l'exploitation, ce nombre Ă©tant au maximum de 1.800 heures, rĂ©duit du nombre d'heures de travail prestĂ©es durant la mĂȘme pĂ©riode hors de l'exploitation et, d'autre part, la valeur de 1.800 heures de travail.
« Chapitre II. - Conditions communes à l'aide à l'investissement, à la transformation et à la commercialisation pour les SCTC, à l'installation et à la diversification non agricole ". (AGW du 19/07/2018, art.1er).
Disposition commune
Art. 2.
Les dispositions du présent chapitre s'appliquent aux demandes d'aides à l'investissement, « à la transformation et à la commercialisation pour les SCTC, » (AGW du 19/07/2018, art. 2) à l'installation et à l'investissement dans la diversification non-agricole.
Toutefois, l'article 9 n'est pas applicable aux CUMA et aux SCTC.
Dispositions relatives Ă l'introduction, au traitement et au paiement de la demande d'aide
Art. 3.
L'agriculteur introduit la demande d'aide dans les formes prévues par l'organisme payeur.
Dans les dix jours ouvrables suivant la réception de la demande d'aide, l'organisme payeur notifie par envoi au demandeur soit:
1° la recevabilité de la demande d'aide lorsque celle-ci est considérée comme complÚte et conforme;
2° l'irrecevabilité de la demande d'aide lorsque celle-ci est incomplÚte ou non conforme.
Dans le cas visĂ© au point 2° , l'envoi indique les Ă©lĂ©ments manquants Ă la demande pour ĂȘtre complĂšte et conforme.
Dans le cas d'une demande irrecevable, la demande est considérée comme inexistante.
Art. 3/1 .
Tout document transmis par la voie Ă©lectronique a la mĂȘme valeur qu'un document en version papier s'il est transmis via le portail « PAC-ON-WEB ».
Art. 3/2 .
La demande d'aide peut ĂȘtre remplie par un mandataire qui justifie d'un mandat Ă©crit en vertu duquel il agit.
Art. 4.
AprÚs la notification de la recevabilité, l'organisme payeur peut requérir des documents ou des informations complémentaires auprÚs du demandeur.
La demande d'informations complĂ©mentaires suspend le traitement du dossier. AprĂšs 15 jours, la demande d'aide peut ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme non admissible si l'entiĂšretĂ© des documents et des informations n'est pas rĂ©ceptionnĂ©e par l'organisme payeur.
Le Ministre peut définir la durée de traitement du dossier de demande d'aide ainsi que la durée de traitement du dossier suite à la réception des documents complémentaires visé à l'alinéa 2.
Art. 5.
§1er. L'organisme payeur notifie la décision au demandeur par tout moyen conférant une date certaine au sens de l'article D.15 du Code wallon de l'Agriculture.
La décision d'octroi d'une aide précise:
1° la description de l'investissement ou de l'installation;
2° le montant admissible de l'investissement;
3° le montant de l'aide;
4° la date limite de réalisation de l'investissement;
5° les conditions éventuelles à respecter en ce compris les piÚces à présenter comme justificatifs de réalisation de l'investissement ou de l'installation.
§2. Le paiement des aides est établi sur base de la présentation des piÚces justificatives.
Les piÚces justificatives sont admissibles si elles permettent d'identifier clairement les dépenses pour la réalisation de l'investissement. Les factures sont admissibles uniquement si elles sont accompagnées de preuves de paiement.
En cas de piÚces justificatives insuffisantes ou en cas de valeur non probante des piÚces, elles sont considérées comme non admissibles.
Dans le cas des aides visées aux chapitres 4 et 5, le demandeur ne peut pas réaliser ou commencer un investissement avant la date de la notification de recevabilité visée à l'article 3, alinéa 2, 1° .
Dispositions communes relatives à la recevabilité et à l'admissibilité des demandes d'aides
Art. 6.
§1er. La demande d'aide est recevable si le demandeur:
1° dispose d'une adresse de correspondance en Région wallonne;
2° gÚre de maniÚre autonome à son profit et pour son compte son exploitation sur le territoire de la Région wallonne;
3° est identifié auprÚs de l'organisme payeur au SIGeC par son numéro de partenaire;
4° est identifié au SIGeC comme gestionnaire d'unité de production;
5° a chacune des unités de production de son exploitation identifiée au SIGeC.
§2. Une mĂȘme personne physique sollicite uniquement une aide Ă l'installation et ne sollicite pas des aides Ă l'investissement sous de multiples identifications au SIGeC qu'elle soit ou non gĂ©rant ou administrateur dĂ©lĂ©guĂ© d'une personne morale hors d'une sociĂ©tĂ© coopĂ©rative.
Les aides à l'installation par reprise, par création et par développement ne sont pas cumulables.
Art. 7.
La demande d'aide relÚve d'une activité agricole au sens de l'article D.3, 1° , du Code wallon de l'Agriculture à l'exclusion d'une activité aquacole.
Art. 8.
Le revenu annuel global issu de l'activité professionnelle est la somme du revenu brut imposable issu de l'ensemble des activités professionnelles et des revenus de remplacement dans le chef d'un exploitant agricole.
Le revenu brut imposable issu de l'ensemble des activités professionnelles comprend les revenus:
1° provenant d'activités en qualité de travailleur salarié;
2° de pension;
3° à titre d'indépendant.
Les revenus de remplacement sont les allocations sociales, les allocations de chÎmage, les indemnités « Assurances Maladies Invalidités », les indemnités pour accident de travail, les indemnités pour maladie professionnelle ou les revenus pour interruption de carriÚre.
Art. 9.
L'agriculteur personne morale est admissible si ses statuts indiquent comme objet social l'activité agricole dont le chiffre d'affaires provient au moins à cinquante pourcent de cette activité, et satisfait aux conditions suivantes:
1° pour une société agricole visée par l'article 2, 3, du Code des sociétés, les gérants de la société exercent une activité professionnelle relative à l'exploitation considérée;
2° pour les autres formes de sociétés visées par l'article 2, 2, du Code des sociétés:
a) la société est constituée pour une durée d'au moins vingt ans;
b) les actions ou les parts de la société sont nominatives;
c) les actions ou les parts de la société appartiennent en majorité aux administrateurs-délégués ou gérants;
d) les administrateurs délégués ou gérants de la société sont désignés parmi les associés;
e) tous les administrateurs délégués ou gérants de la société ou, à défaut, tous les administrateurs sont des personnes physiques qui gÚrent l'exploitation considérée et y exercent une activité professionnelle.
Art. 10.
Dans le calcul du revenu par UT, le travail presté est celui accompli par toute personne active dans une exploitation et affiliée au statut social d'exploitant agricole indépendant soit au titre d'agriculteur, soit au titre d'aidant ou de conjoint-aidant.
Le nombre d'UT ne dépasse pas une unité par personne qui est active sur l'exploitation et qui est affiliée à une caisse d'assurance sociale.
Art. 10/1 .
Aucune aide, organisĂ©e par le prĂ©sent arrĂȘtĂ© n'est octroyĂ©e Ă une exploitation qui dĂ©tient une spĂ©culation avicole ou porcine qui relĂšve de la classe 1 au sens du dĂ©cret du 11 mars 1999 relatif au permis d'environnement.
Dispositions communes relatives à l'admissibilité des investissements
Art. 11.
§1er. Pour ĂȘtre admissible, tout investissement pour lequel une aide est sollicitĂ©e est fonctionnel et justifiĂ© par son utilisation professionnelle raisonnable. Afin d'apprĂ©cier l'utilisation professionnelle raisonnable, l'organisme payeur tient compte de la taille de l'exploitation, de l'Ă©volution technologique, de la rentabilitĂ© Ă©conomique de l'investissement, de la pertinence du lien avec l'activitĂ© agricole.
§2. Le Ministre peut fixer une liste d'investissements non admissibles.
§3. Est considéré comme un investissement immobilier, l'investissement concernant un immeuble au sens de l'article 517 du Code civil.
Est considéré comme investissement mobilier, l'investissement concernant un meuble par sa nature au sens de l'article 528 du Code civil.
Art. 12.
Seuls les investissements réalisés et affectés aux unités de production situées en Région wallonne sont admissibles.
Pour la rénovation de biens immeubles existants sur l'exploitation, ces biens immeubles font partie de l'exploitation agricole du demandeur. Le fond appartient à l'agriculteur ou il en a la jouissance pour une durée d'au moins cinq ans aprÚs la date du dernier payement avec un minimum de sept ans aprÚs réalisation de l'investissement et au moins égale à celle de la garantie publique.
Toute adaptation de la demande d'aide a lieu uniquement en introduisant une nouvelle demande d'aide qui la remplace. Une telle demande d'aide est introduite uniquement aprÚs l'écoulement de la période de traitement du dossier défini par le Ministre en vertu de l'article 4.
Le demandeur avertit l'organisme payeur de l'abandon d'investissement qui a fait l'objet d'une demande d'aide. L'aide relative à l'investissement non réalisé est annulée.
CritĂšres d'engagement
Art. 13.
Pendant une période minimale précisée à l'alinéa 3, le bénéficiaire d'aide respecte:
1° la tenue d'une comptabilité telle que définie à l'article 14;
2° les normes de capacité de stockage des effluents d'élevage visés aux articles R.191 à R.197 du Code de l'Eau;
3° les taux de liaison au sol visés à l'article 1er, 25° ,(...-abrogé par AGW du 19/07/2018, art. 3).
4° le cas échéant, le cahier des charges des produits de qualité;
5° la conservation des investissements subsidiés et leur affectation à la destination prévue;
6° l'interdiction de louer les investissements subsidiés;
7° en cas d'installation, ĂȘtre chef d'exploitation exclusif ou exercer le contrĂŽle effectif de l'exploitation pendant minimum trois ans .
Pour le respect du point 2° de l'aliéna 1er, conformément à l'article 25, l'agriculteur est en conformité dans les vingt-quatre mois de l'installation.
Concernant le point 5° , conformĂ©ment Ă l'article 71, 1er, du RĂšglement no1303/2013 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 17 dĂ©cembre 2013 portant dispositions communes relatives au Fonds europĂ©en de dĂ©veloppement rĂ©gional, au Fonds social europĂ©en, au Fonds de cohĂ©sion, au Fonds europĂ©en agricole pour le dĂ©veloppement rural et au Fonds europĂ©en pour les affaires maritimes et la pĂȘche, portant dispositions gĂ©nĂ©rales applicables au Fonds europĂ©en de dĂ©veloppement rĂ©gional, au Fonds social europĂ©en, au Fonds de cohĂ©sion et au Fonds europĂ©en pour les affaires maritimes et la pĂȘche, et abrogeant le RĂšglement (CE) no1083/2006 du Conseil, la pĂ©riode minimale mentionnĂ©e Ă l'alinĂ©a 1erest (...) :
1° de minimum trois ans aprÚs la décision d'octroi de l'aide pour les aides à l'installation;
2° avec un minimum de sept ans à compter de la date de réalisation effective de l'investissement pour les aides à l'investissement et l'aide à la diversification non agricole.
La condition mentionnée à l'alinéa 1er, 2° , est remplie lorsque le demandeur possÚde une attestation de conformité des infrastructures de stockage des effluents d'élevage délivrée en vertu de l'article R.198 du Code de l'Eau. La présomption de conformité établie par l'article R.198, 4, permet le traitement du dossier mais le payement de l'aide est conditionné par l'obtention d'une attestation de conformité confirmant le respect des normes visées aux articles R.194 à R.197 du Code l'Eau.
Concernant l'alinĂ©a 1er, 7°, le Ministre dĂ©finit les conditions que le jeune agriculteur qui n'est pas le chef d'exploitation exclusif respecte pour ĂȘtre considĂ©rĂ© comme exerçant un contrĂŽle effectif.
Art. 14.
§1er. Le demandeur d'aide, personne physique ou morale, tient une comptabilité qui comporte au moins les éléments repris au paragraphe 2.
Par dérogation à l'alinéa 1er, lorsque le demandeur de l'aide est une CUMA, une SCTC, une comptabilité simplifiée est acceptée.
§2. La comptabilité mentionnée au paragraphe 1er est annuelle et reprend au moins les éléments suivants:
1° une description des caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©rales de l'exploitation, en ce compris des facteurs de production mis en Ćuvre;
2° un bilan et un compte d'exploitation, mentionnant les charges et produits détaillés;
3° les éléments nécessaires à l'appréciation de l'efficacité de la gestion de l'exploitation dans son ensemble ainsi que de la rentabilité des principales spéculations;
4° un inventaire annuel d'ouverture et de clÎture;
5° l'enregistrement systématique et régulier, au cours de l'exercice comptable, des divers mouvements en nature et espÚces de l'exploitation.
La comptabilité mentionnée à l'alinéa 1er couvre l'année de la réalisation de l'investissement admissible.
En cas de reprise ou de création, pour la 1reannée, le bénéficiaire peut transmettre uniquement les documents mentionnés au paragraphe 2, aliéna 1er, 1° , 3° et 5°
§3. Dans le respect des normes européennes, le Ministre peut:
1° définir la forme et le contenu de la comptabilité simplifiée visée au paragraphe 1er, alinéa 2;
2° fixer la forme de présentation des documents visés au paragraphe 2;
3° compléter la liste des éléments visés au paragraphe 2.
Aides à l'installation par reprise ou par création
Recevabilité de la demande
Art. 15.
§1er. La demande d'aide à l'installation par reprise, par création ou par développement est recevable si elle est envoyée:
1° au moyen du formulaire, mis à disposition par l'organisme payeur, et contient un plan d'entreprise rédigé avec l'aide d'un consultant;
2° complÚte et conforme, en ce qu'elle contient les documents nécessaires pour vérifier si les conditions de recevabilité sont remplies, à l'organisme payeur au plus tard vingt-quatre mois aprÚs l'enregistrement au SIGeC.
Concernant le point 1° , le consultant contresigne le plan d'entreprise.
§2. L'exploitant agricole n'est pas tenu de suivre l'avis du consultant lors de la conception de son plan d'entreprise. En cas de divergence de vues, le consultant indique dans une annexe au plan les propositions alternatives qu'il formule.
L'exploitant agricole peut faire appel Ă des consultants diffĂ©rents pour la rĂ©daction du plan d'entreprise et pour sa mise en Ćuvre. Lorsque plusieurs consultants se succĂšdent pour la rĂ©daction d'un plan d'entreprise, leurs noms et les motivations de leur remplacement sont indiquĂ©s dans le plan.
Art. 16.
ConformĂ©ment Ă l'article 5, 1er, du RĂšglement dĂ©lĂ©guĂ© (UE) no807/2014 de la Commission du 11 mars 2014 complĂ©tant le RĂšglement (UE) no1305/2013 du Parlement europĂ©en et du Conseil relatif au soutien au dĂ©veloppement rural par le Fonds europĂ©en agricole pour le dĂ©veloppement rural (Feader) et introduisant des dispositions transitoires, ci-aprĂšs le RĂšglement no 807/2014, le plan d'entreprise pour ĂȘtre recevable comprend:
1° l'objectif d'ĂȘtre un agriculteur actif au sens de l'article 9 du RĂšglement no 1307/2013 tel qu'exĂ©cutĂ© par le chapitre IV de l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 12 fĂ©vrier 2015 exĂ©cutant le rĂ©gime des paiements directs en faveur des agriculteurs dans un dĂ©lai de dix-huit mois Ă compter de la date d'installation;
2° les étapes et les objectifs sur trois ans pour le développement des activités de l'exploitation;
3° une analyse du projet reprenant le potentiel de l'exploitation au moment de l'installation par reprise, par création ou par développement ;
4° les besoins ou l'absence de besoin d'investissements complémentaires pendant les trois premiÚres années suivant la date de l'installation par reprise, par création ou par développement ;
5° un calcul de viabilité dont les modalités sont fixées par le Ministre;
6° des indicateurs de résultats établis au moment de la demande et utilisés comme outils d'analyse de l'évolution de l'exploitation au terme du plan et permettent à l'organisme payeur d'apprécier l'état de réalisation des objectifs au travers du calcul de viabilité;
7° les détails des mesures, y compris celles qui sont liées à la durabilité de l'environnement et à l'utilisation efficace des ressources, nécessaires au développement des activités de l'exploitation agricole, comme les investissements, la formation, le conseil;
8° la situation initiale de l'exploitation.
Le Ministre peut définir le contenu des éléments mentionnés à l'alinéa 1er.
La mise en Ćuvre du plan d'entreprise commence au plus tard dans un dĂ©lai de neuf mois Ă compter de la date de la dĂ©cision d'octroi de l'aide conformĂ©ment Ă l'article 19, 4, alinĂ©a 1er, du RĂšglement no 1305/2013.
L'organisme payeur vérifie au terme de la période de trois ans visée à l'alinéa 1er, 2° , la réalisation des objectifs du plan d'entreprise et l'atteinte du seuil de viabilité visé à l'article 25, alinéa 1er, 5°. La réalisation des objectifs conditionne l'octroi de la derniÚre tranche de l'aide à l'installation.
Admissibilité de l'installation par reprise et par création
Art. 17.
§1er « L'installation par reprise est l'acquisition par un jeune agriculteur de tout ou partie d'une exploitation agricole fonctionnelle préexistante en y maintenant tout ou partie de l'activité initiale. Le jeune agriculteur qui reprend une exploitation en conservant les anciennes productions, le cas échéant, en y ajoutant des nouvelles, est considéré s'installer par reprise. L'installation par reprise est prouvée par une convention de reprise enregistrée ou un acte authentique qui :
1° mentionne la date effective de l'installation par reprise du jeune agriculteur, les modalités et l'inventaire de la reprise;
2° est daté et signé par les différentes parties au plus tard le jour de la date d'installation par reprise.». (AGW du 19/07/2018, art.4).
La personne morale démontre la reprise avec un registre des parts en plus de la convention de reprise ou de l'acte authentique mentionné à l'alinéa 1er.
Le jeune agriculteur exerce un contrĂŽle effectif sur l'exploitation durant au moins trois ans .
Le Ministre dĂ©finit les conditions que le jeune agriculteur qui n'est pas le chef d'exploitation exclusif respecte pour ĂȘtre considĂ©rĂ© comme exerçant un contrĂŽle effectif.
§2. Si la convention ou l'acte ne répond pas aux conditions reprises au paragraphe 1er, elle n'est pas prise en compte par l'organisme payeur.
Art. 18.
L'installation par création est la création par un jeune agriculteur d'une exploitation agricole fonctionnelle en vue de s'y installer.
Le jeune agriculteur exerce un contrÎle effectif sur l'exploitation durant au moins trois ans aprÚs la décision de l'octroi de l'aide .
Le Ministre dĂ©finit les conditions que le jeune agriculteur qui n'est pas le chef d'exploitation exclusif respecte pour ĂȘtre considĂ©rĂ© comme exerçant un contrĂŽle effectif.
La date admissible pour l'installation par création est la date de démarrage de la gestion de l'unité de production enregistrée au SIGeC en tant qu'agriculteur à titre principal.
Art. 18/1 .
§1er. L'installation par développement est l'installation d'un jeune agriculteur dans une exploitation dans le but de la développer suite à son inscription pour la premiÚre fois dans une caisse d'assurances sociales en tant qu'agriculteur à titre principal.
Si l'exploitation appartient en partie à une autre personne que le jeune agriculteur, l'installation par développement est prouvée par une convention de reprise enregistrée ou un acte authentique qui:
1° mentionne les modalités et l'inventaire de la reprise;
2° est daté et signé par les différentes parties au plus tard le jour de l'inscription du jeune agriculteur dans une caisse d'assurances sociales en tant qu'agriculteur à titre principal.
La personne morale démontre la reprise avec un registre des parts en plus de la convention de reprise ou de l'acte authentique mentionné à l'alinéa 1er.
Le jeune agriculteur exerce un contrÎle effectif sur l'exploitation durant au moins trois ans aprÚs la décision de l'octroi de l'aide.
Le Ministre dĂ©finit les conditions que le jeune agriculteur qui n'est pas le chef d'exploitation exclusif respecte pour ĂȘtre considĂ©rĂ© comme exerçant un contrĂŽle effectif.
§2. Si la convention de reprise ou l'acte authentique ne répond pas aux conditions reprises au paragraphe 1er, l'aide au développement n'est pas prise en compte par l'organisme payeur.
Admissibilité du demandeur
Art. 19.
§1er. Pour bénéficier des aides à l'installation, le demandeur, s'installant en personne physique, remplit à la date de l'installation effective les conditions suivantes:
1° s'installer en qualité d'indépendant comme agriculteur à titre principal sur une exploitation agricole;
"1°/1 retire de ses activités agricoles de son exploitation un revenu annuel brut total imposable supérieur à cinquante pourcents du montant de son revenu annuel global issu de l'ensemble de ses activités agricoles, touristiques, pédagogiques, artisanales exercées sur le site de l'exploitation considérée ou encore de ses activités forestiÚres ou de ses activités d'entretien de l'espace naturel bénéficiant d'aides publiques; ». (AGW du 19/07/2018, art. 5).
2° ĂȘtre dĂ©clarĂ© et en ordre de cotisation auprĂšs d'une caisse d'assurances sociales, Ă titre principal (...) ;
3° faire partie d'un partenaire identifié au SIGeC en tant que gestionnaire d'unité de production à titre principal;
4° ĂȘtre le chef d'exploitation exclusif ou, exercer un contrĂŽle effectif de l'exploitation durant au moins trois ansconformĂ©ment Ă l'article 2, 1er, du RĂšglement no 807/2014, soit en tant que personne physique membre d'un groupement, soit en tant qu'administrateur dĂ©lĂ©guĂ©, gĂ©rant, ou associĂ©-gĂ©rant d'une personne morale.
Concernant le point 1° , on entend par agriculteur à titre principal, l'agriculteur qui répond aux conditions cumulatives suivantes:
1° retire de ses activités agricoles, touristiques, pédagogiques, artisanales exercées sur le site de l'exploitation considérée ou encore de ses activités forestiÚres ou de ses activités d'entretien de l'espace naturel bénéficiant d'aides publiques, un revenu annuel brut total imposable supérieur à cinquante pour-cent du montant de son revenu annuel global issu de l'ensemble de ses activités professionnelles;
2° à partir de l'installation, consacre moins de neuf cents heures sur douze mois aux activités professionnelles extérieures à l'exploitation.
Concernant l'alinĂ©a 1er, point 2°, Ă dĂ©faut d'ĂȘtre dĂ©clarĂ© en ordre, l'agriculteur transmet Ă l'organisme payeur une copie de la demande de dispense de cotisation sociale qu'il a introduite.
Concernant l'alinĂ©a 1er, 4°, le Ministre dĂ©finit les conditions que le jeune agriculteur qui n'est pas le chef d'exploitation exclusif respecte pour ĂȘtre considĂ©rĂ© comme exerçant un contrĂŽle effectif.
§2. Pour bénéficier des aides à l'installation, le demandeur, personne physique, respecte à la date d'introduction de la demande d'aide, les conditions suivantes:
1° ne pas ĂȘtre ĂągĂ© de plus de 40 ans;
3° avoir rĂ©alisĂ© un stage de minimum 20 jours en conformitĂ© avec les exigences du Code wallon de l'Agriculture ou en conformitĂ© avec l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement de la CommunautĂ© germanophone du 27 mai 1993 relatif Ă la formation et au perfectionnement professionnels des personnes travaillant dans l'agriculture et leurs modifications postĂ©rieures.
2° ĂȘtre titulaire d'une qualification ou Ă dĂ©faut, d'une expĂ©rience suffisante;
3° avoir rĂ©alisĂ© un stage de minimum 20 joursen conformitĂ© avec les exigences de l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 28 janvier 2016 portant exĂ©cution du chapitre II du Titre IV du Code wallon de l'Agriculture relatif Ă la formation professionnelle dans l'agriculture ou, le cas Ă©chĂ©ant, avec les exigences de l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 16 juin 2016 relatif Ă la formation en apiculture, ou en conformitĂ© avec l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement de la CommunautĂ© germanophone du 27 mai 1993 relatif Ă la formation et au perfectionnement professionnels des personnes travaillant dans l'agriculture et leurs modifications postĂ©rieures.
Concernant le point 2° , le Ministre définit la qualification et l'expérience suffisante.
Art. 20.
"Pour les élevages concernés par le taux de liaison au sol, tant en cas de création que de reprise, le demandeur respecte les taux de liaison au sol, l'année suivant celle de la demande et durant les années suivantes.
Le non-respect des conditions du présent article est sanctionné conformément au chapitre VIII. ». (AGW du 19/07/2018, art.6)
Art. 21.
Le jeune agriculteur qui s'installe en tant que gérant ou administrateur-délégué d'une personne morale ayant pour objet principal une activité agricole respecte les conditions visées à l'article 19, §§ 1er et 2.
Pré-demande relative à la qualification du jeune agriculteur
Art. 22.
Toute personne qui envisage de solliciter l'aide à l'installation peut introduire une pré-demande auprÚs de l'organisme payeur par le biais du formulaire mis à disposition par ce dernier.
La pré-demande sert à déterminer l'admissibilité relative à la qualification du jeune agriculteur.
La décision prise aprÚs examen de la pré-demande lie l'organisme payeur quant à la qualification du jeune agriculteur.
Art. 23.
Lorsque la prĂ©-demande est incomplĂšte ou non conforme, l'organisme payeur transmet dans les dix jours ouvrables suivant la rĂ©ception de la prĂ©-demande un envoi confirmant l'irrecevabilitĂ© de la prĂ©-demande et indiquant les Ă©lĂ©ments manquants Ă celle-ci pour ĂȘtre complĂšte et conforme.
Lorsque la pré-demande est complÚte, l'organisme payeur transmet dans les dix jours ouvrables suivant la réception de la pré-demande un envoi notifiant l'admissibilité ou la non-admissibilité relative à la qualification du jeune agriculteur.
Art. 24.
Toutefois, lorsque la non-admissibilité est liée à un manque d'expérience pratique, le demandeur qui dispose des qualifications suffisantes peut solliciter une audition auprÚs du Comité d'installation.
Le Comité d'installation peut lui demander de réaliser un stage supplémentaire pouvant aller jusqu'à 60 jours pour confirmer l'expérience suffisante du bénéficiaire potentiel de l'aide.
L'expĂ©rience pratique peut ĂȘtre confirmĂ©e Ă concurrence de cinq ans maximum.
L'avis du Comité d'installation lie l'organisme payeur uniquement pour ce qui concerne l'expérience pratique.
Admissibilité de l'exploitation reprise ou créée
Art. 25.
L'exploitation reprise ou créée respecte les conditions suivantes:
1° ĂȘtre en conformitĂ© avec les normes de capacitĂ© des infrastructures de stockage des effluents d'Ă©levage dans les vingt-quatre mois de l'installation;
2° respecter un seuil plancher de viabilité au début du plan d'entreprise;
3° ĂȘtre fonctionnelle au terme de la premiĂšre annĂ©e du plan d'entreprise;
4° ne pas dépasser le seuil plafond au début du plan d'entreprise;
5° atteindre un seuil de viabilité au terme du plan d'entreprise;
6° sa production brute standard au sens de l'article 5 du RÚglement no 1242/2008 de la Commission du 8 décembre 2008 portant établissement d'une typologie communautaire des exploitations agricoles respecte un seuil plancher et un seuil plafond définis par le Ministre.
La condition mentionnée à l'alinéa 1er, 1° , est remplie lorsque le demandeur possÚde une attestation de conformité des infrastructures de stockage des effluents d'élevage délivrée en vertu de l'article R.198 du Code de l'Eau. La présomption de conformité établie par l'article R.198, 4, du Code de l'Eau permet le traitement du dossier mais le paiement de l'aide est conditionné par l'obtention d'une attestation de conformité confirmant le respect des normes visées aux articles R194 à R197 du Code de l'Eau.
Sans préjudice de l'alinéa 2, le Ministre peut définir les critÚres permettant de considérer que les conditions mentionnées à l'alinéa 1er sont remplies. Le Ministre est également habilité à définir des seuils différents selon l'activité poursuivie par l'exploitation.
Art. 26.
Conformément à l'article 19, 4, alinéa 3, du RÚglement no 1305/2013, l'aide à l'installation est limitée aux exploitations relevant de la définition communautaire des micro- et petites entreprises.
Aides et critÚres de sélection
Art. 27.
§1er. L'aide à l'installation par reprise, par création ou par développement , d'un montant maximum cumulé de 70.000 euros, est constituée d'une subvention forfaitaire en capital équivalente à 70.000 euros.
L'aide Ă l'installation par reprise, par crĂ©ation ou par dĂ©veloppement peut ĂȘtre constituĂ©e d'une garantie publique, si elle est demandĂ©e. La garantie publique est de septante-cinq pour-cent maximum accordĂ©e pour tous les emprunts portant sur des investissements admissibles et pour une durĂ©e maximale de dix ans.
L'aide visée à l'alinéa 1erest déduite d'un montant équivalent à l'équivalent-subvention brut ou à un montant dépassant le plafond prévu à l'article 18, 7, alinéa 1er, du RÚglement no 702/2014, lorsqu'une garantie publique est sollicitée par le bénéficiaire de l'aide et que la somme de l'aide à l'investissement et de l'équivalent subvention-brut dépasse ledit plafond.
L'équivalent-subvention de la garantie est soustrait du montant total des aides.
§2. L'aide mentionnée au paragraphe 1er, alinéa 1er, est versée en deux tranches pour la reprise et en quatre tranches pour la création ou le développementsur une période de cinq ans maximum. La derniÚre tranche est liquidée aprÚs vérification de l'atteinte des objectifs du plan d'entreprise et du seuil de viabilité visé à l'article 25, alinéa 1er, 5° .
Les deux tranches sont respectivement de 75 et de 25 pour-cent. Les quatre tranches sont de 25 pourcent chacune.
L'aide est versée au partenaire de type « producteur » mentionné à l'article 36, 1er.
Art. 28.
Le jeune agriculteur qui obtient la cotation minimale, à l'ensemble des critÚres de sélection a droit aux aides à l'installation par reprise, par création ou par développement "s'il est sélectionné" (AGW du 19/07/2018, art. 7, 1°).
Le Ministre dĂ©termine la cotation minimale, la mĂ©thode de sĂ©lection, les critĂšres de sĂ©lection et sollicite l' "avis" (AGW du 19/07/2018, art. 7, 2°) du comitĂ© de suivi Ă cette fin, dans le cadre de la mise en Ćuvre du programme wallon de dĂ©veloppement rural.
"Aides à l'investissement et aides à la transformation et à la commercialisation pour les SCTC ». (AGW du 19/07/2018, art. 8).
Recevabilité de la demande
Art. 29.
La demande d'aide à l'investissement ou la demande d'aide à la transformation et à la commercialisation pour les SCTC » (AGW du 19/07/2018, art. 9, 1°) est recevable si elle est envoyée au moyen du formulaire mis à disposition par l'organisme payeur. "Un calcul de viabilité est joint à ce formulaire" (AGW du 19/07/2018, art. 9, 2°)
" Le Ministre fixe les modalités du calcul de viabilité mentionné à l'alinéa 1er.». (AGW du 19/07/2018, art. 9, 3°).
Une demande d'aide est introduite pour un seul investissement. Plusieurs demandes peuvent ĂȘtre introduites dans la limite du plafond maximum d'aides pour la pĂ©riode de programmation 2014-2020 dĂ©fini Ă l'article 45.
Art. 30.
Un jeune agriculteur peut bénéficier simultanément d'une aide à l'installation et d'aides à l'investissement.
Délai de réalisation des investissements admissibles à l'aide
Art. 31.
Dans le respect de l'article 5, 2, aucun investissement immobilier au sens de l'article 11, 3, alinéa 1er, n'est commencé suivant les conditions énoncées à l'article 32, alinéa 1er, avant la date de notification de la recevabilité de la demande d'aide à l'investissement « ou de la demande d'aide à la transformation et à la commercialisation pour les SCTC » (AGW du 19/07/2018, art. 10, 1°).
Aucun investissement mobilier, au sens de l'article 11, 3, alinéa 2, n'est réalisé avant la date de notification de la recevabilité de la demande d'aide à l'investissement " ou de la demande d'aide à la transformation et à la commercialisation pour les SCTC " (AGW du 19/07/2018, art. 10, 2°).
Art. 32.
§1er. Le commencement de l'investissement et la réalisation effective de l'investissement ont lieu au plus tard dans les douze mois qui suivent la date de la sélection du dossier .
§1er. Le commencement de l'investissement et la réalisation effective de l'investissement ont lieu au plus tard dans les douze mois qui suivent la date de la sélection du dossier .
La date de sélection du dossier est la date de la notification de la décision de sélection du dossier par l'organisme payeur.
La date de réalisation effective d'un investissement et la date de commencement de l'investissement correspondent à la date d'émission du premier justificatif. Les justificatifs admissibles sont:
1° la premiÚre facture d'acompte payée;
2° la premiÚre facture payée;
3° le compromis de vente signé et pour lequel un acompte a été payé;
4° l'acte notarié avec paiement.
Conformément à l'article 5, 2, alinéa 4, les dates des piÚces justificatives mentionnées à l'alinéa 2 sont antérieures à la date visée à l'alinéa 1er.
Toutes les piĂšces justificatives relatives Ă un investissement sont introduites en mĂȘme temps auprĂšs de l'organisme payeur.
§2. La date du premier justificatif admissible payé est antérieure à la date limite de réalisation notifiée au demandeur. Les autres factures sont admissibles si elles sont établies dans un délai de deux ans à compter de la premiÚre facture payée.
Admissibilité du demandeur et de l'exploitation
Art. 33.
Pour prétendre à l'aide à l'investissement, le demandeur, personne physique ou groupement de personnes physiques respecte, à la date d'introduction de la demande d'aide, les conditions suivantes:
1° prouver une qualification suffisante telle que celle requise pour l'aide à l'installation;
2° retirer un revenu annuel brut total imposable supérieur à trente-cinq pourcent du montant de son revenu annuel global issu de l'activité professionnelle défini à l'article 8 des activités:
a) agricoles exercées sur le site de l'exploitation considérée;
b) touristiques exercées sur le site de l'exploitation considérée;
c) pédagogiques exercées sur le site de l'exploitation considérée;
d) artisanales exercées sur le site de l'exploitation considérée;
e) forestiĂšres;
f) d'entretien de l'espace naturel dans la mesure oĂč ces activitĂ©s d'entretien bĂ©nĂ©ficient d'aides publiques;
3° consacrer moins de 1 170 heures par an aux activités professionnelles extérieures à l'exploitation;
4° ĂȘtre dĂ©clarĂ© et en ordre de cotisation auprĂšs d'une caisse d'assurances sociales, comme indĂ©pendant Ă dĂ©faut d'ĂȘtre dĂ©clarĂ© en ordre, l'agriculteur, qu'il soit Ă titre complĂ©mentaire ou Ă titre principal, transmet Ă l'organisme payeur une copie de la demande de dispense de cotisation sociale qu'il a introduite ;
5° prouver que l'exploitation respecte les normes de capacité de stockage des effluents d'élevage et " un taux de liaison au sol visés à l'artice 1er, 25° " (AGW du 19/07/2018, art. 11).
6° prouver que le revenu des activités de l'exploitation avant investissement respecte un seuil plancher de viabilité et ne dépasse pas le plafond maximal;
7° atteindre un seuil de viabilité aprÚs investissement;
8° ĂȘtre un agriculteur actif au sens de l'article 9 du RĂšglement no 1307/2013 tel qu'exĂ©cutĂ© par l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 12 fĂ©vrier 2015 exĂ©cutant le rĂ©gime des paiements directs en faveur des agriculteurs.
à défaut de la qualification visée au point 1° , posséder une expérience pratique équivalente à au moins dix ans soit à titre principal comme indépendant agriculteur ou horticulteur, ou aidant ou conjoint aidant, soit à temps plein comme salarié agricole ou salarié horticole.
L'expérience pratique en tant qu'agriculteur ou aidant ou conjoint aidant est prouvée par les périodes d'affiliation à une caisse d'assurances sociales. L'expérience pratique en tant qu'ouvrier ou salarié agricole est prouvée par un contrat de travail;
L'expérience pratique prouvée devant le Comité d'installation dans le cadre d'une aide à l'installation est également valable dans le cadre d'une aide à l'investissement.
La condition mentionnée à l'alinéa 1er, 5° , est remplie lorsque le demandeur possÚde une attestation de conformité des infrastructures de stockage des effluents d'élevage délivrée en vertu de l'article R.198 du Code de l'Eau. La présomption de conformité établie par l'article R.198, 4, ne s'applique pas.
Le Ministre définit le seuil plancher de viabilité et le plafond maximal mentionnés au point 6° .
Le Ministre définit le seuil de viabilité mentionné au point 7° .
Art. 34.
Pour tout groupement de personnes physiques, au moins la moitié des agriculteurs composant ce groupement répondent aux conditions de l'article 33, alinéa 1er, 1° à 4° , et sont propriétaires d'au moins cinquante pour-cent du capital de l'exploitation, à l'exclusion des bùtiments et des terres, et d'au moins cinquante pour-cent de l'investissement pour lequel l'aide est sollicitée.
L'exploitation du groupement respecte les conditions de l'article 33, alinéa 1er, 5° à 7° .
Le groupement respecte l'article 33, alinéa 1er, 8° , les personnes physiques membres du groupement identifié au SIGeC signent la demande d'aide.
Art. 35.
§1er. Au moins la moitié des associés gérants dans le cas d'une société agricole ou au moins la moitié des gérants ou administrateurs-délégués dans le cas d'une personne morale répondent aux conditions de l'article 33, alinéa 1er, 1° à 4° , et sont propriétaires d'au moins cinquante pour-cent des parts de la société.
§2. Pour pouvoir prétendre à l'aide à l'investissement, l'exploitation de la société agricole ou de la personne morale remplit les conditions de l'article 33, alinéa 1er, 5 à 7° .
La société agricole ou la personne morale respecte les conditions énoncées à l'article 33, alinéa 1er, 4° et 8° .
Les gérants de la société agricole identifiée au SIGeC, les gérants ou administrateurs délégués de la personne morale identifiée au SIGeC signent la demande d'aide.
Art. 36.
§1er. Chaque type de partenaire de type producteur est identifié au SIGeC par un numéro de partenaire.
Un partenaire de type producteur est admissible " si au moins la moitié " (AGW du 19/07/2018, art. 12) des personnes physiques qui le composent répond aux conditions de l'article 33, alinéa 1er, 1° à 4° , et sont propriétaires d'au moins cinquante pour-cent du capital de l'exploitation, à l'exclusion des bùtiments et des terres.
§2. Chaque type de partenaire de type coopérative est identifié au SIGeC par un numéro de partenaire.
Un partenaire de type coopérative est admissible s'il est composé d'une majorité de partenaires de type producteur admissibles qui sont propriétaires d'au moins cinquante pour-cent des parts de la coopérative. Un partenaire de type coopérative est composé d'un minimum de trois partenaires de type producteur.
Parmi les partenaires producteurs admissibles qui composent un partenaire de type coopérative CUMA ou SCTC, l'identification au SIGeC, la signature et les documents permettant de vérifier les conditions visées à l'article 33, alinéa 1er, 1° à 4°, sont exigés uniquement pour:
1° la majorité des partenaires de type producteur lorsque la CUMA ou la SCTC est composée de moins de dix partenaires de type producteur;
2° six partenaires de type producteur lorsque la CUMA ou la SCTC est composée d'au moins dix partenaires de type producteur.
Art. 37.
Pour pouvoir prétendre à l'aide, un demandeur de type CUMA:
1° a un objet social qui se rattache principalement, dans l'exploitation de ses partenaires, à l'utilisation en commun du matériel agricole nécessaire à l'activité agricole de ses partenaires;
2° est composé de partenaires " de type producteur " (AGW du 19/07/2018, art. 13) qui sont membres au plus d'une part, de deux CUMA qui ont pour objet social l'utilisation en commun de matériel et, d'autre part, d'une CUMA par secteur de production ayant pour objet social l'utilisation en commun de matériel spécifique à ce secteur;
3° prouve pour l'investissement l'utilisation collective par au moins trois partenaires de type producteur de la CUMA;
4° prouve pour l'investissement l'utilisation majoritairement au profit des partenaires de type producteur de la CUMA;
5° prouve que le revenu issu du calcul de viabilité est au moins de zéro euro pour la CUMA.
Art. 38.
art. 38 (...,- abrogé par AGW du 19/07/2018, art. 14).
Art. 39.
Dans le respect des conditions de l'article 36, 2, toutes les personnes physiques qui composent la majorité des partenaires de type producteur admissibles d'une CUMA (...- abrogé par aGW du 19/07/2018, art. 15) , ainsi que les personnes physiques qui composent les partenaires de type producteur justifiant l'investissement, signent la demande d'aide pour une CUMA (...- abrogé par AGW du 19/07/2018, art. 15).
Art. 40.
Si la défection d'un partenaire de la CUMA (...- abrogé par AGW du 19/07/2018, art. 16, 1°), conduit au non respect " des articles 36 et 37 " (AGW du 19/07/2018, art. 16, 2°), la CUMA (...- abrogé par AGW du 19/07/2018, art. 16, 1°), en informe l'organisme payeur et dispose de six mo is à partir de la défection pour trouver un repreneur admissible.
Si, au terme de ce délai, les exigences de l'alinéa 1er ne sont pas remplies, le paiement des aides est suspendu et les aides perçues sont recouvrées.
« Section 3/1. Aide à la transformation et à la commercialisation pour les SCTC " (AGW du 19/07/2018, art. 17)
Art. 40/1.
"Pour pouvoir prétendre à l'aide à la transformation et commercialisation pour les SCTC, le demandeur :
1° a un objet social qui se rattache principalement à l'agriculture, l'horticulture ou à l'élevage et qui est destiné à favoriser l'amélioration et la rationalisation du traitement, de la transformation ou de la commercialisation des produits agricoles;
2° est composĂ© de partenaires de type producteur qui ne sont pas dans une autre SCTC ayant le mĂȘme objet social;
3° prouve pour l'investissement l'utilisation collective par au moins trois partenaires de type producteur de la SCTC;
4° prouve pour l'investissement l'utilisation majoritairement au profit des partenaires de type producteur de la SCTC;
5° prouve que le volume des produits agricoles transformés ou commercialisés a été produit majoritairement dans les exploitations des partenaires de la SCTC;
6° prouve que le revenu issu du calcul de viabilité est au moins de zéro euro pour la SCTC. La demande d'aide à la transformation et commercialisation pour les SCTC relÚve d'une activité dans la transformation, le conditionnement et le stockage de produits issus de l'agriculture.
Seuls les investissements mobiliers utilisés en Région wallonne et les investissements immobiliers situés en Région wallonne sont admissibles."
(AGW du 19/07/2018, art. 17)
Art. 40/2.
"Dans le respect des conditions de l'article 36, § 2, les personnes physiques qui composent la majorité des partenaires de type producteur admissibles d'une SCTC, ainsi que les personnes physiques qui composent les partenaires de type producteur justifiant l'investissement, signent la demande d'aide pour une SCTC. " (AGW du 19/07/2018, art. 17)
Art. 40/3.
" Si la défection d'un partenaire de la SCTC conduit au non-respect des articles 36 et 40/1, la SCTC en informe l'organisme payeur et dispose de six mois à partir de la défection pour trouver un repreneur admissible.
Si, au terme de ce délai, les conditions prévues aux articles 36 et 40/1 ne sont toujours pas remplies, le paiement des aides est suspendu et les aides perçues sont recouvrées. » (AGW du 19/07/2018, art. 17).
Investissements admissibles
Art. 41.
"Le Ministre définit les catégories d'investissements admissibles ou non admissibles pour un demandeur personne physique ou morale, une CUMA et une SCTC dans le respect du programme wallon de développement rural. ». (AGW du 19/07/2018, art. 18)
Art. 42.
Le Ministre peut ajouter dans la liste des investissements admissibles de l'article 41, des investissements matériels qui améliorent la performance globale et la durabilité de l'exploitation agricole pour autant que cette possibilité soit prévue dans le programme wallon de développement rural.
Art. 43.
"§ 1er. Le montant minimal et maximal pris en compte pour un investissement est défini par le Ministre dans le respect du programme wallon de développement rural.
§ 2. Le Ministre détermine leur coût maximum admissible en fonction des types d'investissement, ce coût correspondant au coût raisonnable maximum de l'investissement.
La partie du coût de l'investissement dépassant ce plafond n'est pas pris en compte pour le calcul de l'aide.
Concernant l'alinéa 1er, le coût raisonnable maximum est le coût de référence au regard duquel l'organisme payeur évalue le coût des investissements proposés dans les demandes d'aides. Ce coût s'entend par investissement proposé dans un dossier demande d'aide.
§ 3. Le Ministre détermine la procédure de calcul du coût maximum admissible pour les types d'investissement non-déterminés au paragraphe 2. " (AGW du 19/07/2018, art. 19).
" Niveau d'aide et critÚres de sélection " (AGW du 19/07/2018, art. 20)
Art. 44.
§1er. Les critÚres permettent la sélection des projets soumis dans la demande d'aide. (...- abrogé par AGW du 19/07/2018, art. 21, 1°)
Le Ministre dĂ©termine la cotation minimale, la mĂ©thode de sĂ©lection, les critĂšres de sĂ©lection et sollicite l' "avis" (AGW du 19/07/2018, art. 21, 2°) du comitĂ© de suivi Ă cette fin, dans le cadre de la mise en Ćuvre du programme wallon de dĂ©veloppement rural.
§2. L'aide est constituĂ©e d'une subvention en capital Ă©quivalente au pourcentage d'aide avec un maximum de quarante pour-cent du montant de l'investissement admissible. La subvention en capital est versĂ©e en maximum deux tranches annuelles. La derniĂšre tranche peut ĂȘtre versĂ©e avant la fin du dĂ©lai de deux ans.
« Le Ministre détermine le montant de l'aide en tenant compte d'un taux de base augmenté d'éventuelles majorations prévues dans le programme wallon de développement rural.»; (AGW du 19/07/2018, art. 21, 3°)
L'aide peut ĂȘtre constituĂ©e, d'une garantie publique si elle est demandĂ©e. La garantie publique peut ĂȘtre accordĂ©e pour tous les emprunts portant sur des investissements admissibles pour une durĂ©e maximale de dix ans.
L'aide visée à l'alinéa 1erest déduite d'un montant équivalent à l'équivalent-subvention brut ou à un montant dépassant 40 pourcent des montants des investissement admissibles conformément à l'article 14, 12, d, du RÚglement no702/2014, lorsqu'une garantie publique est sollicitée par le bénéficiaire de l'aide et que la somme de l'aide à l'investissement et de l'équivalent subvention-brut dépasse le seuil des 40 pourcent du montant de l'investissement admissible conformément à l'article 8, 3, b, du RÚglement no 702/2014.
Le seuil des 40 pourcent des montants admissibles " visĂ©s Ă l'alinĂ©a 4 " (AGW du 19/07/2018, art. 21, 4°) peut ĂȘtre majorĂ© de 20 points de pourcentage lorsque le bĂ©nĂ©ficiaire est un jeune agriculteur ou qu'il s'est installĂ© au cours des 5 annĂ©es prĂ©cĂ©dant la date de la demande d'aide conformĂ©ment Ă l'article 14, 13, a, du RĂšglement no 702/2014.
§3 (...-abrogé par AGW du 19/07/2018, art; 21, 5°)
Art. 45.
Sur la pĂ©riode de programmation 2014-2020, le Ministre dĂ©finit le plafond cumulĂ© des aides Ă l'investissement " , des aides Ă la transformation et Ă la commercialisation pour les SCTC " (AGW du 19/07/2018, art. 22) et des aides Ă la diversification non agricole accordĂ©es Ă un mĂȘme bĂ©nĂ©ficiaire.
Aide Ă la diversification non agricole
Recevabilité de la demande, admissibilité du demandeur et de l'exploitation, niveaux d'aides et critÚres de sélection
Art. 46.
Un demandeur peut également bénéficier d'aide à la diversification vers des activités non agricoles, ci-aprÚs aide à la diversification non agricole.
Les critÚres de recevabilité de la demande d'aide, les conditions d'admissibilité du demandeur, les conditions d'admissibilité de l'exploitation et les critÚres de sélection prévus au chapitre 4 s'appliquent à l'aide à la diversification non agricole.
Le Ministre définit le niveau d'aide relatif à la diversification non agricole.
Par dérogation à l'alinéa 2, une CUMA ou une SCTC n'obtient pas une aide à la diversification non agricole.
Admissibilité de l'activité de diversification non agricole en zone rurale
Art. 47.
Sont admissibles à l'aide, les activités de diversification non agricoles suivantes:
1° les activités d'accueil sociale pédagogiques, artisanales et de tourisme rural;
2° la transformation ou la vente à la ferme d'une majorité de produits non agricoles issus de matiÚres premiÚres agricoles;
3° les activités de service en milieu rural.
Concernant l'activité touristique visée à l'alinéa 1er, 1° , celle-ci est reconnue par le Commissariat général au Tourisme ou par le MinistÚre de la Communauté germanophone en ce qui concerne les communes de langue allemande. L'aide à la diversification non-agricole porte sur le solde aprÚs déduction de toute autre aide.
Les produits non agricoles vendus visés à l'alinéa 1er, 2° , proviennent majoritairement de matiÚres premiÚres issues de l'exploitation agricole du demandeur.
Les activités de loisirs et sportives ne sont pas admissibles.
Le Ministre peut fixer une liste des investissements admissibles et non admissibles Ă l'aide Ă la diversification non agricole en zone rurale.
Admissibilité des investissements de diversification non-agricole
Art. 48.
Les investissements dans la diversification non-agricole respectent les conditions relatives aux investissements reprises au chapitre II, à l'exception de l'article 11, 1er, et au chapitre IV , à l'exception des investissements des CUMA et des SCTC visés à l'article 41.
Pour ĂȘtre admissible, tout investissement pour lequel une aide est sollicitĂ©e est fonctionnel et justifiĂ© par son utilisation professionnelle raisonnable Ă des fins non agricoles. Afin d'apprĂ©cier l'utilisation professionnelle raisonnable Ă des fins non agricoles, l'organisme payeur tient au moins compte de la taille de l'infrastructure d'accueil social, touristique, pĂ©dagogique ou artisanal, de la taille de l'exploitation agricole, de la rentabilitĂ© Ă©conomique de l'investissement, de la pertinence du lien avec l'activitĂ© de diversification non agricole dĂ©veloppĂ©e.
Aide complémentaire à l'investissement dans la transformation et commercialisation des produits agricoles ou le développement de produits agricoles, ainsi qu'à l'investissement pour les entreprises du secteur de la premiÚre transformation du bois
Principe des aides complémentaires
Art. 49.
L'aide à l'investissement dans la transformation et commercialisation des produits agricoles ou le développement de produits agricoles est une aide européenne du Feader complémentaire et proportionnelle à une aide régionale à l'investissement.
L'aide régionale visée à l'alinéa 1er est:
1° soit l'aide accordĂ©e aux entreprises par la Direction gĂ©nĂ©rale opĂ©rationnelle Ăconomie, Emploi et Recherche en vertu "du dĂ©cret du 11 mars 2004 relatif aux incitants rĂ©gionaux en faveur des petites ou moyennes entreprises et du dĂ©cret du 11 mars 2004 relatif aux incitants rĂ©gionaux en faveur des grandes entreprises " (AGW du 19/07/2018, art. 23, 1°);
2° (...-abrogé par AGW du 19/07/2018, art. 23, 2°).
« L'aide régionale visée à l'alinéa 1er garantit le respect des dispositions des articles 3 à 10, 12, 13 et 17 du rÚglement (UE) n° 702/2014 de la Commission du 25 juin 2014 déclarant certaines catégories d'aides, dans les secteurs agricole et forestier et dans les zones rurales, compatibles avec le marché intérieur, en application des articles 107 et 108 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, J.O.U.E., L.193, 1er juillet 2014, p.1. " (AGW du 19/07/2018, art. 23, 3°)
Art. 50.
L'aide à l'investissement pour les entreprises du secteur de la premiÚre transformation du bois est une aide européenne du Feader complémentaire et proportionnelle à une aide régionale à l'investissement.
Admissibilité du demandeur et recevabilité de la demande d'aide complémentaire
Art. 51.
Pour prĂ©tendre au complĂ©ment d'aide Ă l'investissement dans la transformation et commercialisation des produits agricoles ou le dĂ©veloppement de produits agricoles, le demandeur de type P.M.E. ou de type grande entreprise dĂ©montre qu'Ă la date d'introduction de la demande d'aide complĂ©mentaire, il respecte les conditions d'accĂšs aux aides du dĂ©cret du 11 mars 2004 relatif aux incitants rĂ©gionaux en faveur des petites et moyennes entreprises " et du dĂ©cret du 11 mars 2004 relatif aux incitants rĂ©gionaux en faveur des grandes entreprises » ( AGW du 19/07/2018, art. 24, 2°) et qu'il a reçu une dĂ©cision d'octroi d'aide Ă l'investissement auprĂšs de la Direction gĂ©nĂ©rale opĂ©rationnelle Ăconomie, Emploi et Recherche.
(...-abrogé par AGW du 19/07/2018, art. 27, 1°)
Art. 52.
Pour prĂ©tendre au complĂ©ment d'aide Ă l'investissement pour les entreprises du secteur de la premiĂšre transformation du bois, le demandeur de type P.M.E. dĂ©montre que, Ă la date d'introduction de la demande d'aide complĂ©mentaire, il respecte les conditions d'accĂšs au aides du dĂ©cret du 11 mars 2004 relatif aux incitants rĂ©gionaux en faveur des petites et moyennes entreprises et qu'il a reçu un avis de dĂ©cision d'octroi d'aide Ă l'investissement auprĂšs de la Direction gĂ©nĂ©rale opĂ©rationnelle Ăconomie, Emploi et Recherche.
Art. 53.
L'organisme payeur définit la forme des demandes d'aide complémentaire.
Dans les dix jours ouvrables suivant la réception de la demande d'aide complémentaire, l'organisme payeur notifie par envoi au demandeur soit:
1° la recevabilité de la demande d'aide complémentaire lorsque celle-ci est considérée comme complÚte et conforme;
2° l'irrecevabilité de la demande d'aide complémentaire lorsque celle-ci est incomplÚte ou non conforme.
Dans le cas visĂ© au point 2° , l'envoi indique les Ă©lĂ©ments manquants Ă la demande pour ĂȘtre complĂšte et conforme.
Admissibilité de la demande et octroi de l'aide complémentaire
Art. 54.
AprĂšs la notification de la recevabilitĂ©, l'organisme payeur peut requĂ©rir des documents ou des informations complĂ©mentaires auprĂšs du demandeur. La demande d'aide complĂ©mentaire peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme non admissible si l'entiĂšretĂ© des documents et des informations n'est pas rĂ©ceptionnĂ©e par l'organisme payeur dans un dĂ©lai de quinze jours.
Si des documents ou informations complĂ©mentaires sont requis pour procĂ©der au paiement de l'aide, la demande d'informations complĂ©mentaires suspend le traitement du dossier. Lorsque les documents ne sont pas reçus par l'organisme payeur dans les soixante jours aprĂšs la demande d'informations complĂ©mentaires, la demande d'aide peut ĂȘtre refusĂ©e.
Art. 55.
§1er. L'organisme payeur notifie la décision au demandeur par tout moyen conférant une date certaine au sens de l'article D.15 du Code wallon de l'Agriculture.
La décision d'octroi d'une aide visée au présent chapitre précise:
1° la description des investissements;
2° le montant admissible total des investissements;
3° le montant de l'aide octroyée;
4° la période de réalisation de l'investissement;
5° les conditions éventuelles à respecter;
6° les piÚces à présenter comme justificatifs de la réalisation des investissements.
§2. Le paiement des aides est établi sur base de la présentation des piÚces justificatives.
Les piÚces à présenter comme justificatifs sont admissibles si elles permettent d'identifier clairement les dépenses pour la réalisation de l'investissement. Les factures sont admissibles uniquement si elles sont accompagnées de preuves de paiement.
En cas de piÚces justificatives insuffisantes ou en cas de valeur non probante des piÚces, elles sont considérées comme non admissibles.
§3. Les dates de factures payées sont comprises dans la période de réalisation de l'investissement fixée dans la décision d'octroi.
Art. 56.
La demande d'aide complémentaire est recevable si le demandeur respecte les conditions suivantes:
1° avoir obtenu une décision d'octroi de l'aide régionale visée aux articles 49 et50;
2° disposer d'une adresse de correspondance en Belgique et investir en Région wallonne;
3° gérer de maniÚre autonome à son profit et pour son compte son entreprise;
4° ĂȘtre identifiĂ© auprĂšs de l'organisme payeur au SIGeC par son numĂ©ro de partenaire.
La demande d'aide complémentaire à l'investissement dans la transformation et commercialisation des produits agricoles ou le développement de produits agricoles relÚve d'une activité dans un des secteurs suivants: la transformation, le conditionnement et le stockage de produits issus de l'agriculture.
Art. 57.
La demande d'aide complémentaire à l'investissement pour les entreprises du secteur de la premiÚre transformation du bois relÚve d'une activité dans le secteur de l'exploitation forestiÚre.
Admissibilité des investissements
Art. 58.
§1er. « L'entreprise qui obtient la cotation minimale à l'ensemble des critÚres de sélection a droit aux aides complémentaires visées aux articles 49 et 50 si elle est sélectionnée. " (AGW du 19/07/2018, art. 25, 1°)
Pour chacune des aides complĂ©mentaires visĂ©es aux articles 49 et 50, le Ministre dĂ©termine la cotation minimale, la mĂ©thode de sĂ©lection, les critĂšres de sĂ©lection et sollicite l' "avis" (AGW du 19/07/2018, art. 25, 2°) du comitĂ© de suivi Ă cette fin, dans le cadre de la mise en Ćuvre du programme wallon de dĂ©veloppement rural.
Les critÚres permettent la sélection des projets soumis dans la demande d'aide. (...-abrogé par AGW du 19/07/2018, art. 25, 3°).
"§2. (....-abrogé par AGW du 19/07/2018, art. 25, 4°)".
§3. Pour les entreprises des secteurs liés aux produits agricoles et au secteur du bois, seuls les investissements réalisés dans les unités d'établissement situées en Région wallonne sont admissibles.
Le Ministre fixe une liste des investissements admissibles et non admissibles pour les entreprises des secteurs liés aux produits agricoles et au secteur du bois.
Niveau d'aide complémentaire
Art. 60.
La valeur de l'aide publique totale ne dépasse pas 40 pourcents du coût admissible de l'investissement.
Art. 59.
"Pour les entreprises des secteurs liés aux produits agricoles et au secteur du bois, la participation régionale est calculée en pourcentage du montant de l'investissement comme prévu par le décret du 11 mars 2004 relatif aux incitants régionaux en faveur des petites ou moyennes entreprises et du décret du 11 mars 2004 relatif aux incitants régionaux en faveur des grandes entreprises..
A cette participation régionale, il est ajouté au titre du cofinancement européen, un montant complémentaire égal à deux tiers de la participation régionale calculée sur base du montant des investissements admissibles visés à l'article 58, § 3. ». (AGW du 19/07/2018, art. 26).
Art. 61.
Le Ministre fixe le montant maximal de l'aide complĂ©mentaire accordĂ©e Ă un mĂȘme bĂ©nĂ©ficiaire sur la pĂ©riode de programmation 2014-2020.
Garantie
Agrément des organismes de crédit
Art. 62.
En application de l'article D.248 du Code wallon de l'Agriculture, le Ministre peut agrĂ©er les organismes de crĂ©dit pour lesquels une garantie publique peut ĂȘtre octroyĂ©e selon les conditions Ă©noncĂ©es Ă la section 2.
Art. 63.
Pour ĂȘtre agréé, l'organisme de crĂ©dit:
1° est agréé conformément à la loi du 25 avril 2014 relative au statut et au contrÎle des établissements de crédit;
2° dispose d'une structure de gestion adéquate pour le traitement des demandes de crédit des agriculteurs;
3° dispose en permanence au moins d'une personne de contact liée aux garanties octroyées en vertu du présent chapitre;
4° s'engage à travailler et à utiliser les formulaires et outils de gestion mis à disposition pour le traitement des garanties publiques par l'organisme payeur;
5° s'engage à respecter les délais repris aux articles 73 et 74;
6° signe avec le Ministre une convention sur les garanties.
Art. 64.
Conformément à l'article D.8, 3° , du Code wallon de l'Agriculture, les organismes de crédit agréés sont contrÎlés quant au respect des critÚres précisés à l'article 63.
Octroi de la garantie
Art. 65.
§1er. L'organisme payeur peut accorder des garanties publiques selon les modalités reprises aux articles 65 à 70, et dans les cas visés aux paragraphes 3 et 7.
La garantie publique est uniquement accordĂ©e pour un investissement tel que mentionnĂ© Ă l'article 1er, 10° , et pour les premiĂšres installations, pour lesquels un prĂȘt est demandĂ© auprĂšs d'un organisme de crĂ©dit agréé. Elle complĂšte les sĂ»retĂ©s constituĂ©es par le demandeur de crĂ©dit et ne peut pas couvrir plus de 75 pourcents de la tranche du crĂ©dit prĂ©levĂ© et utilisĂ© pour le financement d'investissements admissibles Ă l'intervention de l'organisme payeur.
§2. Le montant pris en compte du crédit sur lequel porte la garantie ne dépasse pas le montant de 500.000 euros pour les aides à l'installation, et de 400.000 euros pour les aides à l'investissement.
§3. ConformĂ©ment Ă l'article 18 du RĂšglement no702/2014, la garantie est octroyĂ©e pour un prĂȘt servant au financement de l'installation des jeunes agriculteurs par reprise, par crĂ©ation ou par dĂ©veloppement .
Le projet d'installation du jeune agriculteur par reprise, par création ou par développement respecte les dispositions du chapitre 3 et celles prises en vertu de celles-ci.
Conformément à l'article 18, 2, alinéa 4, du RÚglement no702/2014, la garantie est uniquement octroyée lorsque le bénéficiaire est une micro ou petite entreprise au sens de ce RÚglement no702/2014, annexe 1re, article 2.
§4. Pour des investissements, pour une mĂȘme exploitation agricole au sens de l'article D.3, 15° du Code, le montant total des garanties octroyĂ©es ne dĂ©passe pas le montant de 750.000 euros sur l'ensemble des dossiers d'aides octroyĂ©s.
Le montant pris en considération est l'encours du capital garanti.
§5. La garantie publique est octroyée uniquement pour sûreté des engagements d'emprunteurs résultants d'emprunts en euros.
La garantie publique couvre:
1° le capital garanti ou son solde calculé conformément à la convention sur les garanties;
2° le solde en intĂ©rĂȘts calculĂ© conformĂ©ment Ă la convention, au prorata du solde en capital restant garanti;
3° les intĂ©rĂȘts gĂ©nĂ©rĂ©s par le solde en capital garanti aprĂšs dĂ©nonciation au taux lĂ©gal Ă la date de dĂ©nonciation au prorata du solde en capital restant garanti;
4° les accessoires, recouvrables à charge de l'emprunteur, au prorata du solde en capital restant garanti.
La durée maximale de la garantie se limite à dix ans. L'organisme de crédit et l'emprunteur peuvent convenir d'un crédit dont le terme dépasse la durée de la garantie publique.
§6. La garantie n'est pas octroyée lorsque:
1° la garantie sollicitée ne rentre pas dans le champ d'application prévue à l'article 1er du RÚglement n ° 702/2014;
2° le bénéficiaire est une grande entreprise, conformément à l'article 2, 26, du RÚglement no 702/2014;
3° la qualité du crédit correspond à la catégorie « la capacité de paiement est tributaire du maintien de conditions favorables » ou à la catégorie « en défaillance ou proche de la défaillance ».
Afin de vérifier la condition prévue au 3° , le Ministre établit un tableau de correspondance de la qualité du crédit.
§7. ConformĂ©ment Ă l'article 14 du RĂšglement no 702/2014, la garantie est octroyĂ©e pour un prĂȘt servant au financement d'un investissement en immobilisation corporelles ou incorporelles dans les exploitations agricoles liĂ©es Ă la production agricole primaire.
Le projet d'investissement respecte les dispositions du chapitre IV et celles prises en vertu de ce dernier.
La garantie n'est pas octroyée lorsque le projet d'investissement n'a pas pour objectif l'un des objectifs cités à l'article 14, 3, du RÚglement no 702/2014.
La garantie n'est pas octroyée lorsque le projet d'investissement:
1° consiste dans un projet d'irrigation visé à l'article 14, 8, du RÚglement no 702/2014;
2° consiste en l'une des opérations visées à l'article 14, §§ 7 et 9, du RÚglement no 702/2014;
3° contrevient Ă une interdiction ou une restriction prĂ©vue par le RĂšglement no1308/2013 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 17 dĂ©cembre 2013 portant organisation commune des marchĂ©s des produits agricoles et abrogeant les RĂšglements (CEE) no922/72, (CEE) no234/79, (CE) no1037/2001 et (CE) no1234/2007 du Conseil, mĂȘme lorsque ces interdictions et restrictions ne concernent que le soutien de l'Union prĂ©vu dans ledit rĂšglement, conformĂ©ment Ă l'article 14, 10, du RĂšglement no 702/2014;
4° couvre des coûts différents de ceux prévus par l'article 14, 6, du RÚglement 702/2014;
5° peut ĂȘtre liĂ© Ă la production, dans l'exploitation agricole, de biocarburants ou d'Ă©nergie Ă partir de sources renouvelables et ne respecte pas les conditions prĂ©vues Ă l'article 14, 5, du RĂšglement no 702/2014.
Art. 66.
La demande de garantie de l'agriculteur est introduite par l'organisme de crédit agréé mandaté pour ce faire.
L'organisme de crédit agréé introduit la demande en garantie publique auprÚs de l'organisme payeur selon les modalités fixées par l'organisme payeur.
La demande en garantie comporte au moins les données suivantes:
1° l'identification du demandeur et de l'organisme de crédit;
2° le montant, le but, le taux d'intĂ©rĂȘt, la durĂ©e et d'autres conditions contractuelles de la convention;
3° un aperçu des autres sûretés pour garantir la convention de financement auquel la garantie est accordée;
4° la durée et le pourcentage de la garantie sollicitée.
La demande en garantie est accompagnée d'une déclaration signée par le demandeur qui:
1° confirme qu'il demande la garantie et mandate l'organisme de crédit pour introduire la demande;
2° mentionne le nom, le prénom ou la dénomination sociale du demandeur;
3° mentionne la taille du demandeur, exprimé en micro, petite, moyenne ou grande entreprise conformément à l'article 2, 2° et 26° , du RÚglement no 702/2014;
4° mentionne la description du projet financĂ© par le prĂȘt pour lequel la garantie est demandĂ©e, mentionnant les dates de dĂ©but et de fin;
5° mentionne la localisation du projet financĂ© par le prĂȘt pour lequel la garantie est demandĂ©e;
6° mentionne la description et quantification des coĂ»ts garantis par le prĂȘt pour lequel la garantie est demandĂ©e, ventilĂ©e conformĂ©ment Ă l'article 65, 5, alinĂ©a 2, 1° Ă 4°;
7° mentionne que l'aide demandĂ©e consiste en une garantie du prĂȘt;
8° mentionne le montant de l'équivalent-subvention calculé conformément à l'article 71;
9° consent à ce que soit communiquée à l'organisme payeur toute la documentation nécessaire à l'examen de sa demande;
10° atteste avoir donné connaissance à l'organisme de crédit de tous les éléments tant actifs que passifs de son patrimoine;
11° certifie qu'il n'a pas introduit et qu'il n'introduit pas d'autre demande d'intervention de garantie publique portant sur le mĂȘme objet.
Le bénéficiaire conserve une copie de la déclaration visée à l'alinéa 4.
Art. 67.
L'organisme payeur traite le dossier. Il examine des demandes en garantie et l'appel de la garantie. L'organisme payeur peut recueillir des informations complémentaires pour l'examen auprÚs du demandeur, ou de l'organisme de crédit dans le respect de l'article D.36 du Code wallon de l'Agriculture.
Art. 68.
§1er. L'organisme payeur est compétent pour octroyer la garantie si l'investissement, objet du crédit, est admissible à l'aide, et si le demandeur démontre la viabilité de son exploitation.
L'organisme payeur notifie sa décision dans les nonante jours de la réception de la demande de garantie.
§2. La garantie entre en vigueur au plus tĂŽt le jour oĂč les sommes faisant l'objet du crĂ©dit sont partiellement ou totalement prĂ©levĂ©es.
Art. 69.
L'organisme de crédit:
1° demande à l'organisme payeur l'approbation du maintien de l'aide en garantie pour toute modification du plan de remboursement par rapport à la décision initiale;
2° communique à l'organisme payeur, pendant toute la durée de l'aide et dÚs qu'il en a connaissance, tout manquement de l'emprunteur à ses obligations légales, réglementaires ou conventionnelles afférentes à l'octroi du crédit ou à l'intervention de l'organisme payeur;
3° fournit une copie des dossiers, des comptes et des documents relatifs aux crédits qui font l'objet d'une intervention de la garantie publique en cas de demande de l'organisme payeur;
4° justifie, à la premiÚre demande de l'organisme payeur ou du Ministre, de sa gestion des crédits et de la réalisation des biens de l'emprunteur et des sûretés apportées et communique à l'organisme payeur ou au Ministre tout document utile à cet effet.
Art. 70.
La garantie publique est diminuée de plein droit à chaque échéance en garantie d'un montant égal au montant du capital garanti divisé par le nombre d'échéances en capital fixées pour la garantie suivant des modalités définies dans la convention.
Si une fixation plus adéquate des échéances le justifie, la garantie peut prendre fin à une autre date à fixer dans les douze mois précédant ou suivant la date d'expiration que celle initialement prévue si le délai de garantie ainsi modifié ne dépasse pas dix ans.
Art. 71.
L'équivalent-subvention brut visé à l'article 5 du RÚglement no 702/2014 est calculé selon la formule définie par le Ministre.
Constat d'arriérés de paiement
Art. 72.
Lorsque l'emprunteur bĂ©nĂ©ficiant de la garantie publique ne s'acquitte pas de son obligation, pour le crĂ©dit consenti, de payer l'amortissement en capital ou les intĂ©rĂȘts au plus tard six mois aprĂšs l'Ă©chĂ©ance fixĂ©e, l'organisme de crĂ©dit soumet Ă l'organisme payeur avant la fin du septiĂšme mois, un constat mentionnant l'origine des difficultĂ©s de l'emprunteur ainsi que sa situation financiĂšre.
Toute échéance impayée est couverte par la garantie publique si elle a fait l'objet d'un constat visé au paragraphe 1er. Toute échéance n'ayant pas fait l'objet d'un constat visé au paragraphe 1er est, pour la détermination de la garantie publique, réputée payée intégralement.
Si dans un délai d'un an suivant le constat, l'organisme de crédit ne réitÚre pas un nouveau constat ou ne dénonce pas le crédit, le constat d'arriérés de paiement est présumé n'avoir jamais existé.
Appel Ă la garantie
Art. 73.
§1er. L'organisme de crédit peut appeler la garantie s'il a formellement mis en demeure le demandeur sur la base des dispositions du contrat de crédit et s'il a déclaré exigible le financement octroyé.
Dans les trois cent soixante cinq jours de la dénonciation du crédit, l'organisme de crédit communique l'appel à garantie par un envoi ayant date certaine au sens des articles D.15 et D.16 du Code wallon de l'Agriculture à l'organisme payeur. Cette communication comprend une proposition pour la mise en paiement provisoire de la garantie, compte tenu du pourcentage de garantie, en attendant la clÎture du dossier aprÚs la réalisation de toutes les sûretés accordées au contrat de crédit.
§2. La proposition de paiement provisoire contient:
1° la motivation de la dénonciation;
2° le montant Ă recouvrer du contrat de crĂ©dit en capital et intĂ©rĂȘts Ă la date de la dĂ©nonciation;
3° une appréciation des sûretés réelles à l'aide d'un rapport d'évaluation, établi par un expert indépendant;
4° une appréciation des sûretés personnelles;
5° une proposition de décompte qui tient compte des réalisations escomptées;
6° le numéro de compte auquel le montant est versé.
§3. L'organisme payeur examine la proposition de paiement provisoire et peut exécuter le paiement provisoire lorsque l'établissement de crédit a respecté les conditions contractuelles de l'emprunt et de la convention sur les garanties dans les limites du budget disponible.
§4. L'organisme payeur peut imposer à l'organisme de crédit d'établir une proposition de décompte intermédiaire aprÚs la réalisation d'une ou plusieurs sûretés.
Art. 74.
§1er. L'organisme de crédit introduit une demande de décompte final et de clÎture du dossier au plus tard nonante jours aprÚs soit:
1° la réalisation de toutes les sûretés;
2° la clÎture de la faillite;
3° la clÎture d'un rÚglement collectif de dettes;
4° un paiement définitif convenu avec l'organisme payeur aprÚs la réalisation des sûretés réelles et personnelles.
En cas de demande de décompte final et de clÎture du dossier aprÚs la réalisation de toutes les sûretés, ou aprÚs la clÎture de la faillite ou du rÚglement collectif de dettes, la demande comprend les éléments définis dans la convention.
§2. L'organisme de crédit ne propose pas la clÎture du dossier avant la réalisation de toutes les sûretés sauf si un paiement définitif est convenu avec l'organisme payeur aprÚs la réalisation ou non des sûretés réelles et personnelles.
Art. 75.
Lorsque les paiements provisoires ou intermĂ©diaires dĂ©passent le montant Ă payer par l'organisme payeur au moment de la clĂŽture du dossier, l'organisme de crĂ©dit rembourse la diffĂ©rence Ă l'organisme payeur. Lorsque les paiements provisoires ou intermĂ©diaires sont infĂ©rieurs au montant Ă payer par l'organisme payeur au moment de la clĂŽture du dossier, l'organisme payeur transmet le solde Ă l'organisme de crĂ©dit. Le cas Ă©chĂ©ant, aucun intĂ©rĂȘt n'est dĂ», ni par l'organisme de crĂ©dit, ni par l'organisme payeur.
Art. 76.
La mise en paiement de la garantie et tout paiement qui s'ensuit, ne libÚrent pas le demandeur envers l'organisme de crédit de l'exécution de ses obligations contractuelles, découlant de la convention de financement pour le montant non garanti.
Quand la garantie publique est payĂ©e, l'organisme de crĂ©dit renonce au solde de la partie de crĂ©ance garantie qu'elle a encore vis-Ă -vis de l'emprunteur. Les Ă©ventuelles sommes rĂ©cupĂ©rĂ©es aprĂšs le paiement dĂ©finitif de la garantie publique par l'organisme de crĂ©dit sont affectĂ©es proportionnellement au remboursement du solde garanti et non garanti du prĂȘt.
Art. 77.
L'organisme payeur peut, en cas de faute ou de négligence de l'organisme de crédit dans la gestion d'un crédit garanti, ainsi que le cas échéant dans la réalisation des biens de l'emprunteur ou des autres sûretés apportées, réduire l'exécution de la garantie à concurrence du préjudice qui en résulterait ou en cas de faute grave de l'organisme de crédit retirer la garantie.
Les organismes de crédit peuvent introduire un recours auprÚs du Ministre dans les formes et délais conformément aux articles D.17, D.18 et D.257 du Code wallon de l'Agriculture. Le recours est accompagné des documents justificatifs sous peine d'irrecevabilité.
ContrĂŽles et sanctions
ContrÎle de la pérennité de l'installation, de la conservation et de l'affectation de l'investissement
Art. 78.
Dans le cas de l'aide à l'installation, le jeune agriculteur respecte les conditions visées à l'article 19, §1er, pendant une période de trois ans aprÚs la décision d'octroi de l'aide.
Art. 79.
La vente, la mise en location, la mise à disposition gratuite ayant pour but ou pour effet de détourner l'investissement de l'objectif fixé dans la demande d'aide autorise l'organisme payeur à procéder au recouvrement de tout ou partie des aides versées en faveur de l'investissement concerné "conformément à l'article 84, §3" (AGW du 19/07/2018, art. 27).
Art. 80.
Le bénéficiaire de l'aide qui souhaite modifier l'affectation ou l'utilisation d'un investissement bénéficiant ou ayant bénéficié d'une aide en informe préalablement l'organisme payeur.
Le bénéficiaire indique la nouvelle affectation ou l'utilisation de l'investissement, et motive le changement. Les modifications d'affectation ou d'utilisation des investissements sont soumises à l'approbation préalable de l'organisme payeur.
L'organisme payeur accepte un changement d'affectation si celle-ci respecte les conditions du prĂ©sent arrĂȘtĂ©. En cas de changement d'affectation non autorisĂ©, l'organisme payeur recouvre tout ou partie des aides versĂ©es en faveur de l'investissement concernĂ© "conformĂ©ment Ă l'article 84, §3" (AGW du 19/07/2018, art. 28).
Art. 81.
Le bénéficiaire de l'aide fournit à l'organisme payeur toutes les informations et documents nécessaires pour lui permettre de vérifier la présence de l'investissement et la bonne affectation des aides concernées.
En cas de refus de fournir les informations nécessaires au contrÎle ou en cas d'absence de documents probants, le bénéficiaire d'aides rembourse les aides "conformément à l'article 84, §3, et sans préjudice de l'article 85" (AGW du 19/07/2018, art. 29).
ContrĂŽle du suivi du plan d'entreprise
Art. 82.
Le bénéficiaire des aides à l'installation effectue un relevé annuel des indicateurs de résultats prévus dans son plan d'entreprise et y inscrit ses observations. Il peut faire appel à un consultant pour la rédaction de ce relevé.
Pour les installations effectives réalisées au premier semestre d'une année civile, le bénéficiaire établit un premier relevé annuel pour l'année « n+1 », « n » étant l'année d'installation effective.
Pour les installations effectives réalisées au second semestre d'une année civile, le bénéficiaire établit un premier relevé annuel à pour l'année « n+2 », « n » étant l'année d'installation effective.
Le second relevé annuel est établi l'année suivant celle du premier relevé.
Au terme du plan d'entreprise, le bĂ©nĂ©ficiaire transmet Ă l'organisme payeur un rapport final de suivi portant sur chacune des annĂ©es du plan d'entreprise. Celui-ci permet d'Ă©valuer la mise en Ćuvre globale du plan d'entreprise.
L'organisme payeur fixe les modÚles du relevé annuel et du rapport de suivi.
L'organisme payeur Ă©value le suivi et les rĂ©sultats des relevĂ©s ainsi que de la mise en Ćuvre globale du plan d'entreprise.
ContrĂŽles divers
Art. 83.
à la demande de l'organisme payeur, la CUMAet la SCTCtransmettent le rapport de leur assemblée générale annuelle. Pour la CUMA , le rapport est contresigné par tous les membres. Le rapport présente au moins les activités, les comptes et la répartition de l'utilisation du matériel entre les membres. à défaut de rapport, les aides prévues sont suspendues et le bénéficiaire d'aides rembourse les aides perçues à concurrence de la partie non justifiée.
Sanctions
Art. 84.
"§ 1er. Des rĂ©ductions et sanctions sont appliquĂ©es aux aides prĂ©vues en vertu du prĂ©sent arrĂȘtĂ©, conformĂ©ment Ă l'article 63, du rĂšglement d'exĂ©cution (UE) n° 809/2014 de la Commission du 17 juillet 2014 Ă©tablissant les modalitĂ©s d'application du rĂšglement (UE) n° 1306/2013 du Parlement europĂ©en et du Conseil en ce qui concerne le systĂšme intĂ©grĂ© de gestion et de contrĂŽle, les mesures en faveur du dĂ©veloppement rural et la conditionnalitĂ©.
§ 2. Lorsque les conditions d'admissibilité prévues pour les aides visées aux chapitres III à VI ne sont pas respectées, l'aide est refusée ou remboursée en totalité, conformément à l'article 35, paragraphe 1er, du rÚglement n° 640/2014.
§ 3. Conformément à l'article 35, paragraphes 2 et 3, du rÚglement n° 640/2014, le montant des réductions en cas de non-respect des critÚres d'engagement est établi en fonction de la gravité, de l'étendue, de la durée et de la répétition du manquement constaté.
Pour les aides à l'investissement, les aides à la transformation et commercialisation pour les SCTC et à l'investissement dans la diversification non agricole, le montant des réductions en cas de non-respect temporaire des critÚres d'engagement visés à l'article 13 est établi en fonction de la durée du manquement constaté. Par tranche annuelle entamée de non-respect, le taux de réduction est d'un septiÚme du total des aides concernées.
Par dĂ©rogation Ă l'alinĂ©a 2, en cas de non-respect du taux de liaison au sol, lorsqu'en application du chapitre VI de l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 27 aoĂ»t 2015 fixant les rĂšgles relatives Ă la conditionnalitĂ© en matiĂšre agricole, abrogeant l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 13 juin 2014 fixant les exigences et les normes de conditionnalitĂ© en matiĂšre agricole et modifiant l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 12 fĂ©vrier 2015 exĂ©cutant le rĂ©gime des paiements directs en faveur des agriculteurs une sanction de :
1° 1 pourcent est appliqué, il est procédé à une récupération de un quatorziÚme de l'aide;
2° 3 pourcents ou plus est appliquĂ©e, il est procĂ©dĂ© Ă une rĂ©cupĂ©ration conformĂ©ment Ă l'alinĂ©a 2. Le montant Ă©quivalent Ă la rĂ©duction proportionnelle Ă©tabli en vertu de l'alinĂ©a 2 est doublĂ© si plusieurs cas de non-respect de critĂšres d'engagement sont constatĂ©s pour une mĂȘme annĂ©e.
§ 4. Pour les aides à l'installation, par tranche annuelle entamée de non-respect des articles 13, 20 et 78, le régime de réduction des aides est réparti en trois niveaux, établis comme suit :
1° niveau 1: un sixiÚme du total des aides concernées en cas de non-respect d'un critÚre;
2° niveau 2: un quart du total des aides concernées en cas de non-respect de deux critÚres;
3° niveau 3: un tiers des aides concernées en cas de non-respect de trois critÚres ou plus.
§ 5. Le Ministre peut établir une grille de réduction en fonction des manquements. ». (AGW du 19/07/2018, art. 30).
Art. 85.
"§ 1er. Le bénéficiaire des aides prévient l'organisme payeur de tout changement relatif aux données fournies dans le cadre de son dossier de demande d'aide avant la survenance d'un contrÎle par l'organisme payeur et au plus tard dans un délai de douze mois aprÚs la survenance de ce changement. § 2. Si les nouvelles données ne sont pas connues de l'administration et si le bénéficiaire n'a pas prévenu l'organisme payeur conformément au paragraphe1er, une pénalité de vingt-cinq pourcents de la réduction proportionnelle visée à l'article 84, § 3, alinéa 2, et § 4, est appliquée, sans toutefois que le montant de la sanction totale puisse excéder le montant de l'aide.
Le doublement du montant de réduction appliqué à l'article 84, § 3, alinéa 4, n'est pas pris en compte pour la détermination de la pénalité visée à l'alinéa 1er. » . (AGW du 19/07/2018, art. 31).
Art. 86.
En cas d'indicateur de rĂ©sultats en deçà des objectifs fixĂ©s dans le plan d'entreprise, le bĂ©nĂ©ficiaire justifie sa situation et prĂ©sente les nouvelles mesures mises en Ćuvre pour rĂ©pondre Ă la situation.
En cas de non-respect de l'article 82, l'organisme payeur ne liquide pas le paiement de la derniÚre tranche au sens de l'article 19, 5, du RÚglement no 1305/2013 encore à percevoir et procÚde au recouvrement ou à la compensation des aides déjà perçues en tout ou en partie.
En cas de refus de fournir les informations nĂ©cessaires au contrĂŽle de la qualitĂ© et des rĂ©sultats des relevĂ©s ainsi que de la mise en Ćuvre globale du plan d'entreprise ou en cas d'absence de documents probants, le bĂ©nĂ©ficiaire d'aides rembourse les aides Ă concurrence de la partie non justifiĂ©e.
Art. 87.
ConformĂ©ment Ă l'article 60 du RĂšglement no1306/2013 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 17 dĂ©cembre 2013 relatif au financement, Ă la gestion et au suivi de la politique agricole commune et abrogeant les RĂšglements (CEE) no352/78, (CE) no165/94, (CE) no2799/98, (CE) no814/2000, (CE) no1200/2005 et no485/2008 du Conseil, ci-aprĂšs le RĂšglement no 1306/2013, aucune des aides prĂ©vues par le prĂ©sent arrĂȘtĂ© n'est accordĂ© en faveur des personnes physiques ou morales, qui ont créé artificiellement les conditions requises en vue de l'obtention de ces aides, en contradiction avec les objectifs visĂ©s par le prĂ©sent arrĂȘtĂ©.
Art. 88.
Les infractions au prĂ©sent arrĂȘtĂ© sont contrĂŽlĂ©es et recherchĂ©es conformĂ©ment au titre 13 du Code wallon de l'Agriculture.
Procédure de recouvrement
Art. 89.
L'organisme payeur notifie au bénéficiaire qu'il procÚde au recouvrement de l'aide avant de procéder effectivement à cette récupération.
Art. 90.
Les aides sont recouvrées conformément aux articles D.258 à D.260 du Code wallon de l'Agriculture.
Cas de force majeure et circonstances exceptionnelles
Art. 91.
Conformément à l'article 2, 2, du RÚglement (UE) no 1306/2013 les cas de force majeure sont au minimum un des cas suivants:
1° le décÚs du bénéficiaire;
2° l'incapacité professionnelle de longue durée du bénéficiaire;
3° une catastrophe naturelle grave qui affecte de façon importante l'exploitation;
4° la destruction accidentelle des bùtiments de l'exploitation destinés à l'élevage;
5° une épizootie ou une maladie des végétaux affectant tout ou partie du cheptel ou du capital végétal de l'agriculteur;
6° l'expropriation de la totalitĂ© ou d'une grande partie de l'exploitation pour autant que cette expropriation n'ait pu ĂȘtre anticipĂ©e le jour de l'introduction de la demande d'aide.
Le Ministre peut définir les circonstances exceptionnelles reconnues au sens de l'article 2, 2, du RÚglement no 1306/2013.
Art. 92.
« Les cas de force majeure visés à l'article 91, alinéa 1er, 1° et 2°, s'appliquent uniquement pour conserver des aides acquises. Un parent ou allié au deuxiÚme degré maximum d'un bénéficiaire peut toutefois les faire valoir pour déroger aux seules exigences de l'article 19, § 2, alinéa 1er, 2° et 3°, afin de bénéficier de l'aide à l'installation. ». (AGW du 19/07/2018, art. 32).
Les cas de force majeure ou de circonstances exceptionnelles de l'article 91, 1° et 2° , s'appliquent uniquement pour conserver des aides acquises. Ils ne s'appliquent pas pour bénéficier d'un nouvel octroi d'aide dans le chef d'un tiers au bénéficiaire qui ne remplirait pas les critÚres d'admissibilité. Toutefois, un demandeur qui assume seul la charge de mÚre ou de pÚre de famille, qui est concerné par les cas de force majeure ou de circonstances exceptionnelles de l'article 91, 1° et 2°, et qui reprend l'exploitation d'un bénéficiaire dont il est parent au deuxiÚme degré maximum, est dispensé de remplir les exigences prévues à l'article 19, §2, alinéa 1er, 2° et 3°, pour obtenir une aide.Toutefois, un demandeur qui assume seul la charge de mÚre ou de pÚre de famille, qui est concerné par les cas de force majeure ou de circonstances exceptionnelles de l'article 91, 1° et 2°, et qui reprend l'exploitation d'un bénéficiaire dont il est parent au deuxiÚme degré maximum, est dispensé de remplir les exigences prévues à l'article 19, §2, alinéa 1er, 2° et 3°, pour obtenir une aide.
Les cas de force majeure ou de circonstances exceptionnelles sont prouvés par des justificatifs probants transmis dans le délai prévu à l'article 4, 2, du RÚglement no 640/2014.
Dispositions générales
Art. 93.
Les montants visĂ©s au prĂ©sent arrĂȘtĂ© s'entendent hors T.V.A. ou hors toutes autres formes de taxes.
Art. 94.
Les aides sont versées aux agriculteurs dans la limite des crédits budgétaires disponibles. En cas d'insuffisance de fonds, le Ministre peut décider que les demandes d'aides ne sont plus admises à partir de la date de sa décision.
Art. 95.
L'exploitant agricole qui dĂ©sire bĂ©nĂ©ficier des aides s'engage Ă ne pas solliciter et Ă reconnaĂźtre qu'il n'a pas sollicitĂ© et ne sollicitera pas auprĂšs de la RĂ©gion wallonne d'autres aides, sous forme de subvention-intĂ©rĂȘt, subside ou prime quelconque pour tous les investissements du prĂ©sent arrĂȘtĂ© qui aurait comme effet un dĂ©passement du niveau des aides fixĂ©es par l'annexe II du RĂšglement no 1305/2013.
Tout dépassement du niveau des aides fixées par l'annexe 2 du RÚglement no 1305/2013 est recouvré.
Art. 96.
En application de l'article D.254, 1er, du Code wallon de l'Agriculture, le responsable de l'organisme payeur, ou en cas d'empĂȘchement le fonctionnaire qui le remplace, a dĂ©lĂ©gation pour approuver et liquider les dĂ©penses relatives aux aides prĂ©vues.
Dispositions transitoires et finales
Art. 97.
Les demandes d'aides introduites en application de l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 24 mai 2007 concernant les aides Ă l'agriculture restent soumises aux dispositions de cet arrĂȘtĂ©.
Art. 98.
Pour des subventions-intĂ©rĂȘt accordĂ©es sous de prĂ©cĂ©dentes rĂšglementations, le paiement de la subvention-intĂ©rĂȘt est suspendu dĂšs lors qu'il est fait appel Ă l'exĂ©cution de la garantie.
Toutefois, le suivi des plans de développement relatifs à des demandes visées à l'alinéa 1er est soumis aux articles 82 et 85. Un relevé annuel est établi chaque année de la durée du plan.
Art. 99.
L'exception des articles 31, 1er, 32, 35, 36, 68 Ă 75, 76 bisĂ 76 quater, et de son annexe 1re, l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 19 dĂ©cembre 2008 pour les investissements dans le secteur agricole modifiĂ© en dernier lieu par l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 12 fĂ©vrier 2015 exĂ©cutant le rĂ©gime des paiements directs en faveur des agriculteurs est abrogĂ©.
Art. 100.
Les demandes d'aides introduites en application de l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 19 dĂ©cembre 2008 relatif aux investissements dans le secteur agricole restent soumises aux dispositions de cet arrĂȘtĂ©.
« Toutefois, l'exploitant agricole ayant introduit une demande d'aide visĂ©e Ă l'alinĂ©a 1er peut tenir une comptabilitĂ© de gestion conforme Ă l'article 14 du prĂ©sent arrĂȘtĂ©. ». (AGW du 19/07/2018, art. 33).
Toutefois, le suivi des plans de dĂ©veloppement et des plans d'investissements relatif Ă des demandes d'aides visĂ©es Ă l'alinĂ©a 1er est soumis aux articles 82 et 85 du prĂ©sent arrĂȘtĂ©. Un relevĂ© annuel au sens de l'article 82 est Ă©tabli chaque annĂ©e de la durĂ©e du plan.
Toutefois, le bĂ©nĂ©ficiaire renonçant Ă l'aide visĂ©e Ă l'article 36 de l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 19 dĂ©cembre 2008 relatif aux investissements dans le secteur agricole n'est pas tenu de rĂ©aliser un rapport final de suivi. NĂ©anmoins, il envoie Ă l'organisme payeur les comptabilitĂ©s de gestion et, le cas Ă©chĂ©ant, les taux de liaison au sol couvrant les annĂ©es de la durĂ©e du plan.
Art. 100/1 .
Sans prĂ©judice des autres dispositions du prĂ©sent arrĂȘtĂ©, les agriculteurs qui ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d'aides Ă l'investissement agricole ou Ă l'installation, sous l'Ă©gide de l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 24 mai 2007 concernant les aides Ă l'agriculture et de l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 19 dĂ©cembre 2008 pour les investissements dans le secteur agricole, sont Ă©ligibles pour les demandes d'aides introduites aprĂšs le 1er octobre 2015.
Art. 101.
§1er. Les personnes ayant introduit une demande d'aide Ă l'installation avant l'entrĂ©e en vigueur de l'arrĂȘtĂ© du 10 septembre 2015 relatif aux aides au dĂ©veloppement et Ă l'investissement dans le secteur agricole sous l'Ă©gide des articles 22 Ă 30 de l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 19 dĂ©cembre 2008 pour les investissements dans le secteur agricole, peuvent se voir octroyer cette aide si la recevabilitĂ© de la demande a Ă©tĂ© notifiĂ©e dans le dĂ©lai prĂ©vu Ă l'article 22, §3, alinĂ©a 2, de ce mĂȘme arrĂȘtĂ©.
Les personnes ayant reçu une aide dans le cadre d'une premiĂšre phase pour une installation sous l'Ă©gide des articles 22 Ă 30 de l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 19 dĂ©cembre 2008 pour les investissements dans le secteur agricole et des articles 22 Ă 30 de l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 24 mai 2007 concernant les aides Ă l'agriculture, peuvent se voir octroyer une aide pour une seconde phase conformĂ©ment aux articles 22 Ă 30 de l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 19 dĂ©cembre 2008 pour les investissements dans le secteur agricole et aux articles 22 Ă 30 de l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 24 mai 2007 concernant les aides Ă l'agriculture, si l'investissement liĂ© Ă cette seconde phase est rĂ©alisĂ© avant le 31 dĂ©cembre 2016.
§2. Les aides Ă l'installation visĂ©es au paragraphe 1ersont versĂ©es sous la forme d'une capitalisation d'une subvention-intĂ©rĂȘt octroyĂ©e pendant sept ans avec un maximum de 30.000 euros.
Art. 102.
§1er. L'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 19 dĂ©cembre 2013 organisant un rĂ©gime transitoire des aides aux investissements dans le secteur agricole et modifiant l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 19 dĂ©cembre 2008 pour les investissements dans le secteur agricole modifiĂ© par l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 2 juillet 2015 est abrogĂ©.
§2. Le modĂšle T visĂ© Ă l'article 1er, 4° , de l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 19 dĂ©cembre 2013 organisant un rĂ©gime transitoire des aides aux investissements dans le secteur agricole et modifiant l'arrĂȘtĂ© du Gouvernement wallon du 19 dĂ©cembre 2008 pour les investissements dans le secteur agricole, introduits en application de cet arrĂȘtĂ©, reste soumis aux dispositions de cet arrĂȘtĂ©.
Toutefois, le suivi des plans de dĂ©veloppement et des plans d'investissements relatif Ă des demandes d'aides visĂ©es Ă l'alinĂ©a 1er est soumis aux articles 82 et 85 du prĂ©sent arrĂȘtĂ©. Un relevĂ© annuel au sens de l'article 82 est Ă©tabli chaque annĂ©e de la durĂ©e du plan.
Art. 103.
Le prĂ©sent arrĂȘtĂ© entre en vigueur le 1er octobre 2015.
Art. 104.
Abrogé par l'AGW du 11 février 2021, art.11.
Art. 105.
Le Ministre de l'Agriculture est chargĂ© de l'exĂ©cution du prĂ©sent arrĂȘtĂ©.
Le Ministre-Président,
P. MAGNETTE
Le Ministre de l'Agriculture, de la Nature, de la Ruralité, du Tourisme et des Infrastructures sportives, délégué à la Représentation à la Grande Région,
R. COLLIN