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15 décembre 2011 - Décret portant organisation du budget, de la comptabilité et du rapportage des unités d'administration publique wallonnes (Décret WBFin)
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Le Parlement wallon a adopté et Nous, Gouvernement, sanctionnons ce qui suit:

Art.  1er.

Le prĂ©sent dĂ©cret fixe les dispositions relatives au budget et Ă  la comptabilitĂ© des services visĂ©s Ă  l'article 3 ( et transpose partiellement la Directive 2011/85/UE du 8 novembre 2011 sur les exigences applicables aux cadres budgĂ©taires des Etats membres – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 4) .

Art.  2.

Pour l'application du présent décret, on entend par:

1° loi de dispositions gĂ©nĂ©rales: la loi du 16 mai 2003 fixant les dispositions gĂ©nĂ©rales applicables aux budgets, au contrĂŽle des subventions et Ă  la comptabilitĂ© des CommunautĂ©s et des RĂ©gions, ainsi qu'Ă  l'organisation du contrĂŽle de la Cour des Comptes;

2° Parlement: le Parlement wallon;

3° Gouvernement: le Gouvernement wallon;

4° Ministre du budget: le Ministre du Gouvernement ( (...) – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 5, a) ) ayant le budget dans ses attributions;

( 5° service administratif Ă  comptabilitĂ© autonome: unitĂ© d'administration publique dont la gestion et la comptabilitĂ© sont sĂ©parĂ©es par une loi ou un dĂ©cret de celles des services d'administration gĂ©nĂ©rale, sans que la personnalitĂ© juridique ne lui soit accordĂ©e, et qui dispose d'une trĂ©sorerie et d'une comptabilitĂ© autonomes; – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 5, b) )

6° ordonnateur: autoritĂ© compĂ©tente dĂ©signĂ©e par arrĂȘtĂ© du Gouvernement et habilitĂ©e:

a)  Ă  constater les droits Ă  la charge des tiers et Ă  donner l'ordre de leur recouvrement;

b)  dans la limite des crĂ©dits autorisĂ©s et disponibles, Ă  engager et Ă  liquider toute dĂ©pense imputable au budget ainsi qu'Ă  en Ă©mettre l'ordre de paiement;

7° receveur: toute personne habilitĂ©e Ă  procĂ©der au recouvrement des droits constatĂ©s Ă  la charge des tiers;

8° trĂ©sorier: toute personne habilitĂ©e Ă :

a)  percevoir les recettes;

b)  payer les dĂ©penses imputĂ©es au budget;

c)  exĂ©cuter des opĂ©rations financiĂšres non liĂ©es au budget;

9° classification Ă©conomique: classification des recettes et des dĂ©penses budgĂ©taires en fonction des critĂšres macro-Ă©conomiques permettant de dĂ©livrer Ă  l'Institut des comptes nationaux les donnĂ©es nĂ©cessaires Ă  la rĂ©alisation de ses missions, telles que dĂ©finies Ă  l'article 108 de la loi du 21 dĂ©cembre 1994 portant des dispositions sociales et diverses. Cette classification est compatible avec le systĂšme europĂ©en des comptes nationaux et rĂ©gionaux (SEC), lequel dĂ©finit les normes comptables visant Ă  une description quantitative cohĂ©rente, fiable et comparable des Ă©conomies des Etats membres de l'Union europĂ©enne. Elle se compose de codes numĂ©riques de quatre chiffres au maximum et de libellĂ©s explicatifs;

10° droit constatĂ©: droit rĂ©unissant toutes les conditions suivantes:

a)  son montant est dĂ©terminĂ© de maniĂšre exacte;

b)  l'identitĂ© du dĂ©biteur ou du crĂ©ancier est dĂ©terminable;

c)  l'obligation de payer existe;

d)  une piĂšce justificative est en possession de l' ( unitĂ© d'administration publique – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 5, c) ) telle que visĂ©e Ă  l'article 3;

11° engagement budgĂ©taire: rĂ©servation par l'ordonnateur du crĂ©dit nĂ©cessaire Ă  l'exĂ©cution d'un engagement juridique. L'engagement budgĂ©taire implique la vĂ©rification de la rĂ©gularitĂ© de l'imputation budgĂ©taire, de la disponibilitĂ© de crĂ©dits, de la conformitĂ© de la dĂ©pense aux lois, dĂ©crets, arrĂȘtĂ©s d'exĂ©cution, jugements et contrats ainsi que du respect du principe de bonne gestion financiĂšre dĂ©fini sous 14°;

12° engagement juridique: enregistrement par l'ordonnateur d'une obligation irrĂ©versible Ă  la charge du budget;

13 ° liquidation: acte par lequel l'ordonnateur s'assure de l'existence de droits constatés en faveur de tiers;

14° principe de bonne gestion financiĂšre: principe regroupant:

a)  le principe d'Ă©conomie, qui prescrit que les moyens mis en Ɠuvre par l'ordonnateur en vue de la rĂ©alisation des activitĂ©s soient rendus disponibles en temps utile, dans les quantitĂ©s et qualitĂ©s appropriĂ©es et au meilleur prix;

b)  le principe d'efficience, qui vise le meilleur rapport entre les moyens mis en Ɠuvre et les rĂ©sultats obtenus;

c)  le principe d'efficacitĂ©, qui vise l'atteinte des objectifs spĂ©cifiques fixĂ©s et l'obtention des rĂ©sultats escomptĂ©s.

( 15° Accord de coopĂ©ration: l'accord de coopĂ©ration du 13 dĂ©cembre 2013 entre l'État fĂ©dĂ©ral, les CommunautĂ©s, les RĂ©gions et les Commissions communautaires relatif Ă  la mise en Ɠuvre de l'article 3, §1er du TraitĂ© sur la stabilitĂ©, la coordination et la gouvernance au sein de l'Union Ă©conomique et monĂ©taire;

16° TFUE: le TraitĂ© sur le fonctionnement de l'Union europĂ©enne;

17° StratĂ©gie Europe 2020: les cinq objectifs dĂ©finis par le Conseil europĂ©en lors de sa rĂ©union des 24 et 25 mars 2011, visant Ă  stimuler une croissance qui soit intelligente, en investissant de façon plus efficace dans l'Ă©ducation, la recherche et l'innovation durable, en donnant la prioritĂ© Ă  une Ă©conomie Ă  faibles Ă©missions de carbone et Ă  une industrie compĂ©titive et inclusive, en mettant clairement l'accent sur la crĂ©ation d'emplois et la rĂ©duction de la pauvretĂ©;

18° IWEPS: Institut wallon de l'Ă©valuation, de la prospective et de la statistique créé par le dĂ©cret du 4 dĂ©cembre 2003;

19° CESW: Conseil Ă©conomique et social de Wallonie créé par le dĂ©cret du 25 mai 1983 modifiant, en ce qui regarde le Conseil Ă©conomique rĂ©gional pour la Wallonie, la loi-cadre du 15 juillet 1970 portant organisation de la planification et de la dĂ©centralisation Ă©conomique et instaurant un Conseil Ă©conomique et social de la RĂ©gion wallonne;

20° circonstances exceptionnelles: au sens de l'article 2, point 2 du RĂšglement (CE) n°1467/97 du Conseil du 7 juillet 1997 visant Ă  accĂ©lĂ©rer et Ă  clarifier ( la mise en Ɠuvre – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 5, d) ) de la procĂ©dure concernant les dĂ©ficits excessifs, modifiĂ© par le RĂšglement (UE) n° 1177/2011 du Conseil du 8 novembre 2011, des faits inhabituels indĂ©pendants de la volontĂ© de la RĂ©gion wallonne et ayant des effets sensibles sur la situation financiĂšre des administrations publiques, ou Ă  des pĂ©riodes de grave rĂ©cession Ă©conomique telles que visĂ©es dans le pacte de stabilitĂ© et de croissance rĂ©visĂ©, pour autant que l'Ă©cart temporaire de la RĂ©gion wallonne ne mette pas en pĂ©ril sa soutenabilitĂ© budgĂ©taire Ă  moyen terme;

21° Ă©cart important: Ă©cart par rapport Ă  l'objectif budgĂ©taire Ă  moyen terme ou par rapport Ă  la trajectoire d'ajustement appropriĂ©e en vue de la rĂ©alisation de cet objectif, considĂ©rĂ© comme important en application de critĂšres nationaux et/ou en application de l'article 6, point 3 du RĂšglement (CE) n° 1466/97 du Conseil du 7 juillet 1997 relatif au renforcement de la surveillance des positions budgĂ©taires ainsi que de la surveillance et de la coordination des politiques Ă©conomiques, modifiĂ© par le RĂšglement (UE) n° 1175/2011 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 16 novembre 2011;

22° coefficient de GINI: mesure du degrĂ© d'inĂ©galitĂ© de la distribution des revenus dans une sociĂ©tĂ© donnĂ©e, se basant sur la courbe de Lorenz; – DĂ©cret du 23 dĂ©cembre 2013, art. 1er)

( 23° budget Ă©conomique: le budget visĂ© Ă  l'article 108, g) , de la loi du 21 dĂ©cembre 1994 portant des dispositions sociales et diverses, modifiĂ©e par la loi du 28 fĂ©vrier 2014;

24° ICN: l'Institut des comptes nationaux visĂ© Ă  l'article 107 de la loi du 21 dĂ©cembre 1994 portant des dispositions sociales et diverses;

25° pĂ©rimĂštre de consolidation: le sous-secteur 1312 « Administrations d'Etats fĂ©dĂ©rĂ©s Â» du secteur 13 « Administrations publiques Â» au sens du RĂšglement (UE) no 549/2013 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 21 mai 2013 relatif au systĂšme europĂ©en des comptes nationaux et rĂ©gionaux dans l'Union europĂ©enne, tel que dĂ©fini par l'ICN;

26° SEC: le SystĂšme europĂ©en des comptes nationaux et rĂ©gionaux dans l'Union europĂ©enne au sens du RĂšglement (UE) no 549/2013 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 21 mai 2013 y relatif;

27° unitĂ© d'administration publique: l'unitĂ© institutionnelle qui fait partie du pĂ©rimĂštre de consolidation de la RĂ©gion wallonne;

28° Entreprise rĂ©gionale: l'unitĂ© d'administration publique Ă  caractĂšre commercial, industriel ou financier bĂ©nĂ©ficiant d'un rĂ©gime d'autonomie, sans que la personnalitĂ© juridique ne lui soit accordĂ©e;

29° Organisme: l'unitĂ© d'administration publique, distincte des services d'administration gĂ©nĂ©rale, qui est dotĂ©e de la personnalitĂ© juridique et dont l'objet est l'exercice de missions d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral;

30° Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles: l'unitĂ© d'administration publique créée et organisĂ©e par le Code wallon de l'Action sociale et de la SantĂ©;

31° Ministre de tutelle: le Ministre du Gouvernement qui s'est vu attribuer un pouvoir de gestion ou de contrĂŽle particulier sur un organisme, en vertu du dĂ©cret ou d'un arrĂȘtĂ© l'organisant et, le cas Ă©chĂ©ant, de l'arrĂȘtĂ© portant rĂ©partition des compĂ©tences au sein du Gouvernement;

32° transfert financier: le montant inscrit au budget des dĂ©penses visĂ© Ă  l'article 10 en faveur de certaines unitĂ©s d'administration publique;

33° contrat de gestion: la convention passĂ©e entre le Gouvernement et l'organe de gestion d'un organisme en vue de dĂ©finir les rĂšgles et conditions spĂ©ciales en vertu desquelles cet organisme exerce ses missions de service public. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 5, e) )

Art.  3.

( §1er. Les dispositions du prĂ©sent dĂ©cret sont applicables aux unitĂ©s d'administration publique rĂ©parties selon les catĂ©gories suivantes:

1° les services d'administration gĂ©nĂ©rale, les cabinets ministĂ©riels et les services y assimilĂ©s pour leur fonctionnement, qui forment ensemble une seule entitĂ©;

2° les entreprises rĂ©gionales;

3° les services administratifs Ă  comptabilitĂ© autonome;

4° les organismes, classĂ©s selon les types suivants:

a)  sont de type 1, les organismes qui sont directement soumis Ă  l'autoritĂ© d'un Ministre de tutelle et dont la gestion courante est confiĂ©e Ă  des fonctionnaires dĂ©signĂ©s ou Ă  des mandataires;

b)  sont de type 2, les organismes qui sont gĂ©rĂ©s de maniĂšre autonome par les organes de gestion dĂ©signĂ©s conformĂ©ment Ă  leur statut juridique, sans prĂ©judice des pouvoirs de tutelle et de contrĂŽle du Gouvernement;

c)  sont de type 3, les organismes qui:

(1) sont, soit administrĂ©s conformĂ©ment au Code des sociĂ©tĂ©s, soit soumis Ă  la loi du 27 juin 1921 sur les associations sans but lucratif, les associations internationales sans but lucratif et les fondations;

(2) et subissent une influence dĂ©terminante de la RĂ©gion wallonne, soit en concluant avec elle un contrat de gestion, soit que la RĂ©gion dĂ©signe, directement ou indirectement, plus de la moitiĂ© des membres de leur organe d'administration, de gestion ou de direction ou qu'elle dĂ©signe une ou plusieurs personnes chargĂ©es d'exercer la tutelle administrative du Gouvernement en leur sein, soit qu'elle dĂ©tient, directement ou indirectement, la majoritĂ© du capital souscrit, soit qu'elle dispose, directement ou indirectement, de la majoritĂ© des voix attachĂ©es aux parts Ă©mises par l'organisme constituĂ© sous forme de sociĂ©tĂ©;

5° l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles;

6° le Parlement et le Service du MĂ©diateur (et la Commission wallonne pour l'Energie - dĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2020, art.180, dĂ©cret du 22 dĂ©cembre 2021, art.175, dĂ©cret du 21 dĂ©cembre 2022,art.182).

§2. La liste et le classement des organismes visĂ©s au paragraphe 1er, 4°, sont annexĂ©s au prĂ©sent dĂ©cret.

Au moins une fois par an, sur proposition du Gouvernement, le dĂ©cret actualise la liste mentionnĂ©e Ă  l'alinĂ©a 1er. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 6)

Art.  4.

( §1er. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 9, 1°)  ConformĂ©ment aux dispositions de l'article 3 de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales, le budget est l'acte qui prĂ©voit et autorise, pour chaque annĂ©e budgĂ©taire et dans des dĂ©crets, toutes les recettes et toutes les dĂ©penses de l'entitĂ©, sans compensation entre elles. L'annĂ©e budgĂ©taire dĂ©bute le 1er janvier et se termine le 31 dĂ©cembre suivant.

L'ensemble des recettes couvre l'ensemble des dépenses. Par dérogation à ce principe, un décret peut créer un fonds budgétaire en lui affectant des recettes, qu'il identifie, pour couvrir des dépenses, dont il définit l'objet.

( §2. ConformĂ©ment Ă  l'article 16/9 de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales, le budget est Ă©laborĂ© sur la base des prĂ©visions macroĂ©conomiques du budget Ă©conomique Ă©tablies par l'ICN. Les Ă©ventuelles dĂ©rogations Ă  ces prĂ©visions sont explicitement mentionnĂ©es et justifiĂ©es dans les documents informatifs et justificatifs du budget.

§3. ConformĂ©ment Ă  l'article 16/13 de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales, tous les trois ans, une Ă©valuation, sur base de critĂšres objectifs, des prĂ©visions budgĂ©taires utilisĂ©es lors de la confection du budget est rĂ©alisĂ©e par un organisme indĂ©pendant. Si un Ă©cart significatif ressort de l'Ă©valuation, le Gouvernement prend les mesures nĂ©cessaires pour amĂ©liorer la mĂ©thodologie des prĂ©visions budgĂ©taires ultĂ©rieures et les rend publiques.

L'organisme indĂ©pendant est dĂ©signĂ© dans un accord de coopĂ©ration. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 9, 2°)

Art.  5.

§1er. Au budget, sont portĂ©es en recettes:

1° l'estimation des droits qui seront constatĂ©s au profit de l'entitĂ© au cours de l'annĂ©e budgĂ©taire conformĂ©ment aux dispositions de l'article 4, alinĂ©a 1er, 1° de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales, y compris les droits affĂ©rents aux recettes affectĂ©es visĂ©es Ă  l'article 4, alinĂ©a 2;

2° l'estimation des recettes Ă  percevoir au comptant, le cas Ă©chĂ©ant.

§2. Le budget, en recettes, autorise l'enrĂŽlement et la perception des impĂŽts et des taxes en vertu et conformĂ©ment aux lois, dĂ©crets, arrĂȘtĂ©s et tarifs en vigueur.

Sans prĂ©judice des dispositions de l'article 2 de la loi spĂ©ciale du 16 janvier 1989 relative au financement des CommunautĂ©s et des RĂ©gions, les recettes, autres que les impĂŽts et les taxes prĂ©citĂ©s, sont les crĂ©ances Ă©tablies en vertu et conformĂ©ment aux lois, dĂ©crets, arrĂȘtĂ©s, conventions, arrĂȘts et jugements.

§3. Les montants estimĂ©s des recettes ne sont pas limitatifs.

Art.  6.

Outre l'autorisation visĂ©e Ă  l'article 5, §2, le budget, en recettes, contient au moins:

1° l'estimation globale du montant des droits et recettes visĂ©s Ă  l'article 5, §1er;

2° les habilitations donnĂ©es au Gouvernement de procĂ©der aux opĂ©rations de gestion de la trĂ©sorerie et de la dette consolidĂ©e ainsi qu'aux opĂ©rations de couverture des besoins de financement dĂ©coulant de l'exĂ©cution du budget. Le Gouvernement assure cette gestion financiĂšre dans le respect des principes de prudence et d'efficience. Il veille Ă  la conformitĂ© des besoins ou de la capacitĂ© de financement aux objectifs nationaux et europĂ©ens;

3° les conditions dans lesquelles le recouvrement des recettes non fiscales peut ĂȘtre abandonnĂ©;

4° en annexe, un tableau rĂ©partissant les montants visĂ©s au 1° entre subdivisions et par article de base selon les rĂšgles suivantes:

a)  une subdivision distincte comprend les estimations des recettes gĂ©nĂ©rales tandis que les recettes spĂ©cifiques, y compris les recettes affectĂ©es aux fonds budgĂ©taires, sont prĂ©vues dans les subdivisions correspondantes aux divisions organiques du budget des dĂ©penses visĂ©es Ă  l'article 8, §1er;

b)  les estimations de recettes des subdivisions sont rĂ©parties par article de base. Chaque article de base est codifiĂ© selon la classification Ă©conomique et identifie, par un libellĂ©, la nature ou l'objet de la recette. Lorsqu'il s'agit d'un remboursement de dĂ©penses, le code de l'article de base doit ĂȘtre identique Ă  celui de l'opĂ©ration prĂ©alable de dĂ©penses.

Art.  7.

Au budget, sont portés en dépenses:

1° conformĂ©ment aux dispositions de l'article 4, 2° de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales:

a)  les crĂ©dits d'engagement, Ă  savoir les crĂ©dits Ă  concurrence desquels des sommes peuvent ĂȘtre engagĂ©es du chef d'obligations nĂ©es ou contractĂ©es au cours de l'annĂ©e budgĂ©taire et, pour les obligations rĂ©currentes dont les effets s'Ă©tendent sur plusieurs annĂ©es, les sommes qui seront exigibles au cours de l'annĂ©e budgĂ©taire;

b)  les crĂ©dits de liquidation, Ă  savoir les crĂ©dits Ă  concurrence desquels des sommes peuvent ĂȘtre liquidĂ©es au cours de l'annĂ©e budgĂ©taire, du chef des droits constatĂ©s en vue d'apurer des obligations prĂ©alablement engagĂ©es. Les crĂ©dits de liquidation peuvent ĂȘtre non limitatifs pour les dĂ©penses dĂ©signĂ©es dans le budget;

2° les dĂ©penses prĂ©visionnelles Ă  la charge des fonds budgĂ©taires, visĂ©s Ă  l'article 4, alinĂ©a 2, et fixĂ©es dans le respect des moyens disponibles que sont, pour chacun des fonds, les recettes affectĂ©es majorĂ©es, le cas Ă©chĂ©ant, du report rĂ©el ou estimĂ© des recettes non utilisĂ©es au cours des annĂ©es prĂ©cĂ©dentes.

Les dépenses prévisionnelles à la charge des fonds budgétaires sont:

a)  pour l'engagement, les sommes pouvant ĂȘtre engagĂ©es du chef d'obligations nĂ©es ou contractĂ©es au cours de l'annĂ©e budgĂ©taire et, pour les obligations rĂ©currentes dont les effets s'Ă©tendent sur plusieurs annĂ©es, les sommes qui seront exigibles au cours de l'annĂ©e budgĂ©taire;

b)  pour la liquidation, les sommes pouvant ĂȘtre liquidĂ©es au cours de l'annĂ©e budgĂ©taire du chef des droits constatĂ©s en vue d'apurer des obligations prĂ©alablement engagĂ©es.

Toutefois, en cours d'exécution du budget, ces dépenses seront limitées par le montant des recettes affectées réellement perçues augmentées, le cas échéant, du solde réel reporté de l'exercice précédent;

3° le cas Ă©chĂ©ant, une provision de crĂ©dits d'engagement rĂ©servĂ©e spĂ©cifiquement aux dĂ©penses de personnel administratif qui n'ont pu ĂȘtre dĂ©terminĂ©es avec prĂ©cision au moment du vote du budget. L'utilisation par le Gouvernement d'une telle provision doit ĂȘtre dĂ»ment justifiĂ©e.

Art.  8.

§1er. Le budget, en dĂ©penses, est subdivisĂ© en divisions organiques, en programmes et en articles de base.

Une division organique regroupe les programmes concourant à la réalisation d'une politique publique définie.

Chaque division organique comprend un programme fonctionnel et un ou plusieurs programmes opérationnels. Les crédits à inscrire dans ces deux types de programmes sont régis par les rÚgles suivantes:

1° les crĂ©dits du programme fonctionnel sont destinĂ©s Ă  couvrir les dĂ©penses gĂ©nĂ©rales de fonctionnement au sein de la division organique;

2° les crĂ©dits d'un programme opĂ©rationnel sont destinĂ©s au financement d'une activitĂ© ou d'un ensemble cohĂ©rent d'activitĂ©s spĂ©cifiques permettant de rencontrer un ou plusieurs des objectifs de la politique publique dĂ©finie assignĂ©e Ă  la division organique. Un programme opĂ©rationnel peut contenir les dĂ©penses prĂ©visionnelles Ă  la charge d'un ou de plusieurs fonds budgĂ©taires, Ă  la condition de les distinguer des crĂ©dits, mais ne peut, en aucun cas, ĂȘtre alimentĂ© par des crĂ©dits de liquidation non limitatifs.

Les crédits des programmes et les dépenses prévisionnelles à la charge des fonds budgétaires sont répartis en articles de base. Chaque article de base est codifié selon la classification économique et identifie, par un libellé, la nature, l'objet ou le mode opératoire de la dépense.

§2. Les crĂ©dits d'engagement sont autorisĂ©s et plafonnĂ©s par programme.

§3. D'une part, les crĂ©dits de liquidation de chacun des programmes fonctionnels sont autorisĂ©s et plafonnĂ©s par programme, exceptĂ© s'ils sont non limitatifs, auquel cas ils sont plafonnĂ©s dans la limite du montant total des programmes fonctionnels de toutes les divisions organiques. D'autre part, les crĂ©dits de liquidation des programmes opĂ©rationnels sont autorisĂ©s par programme, mais plafonnĂ©s dans la limite du montant total des programmes opĂ©rationnels de la division organique.

§4. Le budget, en dĂ©penses, contient au moins:

1° les dispositions fixant les conditions gĂ©nĂ©rales relatives aux dĂ©penses;

2° les dispositions fixant, conformĂ©ment Ă  l'article 7, 1°, b) , les dĂ©penses pour lesquelles les crĂ©dits peuvent ĂȘtre non limitatifs;

3° les dispositions fixant, conformĂ©ment Ă  l'article 3, dernier alinĂ©a, de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales, la nature des dĂ©penses autorisĂ©es en l'absence d'un dĂ©cret organique;

4° les dispositions accordant au Gouvernement des habilitations de gestion;

5° le tableau de synthĂšse, prĂ©sentĂ© par division organique et programme, des crĂ©dits d'engagement et des crĂ©dits de liquidation, en distinguant les crĂ©dits non limitatifs visĂ©s au 2° ainsi que, le cas Ă©chĂ©ant, des dĂ©penses prĂ©visionnelles Ă  la charge des fonds budgĂ©taires;

6° en annexe, le tableau dĂ©taillant par article de base les crĂ©dits et les dĂ©penses visĂ©es au 5°.

Art.  9.

§1er. Le budget est accompagnĂ© des documents informatifs et justificatifs suivants:

( 1° l'exposĂ© gĂ©nĂ©ral qui prĂ©sente notamment:

a)  les lignes directrices du budget;

b)  une synthĂšse des recettes et des dĂ©penses;

c)  un rapport financier;

d)  conformĂ©ment aux articles 16/11 et 16/12 de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales et dans le respect des modalitĂ©s fixĂ©es par le Gouvernement:

(1) le cadre budgĂ©taire Ă  moyen terme et la programmation budgĂ©taire pluriannuelle tels que dĂ©finis Ă  l'alinĂ©a 3, ses Ă©ventuelles actualisations ainsi que l'explication de tout Ă©cart du budget annuel par rapport au cadre budgĂ©taire;

(2) une analyse de sensibilitĂ©, reprenant un aperçu des Ă©volutions des principales variables budgĂ©taires en fonction de diffĂ©rentes hypothĂšses relatives aux taux de croissance et d'intĂ©rĂȘt;

(3) une Ă©numĂ©ration de tous les organismes et fonds qui ne sont pas repris dans le budget des dĂ©penses mais qui font partie du pĂ©rimĂštre de consolidation ainsi qu'une analyse de leur impact sur le solde de financement et sur la dette publique;

(4) l'impact, de maniĂšre dĂ©taillĂ©e, des dĂ©penses fiscales sur les recettes en joignant un inventaire desdites dĂ©penses qui reprend toutes les rĂ©ductions, diminutions et exceptions au rĂ©gime gĂ©nĂ©ral de prĂ©lĂšvement des impĂŽts qui s'appliquent pendant l'annĂ©e budgĂ©taire au profit des contribuables ou d'activitĂ©s Ă©conomiques, sociales ou culturelles.

Le cadre budgétaire à moyen terme couvre la législature, ou au moins une période minimale de trois ans. Un nouveau Gouvernement peut actualiser le cadre budgétaire à moyen terme, défini par un Gouvernement précédent, pour tenir compte de ses nouvelles priorités d'action.

Dans ce cas, le nouveau Gouvernement souligne les différences avec le précédent cadre budgétaire à moyen terme.

La programmation budgétaire pluriannuelle, basée sur les prévisions du budget économique, comprend les éléments suivants:

a)  des objectifs budgĂ©taires pluriannuels globaux et transparents en termes de dĂ©ficit public et de dette publique ou de tout autre indicateur budgĂ©taire synthĂ©tique, telles que les dĂ©penses;

b)  des prĂ©visions pour chaque poste majeur de dĂ©penses et de recettes, Ă  politique inchangĂ©e;

c)  une description des politiques envisagĂ©es Ă  moyen terme ayant un impact sur les finances des administrations publiques, ventilĂ©es par poste de dĂ©penses et de recettes important, qui montre comment l'ajustement permet d'atteindre les objectifs budgĂ©taires Ă  moyen terme en comparaison des projections Ă  politique inchangĂ©e;

d)  une Ă©valuation de l'effet que, vu leur impact direct Ă  long terme sur les finances des administrations publiques, les politiques envisagĂ©es sont susceptibles d'avoir sur la soutenabilitĂ© Ă  long terme des finances publiques. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 10)

2° un exposĂ© particulier qui justifie et commente les recettes et les dĂ©penses en regard des objectifs de la politique publique dĂ©finie. Il fait apparaĂźtre notamment:

a)  en recettes, par subdivision, le fondement lĂ©gal et la justification de chacun des articles de base inscrits au budget;

b)  en dĂ©penses, par division organique, la maniĂšre dont l'activitĂ© ou l'ensemble d'activitĂ©s spĂ©cifiques de chacun des programmes contribue Ă  la rĂ©alisation des objectifs de la division et, par article de base, le fondement lĂ©gal et les moyens projetĂ©s dans le budget.

§2. En ce qui concerne les dĂ©penses, l'exposĂ© particulier fournit en outre:

1° lorsqu'il s'agit de dĂ©penses dont l'exĂ©cution est programmĂ©e sur plusieurs annĂ©es budgĂ©taires, le plan de liquidation envisagĂ© et chiffrĂ©;

2° lorsqu'il s'agit de dĂ©penses prĂ©visionnelles Ă  la charge d'un fonds budgĂ©taire, les montants suivants en les distinguant pour l'engagement et pour la liquidation:

a)  le solde reportĂ© de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente, rĂ©el ou estimĂ©;

b)  la prĂ©vision d'encaissement des recettes affectĂ©es durant l'annĂ©e budgĂ©taire;

c)  la prĂ©vision des moyens disponibles, obtenue par l'addition des deux montants prĂ©citĂ©s;

d)  la prĂ©vision, par article de base codifiĂ© selon la classification Ă©conomique, des moyens qui seront utilisĂ©s durant l'annĂ©e budgĂ©taire;

e)  le solde final se dĂ©gageant des prĂ©visions des opĂ©rations de l'annĂ©e budgĂ©taire;

3° lorsqu'il s'agit de dĂ©penses relatives au financement d'une premiĂšre tranche d'obligations pluriannuelles, prises en exĂ©cution d'un contrat conclu par le Gouvernement, une synthĂšse du plan financier et de ses paramĂštres Ă©ventuels d'adaptation annuelle.

Art.  10.

( §1er. ConsidĂ©rant le cadre budgĂ©taire Ă  moyen terme visĂ© Ă  l'article 9, §1er, 1°, le Gouvernement Ă©tablit les projets de dĂ©cret, l'un contenant les recettes du budget et l'autre les dĂ©penses du budget, et les documents visĂ©s Ă  l'article 9 ainsi que, le cas Ă©chĂ©ant, les projets de dĂ©cret d'ajustement du budget et les documents visĂ©s au paragraphe 4. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 11)

§2. Le Gouvernement dĂ©pose, au plus tard Ă  la mi-novembre de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente, les projets de dĂ©cret du budget de l'annĂ©e budgĂ©taire accompagnĂ©s des documents visĂ©s Ă  l'article 9, devant le Parlement qui les adopte au plus tard le 31 dĂ©cembre suivant. Le dĂ©cret contenant les recettes du budget doit ĂȘtre publiĂ© au Moniteur belge du 31 dĂ©cembre au plus tard.

§3. Durant le premier quadrimestre de l'annĂ©e budgĂ©taire en cours, le Gouvernement contrĂŽle l'exĂ©cution budgĂ©taire en vue, le cas Ă©chĂ©ant, d'ajuster le budget des recettes et des dĂ©penses.

Durant l'année budgétaire, le Gouvernement peut déposer des projets d'ajustement du budget des recettes et des dépenses.

A l'occasion du renouvellement intégral du Parlement, le Gouvernement procÚde à un contrÎle budgétaire et, le cas échéant, dépose des projets d'ajustement du budget des recettes et des dépenses en vue de l'adapter aux objectifs de sa déclaration de politique.

§4. L'ajustement du budget s'opĂšre de la maniĂšre suivante:

1° le budget des recettes et des dĂ©penses est ajustĂ© conformĂ©ment aux dispositions des articles 5, 6, 7 et 8, en faisant apparaĂźtre, dans les tableaux, la comparaison entre les montants initiaux et ajustĂ©s;

2° l'exposĂ© gĂ©nĂ©ral visĂ© Ă  l'article 9, §1er, 1°, peut se limiter Ă  la prĂ©sentation d'une synthĂšse des recettes et des dĂ©penses ajustĂ©es, Ă  la motivation des actualisations et, le cas Ă©chĂ©ant, Ă  une mise Ă  jour du rapport financier;

3° les exposĂ©s particuliers visĂ©s Ă  l'article 9, §1er, 2° et §2, sont actualisĂ©s, en faisant apparaĂźtre la comparaison entre les montants initiaux et ajustĂ©s. Pour le surplus, ils peuvent se limiter Ă  la justification des actualisations.

§5. Le Gouvernement dĂ©pose devant le Parlement les projets de dĂ©cret d'ajustement du budget, accompagnĂ©s des documents visĂ©s au §4, 2° et 3°. Les crĂ©dits faisant l'objet dans ces projets d'une annulation ou d'une rĂ©duction sont alors, Ă  due concurrence, rendus indisponibles pour engager ou liquider des dĂ©penses.

Les ajustements doivent ĂȘtre votĂ©s au plus tard le 31 dĂ©cembre de l'annĂ©e budgĂ©taire en cours.

Art.  11.

Tant pour le budget que lors d'un ajustement, l'approbation du Parlement porte, successivement, sur:

1° le dispositif en ce qui concerne le budget en recettes;

2° le dispositif et le tableau de synthĂšse visĂ© Ă  l'article 8, §4, 5°, en ce qui concerne le budget en dĂ©penses.

Art.  12.

§1er. Dans l'hypothĂšse exceptionnelle oĂč il apparaĂźt que le dĂ©cret contenant les dĂ©penses du budget ne sera pas votĂ© pour le 31 dĂ©cembre prĂ©cĂ©dant l'annĂ©e budgĂ©taire, alors que le projet a Ă©tĂ© dĂ©posĂ© au Parlement conformĂ©ment Ă  l'article 10, §2, le Gouvernement assure, par une dĂ©libĂ©ration motivĂ©e, portĂ©e immĂ©diatement Ă  la connaissance du Parlement, et directement exĂ©cutoire Ă  partir du 1er janvier de l'annĂ©e budgĂ©taire concernĂ©e, la continuitĂ© des services en ouvrant des crĂ©dits d'engagement et des crĂ©dits de liquidation.

Cette dĂ©libĂ©ration couvre une pĂ©riode qu'elle dĂ©termine et qui ne peut ĂȘtre infĂ©rieure Ă  un mois, ni excĂ©der trois mois, sauf si des obligations lĂ©gales ou contractuelles requiĂšrent une pĂ©riode d'une autre durĂ©e. Les crĂ©dits doivent ĂȘtre Ă©quivalents en nature et proportionnels, pour la pĂ©riode concernĂ©e, aux montants autorisĂ©s de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Toutefois, les crĂ©dits destinĂ©s aux dĂ©penses liĂ©es automatiquement ou contractuellement Ă  l'indice des prix Ă  la consommation ou Ă  l'indice santĂ© peuvent ĂȘtre majorĂ©s des augmentations strictement liĂ©es Ă  cette indexation.

DÚs le premier jour du mois suivant l'approbation du budget en dépenses par le Parlement, les effets de la délibération en cours cessent immédiatement et les dépenses exposées depuis le début de l'année budgétaire sont imputées à la charge des crédits du budget approuvé.

§2. Dans l'hypothĂšse exceptionnelle oĂč il apparaĂźt que le projet de dĂ©cret contenant les dĂ©penses du budget n'a pas Ă©tĂ© dĂ©posĂ© au Parlement conformĂ©ment Ă  l'article 10, §2, et que le dĂ©cret ne sera dĂšs lors pas votĂ© pour le 31 dĂ©cembre prĂ©cĂ©dant l'annĂ©e budgĂ©taire, un dĂ©cret doit ouvrir les crĂ©dits provisoires nĂ©cessaires au fonctionnement des services et Ă  valoir sur le budget de cette annĂ©e budgĂ©taire.

Le dĂ©cret ouvrant des crĂ©dits provisoires fixe la pĂ©riode Ă  laquelle ces crĂ©dits se rapportent. La pĂ©riode pour laquelle des crĂ©dits d'engagement et de liquidation sont allouĂ©s ne peut ĂȘtre infĂ©rieure Ă  un mois, ni excĂ©der trois mois, sauf si des obligations lĂ©gales ou contractuelles requiĂšrent qu'ils le soient pour une pĂ©riode d'une autre durĂ©e.

Les crĂ©dits doivent ĂȘtre Ă©quivalents en nature et proportionnels, pour la pĂ©riode concernĂ©e, aux montants autorisĂ©s de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Toutefois, les crĂ©dits destinĂ©s aux dĂ©penses liĂ©es automatiquement ou contractuellement Ă  l'indice des prix Ă  la consommation ou Ă  l'indice santĂ© peuvent ĂȘtre majorĂ©s des augmentations strictement liĂ©es Ă  cette indexation.

DÚs le premier jour du mois suivant l'approbation du budget en dépenses par le Parlement, les effets des décrets ouvrant des crédits provisoires cessent immédiatement et les dépenses exposées depuis le début de l'année budgétaire sont imputées à la charge des crédits du budget approuvé.

§3. L'absence de vote du budget en dĂ©penses pour le 31 dĂ©cembre de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dant l'annĂ©e budgĂ©taire n'affecte pas les dĂ©penses des fonds budgĂ©taires. Leurs recettes reportĂ©es et perçues dĂšs le dĂ©but de l'annĂ©e budgĂ©taire sont immĂ©diatement disponibles pour couvrir les dĂ©penses.

Art.  13.

Dans les cas d'urgence résultant de circonstances exceptionnelles ou imprévisibles et à défaut ou en cas d'insuffisance de crédits, le Gouvernement autorise par une délibération motivée ouvrant les crédits nécessaires répartis en articles de base:

1° soit l'engagement de la dĂ©pense;

2° soit sa liquidation;

3° soit son engagement et sa liquidation.

Conjointement Ă  cette dĂ©libĂ©ration, le Gouvernement dĂ©pose au Parlement un projet de dĂ©cret d'ajustement du budget conformĂ©ment aux dispositions de l'article 10, §§1er, 4 et 5. Ce dĂ©pĂŽt rend la dĂ©libĂ©ration exĂ©cutoire. Toutefois, le dĂ©pĂŽt immĂ©diat d'un projet de dĂ©cret spĂ©cifique d'ajustement n'est pas requis dĂšs lors que la dĂ©libĂ©ration porte sur un montant infĂ©rieur Ă  un seuil fixĂ©, annuellement, dans les dispositions visĂ©es Ă  l'article 8, §4, 4°. Dans ce cas, la dĂ©libĂ©ration est exĂ©cutoire Ă  la date fixĂ©e par le Gouvernement.

Toutes les dĂ©libĂ©rations doivent faire l'objet d'une rĂ©gularisation par voie d'ajustement du budget dont le projet devra ĂȘtre approuvĂ©, au plus tard, le 31 dĂ©cembre de l'annĂ©e en cours.

Art.  14.

Les dĂ©libĂ©rations visĂ©es aux articles 12, §1er, 13 et 23, §2, sont transmises sans dĂ©lai Ă  la Cour des Comptes qui, le cas Ă©chĂ©ant, communique ses observations au Parlement et en informe le Ministre du budget.

Les crĂ©dits ouverts par ces dĂ©libĂ©rations et par les dĂ©crets de crĂ©dits provisoires visĂ©s Ă  l'article 12, §2, ainsi que leur utilisation sont comptabilisĂ©s distinctement dans la comptabilitĂ© budgĂ©taire.

Art.  15.

La comptabilitĂ© budgĂ©taire doit permettre un suivi permanent du respect des autorisations budgĂ©taires accordĂ©es par le Parlement et de l'exĂ©cution du budget. Elle est intĂ©grĂ©e Ă  la comptabilitĂ© gĂ©nĂ©rale visĂ©e au ( Titre III du prĂ©sent Livre – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 13) .

Art.  16.

§1er. Sont seuls imputĂ©s au budget d'une annĂ©e budgĂ©taire dĂ©terminĂ©e:

1° en recettes, les droits constatĂ©s durant cette annĂ©e budgĂ©taire, y compris ceux affĂ©rents Ă  des recettes affectĂ©es, ainsi que les recettes perçues au comptant;

2° en dĂ©penses, Ă  la charge des crĂ©dits d'engagement,

( a)  les sommes qui sont engagĂ©es au cours de l'annĂ©e budgĂ©taire du chef d'obligations nĂ©es ou Ă  naĂźtre, contractĂ©es ou Ă  contracter; – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 14, 1°)

b)  lorsqu'il s'agit d'obligations rĂ©currentes dont les effets s'Ă©tendent sur plusieurs annĂ©es, les sommes exigibles pendant l'annĂ©e budgĂ©taire;

3° en dĂ©penses, Ă  la charge des crĂ©dits de liquidation, les sommes qui sont liquidĂ©es au cours de l'annĂ©e budgĂ©taire du chef de droits constatĂ©s dĂ©coulant des obligations prĂ©alablement engagĂ©es;

4° Ă  la charge des fonds budgĂ©taires,

a)  sur les moyens disponibles pour l'engagement, les sommes qui sont engagĂ©es durant l'annĂ©e budgĂ©taire;

b)  sur les moyens disponibles pour la liquidation, les sommes qui sont liquidĂ©es au cours de l'annĂ©e budgĂ©taire du chef de droits constatĂ©s dĂ©coulant des obligations prĂ©alablement engagĂ©es.

( §2. Les droits constatĂ©s au 31 dĂ©cembre de l'annĂ©e budgĂ©taire considĂ©rĂ©e peuvent ĂȘtre imputĂ©s Ă  charge des crĂ©dits d'engagement et de liquidation du budget jusqu'au 31 janvier de l'annĂ©e suivante. À dĂ©faut, ils sont imputĂ©s Ă  charge des crĂ©dits d'engagement et de liquidation de l'annĂ©e budgĂ©taire suivante. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 14, 2°)

Art.  17.

Le Gouvernement fournit périodiquement au Parlement une situation de l'exécution du budget, ventilée:

1° par subdivision en ce qui concerne les recettes;

2° par division organique, par programme et par article de base en ce qui concerne les dĂ©penses.

Art.  18.

Tout dĂ©cret susceptible d'entraĂźner une dĂ©pense non prĂ©vue au budget ouvre les crĂ©dits d'engagement et de liquidation nĂ©cessaires Ă  son exĂ©cution pendant l'annĂ©e budgĂ©taire en cours et, s'il y a lieu, pendant l'annĂ©e suivante. À dĂ©faut, son entrĂ©e en vigueur est postposĂ©e au budget qui y procĂšde.

Art. null.

Art.  19.

§1er. Sans prĂ©judice des dispositions en matiĂšre de taxes et d'impĂŽts, chacun dans leurs compĂ©tences, les ordonnateurs constatent les droits Ă  la charge des tiers. Ils leur notifient au moins l'objet de la crĂ©ance, la somme Ă  payer, les modalitĂ©s de paiement et la date d'Ă©chĂ©ance.

§2. Les droits constatĂ©s sont imputĂ©s dans la comptabilitĂ© et sont simultanĂ©ment communiquĂ©s Ă  un receveur. Pour les recettes non fiscales, (les services d'administration gĂ©nĂ©rale - DĂ©cret du 25 avril 2024, art.4) peut dĂ©signer un receveur centralisateur.

Art.  20.

Les fonctions de receveur et de trésorier sont compatibles entre elles, mais sont incompatibles avec celle d'ordonnateur.

Le receveur rend compte de sa gestion conformĂ©ment aux dispositions de l'article 39 en sa qualitĂ© de comptable au sens de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales.

Art.  21.

§1er. Dans la limite des montants fixĂ©s Ă  chacun des articles de base, les ordonnateurs peuvent utiliser les crĂ©dits de dĂ©penses conformĂ©ment au principe de bonne gestion financiĂšre.

Toute dépense fait successivement l'objet d'un engagement, d'une liquidation, d'un ordre de paiement à l'intervention de l'ordonnateur et d'un paiement à l'intervention du trésorier.

§2. Ă€ dĂ©faut de dĂ©lais de paiement fixĂ©s dans la lĂ©gislation relative aux marchĂ©s publics de travaux, de fournitures et de services, dans toutes autres dispositions lĂ©gales et rĂ©glementaires fixant des dĂ©lais particuliers ou encore d'Ă©chĂ©ance prĂ©alablement fixĂ©e conventionnellement avec le tiers crĂ©ancier, le dĂ©lai entre la liquidation de la dĂ©pense et le paiement de la somme exigible ne peut excĂ©der vingt jours.

§3. Lorsque le montant du droit constatĂ© ne peut ĂȘtre payĂ© entre les mains du crĂ©ancier en raison d'une saisie-arrĂȘt, une opposition, une cession ou une dĂ©lĂ©gation Ă  charge des crĂ©ances de la RĂ©gion wallonne ou tout autre obstacle juridique ou administratif dĂ»ment notifiĂ© ou rendu opposable, la somme est enregistrĂ©e sur un compte d'attente, jusqu'au moment oĂč le gestionnaire du contentieux, dĂ©signĂ© par arrĂȘtĂ© du Gouvernement, donne les ordres de paiement en faveur des bĂ©nĂ©ficiaires lĂ©galement dĂ©terminĂ©s. Dans cette hypothĂšse, les dispositions visĂ©es au §2 ne sont pas applicables.

§4. Lorsqu'un ordonnateur cesse sa fonction, il transmet de maniĂšre complĂšte et sans dĂ©lai les donnĂ©es comptables et budgĂ©taires des matiĂšres relevant de sa compĂ©tence Ă  son successeur. Les modalitĂ©s de cette procĂ©dure sont arrĂȘtĂ©es par le Gouvernement, conformĂ©ment aux dispositions de l'article 41, alinĂ©a 2.

Art.  22.

§1er. Les contrats et les marchĂ©s de travaux, de fournitures et de services tels que dĂ©finis par la lĂ©gislation en vigueur, ainsi que les arrĂȘtĂ©s d'octroi de subvention et, s'il Ă©chet, de prix ne peuvent ĂȘtre notifiĂ©s aux tiers par les ordonnateurs qu'aprĂšs que leur montant ait Ă©tĂ© imputĂ© sur les crĂ©dits d'engagement prĂ©vus.

L'engagement budgĂ©taire doit ĂȘtre confirmĂ© par l'engagement juridique corrĂ©latif.

§2. Si le montant de l'engagement juridique diffĂšre de celui de l'engagement budgĂ©taire, ce dernier doit ĂȘtre, selon le cas, immĂ©diatement complĂ©tĂ© par l'ordonnateur ou extournĂ© d'office Ă  due concurrence.

§3. Les dĂ©penses autres que celles visĂ©es au §1er ne peuvent ĂȘtre imputĂ©es Ă  la charge des crĂ©dits d'engagement qu'Ă  l'appui d'une piĂšce justificative Ă©manant d'un ordonnateur et constatant l'existence et l'Ă©tendue exacte de l'obligation.

Art.  23.

§1er. Toute liquidation d'une dĂ©pense non prĂ©alablement engagĂ©e, en infraction Ă  l'article 21, §1er, alinĂ©a 2, mais rĂ©unissant les conditions de la constatation du droit en faveur du tiers, doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ©e d'un engagement rĂ©gulateur, Ă  la charge des crĂ©dits de l'annĂ©e budgĂ©taire en cours. Le Gouvernement en arrĂȘte les modalitĂ©s.

§2. Si aprĂšs Ă©puisement de toutes les possibilitĂ©s de nouvelle rĂ©partition des crĂ©dits, telles qu'elles sont prĂ©vues Ă  l'article 26, il s'avĂšre:

1° soit, qu'il n'existe pas de crĂ©dit d'engagement spĂ©cialisĂ© ou qu'il est insuffisant pour la rĂ©gularisation visĂ©e au §1er;

2° soit, qu'une dĂ©pense rĂ©guliĂšrement engagĂ©e ne peut ĂȘtre liquidĂ©e en raison d'une insuffisance de crĂ©dits de liquidation alors que les droits du tiers sont incontestablement constatĂ©s et sans prĂ©judice des dispositions de l'article 16, §2,

le Gouvernement ouvre le crĂ©dit nĂ©cessaire en adoptant une dĂ©libĂ©ration budgĂ©taire en se conformant Ă  la procĂ©dure et aux modalitĂ©s prĂ©vues aux articles 13 et 14.

Toutefois, si la dĂ©libĂ©ration satisfait Ă  la condition de seuil fixĂ©e Ă  l'article 13, alinĂ©a 3, elle doit en outre prĂ©voir de compenser le montant ouvert par un blocage de crĂ©dits autorisĂ©s Ă  due concurrence.

Art.  24.

§1er. Au moins une fois par annĂ©e budgĂ©taire, la situation de l'encours des engagements juridiques fait l'objet d'une vĂ©rification.

Les engagements doivent ĂȘtre annulĂ©s, d'une part, si Ă  l'appui de piĂšces justificatives, il est constatĂ© qu'ils sont devenus sans objet et, d'autre part, d'office, s'ils n'ont pas Ă©tĂ© suivis d'une mise en Ɠuvre dans un dĂ©lai de cinq ans suivant l'annĂ©e de leur imputation, exceptĂ© dans les cas oĂč les ordonnateurs justifient leur maintien au-delĂ  de cette pĂ©riode.

§2. PĂ©riodiquement, la situation de l'encours des dĂ©penses Ă  liquider fait l'objet d'une vĂ©rification en vue de dĂ©tecter les anomalies qui pourraient occasionner des retards dans la sĂ©quence de la liquidation et du paiement.

Art.  25.

Les obligations nĂ©cessaires pour assurer le fonctionnement continu des services peuvent ĂȘtre contractĂ©es Ă  partir du 1er novembre, Ă  la charge des crĂ©dits d'engagement des programmes de l'annĂ©e budgĂ©taire suivante et dans la limite des crĂ©dits autorisĂ©s pour les dĂ©penses correspondantes de l'annĂ©e en cours.

Ces engagements sont imputés dans les engagements hors bilan de la comptabilité générale de l'année en cours, jusqu'à l'ouverture de l'année budgétaire suivante au début de laquelle ils sont immédiatement imputés dans la comptabilité budgétaire.

Art.  26.

§1er. Sans prĂ©judice de l'article 27, durant l'annĂ©e budgĂ©taire, les ordonnateurs peuvent solliciter une modification de la rĂ©partition des crĂ©dits des programmes entre les articles de base en suivant la procĂ©dure et les modalitĂ©s arrĂȘtĂ©es par le Gouvernement et moyennant le respect des rĂšgles suivantes:

1° en ce qui concerne les crĂ©dits d'engagement, une nouvelle rĂ©partition peut intervenir entre les articles de base d'un mĂȘme programme;

2° en ce qui concerne les crĂ©dits de liquidation limitatifs, une nouvelle rĂ©partition peut intervenir entre les articles de base du programme fonctionnel et entre les articles de base de tous les programmes opĂ©rationnels d'une mĂȘme division organique;

3° en ce qui concerne les crĂ©dits de liquidation non limitatifs, une nouvelle rĂ©partition peut intervenir uniquement entre les articles de base alimentĂ©s par des crĂ©dits de cette nature dĂ»ment autorisĂ©s;

4° tant pour les crĂ©dits d'engagement que pour les crĂ©dits de liquidation, les augmentations de crĂ©dits doivent ĂȘtre compensĂ©es par des diminutions Ă©quivalentes de crĂ©dits lors de toute nouvelle rĂ©partition.

(NDLR - Nombreuses dérogations au §1er fixées par le Décret du 19/12/2019 contenant le budget des dépenses de la Région wallonne pour l'année budgétaire 2020, art. 85 à 90)

§2. Dans des cas d'urgence rĂ©sultant de circonstances exceptionnelles ou imprĂ©visibles et d'une insuffisance de crĂ©dits d'engagement au sein d'un programme fonctionnel d'une division organique empĂȘchant la liquidation des rĂ©munĂ©rations du personnel administratif, par dĂ©rogation aux dispositions du §1er, 1°, le Gouvernement autorise par une dĂ©libĂ©ration motivĂ©e, un transfert vers ce programme et en provenance d'un ou de plusieurs autres programmes fonctionnels des crĂ©dits d'engagement nĂ©cessaires. Ce transfert est immĂ©diatement exĂ©cutoire.

Art.  27.

Les fonds budgĂ©taires sont exclus du champ des modifications de la rĂ©partition des crĂ©dits des programmes telles qu'elles sont envisagĂ©es Ă  l'article 26.

Aucun transfert de moyens ne peut avoir lieu entre les fonds budgétaires.

Art.  28.

§1er. Les crĂ©dits autorisĂ©s d'engagement et de liquidation inscrits aux articles de base non utilisĂ©s au terme de l'annĂ©e budgĂ©taire tombent en annulation.

§2. Sont reportĂ©s Ă  l'annĂ©e suivante:

1° le solde des moyens des fonds budgĂ©taires non utilisĂ©s, en engagement et en liquidation, au terme de l'annĂ©e budgĂ©taire;

2° le solde des engagements budgĂ©taires non confirmĂ©s par les engagements juridiques corrĂ©latifs au terme de l'annĂ©e budgĂ©taire; le solde reportĂ© sera d'office annulĂ© au terme de l'annĂ©e suivante s'il n'a pas Ă©tĂ© confirmĂ© juridiquement;

3° le solde des engagements juridiques non apurĂ©s par une mise en liquidation au terme de l'annĂ©e budgĂ©taire;

4° le solde des dĂ©penses demeurant Ă  liquider au terme de l'annĂ©e budgĂ©taire, aprĂšs application des dispositions de l'article 16, §2.

Art.  29.

§1er. Le compte d'exĂ©cution du budget est prĂ©sentĂ©:

1° en ce qui concerne les recettes, conformĂ©ment au tableau visĂ© Ă  l'article 6, 4°;

2° en ce qui concerne les crĂ©dits de dĂ©penses, conformĂ©ment au tableau visĂ© Ă  l'article 8, §4, 5°.

§2. Sont portĂ©es dans le compte d'exĂ©cution du budget, en regard des estimations ou autorisations selon le cas, les imputations opĂ©rĂ©es conformĂ©ment Ă  l'article 16 dans la comptabilitĂ© budgĂ©taire. En dĂ©penses, la diffĂ©rence entre les crĂ©dits autorisĂ©s et les imputations dĂ©termine les crĂ©dits Ă  annuler visĂ©s Ă  l'article 28, §1er.

§3. Dans le compte d'exĂ©cution du budget, la dĂ©termination des soldes visĂ©s Ă  l'article 28, §2, 2° Ă  4° fait l'objet d'un compte rendu.

§4. Le solde budgĂ©taire est obtenu par diffĂ©rence entre les recettes imputĂ©es et les dĂ©penses liquidĂ©es.

§5. Doivent figurer dans une annexe au compte d'exĂ©cution du budget:

1° les imputations visĂ©es au §2, dĂ©taillĂ©es par article de base, conformĂ©ment au tableau visĂ© Ă  l'article 8, §4, 6°;

2° un relevĂ© des dĂ©passements des crĂ©dits de liquidation non limitatifs autorisĂ©s conformĂ©ment Ă  l'article 8, §4, 2°;

3° en ce qui concerne les fonds budgĂ©taires, le dĂ©tail des imputations de l'annĂ©e en suivant le mĂȘme schĂ©ma d'informations que celui repris Ă  l'article 9, §2, 2°, de maniĂšre Ă  fixer le solde visĂ© Ă  l'article 28, §2, 1°.

Art.  30.

ConformĂ©ment aux dispositions de l'article 6 de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales, dans un systĂšme informatisĂ© de livres et de comptes, l'entitĂ© tient une comptabilitĂ© gĂ©nĂ©rale selon les rĂšgles usuelles de la comptabilitĂ© en partie double en suivant le plan comptable arrĂȘtĂ© conformĂ©ment Ă  l'article 5 de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales.

Cette comptabilité générale s'étend à l'ensemble des avoirs, des droits, des dettes et des obligations et engagements de toute nature de l'entité.

Art.  31.

L'exercice comptable s'Ă©tend du 1er janvier au 31 dĂ©cembre. Il coĂŻncide avec l'annĂ©e budgĂ©taire.

Art.  32.

§1er. Toute opĂ©ration comptable est inscrite, sans retard, de maniĂšre fidĂšle et complĂšte et par ordre de date, soit dans le livre journal central soit dans des livres journaux auxiliaires spĂ©cialisĂ©s.

Dans ce dernier cas, les mouvements totaux imputés font, mensuellement au moins, l'objet d'une écriture récapitulative dans le livre journal central.

§2. Lorsque l'opĂ©ration rĂ©sulte d'une relation avec un tiers, les droits en sa faveur ou Ă  sa charge doivent avoir Ă©tĂ© constatĂ©s prĂ©alablement.

§3. Toute Ă©criture s'appuie sur une piĂšce justificative datĂ©e et portant un indice de rĂ©fĂ©rence Ă  celle-ci.

Le Gouvernement détermine les conditions auxquelles doivent répondre les piÚces justificatives.

Toutes les piĂšces justificatives rĂ©fĂ©rencĂ©es doivent ĂȘtre conservĂ©es de maniĂšre mĂ©thodique tout en garantissant leur inaltĂ©rabilitĂ© et leur accessibilitĂ©.

§4. Le systĂšme informatisĂ© de livres et de comptes doit garantir la rĂ©gularitĂ© et l'irrĂ©versibilitĂ© des Ă©critures.

Art.  33.

Dans le respect des dispositions ( des articles 74 et 75 – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 16) , le Gouvernement fixe les dĂ©lais et les modalitĂ©s de conservation des livres, des piĂšces justificatives et des piĂšces comptables, Ă©tant entendu que ceux-ci doivent au minimum rester disponibles tant que le dĂ©cret portant approbation du compte gĂ©nĂ©ral visĂ© Ă  l'article 44, §2, n'a pas Ă©tĂ© approuvĂ© par le Parlement.

Art.  34.

L'entitĂ© procĂšde au moins une fois par an, et en fin d'exercice, aux opĂ©rations de relevĂ©, de vĂ©rification, d'examen et d'Ă©valuation nĂ©cessaires pour Ă©tablir Ă  la date du 31 dĂ©cembre un inventaire complet de ses avoirs, de ses droits, de ses dettes, de ses obligations et de ses engagements, y compris de ses droits et engagements hors bilan et, dans ce cas, sans prĂ©judice des dispositions de l'article 24, §1er.

Les comptes sont mis en concordance avec les donnĂ©es de l'inventaire, dont les piĂšces justificatives sont conservĂ©es suivant les mĂȘmes rĂšgles que celles visĂ©es Ă  l'article 33, avant l'Ă©tablissement du compte gĂ©nĂ©ral visĂ© Ă  l'article 41.

Art.  35.

La comptabilitĂ© gĂ©nĂ©rale doit permettre l'Ă©tablissement, au 31 dĂ©cembre, du bilan et des comptes de rĂ©sultats ainsi que, pĂ©riodiquement et au 31 dĂ©cembre, de situations des flux de trĂ©sorerie en les distinguant selon qu'ils concernent des opĂ©rations budgĂ©taires, des opĂ©rations liĂ©es au financement et des opĂ©rations de gestion de fonds appartenant Ă  des tiers.

Le résultat obtenu par différence entre les charges et les produits de l'exercice est reporté.

Art.  36.

AprĂšs la clĂŽture de l'exercice et jusqu'au moment oĂč la Cour des Comptes transmet le compte gĂ©nĂ©ral au Parlement, conformĂ©ment Ă  l'article 44, §1er, des Ă©critures de correction consĂ©cutives aux travaux de contrĂŽle et de certification de la Cour peuvent ĂȘtre passĂ©es, sans entraĂźner un dĂ©caissement ou un encaissement, pour assurer une prĂ©sentation rĂ©guliĂšre, fidĂšle et sincĂšre du compte annuel.

Art.  37.

Le Gouvernement fixe les rÚgles relatives à l'organisation de la comptabilité, en assurant le respect du principe de la séparation des fonctions.

Art.  38.

§1er. Les entrĂ©es et les sorties de fonds s'effectuent Ă  l'intervention de trĂ©soriers. Elles sont centralisĂ©es.

§2. Le Gouvernement peut, par dĂ©rogation et dans les conditions qu'il dĂ©termine, autoriser une gestion financiĂšre dĂ©centralisĂ©e placĂ©e sous la responsabilitĂ© d'un trĂ©sorier. Des avances pour couvrir les dĂ©penses de fonctionnement peuvent lui ĂȘtre versĂ©es, Ă  charge pour lui de justifier les dĂ©penses rĂ©alisĂ©es.

§3. Le systĂšme central d'encaissement et de dĂ©caissement des fonds doit ĂȘtre directement reliĂ© Ă  la comptabilitĂ© gĂ©nĂ©rale et offrir toutes les garanties de sĂ©curitĂ© contre toute forme de fraude.

Art.  39.

ConformĂ©ment aux dispositions de l'article 10, §§1er et 3, de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales, les receveurs et les trĂ©soriers sont justiciables de la Cour des Comptes, en leur qualitĂ© de comptables au sens de ladite loi.

Sans prĂ©judice de l'application des dispositions visĂ©es aux articles 7 et 8 de la loi du 29 octobre 1846 relative Ă  l'organisation de la Cour des Comptes, ils dressent, au 31 dĂ©cembre de chaque annĂ©e, un compte de leur gestion annuelle qui est transmis, Ă  l'intervention du Ministre du budget, Ă  la Cour des Comptes avant le 1er mars de l'annĂ©e qui suit celle pour laquelle il est Ă©tabli.

Si un receveur ou un trésorier ne rend pas son compte annuel dans le délai légal ou, dans les autres cas, dans celui fixé par l'entité dont il dépend, ou s'il est décédé sans l'avoir rendu, l'entité l'établit d'office.

Art.  40.

Un crĂ©dit d'engagement et de liquidation est prĂ©vu annuellement au budget pour couvrir les Ă©ventuelles pertes rĂ©sultant de dĂ©ficits, quelles qu'en soient l'origine et la cause. Si ce dĂ©ficit est rĂ©cupĂ©rable, le droit est constatĂ© et imputĂ© en comptabilitĂ© conformĂ©ment aux dispositions de l'article 19.

Art.  41.

Pour le (15 juin - décret du 22 décembre 2021, art.163, décret du 21 décembre 2022,art.171), le Gouvernement établit le compte général de l'entité relatif à l'année budgétaire et comptable écoulée.

Il peut décider et déterminer le contenu, la forme, les modalités, la destination et la périodicité de rapports intermédiaires.

Art.  42.

ConformĂ©ment aux dispositions de l'article 9 de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales, le compte gĂ©nĂ©ral ( de l'entitĂ© – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 18) comprend:

1° le compte annuel, composĂ©:

a)  du bilan;

b)  des comptes de rĂ©sultats Ă©tablis sur la base des charges et produits;

c)  du compte de rĂ©capitulation des opĂ©rations budgĂ©taires de l'annĂ©e classĂ©es par destination en suivant la classification Ă©conomique et dans le respect des normes nationales et europĂ©ennes de la comptabilitĂ© nationale;

d)  de la situation des flux de trĂ©sorerie;

2° le compte d'exĂ©cution du budget Ă©tabli conformĂ©ment Ă  l'article 29;

3° l'annexe visĂ©e Ă  l'article 43.

Les montants y repris sont ceux arrĂȘtĂ©s au 31 dĂ©cembre de l'annĂ©e comptable et budgĂ©taire Ă©coulĂ©e.

Art.  43.

L'annexe fournit au moins:

1° les informations utiles Ă  l'apprĂ©ciation des donnĂ©es relatives aux actifs immobilisĂ©s, aux crĂ©ances et Ă  la dette;

2° un commentaire visant Ă  rĂ©concilier le solde budgĂ©taire, tel que visĂ© Ă  l'article 29, §4, et le rĂ©sultat de l'exercice de l'entitĂ©, tel que visĂ© Ă  l'article 35, alinĂ©a 2;

3° un Ă©tat des droits et engagements hors bilan;

( 4° un rapport sur les transferts de biens immeubles visĂ©s aux articles 57 et 63 ainsi que sur les aliĂ©nations Ă  titre onĂ©reux des biens immeubles effectuĂ©es en vertu du titre VIII du prĂ©sent livre. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 19)

Art.  44.

( § 1 er. Le Gouvernement transmet Ă  la Cour des Comptes le compte gĂ©nĂ©ral de l'entitĂ© Ă©tabli conformĂ©ment aux articles 41 Ă  43 au plus tard le 30 juin, et les comptes gĂ©nĂ©raux annuels des organismes de type 1 et des entreprises rĂ©gionales Ă©tablis conformĂ©ment Ă  l'article 97 au plus tard le 15 avril.

La Cour fait parvenir ces comptes gĂ©nĂ©raux, accompagnĂ©s de ses observations et des certifications qu'elle dĂ©livre conformĂ©ment aux articles 52 et 102, § 1 er, au Parlement au plus tard Ă  la fin du mois de juin suivant pour les comptes gĂ©nĂ©raux annuels des organismes de type 1 et des entreprises rĂ©gionales, et pour le 31 octobre pour le compte gĂ©nĂ©ral de l'entitĂ©. - modifiĂ© par le dĂ©cret du 15 juillet 2021, art. 23, dĂ©cret du 22 dĂ©cembre 2021, art.163, dĂ©cret du 21 dĂ©cembre 2022,art.171)

Conjointement, elle envoie une copie de ses observations et de la certification:

1° au Gouvernement en ce qui concerne le compte gĂ©nĂ©ral de l'entitĂ©;

2° au Ministre de tutelle et au Ministre du budget en ce qui concerne les organismes de type 1 et les entreprises rĂ©gionales.

§2. Pour le (30 novembre - modifiĂ© par le dĂ©cret du 15 juillet 2021,art .23, dĂ©cret du 21 dĂ©cembre 2022,art.171) au plus tard, le Gouvernement dĂ©pose au Parlement le projet de dĂ©cret portant approbation du compte gĂ©nĂ©ral de l'entitĂ© auquel sont annexĂ©s les comptes gĂ©nĂ©raux des organismes de type 1 et des entreprises rĂ©gionales. L'approbation de ce projet intervient au plus tard le (31 dĂ©cembre -modifiĂ© par le dĂ©cret du 15 juillet 2021, art. 23, dĂ©cret du 21 dĂ©cembre 2022,art.171) suivant.

Les comptes généraux des organismes de type 1 et des entreprises régionales susvisés sont approuvés par le vote des dispositions les concernant.

§3. Les observations et les certifications de la Cour des Comptes ainsi que les comptes gĂ©nĂ©raux visĂ©s supra, exceptĂ© la partie de l'annexe au compte d'exĂ©cution du budget de l'entitĂ© visĂ©e Ă  l'article 29, §5, 1°, sont publiĂ©s en annexe du dĂ©cret portant son approbation. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 20)

Art.  44.

( § 1 er. Le Gouvernement transmet Ă  la Cour des Comptes le compte gĂ©nĂ©ral de l'entitĂ© Ă©tabli conformĂ©ment aux articles 41 Ă  43 au plus tard le 30 juin, et les comptes gĂ©nĂ©raux annuels des organismes de type 1 et des entreprises rĂ©gionales Ă©tablis conformĂ©ment Ă  l'article 97 au plus tard le 15 avril.

La Cour fait parvenir ces comptes gĂ©nĂ©raux, accompagnĂ©s de ses observations et des certifications qu'elle dĂ©livre conformĂ©ment aux articles 52 et 102, § 1 er, au Parlement au plus tard Ă  la fin du mois de juin suivant pour les comptes gĂ©nĂ©raux annuels des organismes de type 1 et des entreprises rĂ©gionales, et pour le 31 octobre pour le compte gĂ©nĂ©ral de l'entitĂ©. - modifiĂ© par le dĂ©cret du 15 juillet 2021, art. 23, dĂ©cret du 22 dĂ©cembre 2021, art.163, dĂ©cret du 21 dĂ©cembre 2022,art.171, dĂ©cret du 13 dĂ©cembre 2023,art.156)

Conjointement, elle envoie une copie de ses observations et de la certification:

1° au Gouvernement en ce qui concerne le compte gĂ©nĂ©ral de l'entitĂ©;

2° au Ministre de tutelle et au Ministre du budget en ce qui concerne les organismes de type 1 et les entreprises rĂ©gionales.

§2. Pour le (30 novembre - modifiĂ© par le dĂ©cret du 15 juillet 2021,art .23, dĂ©cret du 21 dĂ©cembre 2022,art.171, dĂ©cret du 13 dĂ©cembre 2023,art.156) au plus tard, le Gouvernement dĂ©pose au Parlement le projet de dĂ©cret portant approbation du compte gĂ©nĂ©ral de l'entitĂ© auquel sont annexĂ©s les comptes gĂ©nĂ©raux des organismes de type 1 et des entreprises rĂ©gionales. L'approbation de ce projet intervient au plus tard le (31 dĂ©cembre -modifiĂ© par le dĂ©cret du 15 juillet 2021, art. 23, dĂ©cret du 21 dĂ©cembre 2022,art.171, dĂ©cret du 13 dĂ©cembre 2023,art.156) suivant.

Les comptes généraux des organismes de type 1 et des entreprises régionales susvisés sont approuvés par le vote des dispositions les concernant.

§3. Les observations et les certifications de la Cour des Comptes ainsi que les comptes gĂ©nĂ©raux visĂ©s supra, exceptĂ© la partie de l'annexe au compte d'exĂ©cution du budget de l'entitĂ© visĂ©e Ă  l'article 29, §5, 1°, sont publiĂ©s en annexe du dĂ©cret portant son approbation. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 20)

Art.  45.

L'exercice comptable et budgétaire est définitivement clos par le vote du décret portant approbation du compte général de cet exercice.

Art.  45/1 .

(

§1er. ConformĂ©ment Ă  l'article 16/10 de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales, les donnĂ©es budgĂ©taires affĂ©rentes aux dĂ©penses et aux recettes rĂ©alisĂ©es sur base caisse ou sur base de la comptabilitĂ© sont mensuellement communiquĂ©es Ă  l'État fĂ©dĂ©ral pour publication par le service dĂ©signĂ© par le Gouvernement. Ces donnĂ©es budgĂ©taires incluent les recettes et les dĂ©penses de toutes les unitĂ©s d'administration publique.

§2. Chaque unitĂ© d'administration publique transmet au service dĂ©signĂ© par le Gouvernement, systĂ©matiquement et pour le quinze du mois suivant, les donnĂ©es nĂ©cessaires visĂ©es au paragraphe 1er.

§3. Les donnĂ©es budgĂ©taires en recettes et en dĂ©penses visĂ©es au paragraphe 2 sont:

1° Ă©tablies en droits constatĂ©s sur la base de la comptabilitĂ© budgĂ©taire ou, si ces donnĂ©es ne sont pas disponibles, sur celle de la comptabilitĂ© gĂ©nĂ©rale;

2° arrĂȘtĂ©es Ă  la fin de chaque mois prĂ©cĂ©dent. Distinctement, les montants mensuels sont cumulĂ©s de mois en mois;

3° prĂ©sentĂ©es selon le modĂšle arrĂȘtĂ© par le Gouvernement.

§4. Les donnĂ©es budgĂ©taires sont consolidĂ©es par les services visĂ©s au paragraphe 2 en vue d'Ă©tablir le regroupement Ă©conomique du sous-secteur 1312 relevant de la RĂ©gion wallonne. Elles sont communiquĂ©es pour publication Ă  l'autoritĂ© fĂ©dĂ©rale compĂ©tente. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 21)

Art.  45/2 .

(

ConformĂ©ment Ă  l'article 16/14 de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales, le Gouvernement publie des informations pertinentes sur les engagements conditionnels susceptibles d'avoir un impact Ă©levĂ© sur le budget, y compris les garanties publiques, les prĂȘts improductifs et les passifs dĂ©coulant de l'activitĂ© d'entreprises publiques et des informations sur les participations au capital de sociĂ©tĂ©s privĂ©es et publiques pour des montants Ă©conomiquement significatifs. Le Gouvernement fixe les modalitĂ©s de publication de ces informations. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 22)

Art.  45/3 .

(

ComplĂ©mentairement au prescrit des articles 45/1 et 45/2, chaque unitĂ© d'administration publique transmet au Gouvernement les donnĂ©es la concernant permettant de satisfaire aux autres exigences rĂ©gionales, belges, europĂ©ennes ou internationales en matiĂšre de rapportage. Le Gouvernement fixe la portĂ©e, la pĂ©riodicitĂ© et les modalitĂ©s de ces demandes d'informations. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 23)

Art.  46.

L'entité met en place un systÚme de contrÎle interne de ses processus et de ses activités selon les modalités à fixer par le Gouvernement.

Ce contrĂŽle interne vise Ă  donner une assurance raisonnable d'une maĂźtrise des risques concernant notamment:

1° la conformitĂ© des dĂ©cisions aux lois, dĂ©crets, arrĂȘtĂ©s, circulaires, rĂšglements et contrats;

2° le respect des phases d'engagements et de liquidation des dĂ©penses et de la correcte constatation des droits Ă  l'Ă©gard des tiers;

3° la prĂ©vention et la dĂ©tection des fraudes et des erreurs;

4° l'accomplissement des objectifs assignĂ©s;

5° la fiabilitĂ© et l'intĂ©gritĂ© des donnĂ©es opĂ©rationnelles et financiĂšres;

6° la bonne gestion financiĂšre;

7° la protection du patrimoine;

8° la conservation des piĂšces et des valeurs dĂ©tenues par les trĂ©soriers;

9° la gestion des approvisionnements et des fournitures nĂ©cessaires au fonctionnement et Ă  l'activitĂ© de l'entitĂ©.

Art.  47.

Afin de s'assurer du bon fonctionnement des services et d'évaluer le systÚme de contrÎle interne, le Gouvernement organise l'audit interne en lui attribuant l'indépendance nécessaire à sa fonction et fixe les modalités de ses interventions. L'audit interne remplit également une fonction de conseil.

Art.  48.

§1er. ConformĂ©ment aux dispositions de l'article 51 de la loi spĂ©ciale du 16 janvier 1989 relative au financement des CommunautĂ©s et des RĂ©gions, le Gouvernement surveille l'exĂ©cution du budget en organisant un contrĂŽle administratif, budgĂ©taire et de gestion selon les modalitĂ©s qu'il fixe.

§2. Pour l'assister dans le cadre de ce contrĂŽle, le Gouvernement dispose d'inspecteurs des finances qui sont mis Ă  sa disposition et placĂ©s sous son autoritĂ©.

Les inspecteurs des finances assument Ă©galement la fonction de conseiller budgĂ©taire et financier du Gouvernement. Selon les modalitĂ©s fixĂ©es par ce dernier, ils rĂ©alisent, en outre, des enquĂȘtes budgĂ©taires et financiĂšres spĂ©cifiques.

Art.  49.

Les inspecteurs des finances rendent leurs avis préalables ou formulent leurs recommandations, d'initiative ou sur demande, en toute indépendance et conformément à la déontologie du Corps interfédéral de l'Inspection des Fnances.

Disposant de pouvoirs d'investigation les plus larges, ils accomplissent leur mission sur piĂšces et sur place. Ils ont accĂšs Ă  tous les dossiers, archives et informations qu'ils jugent utiles Ă  son exercice.

Ils ne peuvent ni participer Ă  la direction ou Ă  la gestion des services, ni donner d'ordres tendant Ă  empĂȘcher ou Ă  suspendre des opĂ©rations.

Art.  50.

ConformĂ©ment Ă  l'article 10, §1er de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales, la Cour des Comptes:

1° est chargĂ©e du contrĂŽle de la comptabilitĂ© gĂ©nĂ©rale et de la comptabilitĂ© budgĂ©taire de l'entitĂ©;

2° veille Ă  ce qu'aucun crĂ©dit de dĂ©penses du budget ne soit dĂ©passĂ© et qu'aucun transfert n'ait lieu;

3° examine la lĂ©galitĂ© et la rĂ©gularitĂ© des dĂ©penses et des recettes. En ce qui concerne ces derniĂšres, la Cour exerce un contrĂŽle gĂ©nĂ©ral sur les opĂ©rations relatives Ă  l'Ă©tablissement et au recouvrement;

4° contrĂŽle le bon emploi des deniers publics; elle s'assure du respect des principes d'Ă©conomie, d'efficacitĂ© et d'efficience.

Art.  51.

Pour l'accomplissement des missions visĂ©es Ă  l'article 50, la Cour des Comptes:

1° est habilitĂ©e, conformĂ©ment Ă  l'article 10, §1er de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales, Ă  se faire communiquer tous documents et renseignements, de quelque nature que ce soit, relatifs Ă  la gestion de l'entitĂ©. Elle peut organiser un contrĂŽle sur place;

2° dispose de l'accĂšs direct et continu, en consultation, au systĂšme comptable informatisĂ©;

3° correspond directement avec les ministres compĂ©tents qui sont tenus de lui rĂ©pondre dans un dĂ©lai maximum d'un mois. A leur demande, elle peut accorder une prolongation de ce dĂ©lai;

4° communique, le cas Ă©chĂ©ant, ses observations au Parlement et en informe le Ministre du budget et, dans les situations qui l'exigent, le ministre fonctionnellement compĂ©tent.

Art.  52.

§1er. Dans le cadre du contrĂŽle de la comptabilitĂ© gĂ©nĂ©rale et de la comptabilitĂ© budgĂ©taire visĂ© Ă  l'article 50, 1°, la Cour des Comptes procĂšde Ă  la certification du compte gĂ©nĂ©ral en Ă©mettant une opinion:

1° sur le respect des dispositions du prĂ©sent dĂ©cret et de ses arrĂȘtĂ©s d'exĂ©cution quant Ă  la tenue de la comptabilitĂ© et l'Ă©tablissement du compte gĂ©nĂ©ral;

2° sur la rĂ©gularitĂ©, la sincĂ©ritĂ© et la fidĂ©litĂ© du compte gĂ©nĂ©ral.

ConformĂ©ment aux dispositions de l'article 44, §1er, cette certification accompagne les observations de la Cour lors du dĂ©pĂŽt du compte gĂ©nĂ©ral au Parlement.

§2. En application des dispositions de l'article 50, 3°, relatives Ă  l'examen de la lĂ©galitĂ© et de la rĂ©gularitĂ© des dĂ©penses et des recettes, la Cour des Comptes est, notamment, habilitĂ©e Ă  effectuer:

1° une analyse des projets de budget et d'ajustement du budget visĂ©s Ă  l'article 10 qui lui sont transmis d'office par le Ministre du budget;

2° une vĂ©rification auprĂšs des ordonnateurs, des opĂ©rations relatives Ă  la constatation des droits Ă  la charge des tiers.

§3. Le Parlement peut charger la Cour des Comptes de procĂ©der Ă  des contrĂŽles spĂ©cifiques de certains programmes de dĂ©penses ainsi qu'Ă  des audits financiers et Ă  des analyses de gestion.

§4. Lorsque la Cour des Comptes contrĂŽle le bon emploi des deniers publics comme visĂ© Ă  l'article 50, 4°, elle soumet ses conclusions provisoires au ministre fonctionnellement compĂ©tent et prĂ©voit un dĂ©bat contradictoire avant de dĂ©poser son rapport final.

En outre, lorsqu'elle exerce ce contrÎle sur place, elle en informe préalablement l'autorité administrative compétente.

Art.  52/1 .

((...) - Décret du 25 avril 2024, art.36)

NDLR : l'article 19 du décret-programme du 18/12/2024 modifie le présent article qui a été abrogé par le décret du 25 avril 2024.
Dans l'article 52/1, insĂ©rĂ© par le dĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015 et modifiĂ© en dernier lieu par le dĂ©cret du 22 dĂ©cembre 2021, l'article 79, § 2, modifiĂ© en dernier lieu par le dĂ©cret du 21 dĂ©cembre 2022, et dans l'article 87, § 6, modifiĂ© en dernier lieu par le dĂ©cret du 21 dĂ©cembre 2022, du mĂȘme dĂ©cret, les mots « et la Commission wallonne pour l'Energie » sont Ă  chaque fois insĂ©rĂ©s aprĂšs les mots « le service du MĂ©diateur ».


 

Art.  52/2 .

(

Sans prĂ©judice de l'application de dispositions lĂ©gales spĂ©cifiques, le Gouvernement arrĂȘte des modalitĂ©s de la collaboration entre les diffĂ©rents intervenants en charge des contrĂŽles et des audits des unitĂ©s d'administration publique. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 27)

Art.  53.

Si les droits constatés de nature non fiscale communiqués au receveur et notifiés aux débiteurs sont contestés par ces derniers, le receveur en suspend le recouvrement et en informe les ordonnateurs concernés qui peuvent, aprÚs examen, les annuler, totalement ou partiellement, ou les confirmer.

Les ordonnateurs informent le receveur de leurs décisions pour exécution et, le cas échéant, le département de la comptabilité pour l'enregistrement des implications de ces décisions en comptabilités budgétaire et générale.

Art.  54.

Dans le respect des rĂšgles Ă  arrĂȘter par le Gouvernement, notamment en ce qui concerne l'application d'intĂ©rĂȘts de retard, le receveur peut, sous sa responsabilitĂ©, accorder des facilitĂ©s et des dĂ©lais de paiement aux dĂ©biteurs dĂ©faillants qui se trouvent dans une situation d'impĂ©cuniositĂ© dĂ»ment justifiĂ©e.

Art.  55.

Le receveur doit engager, dans un dĂ©lai maximum de douze mois, une procĂ©dure en rĂ©cupĂ©ration des droits constatĂ©s non contestĂ©s qui, Ă  leur Ă©chĂ©ance et sans prĂ©judice des dispositions de l'article 54, n'ont pas Ă©tĂ© acquittĂ©s par les dĂ©biteurs sauf Ă  justifier que ces droits se trouvent dans un des cas visĂ©s Ă  l'article 56. Les sommes Ă  rĂ©cupĂ©rer sont majorĂ©es de plein droit des intĂ©rĂȘts de retard Ă  un taux identique au taux lĂ©gal selon les modalitĂ©s Ă  arrĂȘter par le Gouvernement.

Le receveur peut en confier le recouvrement à l'administration fédérale compétente, conformément aux dispositions légales en vigueur, ou à tout service habilité par décret à y procéder.

Art.  56.

§1er. Sans prĂ©judice des articles 54 et 55, sont dĂ©finitivement dĂ©clarĂ©s irrĂ©couvrables par le receveur, et imputĂ©s comme tels dans son compte de gestion, les droits constatĂ©s:

1° satisfaisant aux conditions fixĂ©es en vertu de l'article 6, 3°;

2° prescrits en vertu des dispositions du ( Titre X – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 29) ;

3° dont les frais de rĂ©cupĂ©ration estimĂ©s par le receveur dĂ©passent le montant des droits;

4° Ă  l'encontre de dĂ©biteurs dont l'insolvabilitĂ© est attestĂ©e par voie d'huissier ou par les administrations fiscales;

5° produits Ă  la faillite ou Ă  la mise en liquidation d'une personne morale, sur production de l'attestation d'irrĂ©couvrabilitĂ© dĂ©livrĂ©e par le curateur ou le liquidateur;

6° Ă  charge d'un État Ă©tranger, ou d'une personne rĂ©sidant Ă  l'Ă©tranger, qui ne peuvent ĂȘtre recouvrĂ©s par les voies lĂ©gales existantes;

7° Ă  l'encontre de dĂ©biteurs qui n'ont plus de domicile connu et restent introuvables Ă  l'issue d'une pĂ©riode de cinq annĂ©es consĂ©cutives prenant cours Ă  la date de la mise en demeure par lettre recommandĂ©e;

8° Ă  l'encontre de dĂ©biteurs dĂ©cĂ©dĂ©s sans laisser d'hĂ©ritiers connus ou dont les hĂ©ritiers ont renoncĂ© Ă  toute succession;

9° qui, sur la base des Ă©lĂ©ments probants en possession du receveur, ne sont pas susceptibles d'ĂȘtre recouvrĂ©s dans les cinq annĂ©es suivant leur date d'exigibilitĂ©.

§2. La perte des crĂ©ances correspondant aux droits constatĂ©s visĂ©s au §1er est enregistrĂ©e dans la comptabilitĂ© gĂ©nĂ©rale.

§3. Tout paiement obtenu ultĂ©rieurement Ă  la dĂ©claration d'irrĂ©couvrabilitĂ© visĂ©e au §1er est imputĂ© en comptabilitĂ© gĂ©nĂ©rale et en comptabilitĂ© budgĂ©taire comme une recette perçue au comptant.

Art.  57.

Par subvention accordĂ©e directement ou indirectement par l'entitĂ©, dĂ©nommĂ©e ci-aprĂšs, l'instance subsidiante, il faut entendre toute forme de soutien financier que cette instance accorde, dans une finalitĂ© directe ou indirecte d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, Ă  une activitĂ© organisĂ©e par un tiers, quelle que soit la dĂ©nomination de cette activitĂ©, Ă  l'exception des dotations.

Le soutien financier peut consister:

1° soit en l'octroi d'avantages financiers;

2° soit en l'octroi d'avantages en nature sous la forme de transfert de biens ou de fourniture de prestations dont la charge financiĂšre est partiellement ou totalement couverte par l'instance subsidiante.

Art.  58.

Une subvention ne peut ĂȘtre octroyĂ©e que sur la base d'un dĂ©cret ou d'une disposition spĂ©ciale figurant dans le budget des dĂ©penses. Ces subventions peuvent ĂȘtre octroyĂ©es aux conditions fixĂ©es par le Gouvernement.

Une convention peut ĂȘtre conclue entre le bĂ©nĂ©ficiaire de la subvention et l'instance subsidiante afin de fixer la portĂ©e de l'activitĂ© que le bĂ©nĂ©ficiaire s'engage Ă  exĂ©cuter et le soutien financier y relatif qui lui sera allouĂ©.

Art.  59.

§1er. Une subvention peut ĂȘtre octroyĂ©e:

1° soit directement au bĂ©nĂ©ficiaire qui prend en charge l'organisation de l'activitĂ©;

2° soit indirectement Ă  l'intervention d'une personne morale qui sert d'instance subsidiante intermĂ©diaire pour le bĂ©nĂ©ficiaire.

§2. Le bĂ©nĂ©ficiaire d'une subvention peut ĂȘtre:

1° une personne physique qui agit en son nom propre;

2° une personne morale;

3° une association ou organisation sans personnalitĂ© juridique.

Sans préjudice de leur responsabilité individuelle propre, des bénéficiaires peuvent s'associer en vue de l'exécution de l'activité visée par la subvention.

Art.  60.

§1er. On distingue deux types de subventions:

1° une subvention gĂ©nĂ©rale qui finance une activitĂ© structurelle ayant un caractĂšre continu et permanent. Cette subvention gĂ©nĂ©rale peut concerner toute ou seulement une partie de l'activitĂ© du bĂ©nĂ©ficiaire;

2° une subvention de projet qui finance les coĂ»ts spĂ©cifiques dĂ©coulant d'une activitĂ© qui doit ĂȘtre limitĂ©e tant quant Ă  son objet qu'Ă  sa durĂ©e.

§2. Les subventions visĂ©es au §1er peuvent couvrir notamment les dĂ©penses de personnel, de frais gĂ©nĂ©raux, d'Ă©quipement, d'investissement et d'intĂ©rĂȘts.

Art.  61.

Sans prĂ©judice des rĂ©gimes de subventions organisĂ©s par des dĂ©crets existants et leurs arrĂȘtĂ©s d'exĂ©cution et, conformĂ©ment aux dispositions des articles 11 Ă  14 de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales, le Gouvernement dĂ©termine les rĂšgles concernant l'octroi, la justification et le contrĂŽle de l'emploi des subventions, en ce compris toute avance de fonds rĂ©cupĂ©rable consentie sans intĂ©rĂȘt, ainsi que les incompatibilitĂ©s dans le respect des principes suivants:

1° toute dĂ©cision allouant une subvention prĂ©cise la nature, l'Ă©tendue et les modalitĂ©s de l'utilisation et des justifications Ă  fournir par le bĂ©nĂ©ficiaire de la subvention;

2° toute subvention doit ĂȘtre utilisĂ©e aux fins pour lesquelles elle est accordĂ©e;

3° tout bĂ©nĂ©ficiaire d'une subvention doit justifier de l'emploi des sommes reçues, Ă  moins qu'un dĂ©cret ne l'en dispense;

4° le bĂ©nĂ©ficiaire reconnaĂźt Ă  l'instance subsidiante, par le seul fait de l'acceptation de la subvention, le droit de faire procĂ©der sur place au contrĂŽle de l'emploi des fonds attribuĂ©s. Dans le cadre de l'organisation et de la coordination des contrĂŽles, le Gouvernement peut, notamment, faire appel aux inspecteurs des finances visĂ©s aux articles 48 et 49;

5° le bĂ©nĂ©ficiaire est tenu de rembourser sans dĂ©lai le montant de la subvention lorsqu'il:

a)  ne respecte pas les conditions d'octroi de la subvention;

b)  n'utilise pas la subvention aux fins pour lesquelles elle est accordĂ©e;

c)  met obstacle au contrĂŽle de l'instance subsidiante.

Lorsque le bénéficiaire reste en défaut de fournir les justifications visées au 3°, il est tenu de rembourser à concurrence de la partie non justifiée;

6° l'instance subsidiante peut sursoir au paiement des subventions aussi longtemps que, pour des subventions analogues reçues antĂ©rieurement, le bĂ©nĂ©ficiaire reste en dĂ©faut de produire les justifications requises ou de se soumettre au contrĂŽle, sur piĂšces ou sur place, de l'instance subsidiante. Dans cette hypothĂšse, lorsqu'une subvention est payĂ©e par fractions, chaque fraction est considĂ©rĂ©e comme une subvention indĂ©pendante.

Art.  62.

Sans prĂ©judice des rĂšgles fixĂ©es par le Gouvernement en application de l'article 61:

1° la liquidation de la subvention doit ĂȘtre effectuĂ©e en tenant compte de la rĂ©alisation effective de toutes les recettes et dĂ©penses qui dĂ©coulent de l'activitĂ© subsidiĂ©e Ă  moins qu'il n'en soit disposĂ© autrement dans un dĂ©cret, un rĂšglement ou la dĂ©cision de l'octroi de ladite subvention;

2° le montant d'une subvention gĂ©nĂ©rale au sens de l'article 60, §1er, 1°, ne peut dĂ©passer les coĂ»ts rĂ©els engendrĂ©s par l'activitĂ© subsidiĂ©e sauf disposition dĂ©crĂ©tale contraire;

3° le montant d'une subvention de projet au sens de l'article 60, §1er, 2°, ne peut dĂ©passer les coĂ»ts rĂ©els du projet.

Art.  63.

Par prix accordé par l'entité ou par une personne morale de droit public subventionnée directement ou indirectement par la premiÚre, il faut entendre toute forme de soutien financier que cette instance accorde à un tiers en reconnaissance ou en récompense de ses mérites.

Ce prix peut consister:

1° soit en l'octroi d'avantages financiers;

2° soit en l'octroi d'avantages en nature sous la forme de transfert de biens ou de fourniture de prestations dont la charge financiĂšre est totalement couverte par cette instance.

Art.  64.

Un prix ne peut ĂȘtre octroyĂ© qu'en vertu d'un dĂ©cret qui a instaurĂ© ce prix et en a dĂ©terminĂ© les rĂšgles d'attribution ou d'une disposition spĂ©ciale figurant dans le budget des dĂ©penses habilitant le Gouvernement Ă  en fixer les modalitĂ©s.

Son octroi est basé sur un acte unilatéral de l'entité ou de la personne morale de droit public subventionnée sans que le bénéficiaire ne soit tenu de l'accepter, ni de fournir la justification de son emploi.

Art.  65.

Le remboursement d'un prix ne peut ĂȘtre exigĂ© que si le bĂ©nĂ©ficiaire a communiquĂ© des informations mensongĂšres ou a agi en contravention avec des dispositions lĂ©gales qui Ă©taient d'application.

Art.  66.

(§ 1 er. Sans prĂ©judice de l'application de dispositions lĂ©gales particuliĂšres, les biens meubles appartenant Ă  l'entitĂ© qui sont susceptibles d'ĂȘtre vendus, qui sont dĂ©saffectĂ©s et qui ne peuvent ĂȘtre rĂ©employĂ©s, doivent ĂȘtre aliĂ©nĂ©s Ă  titre onĂ©reux.

Sans prĂ©judice de l'application de dispositions lĂ©gales particuliĂšres, les biens immeubles appartenant Ă  l'entitĂ© qui sont susceptibles d'ĂȘtre vendus, qui sont dĂ©saffectĂ©s et qui ne peuvent ĂȘtre rĂ©employĂ©s, peuvent ĂȘtre aliĂ©nĂ©s Ă  titre onĂ©reux ou ĂȘtre Ă©changĂ©s contre des biens immeubles de valeur Ă©quivalente. - dĂ©cret du 15 juillet 2021, art. 24, dĂ©cret du 22 dĂ©cembre 2021, art.112, dĂ©cret du 21 dĂ©cembre 2022,art.121)

§2. Dans le respect des formes lĂ©galement prescrites, le Gouvernement:

1° arrĂȘte la procĂ©dure Ă  suivre pour l'application du §1er;

2° dĂ©cide de la cession Ă  titre gratuit des biens meubles dĂ©saffectĂ©s dont l'aliĂ©nation Ă  titre onĂ©reux occasionnerait des frais supĂ©rieurs au produit estimĂ©;

3° fixe la procĂ©dure et les conditions relatives Ă  la mise au rebut des biens meubles dĂ©saffectĂ©s.

Art.  67.

Les biens meubles complĂštement amortis en comptabilitĂ© gĂ©nĂ©rale continuent de figurer, avec une valeur nulle, Ă  l'inventaire visĂ© Ă  l'article 34 tant qu'ils sont encore utilement affectĂ©s aux activitĂ©s d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral ou de service public et, dans le cas inverse, tant qu'ils ne sont pas rĂ©alisĂ©s financiĂšrement, cĂ©dĂ©s Ă  titre gratuit ou mis au rebut.

Art.  68.

Chaque service administratif à comptabilité autonome est soumis à des dispositions à fixer par le Gouvernement dans le respect des rÚgles minimales suivantes:

1° l'annĂ©e budgĂ©taire dĂ©bute le 1er janvier et se termine le 31 dĂ©cembre suivant;

( 2° un budget annuel est Ă©tabli par le service administratif Ă  comptabilitĂ© autonome dans les formes et selon les modalitĂ©s fixĂ©es par le Gouvernement. Ce budget comporte l'ensemble des recettes et des dĂ©penses telles que dĂ©finies Ă  l'article 4 de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales, dĂ©clinĂ©es en articles de base en suivant la classification Ă©conomique; – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 33, a) )

( 2°/1 ConformĂ©ment aux articles 16/11 et 16/12 de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales, le budget annuel est documentĂ© au travers de notes justificatives et explicatives. Lors de l'Ă©laboration de son budget initial, le service administratif Ă  comptabilitĂ© autonome y joint une projection pluriannuelle sur trois ans au moins de ses recettes et de ses dĂ©penses Ă  politique inchangĂ©e et, le cas Ă©chĂ©ant, corrigĂ©es pour atteindre l'objectif budgĂ©taire qui lui est assignĂ©; – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 33, b) )

( 2°/2 Le service administratif Ă  comptabilitĂ© autonome dĂ©montre la maniĂšre dont l'objectif qui lui a Ă©tĂ© fixĂ© par le Gouvernement est atteint; – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 33, c) )

3° les recettes peuvent comporter des dotations en provenance du budget de la RĂ©gion wallonne;

4° les crĂ©dits de dĂ©penses sont limitatifs, mais peuvent ĂȘtre redistribuĂ©s entre les articles de base. Toutefois, les crĂ©dits de liquidation peuvent ĂȘtre non limitatifs pour les dĂ©penses de fonctionnement liĂ©es au volume d'activitĂ©s susceptible de gĂ©nĂ©rer des recettes propres ( et Ă  concurrence maximum de leurs rĂ©alisations; – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 33, d) )

5° les crĂ©dits d'engagement doivent ĂȘtre en tout Ă©tat de cause limitĂ©s aux moyens constituĂ©s par la dotation annuelle, les recettes propres et le montant de la rĂ©serve bilantaire aprĂšs dĂ©duction du montant nĂ©cessaire Ă  la couverture de l'encours des engagements reportĂ©s des exercices antĂ©rieurs;

6° les dĂ©caissements ne peuvent engendrer un dĂ©passement de la trĂ©sorerie disponible;

7° les opĂ©rations internes de rĂ©gularisation entre exercices sont prĂ©vues et imputĂ©es au budget;

8° Ă  la fin de l'annĂ©e budgĂ©taire, les crĂ©dits d'engagement et la part des crĂ©dits de liquidation non concernĂ©s par les opĂ©rations visĂ©es au 7° tombent d'office en annulation;

9° les fonctions de receveur et de trĂ©sorier sont compatibles entre elles, mais sont incompatibles avec celles d'ordonnateur;

( 10° en cas de cessation de fonction, le receveur ou le trĂ©sorier transmet de maniĂšre complĂšte et sans dĂ©lai les donnĂ©es comptables et budgĂ©taires au responsable du service; – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 33, e) )

11° conformĂ©ment aux dispositions de l'article 10, §§1er et 3, de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales, les receveurs et les trĂ©soriers sont justiciables de la Cour des Comptes, en leur qualitĂ© de comptables au sens de ladite loi;

12° la trĂ©sorerie disponible en fin d'exercice peut ĂȘtre utilisĂ©e dĂšs le commencement de l'annĂ©e suivante;

13° il doit ĂȘtre tenu un inventaire physique des biens immeubles et meubles constitutifs du patrimoine;

14° arrĂȘtĂ© au 31 dĂ©cembre de chaque annĂ©e, le compte annuel comporte au moins le compte d'exĂ©cution du budget et une situation des actifs et des passifs ou un bilan, dressĂ© aprĂšs une mise en concordance avec l'inventaire physique.

Art.  69.

( L'avant-projet de budget annuel des recettes et des dépenses de chaque service administratif à comptabilité autonome est transmis aux Ministres fonctionnellement compétents selon les modalités fixées par le Gouvernement.

Le projet de budget du service administratif à comptabilité autonome est inséré dans le projet de décret contenant les dépenses du budget de la Région wallonne. Parmi les dispositions de ce projet de décret, il est fait mention, pour approbation par le Parlement, du total des recettes et du total des dépenses des services administratifs concernés.

À dĂ©faut d'approbation, au 1er janvier de l'annĂ©e budgĂ©taire, du projet de budget visĂ© Ă  l'alinĂ©a 2, les dispositions de l'article 12 sont applicables aux services administratifs Ă  comptabilitĂ© autonome. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 34)

Le budget annuel des services peut ĂȘtre ajustĂ©, le cas Ă©chĂ©ant, durant l'annĂ©e budgĂ©taire, en mĂȘme temps que le budget de la RĂ©gion wallonne.

Art.  69/1 .

(

ConformĂ©ment aux dispositions de l'article 6 de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales, chaque service administratif Ă  comptabilitĂ© autonome tient une comptabilitĂ© gĂ©nĂ©rale selon les rĂšgles usuelles de la comptabilitĂ© en partie double. Les dispositions des articles 30 Ă  35 sont applicables aux services administratifs Ă  comptabilitĂ© autonome, selon les modalitĂ©s fixĂ©es par le Gouvernement.

La comptabilitĂ© budgĂ©taire doit permettre un suivi permanent du respect des autorisations budgĂ©taires accordĂ©es par le Parlement et de l'exĂ©cution du budget. Elle est intĂ©grĂ©e Ă  la comptabilitĂ© gĂ©nĂ©rale. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 35)

Art.  70.

Chaque service administratif Ă  comptabilitĂ© autonome met en place un contrĂŽle interne dont les objectifs sont notamment ceux visĂ©s Ă  l'article 46 et dont l'Ă©valuation peut ĂȘtre auditĂ©e conformĂ©ment aux dispositions de l'article 47.

Art.  71.

( ConformĂ©ment aux dispositions de l'article 51 de la loi spĂ©ciale du 16 janvier 1989 relative au financement des CommunautĂ©s et des RĂ©gions, le contrĂŽle administratif et budgĂ©taire visĂ© aux articles 48 et 49 est applicable aux services administratifs Ă  comptabilitĂ© autonome, selon les modalitĂ©s fixĂ©es par le Gouvernement. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 36)

Art.  72.

( La Cour des Comptes:

1° exerce son contrĂŽle sur les services administratifs Ă  comptabilitĂ© autonome, conformĂ©ment Ă  l'article 10, 1er§3, de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales;

2° procĂšde Ă  la certification des comptes annuels des services administratifs Ă  comptabilitĂ© autonome Ă©tablis selon les modalitĂ©s fixĂ©es Ă  l'article 73, conformĂ©ment aux dispositions prĂ©vues Ă  l'article 52, §1er. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 37)

Art.  73.

( Le compte annuel de chaque service administratif Ă  comptabilitĂ© autonome est transmis, pour le 31 mars de l'annĂ©e qui suit l'annĂ©e budgĂ©taire, aux Ministres fonctionnellement compĂ©tents et au Ministre du budget qui est chargĂ© de le soumettre Ă  la Cour des Comptes, au plus tard le 15 avril suivant. La Cour fait parvenir les comptes annuels accompagnĂ©s de ses observations au Parlement au plus tard Ă  la fin du mois de juin suivant et en informe conjointement le Ministre du budget qui communique ces observations aux Ministres fonctionnellement compĂ©tents. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 38)

Les comptes annuels des services administratifs Ă  comptabilitĂ© autonome sont joints, dans une forme agrĂ©gĂ©e, au compte gĂ©nĂ©ral et approuvĂ©s par une mention figurant dans le dĂ©cret portant approbation du compte gĂ©nĂ©ral visĂ© Ă  l'article 44, §2.

Art.  74.

ConformĂ©ment aux dispositions de l'article 15 de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales et sans prĂ©judice des dispositions visĂ©es Ă  l'article 75, les rĂšgles de prescription du droit commun sont applicables aux ( unitĂ©s d'administration publique, Ă  l'exception des organismes de type 3 – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 40) .

Art.  75.

ConformĂ©ment aux dispositions de l'article 16 de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales:

1° sont dĂ©finitivement acquises Ă  ceux qui les ont reçues, les sommes payĂ©es indĂ»ment par les ( unitĂ©s d'administration publique visĂ©es Ă  l'article 74 – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 41) en matiĂšre de traitements, d'avances sur ceux-ci ainsi que d'indemnitĂ©s, d'allocations ou de prestations qui sont accessoires ou similaires aux traitements, lorsque le remboursement n'en a pas Ă©tĂ© rĂ©clamĂ© dans un dĂ©lai maximum de cinq ans Ă  partir du 1er janvier de l'annĂ©e du paiement.

2° pour ĂȘtre valable, la rĂ©clamation doit ĂȘtre notifiĂ©e au dĂ©biteur par lettre recommandĂ©e Ă  la poste et contenir:

a)  le montant total de la somme rĂ©clamĂ©e avec, par annĂ©e, le relevĂ© des paiements indus;

b)  la mention des dispositions en violation desquelles les paiements ont Ă©tĂ© faits.

A dater du dĂ©pĂŽt de la lettre recommandĂ©e Ă  la poste, la rĂ©pĂ©tition de l'indĂ» peut ĂȘtre poursuivie pendant le dĂ©lai prĂ©vu par le droit commun pour la prescription des actions personnelles;

3° le dĂ©lai fixĂ© au 1° est portĂ© Ă  dix ans lorsque les sommes indues ont Ă©tĂ© obtenues par des manoeuvres frauduleuses ou par des dĂ©clarations fausses ou sciemment incomplĂštes.

Art.  76 .

En poursuivant les objectifs et obligations budgĂ©taires visĂ©s Ă  l'article 2 de l'accord de coopĂ©ration, le Gouvernement veille Ă©galement Ă  atteindre les objectifs et Ă  respecter les prescrits visĂ©s aux articles 8, 9, 11, 14, 106.2 et 153 du TFUE et de l'article 2 du Protocole (n° 26) sur les Services d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral annexĂ© Ă  celui-ci, ainsi que les objectifs sociaux et environnementaux que l'Union europĂ©enne s'est fixĂ©s dans sa StratĂ©gie Europe 2020.

Le budget s'inscrit dans une convergence vers les objectifs sociaux, Ă©conomiques, environnementaux et budgĂ©taires visĂ©s Ă  l'alinĂ©a 1er, en prenant en compte le calendrier proposĂ© par la Commission europĂ©enne conformĂ©ment aux rĂšgles du droit de l'Union europĂ©enne applicables.

Art.  77 .

L'IWEPS rĂ©alise, au moins une fois l'an, une Ă©valuation rendue publique du respect des objectifs sociaux, Ă©conomiques et environnementaux et des prescrits visĂ©s Ă  l'alinĂ©a 1er de l'article 76.

Les partenaires sociaux, par la voix du CESW, ont également la possibilité de formuler un avis à tout moment, à destination du Gouvernement.

Art.  78 .

§1er. Le budget peut s'Ă©carter temporairement de l'objectif budgĂ©taire visĂ© Ă  l'alinĂ©a 1er de l'article 76 en cas de circonstances exceptionnelles, pour autant que l'Ă©cart temporaire ne mette pas en pĂ©ril la soutenabilitĂ© budgĂ©taire de la RĂ©gion wallonne Ă  long terme.

§2. Le Gouvernement adopte un mĂ©canisme de correction conforme Ă  l'accord de coopĂ©ration, applicable en cas d'Ă©cart important constatĂ© par la Section « Besoins de Financement Â» du Conseil supĂ©rieur des finances visĂ©e aux articles 8 et 9 de l'arrĂȘtĂ© royal du 3 avril 2006 relatif au Conseil supĂ©rieur des finances.

En cas de mise en Ɠuvre du mĂ©canisme de correction prĂ©vu Ă  l'alinĂ©a 1er, le Gouvernement Ă©labore un projet de plan de correction qui:

1° doit tendre vers l'objectif budgĂ©taire en contribuant concomitamment Ă  atteindre les objectifs sociaux, ( Ă©conomiques – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 43) et environnementaux, et Ă  respecter les prescrits visĂ©s Ă  l'alinĂ©a 1er de l'article 76;

2° s'appuie aussi bien sur un effort en recettes qu'en dĂ©penses et peut, le cas Ă©chĂ©ant, immuniser certaines dĂ©penses.

Le Gouvernement veille, en particulier, Ă  prĂ©server les missions de service public et la capacitĂ© d'investissement dans les outils qui favorisent le dĂ©veloppement durable de la RĂ©gion wallonne. Le projet de plan de correction ne porte aucune atteinte Ă  la compĂ©tence de la RĂ©gion wallonne de fournir, faire exĂ©cuter et organiser des services non Ă©conomiques d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.

§3. Chaque projet de plan de correction fait l'objet d'une Ă©valuation ex ante des impacts sociaux, environnementaux et Ă©conomiques par l'IWEPS et d'un avis prĂ©alable des partenaires sociaux rĂ©unis au sein du CESW, selon les modalitĂ©s fixĂ©es par le Gouvernement. Cette Ă©valuation comprend notamment une analyse de l'impact redistributif des mesures projetĂ©es, notamment sur base du coefficient de GINI, et une analyse des effets de genre desdites mesures.

§4. Le projet de plan de correction, l'Ă©valuation ex ante et l'avis des partenaires sociaux sont transmis au Parlement simultanĂ©ment au dĂ©pĂŽt du projet d'ajustement du budget de l'annĂ©e en cours Ă©tabli conformĂ©ment Ă  l'article 10, §4.

Selon les modalitĂ©s fixĂ©es par le Gouvernement, le plan de correction fait l'objet d'une Ă©valuation ex post par l'IWEPS sur les impacts Ă©valuĂ©s ex ante. Cette Ă©valuation mentionne si les mesures prises pour atteindre l'objectif budgĂ©taire annuel doivent ĂȘtre modifiĂ©es, en vue d'atteindre les objectifs et de respecter le prescrit des articles visĂ©s Ă  l'alinĂ©a 1er de l'article 76.

Le Gouvernement communique l'Ă©valuation visĂ©e Ă  l'alinĂ©a 2 au CESW et au Parlement – DĂ©cret du 23 dĂ©cembre 2013, art. 3 et 4) .

Art.  79 .

(§1er. Pour chaque organisme et entreprise rĂ©gionale ainsi que pour l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles, un budget annuel est Ă©tabli. Ce budget comprend toutes les recettes et toutes les dĂ©penses, quelles qu'en soient l'origine et la cause. L'annĂ©e budgĂ©taire coĂŻncide avec l'annĂ©e civile.

Par recettes, l'on entend les droits constatés par l'organisme ou l'entreprise régionale ou l'Agence wallonne de la santé, de la protection sociale, du handicap et des familles du chef de ses relations avec les tiers.

Par dépenses, l'on entend tous les droits constatés à l'égard des tiers à charge de l'organisme ou de l'entreprise régionale ou de l'Agence wallonne de la santé, de la protection sociale, du handicap et des familles.

§2. Les dispositions du paragraphe 1er s'appliquent au Parlement et au Service du MĂ©diateur (et la Commission wallonne pour l'Energie - dĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2020, art.180 , dĂ©cret du 22 dĂ©cembre 2021, art.175). – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 47)

Art.  80 .

(

Conformément aux articles 16/11 et 16/12 de la loi de dispositions générales, tous les organismes ainsi que les entreprises régionales et l'Agence wallonne de la santé, de la protection sociale, du handicap et des familles documentent d'office leur budget au travers de notes justificatives et explicatives. Lors de l'élaboration de leur budget initial, ils y joignent une projection pluriannuelle sur trois ans au moins de leurs recettes et de leurs dépenses à politique inchangée et, le cas échéant, corrigées pour atteindre l'objectif budgétaire qui leur est assigné.

Le Gouvernement fixe les formes des documents requis Ă  l'alinĂ©a 1er. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 49)

Art.  81 .

(

§1er. Tous les organismes et entreprises rĂ©gionales ainsi que l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles transmettent leur budget initial et leur budget ajustĂ© selon les instructions, en ce compris le calendrier, dĂ©cidĂ©es par le Gouvernement conformĂ©ment Ă  l'article 10 et diffusĂ©es par le Ministre du budget.

Le Gouvernement peut, par dĂ©libĂ©ration motivĂ©e, empĂȘcher ou suspendre les transferts financiers aux organismes, aux entreprises rĂ©gionales et Ă  l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles qui en bĂ©nĂ©ficient, lorsqu'ils sont en dĂ©faut de dĂ©poser leur budget.

§2. Les budgets des organismes, des entreprises rĂ©gionales et de l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles doivent se conformer aux objectifs budgĂ©taires et financiers de la RĂ©gion wallonne tels que dĂ©finis par le Gouvernement. À cette fin, ils sont, le cas Ă©chĂ©ant, ajustĂ©s Ă  la suite de l'ajustement du budget des dĂ©penses visĂ© Ă  l'article 10. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 50)

Art.  82 .

(

§1er. Tous les organismes de type 1 et 2, l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles et les entreprises rĂ©gionales dĂ©montrent la maniĂšre dont l'objectif qui leur a Ă©tĂ© fixĂ© par le Gouvernement est atteint, en distinguant le cas Ă©chĂ©ant les ressources complĂ©mentaires que sont notamment les recettes propres ou les prĂ©lĂšvements sur les rĂ©serves ou le recours Ă  l'emprunt.

§2. L'inscription au budget d'un prĂ©lĂšvement sur les rĂ©serves ou d'un recours Ă  l'emprunt requiĂšre l'accord prĂ©alable du Gouvernement. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 51)

Art.  83 .

(

Pour les organismes de type 1 et 2 et les entreprises rĂ©gionales, toutes les dĂ©penses doivent ĂȘtre prĂ©alablement engagĂ©es pour pouvoir ĂȘtre liquidĂ©es. Chaque dĂ©pense est dotĂ©e au budget d'un crĂ©dit d'engagement et d'un crĂ©dit de liquidation.

Ces crĂ©dits sont limitatifs, exceptĂ© pour les crĂ©dits de liquidation lorsque le libellĂ© prĂ©cise qu'ils sont non limitatifs. Cette facultĂ© est limitĂ©e aux dĂ©penses dont le volume peut varier durant l'annĂ©e budgĂ©taire en fonction de recettes propres affectĂ©es, aux dĂ©penses appartenant au sous-groupe 11 de la classification Ă©conomique ou aux dĂ©penses consĂ©cutives Ă  des procĂ©dures ou dĂ©cisions judiciaires. L'accord prĂ©alable du Ministre de tutelle et du Ministre du budget est requis. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 52)

Art.  84 .

(

§1er. Pour l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles, toutes les dĂ©penses du budget de gestion visĂ© par le Code wallon de l'Action sociale et de la SantĂ© doivent ĂȘtre prĂ©alablement engagĂ©es pour pouvoir ĂȘtre liquidĂ©es. Chaque dĂ©pense est dotĂ©e au budget d'un crĂ©dit d'engagement et d'un crĂ©dit de liquidation.

Les crĂ©dits inscrits Ă  ce budget de gestion sont limitatifs, exceptĂ© pour les crĂ©dits de liquidation lorsque le libellĂ© prĂ©cise qu'ils sont non limitatifs. Cette facultĂ© est limitĂ©e aux dĂ©penses dont le volume peut varier durant l'annĂ©e budgĂ©taire en fonction de recettes propres affectĂ©es, aux dĂ©penses appartenant au sous-groupe 11 de la classification Ă©conomique ou aux dĂ©penses consĂ©cutives Ă  des procĂ©dures ou dĂ©cisions judiciaires. L'accord prĂ©alable du Ministre de tutelle et du Ministre du budget est requis.

§2. Les crĂ©dits allouĂ©s aux missions paritaires de l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles telles que dĂ©finies par le Code wallon de l'Action sociale et de la SantĂ©, sont limitatifs, exceptĂ© les dĂ©rogations et aux conditions prĂ©vues par le mĂȘme Code.

§3. Les crĂ©dits allouĂ©s aux missions autres que paritaires de l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles telles que dĂ©finies par le Code wallon de l'Action sociale et de la SantĂ©, sont limitatifs. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 53)

Art.  85 .

(

Lorsque l'organisme est autorisĂ© Ă  recourir Ă  l'emprunt, le montant maximum pouvant bĂ©nĂ©ficier de la garantie de la RĂ©gion est inscrit au dispositif du dĂ©cret contenant les dĂ©penses du budget de la RĂ©gion. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 54)

Art.  86 .

(

Le Gouvernement peut arrĂȘter des structures budgĂ©taires spĂ©cifiques Ă  chaque catĂ©gorie d'organismes et pour les entreprises rĂ©gionales ainsi que pour l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles. Elles intĂšgrent la classification Ă©conomique des recettes et des dĂ©penses. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 55)

Art.  87 .

(§1er. Le Ministre de tutelle Ă©tablit le projet de budget des organismes de type 1 et des entreprises rĂ©gionales et le transmet au Ministre du budget.

Le Gouvernement fixe les formes et les modalitĂ©s de ce projet de budget, lequel est insĂ©rĂ© dans le projet de dĂ©cret contenant les dĂ©penses du budget visĂ© Ă  l'article 10.

Les dispositions du projet de dĂ©cret visĂ© Ă  l'alinĂ©a 2 mentionnent par organisme de type 1 et par entreprise rĂ©gionale le total des recettes et le total des dĂ©penses figurant dans leur budget individuel.

Le vote du budget des dépenses entraßne l'approbation de chacun des budgets.

§2. Les organes de gestion Ă©tablissent le projet de budget des organismes de type 2, lequel est approuvĂ© par le Ministre de tutelle qui le transmet au Ministre du budget. Il est accompagnĂ© d'un exposĂ© particulier qui justifie et commente les recettes et les dĂ©penses au regard des missions qui sont dĂ©volues Ă  l'organisme concernĂ©.

Le budget des organismes de type 2 et son exposĂ© particulier ou, Ă  dĂ©faut, un projet de budget Ă©tabli par les organes de gestion, est joint Ă  l'exposĂ© particulier visĂ© Ă  l'article 9, §1er, 2°.

Le Ministre de tutelle communique le budget définitif au Parlement dans les deux mois qui suivent son approbation.

§3. Les organes de gestion Ă©tablissent et approuvent le budget des organismes de type 3 et le transmettent aux Ministres de tutelle qui le communiquent au Ministre du budget.

( Le budget des organismes de type 3 et son exposĂ© particulier ou, Ă  dĂ©faut, un projet de budget Ă©tabli par les organes de gestion, est joint Ă  l'exposĂ© particulier visĂ© Ă  l'article 9, §1er, 2°.

Le Ministre de tutelle communique le budget dĂ©finitif au Parlement dans les deux mois qui suivent son approbation. – DĂ©cret du 16 fĂ©vrier 2017, art. unique)

§4. ConformĂ©ment au Code wallon de l'Action sociale et de la SantĂ©, le projet de budget de l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles est constituĂ© d'une partie relative Ă  la gestion, d'une partie relative aux missions paritaires et d'une partie relative aux missions autres que paritaires.

Le Conseil général, conformément au Code wallon de l'Action sociale et de la Santé, établit la partie du projet de budget relative à la gestion ainsi que celle relative aux missions paritaires. Elles sont accompagnées d'un exposé particulier qui justifie et commente les recettes et les dépenses au regard des missions qui sont dévolues à l'Agence.

Le Ministre de tutelle établit sur proposition du Conseil général, conformément au Code wallon de l'Action sociale et de la Santé, la partie du projet de budget relative aux missions autres que paritaires, laquelle est accompagnée d'un exposé particulier qui justifie et commente les recettes et les dépenses.

Le Gouvernement approuve le projet de budget.

Le budget ou, Ă  dĂ©faut, un projet de budget, est joint Ă  l'exposĂ© particulier visĂ© Ă  l'article 9, §1er, 2°.

Le budget définitif est communiqué au Parlement.

§5. Les rĂšgles Ă©noncĂ©es aux paragraphes 1er Ă  4 s'appliquent pour les ajustements desdits budgets en cours d'annĂ©e.

§6. Le budget du Parlement et le budget du Service du MĂ©diateur (et la Commission wallonne pour l'Energie - dĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2020, art.180, dĂ©cret du 22 dĂ©cembre 2021, art.175) sont Ă©tablis conformĂ©ment aux rĂšgles qui leur sont applicables et approuvĂ©s par le Parlement.

Il est procĂ©dĂ© de la mĂȘme maniĂšre pour les ajustements des budgets en cours d'annĂ©e. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 57)

Art.  88 .

(

Les budgets des organismes de type 1 et des entreprises rĂ©gionales d'une annĂ©e budgĂ©taire sont approuvĂ©s au plus tard le 31 dĂ©cembre de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente.

Les ajustements sont approuvĂ©s au plus tard le 31 dĂ©cembre de l'annĂ©e budgĂ©taire en cours. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 5)

Art.  89 .

(

§1er. Ă€ dĂ©faut d'approbation, au 1er janvier de l'annĂ©e budgĂ©taire, du budget conformĂ©ment Ă  l'article 88, les dispositions de l'article 12 s'appliquent aux organismes de type 1et aux entreprises rĂ©gionales.

§2. Pour les organismes de type 2, le dĂ©faut d'approbation au premier jour de l'annĂ©e budgĂ©taire ne fait pas obstacle Ă  l'utilisation des crĂ©dits prĂ©vus au projet de budget, Ă  moins qu'il ne s'agisse de dĂ©penses d'un principe nouveau non autorisĂ©es par le budget de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente.

§3. Pour l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles, le dĂ©faut d'approbation au premier jour de l'annĂ©e budgĂ©taire ne fait pas obstacle Ă  l'utilisation des crĂ©dits prĂ©vus au projet de budget.

La disposition visĂ©e Ă  l'alinĂ©a prĂ©cĂ©dent ne s'applique pas aux dĂ©penses d'un principe nouveau, non autorisĂ©es par le budget de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente, inscrites au budget des missions, ni aux dĂ©penses inscrites au budget de gestion pour lesquelles les commissaires du Gouvernement ont remis un avis dĂ©favorable par dĂ©faut de conformitĂ© avec les dispositions lĂ©gales et rĂ©glementaires ou avec les dispositions du contrat de gestion qui ont une portĂ©e budgĂ©taire ou financiĂšre. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 59)

Art.  90 .

(

La comptabilitĂ© budgĂ©taire doit permettre un suivi permanent du respect des autorisations budgĂ©taires accordĂ©es par le Parlement et de l'exĂ©cution du budget. Elle est intĂ©grĂ©e Ă  la comptabilitĂ© gĂ©nĂ©rale visĂ©e au chapitre IV du prĂ©sent titre. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 62)

Art.  91 .

(

§1er. Pour une annĂ©e budgĂ©taire dĂ©terminĂ©e, sont imputĂ©s au budget des organismes de type 1 et 2, de l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles et des entreprises rĂ©gionales:

1° en recettes, les droits constatĂ©s en faveur de l'organisme, de l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles ou de l'entreprise rĂ©gionale durant cette annĂ©e budgĂ©taire;

2° en dĂ©penses,

a)  Ă  la charge des crĂ©dits d'engagement, les sommes qui sont engagĂ©es au cours de l'annĂ©e budgĂ©taire;

b)  Ă  la charge des crĂ©dits de liquidation, les sommes qui sont liquidĂ©es au cours de l'annĂ©e budgĂ©taire du chef de droits constatĂ©s dĂ©coulant des obligations prĂ©alablement engagĂ©es;

Le solde budgétaire est obtenu par différence entre les recettes imputées et les dépenses liquidées.

§2. Pour les organismes de type 1 et les entreprises rĂ©gionales, les droits constatĂ©s au 31 dĂ©cembre de l'annĂ©e budgĂ©taire considĂ©rĂ©e peuvent ĂȘtre imputĂ©s Ă  charge des crĂ©dits d'engagement et de liquidation du budget jusqu'au 31 janvier de l'annĂ©e suivante. À dĂ©faut, ils sont imputĂ©s Ă  charge des crĂ©dits d'engagement et de liquidation de l'annĂ©e budgĂ©taire suivante.

§3. Les crĂ©dits de liquidation non utilisĂ©s au terme de l'annĂ©e budgĂ©taire tombent en annulation. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 64)

Art.  92 .

(

À dĂ©faut de dispositions lĂ©gales ou rĂ©glementaires particuliĂšres, les organismes de type 1 et 2, l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles et les entreprises rĂ©gionales enregistrent dans leur comptabilitĂ© budgĂ©taire, d'une part, Ă  la charge des crĂ©dits d'engagement, les sommes engagĂ©es et, d'autre part, Ă  la charge des crĂ©dits de liquidation, les sommes liquidĂ©es au cours de l'annĂ©e budgĂ©taire.

Les contrats et les marchés de travaux, de fournitures et de services ainsi que tout autre acte faisant naßtre des obligations non conditionnelles à l'égard des tiers ne sont notifiés aux tiers qu'aprÚs que leur montant ait été imputé sur les crédits d'engagement prévus.

Les obligations conditionnelles sont enregistrĂ©es dans la classe 0 de la comptabilitĂ© gĂ©nĂ©rale jusqu'Ă  la rĂ©alisation des conditions. Les autres dĂ©penses sont imputĂ©es Ă  la charge des crĂ©dits d'engagement Ă  l'appui d'une piĂšce justificative interne constatant l'existence et l'Ă©tendue exacte de l'obligation.

Les crĂ©dits autorisĂ©s d'engagement non utilisĂ©s au terme de l'annĂ©e budgĂ©taire tombent en annulation. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 65)

Art.  93 .

(

§1er. A la condition de respecter le montant total des crĂ©dits autorisĂ©s, les crĂ©dits d'engagement et les crĂ©dits de liquidation limitatifs inscrits dans les budgets des organismes de type 1 et des entreprises rĂ©gionales peuvent ĂȘtre redistribuĂ©s durant l'annĂ©e budgĂ©taire moyennant l'accord prĂ©alable du Ministre du budget et du Ministre de tutelle.

Toutefois, sont exclus de toute redistribution les crĂ©dits inscrits aux articles de dĂ©penses appartenant aux groupes 8 et 9 de la classification Ă©conomique ainsi que les crĂ©dits de liquidation non limitatifs sauf pour couvrir des dĂ©penses du sous-groupe 11 de la classification Ă©conomique.

§2. A la condition de respecter le montant total des crĂ©dits autorisĂ©s, les crĂ©dits d'engagement et les crĂ©dits de liquidation limitatifs inscrits dans les budgets des organismes de type 2 peuvent ĂȘtre redistribuĂ©s durant l'annĂ©e budgĂ©taire moyennant l'accord prĂ©alable des organes de gestion et du Ministre de tutelle.

Toutefois, sont exclus de toute redistribution les crĂ©dits inscrits aux articles de dĂ©penses appartenant aux groupes 8 et 9 de la classification Ă©conomique ainsi que les crĂ©dits de liquidation non limitatifs sauf pour couvrir des dĂ©penses du sous-groupe 11 de la classification Ă©conomique.

§3. A la condition de respecter le montant total des crĂ©dits autorisĂ©s, les crĂ©dits d'engagement et les crĂ©dits de liquidation limitatifs inscrits dans les budgets de l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles peuvent ĂȘtre redistribuĂ©s durant l'annĂ©e budgĂ©taire moyennant l'accord du Conseil gĂ©nĂ©ral, conformĂ©ment au Code wallon de l'Action sociale et de la SantĂ©, et du Ministre de tutelle pour ce qui concerne le budget de gestion et le budget des missions paritaires et moyennant l'accord du Ministre du budget et du Ministre de tutelle pour ce qui concerne le budget des missions autres que paritaires. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 66)

Art.  94 .

(

§1er. ConformĂ©ment aux dispositions de l'article 6 de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales, les organismes, l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles et les entreprises rĂ©gionales tiennent une comptabilitĂ© gĂ©nĂ©rale selon les rĂšgles usuelles de la comptabilitĂ© en partie double.

§2. Les rĂšgles relatives Ă  la tenue de la comptabilitĂ© gĂ©nĂ©rale par l'entitĂ©, visĂ©es aux articles 30 et 32 Ă  35, s'appliquent aux organismes de type 1 et 2, Ă  l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles et aux entreprises rĂ©gionales.

Par dĂ©rogation Ă  l'article 30 et Ă  dĂ©faut de disposer d'un plan comptable spĂ©cifique en vertu de dispositions organiques ou rĂ©glementaires, les organismes de type 1 et 2, l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles ou les entreprises rĂ©gionales tiennent leur comptabilitĂ© gĂ©nĂ©rale en suivant, soit:

1° le plan comptable arrĂȘtĂ© conformĂ©ment Ă  l'article 5 de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales;

2° le plan comptable minimum normalisĂ© conforme Ă  l'arrĂȘtĂ© royal du 12 septembre 1983 dĂ©terminant la teneur et la prĂ©sentation d'un plan comptable minimum normalisĂ© ou conformĂ©ment au plan comptable normalisĂ© annexĂ© Ă  l'arrĂȘtĂ© royal du 19 dĂ©cembre 2003 relatif aux obligations comptables et Ă  la publicitĂ© des comptes annuels de certaines associations sans but lucratif, associations internationales sans but lucratif et fondations.

Concernant le 2°, les unités d'administration publique concernées:

a)  Ă©tablissent un lien avec le plan comptable visĂ© au 1°, au moyen d'un tableau de correspondance, univoque et permanent, pour tous les comptes utilisĂ©s;

b)  complĂštent les informations Ă  figurer dans les droits et engagements hors bilan en fonction des rubriques reprises dans la classe 0 du plan comptable visĂ© au 1°.

Le Gouvernement fixe le modĂšle du tableau de correspondance visĂ© sous a) . – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 68)

Art.  95 .

(

Chaque organisme de type 1 et 2 et chaque entreprise rĂ©gionale ainsi que l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles dĂ©terminent, dans le respect des dispositions du droit comptable auquel il est soumis, les rĂšgles d'Ă©valuation, d'amortissements, de constitution de provision pour risques et charges ainsi que les rĂšgles de rĂ©duction de valeur et de réévaluation. Ces rĂšgles sont approuvĂ©es par l'autoritĂ© compĂ©tente et justifiĂ©es dans l'annexe au compte gĂ©nĂ©ral. Leur application doit ĂȘtre constante d'un exercice Ă  l'autre. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 69)

Art.  96 .

(

En ce qui concerne les organismes de type 1 et 2, l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles ainsi que les entreprises rĂ©gionales, les opĂ©rations Ă  enregistrer dans la comptabilitĂ© gĂ©nĂ©rale et qui requiĂšrent un enregistrement en comptabilitĂ© budgĂ©taire doivent avoir Ă©tĂ© constatĂ©es prĂ©alablement et sont imputĂ©es simultanĂ©ment dans ladite comptabilitĂ© budgĂ©taire. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 70)

Art.  97 .

(

§1er. Chaque annĂ©e, les organismes de type 1 et 2, l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles et les entreprises rĂ©gionales dressent leur compte gĂ©nĂ©ral relatif Ă  l'annĂ©e budgĂ©taire et comptable Ă©coulĂ©e:

1° pour le 31 mars, en ce qui concerne les organismes de type 1 et les entreprises rĂ©gionales;

2° pour le 30 avril, en ce qui concerne les organismes de type 2 et (pour le 30 juin en ce qui concerne - DĂ©cret du 25 avril 2024, art.49) l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles.

Le compte général comprend:

1° le bilan;

2° le compte de rĂ©sultats Ă©tabli sur la base des charges et produits;

3° le compte d'exĂ©cution du budget Ă©tabli dans le mĂȘme format obligatoire que le budget approuvĂ© et faisant apparaĂźtre les estimations de recettes et les dĂ©penses autorisĂ©es, et en regard de celles-ci, respectivement, les droits constatĂ©s imputĂ©s en recettes et les droits constatĂ©s imputĂ©s en dĂ©penses;

4° une annexe comportant notamment:

a)  un rĂ©sumĂ© des rĂšgles d'Ă©valuation et d'amortissement;

b)  un relevĂ© explicatif des variations des immobilisations incorporelles, corporelles et financiĂšres;

c)  un Ă©tat des crĂ©ances et des dettes;

d)  un Ă©tat de la trĂ©sorerie et des placements;

e)  un relevĂ© dĂ©taillĂ© des droits et engagements hors bilan;

f)  le cas Ă©chĂ©ant, une justification de la constitution d'une provision pour risques et charges;

g)  un rapport permettant de rĂ©concilier le solde budgĂ©taire et le rĂ©sultat issu de la diffĂ©rence entre les charges et les produits enregistrĂ©s dans la comptabilitĂ© gĂ©nĂ©rale.

§2. Les montants repris dans le rapport visĂ© au paragraphe 1er, alinĂ©a 2, 4°, g) , sont ceux arrĂȘtĂ©s au 31 dĂ©cembre de l'annĂ©e comptable et budgĂ©taire Ă©coulĂ©e.

§3. Les autoritĂ©s qui approuvent le budget des organismes, de l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles et des entreprises rĂ©gionales remplissent la mĂȘme mission Ă  l'Ă©gard de leur compte gĂ©nĂ©ral annuel. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 73)

Art.  98 .

(

Sans prĂ©judice des dispositions rĂ©gissant la matiĂšre dans leur dĂ©cret organique ou dans le droit comptable auquel ils sont soumis, les organismes de type 1 et 2, l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles et les entreprises rĂ©gionales Ă©tablissent des comptes intermĂ©diaires prĂ©alablement aux ajustements budgĂ©taires en cours d'exercice. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 75)

Art.  99 .

(

§1er. Chaque organisme de type 1 et 2 et chaque entreprise rĂ©gionale ainsi que l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles appliquent, dans leur organisation administrative, le principe de la sĂ©paration des fonctions entre les fonctions de dĂ©cision, d'exĂ©cution, d'enregistrement, de paiement et de surveillance.

§2. Les procĂ©dures budgĂ©taires et comptables sont dĂ©crites et Ă©tablies par Ă©crit pour constituer une documentation claire, formalisĂ©e et Ă  jour Ă  tous les niveaux. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 78)

Art.  100 .

(

§1er. Le systĂšme de comptabilitĂ© publique intĂšgre un contrĂŽle et un audit internes.

Les objectifs fixĂ©s par l'article 46 s'appliquent aux organismes, Ă  l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles et aux entreprises rĂ©gionales.

Les rĂšgles relatives Ă  l'audit interne Ă©noncĂ©es Ă  l'article 47 s'appliquent aux organismes de type 1 et aux entreprises rĂ©gionales.

§2. Chaque membre du personnel participe, en fonction des missions et des responsabilitĂ©s qui lui incombent, au bon fonctionnement du contrĂŽle interne. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 80)

Art.  101 .

(

Le Gouvernement surveille l'exécution du budget et la gestion financiÚre des organismes de type 1, des entreprises régionales et de l'Agence wallonne de la santé, de la protection sociale, du handicap et des familles en ce qui concerne son budget des missions autres que paritaires telles que définies par le Code wallon de l'Action sociale et de la Santé.

Le Gouvernement fixe les modalitĂ©s de ce contrĂŽle, notamment le recours Ă©ventuel Ă  l'assistance des inspecteurs des finances mis Ă  sa disposition et Ă  l'application des articles 48 et 49. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 82)

Art.  102 .

(

§1er. ConformĂ©ment Ă  l'article 10, §2 de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales, les organismes de type 1 et 2, l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles et les entreprises rĂ©gionales sont soumis au contrĂŽle de la Cour des Comptes tel que dĂ©fini Ă  l'article 50.

§2. Les comptes annuels et le rapport du rĂ©viseur des organismes de type 3 sont transmis Ă  la Cour des Comptes dans les trente jours aprĂšs l'approbation par l'assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale.

Sans prĂ©judice du secret des affaires, la Cour des Comptes peut adresser au rĂ©viseur des questions en lien avec son rapport. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 84)

Art.  102 .

(

§1er. ConformĂ©ment Ă  l'article 10, §2 de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales, les organismes de type 1 et 2, l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles et les entreprises rĂ©gionales sont soumis au contrĂŽle de la Cour des Comptes tel que dĂ©fini Ă  l'article 50.

§2. Les comptes annuels et le rapport du rĂ©viseur des organismes de type 3 sont transmis Ă  la Cour des Comptes dans les trente jours aprĂšs l'approbation par l'assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale.

Sans prĂ©judice du secret des affaires, la Cour des Comptes peut adresser au rĂ©viseur des questions en lien avec son rapport. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 84)

Art.  102/1.

Art.  103 .

(

§1er. Les dispositions de l'article 52, §1er, relatives Ă  la certification exercĂ©e par la Cour des Comptes s'appliquent aux comptes gĂ©nĂ©raux des organismes de type 1 et des entreprises rĂ©gionales.

§2. Les comptes gĂ©nĂ©raux des organismes de type 2 et de l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles sont certifiĂ©s par au moins un commissaire aux comptes inscrit au registre public de l'Institut des rĂ©viseurs d'entreprise. Son rapport est transmis avec le compte gĂ©nĂ©ral certifiĂ© de l'organisme au plus tard le 31 mai suivant l'exercice auquel il se rapporte au Gouvernement et Ă  la Cour des Comptes. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 85)

Art.  103 .

(

§1er. Les dispositions de l'article 52, §1er, relatives Ă  la certification exercĂ©e par la Cour des Comptes s'appliquent aux comptes gĂ©nĂ©raux des organismes de type 1 et des entreprises rĂ©gionales.

§2. Les comptes gĂ©nĂ©raux des organismes de type 2 et de l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles sont certifiĂ©s par au moins un commissaire aux comptes inscrit au registre public de l'Institut des rĂ©viseurs d'entreprise. Son rapport est transmis avec le compte gĂ©nĂ©ral certifiĂ© de l'organisme au plus tard le 31 mai suivant l'exercice auquel il se rapporte au Gouvernement et Ă  la Cour des Comptes. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 85)

Art.   ( 104 – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art 88) .

§1er. Le Gouvernement est habilitĂ© Ă  confier au service qu'il dĂ©signera les missions:

1° de saisir la Commission de la comptabilitĂ© publique pour avis, d'examiner les avis de ladite Commission et d'en assurer la mise en Ɠuvre;

2° de suivre l'Ă©volution de la lĂ©gislation europĂ©enne ayant trait Ă  la comptabilitĂ©, et plus particuliĂšrement au systĂšme europĂ©en des comptes nationaux et rĂ©gionaux dans la CommunautĂ©;

3° de proposer les adaptations aux dĂ©crets et textes rĂ©glementaires dĂ©coulant des modifications des cadres lĂ©gaux belge et international;

4° de contribuer Ă  l'harmonisation du cadre lĂ©gal budgĂ©taire et comptable des organismes classĂ©s dans le secteur des administrations publiques relevant de la RĂ©gion wallonne;

5° d'accompagner les travaux de regroupement Ă©conomique des recettes et des dĂ©penses de la RĂ©gion wallonne;

6° de procĂ©der Ă  l'Ă©tude permanente des processus budgĂ©taires et comptables en vue de participer Ă  la simplification et Ă  l'amĂ©lioration du service pour les usagers;

7° d'analyser l'incidence de toute modification Ă  caractĂšre budgĂ©taire et comptable sur les applications logicielles de support.

§2. Outre les missions visĂ©es au §1er, le Gouvernement peut charger ledit service d'Ă©tudes en matiĂšre de budget et de comptabilitĂ©.

Art.   ( 105 – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art 88) .

Restent soumis aux dispositions des lois coordonnĂ©es le 17 juillet 1991 sur la comptabilitĂ© de l'État:

1° l'exĂ©cution du budget votĂ© antĂ©rieurement Ă  la date d'entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent dĂ©cret et les ajustements de ce budget;

2° l'Ă©tablissement des comptes gĂ©nĂ©raux et des comptes de comptables relatifs aux annĂ©es budgĂ©taires antĂ©rieures Ă  la date d'entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent dĂ©cret, y compris ceux dĂ©coulant du cas visĂ© au 1°;

3° la prescription, telle que rĂ©glĂ©e Ă  l'article 100, alinĂ©a 1er, des crĂ©ances nĂ©es Ă  la charge de l'entitĂ© avant l'entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent dĂ©cret.

Art.   ( 106 – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art 88) .

Sans prĂ©judice des dispositions visĂ©es Ă  l'article 5, alinĂ©a 1er de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales, le bilan d'ouverture Ă©tabli au 1er janvier prend notamment en considĂ©ration les valeurs, arrĂȘtĂ©es au 31 dĂ©cembre de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente, des Ă©lĂ©ments suivants:

1° le solde des engagements juridiques valides;

2° les droits constatĂ©s Ă  recouvrer figurant dans les comptes de gestion des receveurs;

3° les avoirs sur les comptes financiers validĂ©s par les extraits dĂ©livrĂ©s par les organismes financiers;

4° les espĂšces et les valeurs en portefeuille fixĂ©es par les comptes des comptables en deniers;

5° la situation de la dette consolidĂ©e et des autres dettes.

Art.   ( 107 – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art 88) .

Les dĂ©penses engagĂ©es Ă  la charge des crĂ©dits non dissociĂ©s restant Ă  ordonnancer au 31 dĂ©cembre de l'annĂ©e de l'entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent dĂ©cret seront, d'office, liquidĂ©es Ă  la charge des crĂ©dits de liquidation de l'annĂ©e suivante et au plus tard le 31 dĂ©cembre de celle-ci.

Art.   ( 108 – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art 88) .

( Sans prĂ©judice de la mise en application par le Gouvernement des dispositions du chapitre 2 du titre 3 du Livre III du Code de droit Ă©conomique relatif Ă  la comptabilitĂ© des entreprises, les entreprises rĂ©gionales demeurent soumises aux dispositions du titre III des lois coordonnĂ©es du 17 juillet 1991 sur la comptabilitĂ© de l'État qui sont relatives au budget et Ă  son exĂ©cution, au contrĂŽle ainsi qu'aux rĂšgles de gestion et de trĂ©sorerie pour les exercices comptables et budgĂ©taires antĂ©rieurs Ă  la date d'entrĂ©e en vigueur visĂ©e Ă  l'article 114 du prĂ©sent dĂ©cret. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 90)

Art.  109 .

(

Les obligations relatives au compte gĂ©nĂ©ral annuel ou au compte annuel des organismes et des entreprises rĂ©gionales se rapportant aux annĂ©es budgĂ©taires antĂ©rieures Ă  la date d'entrĂ©e en vigueur visĂ©e Ă  l'article 114 du prĂ©sent dĂ©cret restent celles applicables aux unitĂ©s d'administration publique avant cette date. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 91)

Art.  110 .

(

La loi du 16 mars 1954 relative au contrĂŽle de certains organismes d'intĂ©rĂȘt publics est abrogĂ©e pour les matiĂšres visĂ©es par le prĂ©sent dĂ©cret. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 93)

Art.  111 .

(

Sous rĂ©serve de non-conformitĂ© ou de contradiction avec les dispositions du prĂ©sent dĂ©cret, les dispositions applicables aux unitĂ©s d'administration publique visĂ©es par ledit dĂ©cret, de nature lĂ©gale et rĂ©glementaire, de portĂ©e organique et statutaire, ainsi que les stipulations contenues dans les contrat de gestion ou toute autre convention restent d'application. Â» – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 94)

Art.  112 .

(

§1er. Entrent en vigueur:

1° le 1er janvier 2016:

a)  les dispositions qui sont applicables (aux services d'administration gĂ©nĂ©rale - DĂ©cret du 25 avril 2024, art.4);

b)  les articles 45/1 Ă  45/3 en ce qui concerne les organismes, les entreprises rĂ©gionales, l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles, le Parlement, le Service du MĂ©diateur et les services administratifs Ă  comptabilitĂ© autonome;

c)  les dispositions du Livre III qui sont applicables Ă  l'Agence wallonne de la santĂ©, de la protection sociale, du handicap et des familles. Le budget initial de l'Agence pour l'exercice 2016 est Ă©laborĂ© et approuvĂ© par le Gouvernement;

2° (le 1er janvier 2017, les dispositions des Livres II et III qui sont applicables aux organismes, aux entreprises régionales, au Parlement, au Service du Médiateur et aux services administratifs à comptabilité autonome, à l'exception de l'Institut du Patrimoine wallon - Décret du 12 juillet 2017, art.41)

§2. Par dĂ©rogation au paragraphe 1er et en application notamment de l'article 10, §1er/1, de la loi de dispositions gĂ©nĂ©rales, le Gouvernement fixe la date d'entrĂ©e en vigueur des articles 52, 52/1, et 103 et ce, au plus tard le 1er janvier 2020. – DĂ©cret du 17 dĂ©cembre 2015, art. 95)

Le Ministre-Président,

R. DEMOTTE

Le Ministre du Développement durable et de la Fonction publique,

J.-M. NOLLET

Le Ministre du budget, des Finances, de l'Emploi, de la Formation et des Sports,

A. ANTOINE

Le Ministre de l'Économie, des P.M.E., du Commerce extĂ©rieur et des Technologies nouvelles,

J.-C. MARCOURT

Le Ministre des Pouvoirs locaux et de la Ville,

P. FURLAN

La Ministre de la SantĂ©, de l'Action sociale et de l'ÉgalitĂ© des Chances,

Mme E. TILLIEUX

Le Ministre de l'Environnement, de l'Aménagement du Territoire et de la Mobilité,

Ph. HENRY

Le Ministre des Travaux publics, de l'Agriculture, de la RuralitĂ©, de la Nature, de la ForĂȘt et du Patrimoine,

B. LUTGEN

(Les organismes visés à l'article 3, § 1 er, 4°, du décret du 15 décembre 2011 portant organisation du budget, de la comptabilité et du rapportage des unités d'administration publique wallonnes sont classés de la façon suivante :
 
N° BCE DENOMINATION TYPE
0 Fonds d'égalisation des budgets de la Région wallonne Type 1
0 Fonds post COVID-19 de rayonnement de la Wallonie Type 1
0 Fonds post-COVID-19 de sortie de la pauvreté Type 1
0 Fonds bas carbone et résilience Type 1
241530493 Institut scientifique de Service public - Wissenschaftliches Institut Offentlicher Dienststelle - Wetenschappelijk Instituut van Openbare Dienst Type 1
254714773 Centre régional d'aide aux communes Type 1
262172984 LE CENTRE WALLON DE RECHERCHES AGRONOMIQUES Type 1
772472960 Fonds wallon des calamités naturelles Type 1
810888623 Wallonie-Bruxelles International Type 1
866518618 IWEPS Type 1
898739543 COMMISSARIAT GENERAL AU TOURISME Type 1
202414452 PORT AUTONOME DE LIEGE Type 2
208201095 Port Autonome de Charleroi Type 2
218569902 PORT AUTONOME DE NAMUR Type 2
236363165 Office wallon de la Formation professionnelle et de l'Emploi (y compris les comités subrégionaux de l'emploi et de la formation) Type 2
267314479 Agence wallonne à l'Exportation et aux Investissements étrangers Type 2
267400492 AGENCE WALLONNE POUR LA PROMOTION D'UNE AGRICULTURE DE QUALITE Type 2
475273274 PORT AUTONOME DU CENTRE ET DE L'OUEST Type 2
693771021 Caisse publique d'allocations familiales (FAMIWAL) Type 2
849413657 Ecole d'administration publique commune à la Communauté française et à la Région wallonne Type 2
869559171 Institut wallon de formation en alternance et des indépendants et petites et moyennes entreprises Type 2
0 FormaForm Type 3
202268754 CREDIT SOCIAL LOGEMENT Type 3
216754517 Conseil Economique Social et Environnemental de Wallonie Type 3
219919487 Société Régionale d'Investissement de Wallonie Type 3
227842904 SOCIETE WALLONNE DE FINANCEMENT ET DE GARANTIE DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES Type 3
231550084 SOCIETE WALLONNE DU LOGEMENT SA Type 3
240365703 SOCIETE DE GESTION DU FRI DE LA REGION WALLONNE Type 3
242069339 Opérateur de Transport de Wallonie Type 3
243929462 SPAQuE Type 3
252151302 SOCIETE WALLONNE DE FINANCEMENT COMPLEMENTAIRE DES INFRASTRUCTURES Type 3
260639790 SOCIETE D'ASSAINISSEMENT ET DE RENOVATION DES SITES INDUSTRIELS DU BRABANT WALLON Type 3
400351068 CREDIT SOCIAL DE LA PROVINCE DU BRABANT WALLON Type 3
401122615 SOCIETE TERRIENNE DE CREDIT SOCIAL DU HAINAUT Type 3
401228127 Crédit à l'épargne immobiliÚre Type 3
401412625 PROXIPRET Type 3
401465578 L'Ouvrier chez Lui Type 3
401553373 LA MAISON OUVRIERE DE L'ARRONDISSEMENT DE CHARLEROI ET DU SUD-HAINAUT Type 3
401609593 LE CREDIT SOCIAL ET LES PETITS PROPRIETAIRES REUNIS Type 3
401632260 BUILDING Type 3
401731339 Tous Propriétaires Type 3
401778057 La Prévoyance Type 3
402324326 SA SOCIETE DE CREDIT POUR HABITATIONS SOCIALES en abrégé SA SCHS en allemand AG EIGENHEIMKREDI TGESELLSCHAFT en abrégé AG EKKG Type 3
402436568 TERRE ET FOYER Type 3
402439340 Le Travailleur chez Lui Type 3
402495065 CREDISSIMO HAINAUT Type 3
402509715 LE PETIT PROPRIETAIRE Type 3
403977482 CREDISSIMO Type 3
404370630 CREDIT SOCIAL DU Luxembourg Type 3
405631729 LE CREDIT HYPOTHECAIRE O. BRICOULT Type 3
413193670 Abbaye de Villers-la-Ville Type 3
413255038 ASBL Domaine régional Solvay - Chùteau de La Hulpe Type 3
415371816 SOGESTIMMO Type 3
419202029 B.E. Fin Type 3
421102536 Fonds du Logement des Familles nombreuses de Wallonie Type 3
426091207 SOCIETE WALLONNE DE LOCATION-FINANCEMENT Type 3
426516918 S.R.I.W. ENVIRONNEMENT Type 3
426887397 SOCIETE WALLONNE DE GESTION ET DE PARTICIPATIONS Type 3
427724963 IMMOWAL Type 3
433766083 SERVICE SOCIAL DES SERVICES DU GOUVERNEMENT WALLON Type 3
435532572 SOCIETE DE RENOVATION ET D'ASSAINISSEMENT DES SITES INDUSTRIELS Type 3
437249076 Synergies WALLONIE Type 3
450305870 Contrat de RiviĂšre Haute Meuse Type 3
452116307 SPARAXIS Type 3
454183890 SOCIETE DE CAPITAL A RISQUE - OBJECTIF No1 DU HAINAUT OCCIDENTAL (SOCARIS) Type 3
455653441 SOCIETE WALLONNE D'ECONOMIE SOCIALE MARCHANDE (W. ALTER.) Type 3
458220674 TECHNIFUTUR Type 3
462311896 SPARKOH! Type 3
463308424 CONTRAT DE RIVIERE OURTHE Type 3
466071439 WSL Type 3
466557627 SOCIETE DE FINANCEMENT DES EAUX Type 3
471517988 Société d'Investissement Agricole de Wallonie Type 3
472062970 WALLIMAGE Type 3
473771754 SOCIETE WALLONNE DU CREDIT SOCIAL Type 3
475247837 SOCIETE WALLONNE DES AEROPORTS Type 3
475355824 ASBL Contrat de RiviĂšre pour l'AmblĂšve Type 3
475627325 SECRETARIAT CONJOINT DU PROGRAMME INTERREG IV Luxembourg - WALLONIE - VLAANDEREN Type 3
476800629 EQUIPE TECHNIQUE INTERREG France - WALLONIE - VLAANDEREN ASBL Type 3
478614430 LE POLE DE RECONVERSION Type 3
480028848 SAMANDA Type 3
480753576 TRIAGE-LAVOIR DU CENTRE Type 3
505741370 AGENCE POUR L'ENTREPRISE ET L'INNOVATION Type 3
544978266 123CDI Type 3
552710255 SOLAR CHEST Type 3
553753006 ESPACE FINANCEMENT Type 3
554780018 FONDS DE PARTICIPATION WALLONIE Type 3
568575002 AGENCE DU NUMERIQUE Type 3
652991825 Contrat de riviĂšre Moselle ASBL Type 3
657816980 WALLONIA OFFSHORE WIND Type 3
657881714 CRISTAL OFFICE PARK Type 3
667687820 IMBC 2020 Type 3
667964566 FONDS DE CAPITAL A RISQUE 2020 Type 3
669741844 Namur Innovation & Growth Type 3
669955343 B2START Type 3
670937716 Luxembourg Développement Europe 2 Type 3
672421123 WAPI 2020 Type 3
695982819 Parentia Wallonie Type 3
697584804 Caisse Wallonne d'Allocations Familiales Camille Type 3
697754256 Kidslife Wallonie Type 3
697784445 INFINO WALLONIE Type 3
705942145 SOCIETE WALLONNE D'INVESTISSEMENT ET DE CONSEIL DANS LES SECTEURS DE LA SANTE, DES HOPITAUX, DE L'HEBERGEMENT DES PERSONNES AGEES, DE L'ACCUEIL DES PERSONNES HANDICAPEES Type 3
713671758 Société Mutualiste Régionale des Mutualités Chrétiennes pour la Région wallonne Type 3
713674629 Société Mutualiste Régionale de l'Union Nationale des Mutualités Neutres pour la Région wallonne Type 3
713670867 Société Mutualiste Régionale des Mutualités Socialistes - Solidaris pour la Région wallonne Type 3
715609778 Société Mutualiste Régionale de l'Union Nationale des Mutualités Libérales pour la Région wallonne Type 3
713671461 Société Mutualiste Régionale des Mutualités Libres pour la Région wallonne Type 3
807763936 Société de Financement de Projets Structurants de l'Est du Brabant Wallon Type 3
808269425 Agence wallonne de lutte contre la maltraitance des ainés Type 3
811443701 GELIGAR Type 3
811463495 Caisse d'Investissement de Wallonie Type 3
812008774 NOVALLIA Type 3
812367476 Institut wallon virtuel de recherche d'excellence dans les domaines des sciences de la vie Type 3
816595290 OFFICE ECONOMIQUE WALLON DU BOIS Type 3
816917469 SOCIETE MIXTE DE DEVELOPPEMENT IMMOBILIER Type 3
817847382 CONTRAT DE RIVIERE DU SOUS-BASSIN SEMOIS-CHIERS Type 3
817922707 Contrat de riviĂšre Dyle-Gette Type 3
823228409 FuturoCité Type 3
826929552 Contrat de RiviĂšre de la Meuse Aval et affluents Type 3
828207477 Contrat RiviĂšre Dendre Type 3
830804802 CONTRAT RIVIERE SAMBRE & AFFLUENTS Type 3
836794452 Contrat de RiviĂšre Escaut-Lys Type 3
841609612 Centre d'Etudes en Habitat Durable de Wallonie asbl Type 3
843107667 Durobor Real Estate Type 3
847284310 IMMO-DIGUE Type 3
851101358 CONTRAT DE RIVIERE DU SOUS-BASSIN HYDROGRAPHIQUE DE LA VESDRE Type 3
860662588 SOCIETE WALLONNE DE FINANCEMENT DE L'EXPORTATION ET DE L'INTERNALISATION DES ENTREPRISES WALLONNES - SOFINEX Type 3
861927053 SOCIETE DES CAUTIONS MUTUELLES DE WALLONIE Type 3
862775210 LA TERRIENNE DU CREDIT SOCIAL Type 3
865732522 ARCEO Type 3
867271753 Epicuris Type 3
871229947 GEPART Type 3
872191039 Contrat de riviĂšre Senne
873260316 SOCIETE LIEGEOISE DE GESTION FONCIERE Type 3
873769961 FINANCIERE D'ENTREPRISE ET DE RENOVATION IMMOBILIERE Type 3
877938090 SOCIETE WALLONNE POUR LE FINANCEMENT DES INFRASTUCTURES DES POLES DE COMPETITIVITES Type 3
877942347 SOCIETE WALLONNE POUR LA GESTION D'UN FINANCEMENT ALTERNATIF Type 3
880827009 Contrat de RiviĂšre du sous-bassin hydrographique de la haine Type 3
881746727 SOCIETE WALLONNE D'ACQUISITIONS ET DE CESSION D'ENTREPRISES Type 3
883921903 BIOTECH COACHING Type 3
888366085 WALLONIE Belgique TOURISME Type 3
890497612 HOCCINVEST - FONDS SPIN-OFF/SPIN-OUT Type 3
894160351 contrat de riviĂšre pour la Lesse Type 3
- décret du 21 décembre 2022,art. 88)