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    M.B. du 19/05/1984, p. 6939;
    Err. : M.B. du 25/05/1984, p. 7636

  • Domaine
    Aménagement du territoire - Patrimoine

  • Thème
    Code wallon de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme et du patrimoine

Code wallon de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme (, du Patrimoine et de l’Energie - Décret du 19 avril 2007, art. 2)
Ce Code a été modifié par:

– l’AERW du 29 février 1984;
– l’AERW du 19 décembre 1984;
– l’AERW du 16 janvier 1985;
– l’AERW du 27 mars 1985;
– l’AERW du 10 juillet 1985;
– l’AERW du 12 octobre 1985;
– l’AERW du 6 décembre 1985;
– l’AERW du 21 mai 1987;
– l’AERW du 9 juillet 1987;
– l’AMRW du 7 décembre 1987;
– l’AMRW du 12 janvier 1988;
– l’AERW du 10 novembre 1988;
– l’AERW du 23 novembre 1989;
– l’AERW du 14 décembre 1989;
– l’AERW du 5 avril 1990;
– l’AERW du 11 octobre 1990;
– l’AERW du 15 novembre 1990;
– le décret du 18 juillet 1991;
– l’AERW du 6 septembre 1991;
– le décret du 1er juillet 1993;
– l’AGW du 2 décembre 1993;
– le décret du 9 décembre 1993;
– l’AGW du 16 juin 1994;
– l’AGW du 11 mai 1995;
– l’AGW du 15 février 1996;
– le décret du 27 novembre 1997;
– l’AGW du 19 février 1998;
– l’AGW du 5 mars 1998 (1er document);
– l’AGW du 5 mars 1998 (2e document);
– l’AGW du 19 mars 1998;
– le décret du 23 juillet 1998;
– le décret-programme du 16 décembre 1998;
– l’AGW du 17 décembre 1998 (1er document);
– l’AGW du 17 décembre 1998 (2e document);
– l’AGW du 23 décembre 1998;
– l’AGW du 25 février 1999;
– le décret du 11 mars 1999;
– le décret du 1er avril 1999;
– le décret du 6 mai 1999;
– l’AGW du 20 mai 1999;
– l’AGW du 10 juin 1999 (1er document);
– l’AGW du 10 juin 1999 (2e document);
– l’AGW du 10 juin 1999 (3e document);
– l’AGW du 25 janvier 2001 (1er document);
– l’AGW du 25 janvier 2001 (2e document);
– l’AGW du 25 janvier 2001 (3e document);
– l’AGW du 5 juillet 2001;
– l’AGW du 14 novembre 2001 (1er document);
– l’AGW du 14 novembre 2001 (2e document)
– l’AGW du 13 décembre 2001;
– l’AGW du 20 décembre 2001;
– l’AGW du 2 mai 2002;
– le décret du 4 juillet 2002;
– le décret du 18 juillet 2002;
– l’AGW du 17 juillet 2003 (1er document);
– l’AGW du 17 juillet 2003 (2e document);
– l’AGW du 17 juillet 2003 (3e document);
– l’AGW du 17 juillet 2003 (4e document);
– l’AGW du 17 juillet 2003 (5e document);
– l’AGW du 17 juillet 2003 (6e document);
– l’AGW du 17 juillet 2003 (7e document);
– l’AGW du 17 juillet 2003 (8e document);
– l’AGW du 17 juillet 2003 (9e document);
– l’AGW du 17 juillet 2003 (10e document);
– l’AGW du 17 juillet 2003 (11e document);
– l’AGW du 17 juillet 2003 (12e document);
– l’AGW du 17 juillet 2003 (13e document);
– l’AGW du 24 octobre 2003;
– le décret-programme du 18 décembre 2003;
– le décret du 1er avril 2004 (1er document);
– le décret du 1er avril 2004 (2e document);
– l’AGW du 13 mai 2004;
– l’AGW du 3 juin 2004;
– l’AGW du 17 juin 2004 (1er document);
– l’AGW du 17 juin 2004 (2e document);
– l’AGW du 17 juin 2004 (3e document);
– l’AGW du 17 juin 2004 (4e document);
– l’AGW du 17 juin 2004 (5e document);
– le décret-programme du 3 février 2005;
– le décret du 20 juillet 2005;
– l’AGW du 8 septembre 2005 (1er document);
– l’AGW du 8 septembre 2005 (2e document);
– le décret du 27 octobre 2005;
– l’AGW du 25 octobre 2005 (1er document);
– l’AGW du 25 octobre 2005 (2e document);
– l’AGW du 8 décembre 2005;
– le décret-programme du 23 février 2006;
– l’AMRW du 13 mars 2006;
– l’AGW du 16 mars 2006;
– le décret du 1er juin 2006;
– l’AGW du 11 janvier 2007;
– le décret du 15 février 2007;
– le décret du 19 avril 2007;
– le décret du 24 mai 2007;
– le décret du 20 septembre 2007;
– l’AGW du 14 novembre 2007;
– l’AGW du 31 janvier 2008;
– le décret du 31 janvier 2008;
– l’AGW du 14 mars 2008;
– l’AGW du 17 avril 2008;
– l’AGW du 24 avril 2008;
– le décret du 8 mai 2008;
– l’AGW du 15 mai 2008;
– le décret du 22 mai 2008;
– l’AGW du 19 juin 2008;
– l’AGW du 26 juin 2008;
– le décret du 15 juillet 2008;
– le décret du 17 juillet 2008;
– le décret du 6 novembre 2008;
– le décret du 5 décembre 2008;
– le décret du 29 janvier 2009;
– le décret du 30 avril 2009;
– l’AGW du 14 mai 2009;
– l’AGW du 27 mai 2009;
– l’AGW du 5 juin 2009;
– l’AGW du 18 juin 2009;
– l’AGW du 30 juin 2009;
– l’AGW du 3 décembre 2009;
– l’AGW du 3 juin 2010;
– le décret-programme du 22 juillet 2010;
– l’AGW du 16 septembre 2010;
– l’AGW du 3 février 2011;
– l’AGW du 17 février 2011;
– l’AGW du 14 juillet 2011;
– l’AGW du 25 août 2011;
– l’AGW du 20 octobre 2011;
– le décret du 27 octobre 2011;
– l’AGW du 24 novembre 2011;
– l’AGW du 10 mai 2012;
– le décret du 10 octobre 2013;
– le décret du 28 novembre 2013;
– l’AGW du 12 décembre 2013;
– le décret du 6 février 2014;
– l’AGW du 13 mars 2014 (1er document);
– l’AGW du 13 mars 2014 (2nd document);
– l’AGW du 27 mars 2014;
– le décret du 11 avril 2014;
– l’AGW du 15 mai 2014;
– le décret-programme du 12 décembre 2014;
– le décret du 5 février 2015;
– l’AGW du 27 août 2015;
– le décret-programme du 3 décembre 2015.
Dans les dispositions de ce Code, les mots « collège des bourgmestre et échevins » doivent être remplacés par les mots « collège communal » en application du décret du 30 avril 2009, art. 101.

Consolidation officieuse

Titre premier

. — Dispositions générales

Chapitre premier

. — Des objectifs et des moyens

Art. 1er

§1er. Le territoire de la Région wallonne est un patrimoine commun de ses habitants.

La Région et les autres autorités publiques, chacune dans le cadre de ses compétences et en coordination avec la Région, sont gestionnaires et garants de l’aménagement du territoire. Elles rencontrent de manière durable les besoins sociaux, économiques, (énergétiques – Décret du 19 avril 2007, art. 3), (de mobilité – Décret du 15 février 2007, art. 1er), patrimoniaux et environnementaux de la collectivité par la gestion qualitative du cadre de vie, par l’utilisation parcimonieuse du sol et de ses ressources(, par la performance énergétique de l’urbanisation et des bâtiments – Décret du 20 septembre 2007, art. 1er, al. 1er) et par la conservation et le développement du patrimoine culturel, naturel et paysager.

§2. L’aménagement du territoire est conçu au moyen du schéma de développement de l’espace régional, (du schéma de structure communal et du rapport urbanistique et environnemental – Décret du 30 avril 2009, art. 1er).

§3. L’aménagement du territoire et l’urbanisme sont fixés par les plans et les règlements suivants:

1° les plans de secteur;

2° les plans communaux d’aménagement;

3° les règlements régionaux d’urbanisme;

4° les règlements communaux d’urbanisme.

Art. 2. 

Le Gouvernement dépose chaque année sur le bureau du (Parlement wallon – Décret du 30 avril 2009, art. 2, al. 2) un rapport sur la situation et les prévisions en matière d’aménagement du territoire, d’urbanisme et de patrimoine.

(Le rapport visé à l’alinéa 1er comprend le suivi des incidences notables sur l’environnement de la mise en oeuvre des schémas, (des rapports urbanistiques et environnementaux – Décret du 30 avril 2009, art. 2) et des plans d’aménagement ayant fait l’objet d’une évaluation environnementale.

Le rapport fait l’objet d’une publication annuelle accessible au public. – Décret-programme du 3 février 2005, art. 39)

Chapitre II

. — (Des délégations et des missions déléguées par le Gouvernement – Décret du 30 avril 2009, art. 3)

Art. 3. 

( (§1er. – Décret du 30 avril 2009, art. 4, 1°) Le Gouvernement, pour la partie du territoire à laquelle appartient la commune, désigne les fonctionnaires de la Direction générale de l’aménagement du territoire, du logement et du patrimoine du Ministère de la Région wallonne qui sont délégués par le Gouvernement aux fins précisées par le présent Code et dénommés ci-après « fonctionnaires délégués » – Décret-programme du 3 février 2005, art. 40).

(§2. Il est institué une cellule du développement territorial, dont le siège est à Namur, chargée sous l’autorité d’un délégué général de l’exécution des décisions prioritaires du Gouvernement en matière d’aménagement du territoire et de développement territorial en matière de planification stratégique.

Le Gouvernement arrête les modalités de fonctionnement de la cellule et en précise les missions.

§3. Il est institué une délégation générale aux recours, dont le siège est à Namur, chargée sous l’autorité d’un délégué général de l’instruction des recours introduits sur la base des dispositions visées au présent Code.

Le Gouvernement arrête les modalités de fonctionnement de la délégation – Décret du 30 avril 2009, art. 4, 2°).

Chapitre III

. — (Des informations, de la publicité, des enquêtes publiques et des consultations – Décret-programme du 3 février 2005, art. 41)

Art. 4. 

((Sans préjudice du Livre Ier du Code de l’Environnement, s’appliquent – Décret du 30 avril 2009, art. 5, 1°) aux informations, à la publicité, aux enquêtes publiques et aux consultations les principes suivants:

 (Sauf disposition contraire, la durée de l’enquête publique est de quinze jours lorsqu’elle porte sur un permis ((...) – Décret du 6 février 2014, art. 75); elle est de trente jours lorsqu’elle porte sur un schéma de structure communal, un plan communal d’aménagement, un rapport urbanistique et environnemental, ((...) – Décret du 6 février 2014, art. 75) (un périmètre visé à l’article 127, §1er, alinéa 1er, 8°, ou un périmètre visé à l’article 136bis – Décret du 8 mai 2008, art. 2, al. 1er), et de quarante-cinq jours lorsqu’elle porte sur le schéma de développement de l’espace régional ou le plan de secteur; – Décret du 20 septembre 2007, art. 1er, al. 2)

2° le délai prescrit pour une enquête publique ou pour la consultation des services et commissions visés par le présent Code est suspendu entre le 16 juillet et le 15 août;

3° sauf disposition contraire, la consultation des services et commissions est de trente jours; passé ce délai, l’avis est réputé favorable; le Gouvernement peut déterminer les cas où la consultation des services et commissions est obligatoire;

4° durant l’enquête publique, les dossiers sont accessibles à la maison communale les jours ouvrables et un jour jusqu’à vingt heures ou le samedi matin ou sur rendez-vous;

5° tout tiers intéressé peut obtenir des explications techniques;

 (tout tiers intéressé peut exprimer ses observations et réclamations par télécopie, par courrier électronique lorsque la commune a défini une adresse à cet effet, par courrier ordinaire ou formulées au conseiller en aménagement du territoire et en urbanisme, au collège communal ou à l’agent communal délégué à cet effet avant la clôture de l’enquête ou le jour de la séance de clôture de ladite enquête; à peine de nullité, les envois par courrier ou télécopie sont datés et signés; les envois par courrier électronique sont identifiés et datés; les réclamations et observations verbales sont recueillies sur rendez-vous par le conseiller en aménagement du territoire et en urbanisme ou, à défaut, par l’agent communal délégué à cet effet, qui les consigne et les transmet au collège communal avant la clôture de l’enquête; – Décret du 30 avril 2009, art. 5, 4°)

7° sauf disposition contraire, lorsqu’elle porte sur un schéma, un plan, (un rapport urbanistique et environnemental ou un périmètre visé à l’article 136bis – Décret du 8 mai 2008, art. 2, al. 2), l’enquête publique est annoncée tant par voie d’affiches que par un avis inséré dans les pages locales de trois quotidiens d’expression française ou allemande selon le cas; s’il existe un bulletin communal d’information ou un journal publicitaire distribués gratuitement à la population, l’avis y est inséré;

8° au moins une réunion accessible au public est organisée durant l’enquête publique selon les modalités fixées par le Gouvernement ou la commune;

9° les décisions sont annoncées par voie d’affiches.

Le Gouvernement ou la commune peuvent décider de toutes formes supplémentaires d’information, de publicité et de consultation.

La suspension du délai prescrit en application de l’alinéa 1er, 2°, s’étend aux délais de consultation, d’adoption, d’approbation, de décision et de saisine visés par le présent Code.

Lorsque la commune n’a pas entamé les mesures de publicité prescrites, elles le sont par le gouverneur de la province à l’invitation du Gouvernement ou du fonctionnaire délégué. – Décret-programme du 3 février 2005, art. 42)

Chapitre IV

. — Des commissions

Section première

. — De la commission régionale de l’aménagement du territoire

Art. 5. 

Il est créé une commission régionale de l’aménagement du territoire, ci-après dénommée « commission régionale », dont le président et les membres sont nommés par le Gouvernement.

La commission régionale peut être divisée en sections.

Le Gouvernement arrête la composition et les modalités de fonctionnement de la commission régionale et éventuellement de ses sections.

(Le Gouvernement peut arrêter le montant du jeton de présence auquel ont droit le président, les vice-présidents de sections et les membres de la commission régionale – Décret du 30 avril 2009, art. 6).

La commission régionale peut faire appel au concours de personnes particulièrement qualifiées et, avec l’accord du Gouvernement, à des fonctionnaires de la Région.

Art. 6. 

(Le bureau de la Commission est composé du président, des vice-présidents et de deux membres par section.

Le Gouvernement désigne la ou les sections chargées de proposer les avis au bureau, sur tout projet de décret ou d’arrêté de portée générale relevant de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, en ce compris le schéma de développement de l’espace régional, le plan de secteur et le règlement régional d’urbanisme – DRW du 27 octobre 2005, art. 1er).

((Sauf en cas d’urgence spécialement motivée – Décret du 6 novembre 2008, art. 9), le Gouvernement consulte la commission régionale sur tout projet de décret ou d’arrêté de portée générale relevant de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme. – Décret-programme du 3 février 2005, art. 43)

Section 2

. — (De la commission consultative communale d’aménagement du territoire et de mobilité – Décret du 15 février 2007, art. 2)

Art. 7. 

§1er. Sur la proposition du conseil communal ((...) – Décret du 18 juillet 2002, art. 2, 1.), le Gouvernement institue une commission consultative communale d’aménagement du territoire (et de mobilité – Décret du 15 février 2007, art. 3, 1°), ci-après dénommée « commission communale », et en arrête (simultanément – Décret du 15 février 2007, art. 3, 2°) le règlement d’ordre intérieur.

Outre le président, la commission communale est composée de:

(1° douze membres pour une population de moins de vingt mille habitants;

2° seize membres pour une population d’au moins vingt mille habitants. – Décret du 15 février 2007, art. 3, 3°)

§2. (Dans les six mois de sa propre installation, le conseil communal – Décret du 15 février 2007, art. 3, 4°) décide de l’établissement de la commission communale. Si elle existe, le conseil communal, dans les trois mois de sa propre installation, en décide le renouvellement.

Soit d’initiative, soit sur la proposition du conseil communal ((...) – Décret du 18 juillet 2002, art. 2, 2.), le Gouvernement peut rapporter l’arrêté instituant la commission communale lorsque celle-ci ne se réunit plus, fonctionne de manière irrégulière ou lorsque la décision de renouvellement visée à l’alinéa 1er fait défaut.

(Le président et tout membre de la commission communale sont tenus à la confidentialité des données personnelles des dossiers dont ils ont connaissance, ainsi que des débats et des votes de la commission communale.

En cas de conflit d’intérêts, le président ou tout membre quitte la séance de la commission communale.

En cas d’inconduite notoire d’un membre ou de manquement grave à un devoir de sa charge, le président de la commission communale en informe le conseil communal qui peut proposer au Gouvernement d’en acter la suspension ou la révocation – Décret du 15 février 2007, art. 3, 5°).

§3. Le conseil communal charge le collège des bourgmestre et échevins de procéder à un appel public aux candidats dans le mois de sa décision d’établir ou de renouveler la commission communale. L’appel public aux candidatures est annoncé tant par voie d’affiches que par un avis inséré dans les pages locales de trois quotidiens d’expression française ou allemande selon le cas. S’il existe un bulletin communal d’information ou un journal publicitaire distribués gratuitement à la population, l’avis y est inséré.

Le modèle et les dimensions de l’avis sont déterminés par le Gouvernement.

L’acte de candidature est personnel; il est déposé selon les formes et dans les délais prescrits dans l’appel public.

Le collège des bourgmestre et échevins porte à la connaissance du conseil communal la liste des candidatures.

Dans les deux mois de réponse à l’appel public, sur la présentation d’un ou de plusieurs membres du conseil communal, le conseil communal choisit (le président et – Décret du 15 février 2007, art. 3, 6°) les membres en respectant:

1° une répartition géographique équilibrée;

2° une représentation spécifique à la commune des intérêts sociaux, économiques, (patrimoniaux, environnementaux et de mobilité – Décret du 1er avril 2004, art. 34, 2°);

(3° une représentation de la pyramide des âges spécifique à la commune. – Décret du 15 février 2007, art. 3, 7°)

Le conseil communal choisit le président de la commission communale.

Pour chaque membre, le conseil communal peut désigner un ou plusieurs suppléants représentant les mêmes intérêts. (En ce compris le président, tout membre de la commission communale ne peut exercer plus de deux mandats effectifs consécutifs – Décret du 15 février 2007, art. 3, 8°).

La commission communale comprend un quart de membres délégués par le conseil communal et répartis selon une représentation proportionnelle à l’importance de la majorité et de l’opposition au sein du conseil communal et choisis respectivement par les conseillers communaux de l’une et de l’autre. (À la demande du conseil communal, il peut être dérogé à la règle de proportionnalité en faveur de l’opposition – Décret du 18 juillet 2002, art. 2, 3.).

Ne peut pas faire partie de la commission communale tout fonctionnaire appelé à instruire ou à statuer sur des dossiers relatifs à la commune en matière d’aménagement du territoire, d’urbanisme et de patrimoine.

(Ne peut pas être président de la commission communale tout membre du collège communal.

Le membre du collège communal ayant l’aménagement du territoire et l’urbanisme dans ses attributions et le conseiller visé à l’article 12, §1er, 6°, siègent auprès de la commission communale avec voix consultative – Décret du 15 février 2007, art. 3, 9°).

§4. Le Gouvernement désigne, parmi les fonctionnaires de la direction générale de l’aménagement du territoire, du logement et du patrimoine du ministère de la Région wallonne, un représentant qui siège auprès de la commission communale avec voix consultative.

La commission communale se réunit au moins (six – Décret du 18 juillet 2002, art. 2, 4.) fois par an, sur la convocation du président, aux jour, heure et lieu fixés par le règlement d’ordre intérieur. En outre, (lorsque l’avis de la commission communale est requis en vertu d’une disposition législative ou réglementaire, à la demande du collège communal – Décret du 15 février 2007, art. 3, 10°), le président convoque la commission communale.

L’administration communale assure le secrétariat de la commission.

§5. Les membres de la commission communale restent en fonction jusqu’à l’installation des membres qui leur succèdent ou jusqu’à l’envoi de la décision du Gouvernement rapportant l’arrêté instituant la commission.

§6. Sur la proposition du conseil communal, le Gouvernement peut diviser la commission communale en sections et en préciser les missions.

(La proposition du conseil communal et la décision du Gouvernement respectent, dans le choix des membres composant les sections,

1° une répartition géographique équilibrée;

2° un équilibre dans la représentation des intérêts sociaux, économiques, patrimoniaux et environnementaux de la commune. – Décret du 18 juillet 2002, art. 2, 5.)

(§7. Outre les avis que le présent Code la charge de donner, la Commission peut donner des avis d’initiative sur les sujets qu’elle estime pertinents. – Décret du 18 juillet 2002, art. 2, 6.)

(§8. Le Gouvernement peut arrêter le montant du jeton de présence auquel ont droit le président et les membres de la commission communale. – Décret du 15 février 2007, art. 3, 11°)

Chapitre V

. — Des délais relatifs aux permis et aux recours

Art. 8. 

(A peine de nullité, tout envoi doit permettre de donner date certaine à l’envoi et à la réception de l’acte, quel que soit le service de distribution du courrier utilisé.

Le Gouvernement peut déterminer la liste des procédés qu’il reconnaît comme permettant de donner date certaine à l’envoi et à la réception. – Décret-programme du 3 février 2005, art. 44)

L’envoi doit se faire au plus tard le jour de l’échéance du délai.

Art. 9. 

Le jour de la réception de l’acte, qui est le point de départ d’un délai, n’y est pas inclus.

Art. 10. 

Le jour de l’échéance est compté dans le délai. Toutefois, lorsque ce jour est un samedi, un dimanche ou un jour férié légal, le jour de l’échéance est reporté au jour ouvrable suivant.

Chapitre VI

. — Des agréments et des subventions

Art. 11. 

Le Gouvernement agrée, selon les critères et la procédure qu’il arrête, les personnes physiques ou morales, privées ou publiques, qui peuvent être chargées de l’élaboration ou de la révision des schémas, ((...) – Décret du 30 avril 2009, art. 7), (des plans d’aménagement ou des règlements d’urbanisme – Décret du 6 mai 1999, art. 1er).

Art. 12. 

Selon les modalités qu’il arrête, le Gouvernement peut octroyer des subventions:

1° (aux communes, pour l’élaboration ou la révision en tout ou en partie d’un plan communal d’aménagement, d’un schéma de structure communal, d’un rapport urbanistique et environnemental ou d’un règlement communal d’urbanisme – Décret du 30 avril 2009, art. 8, 1°);

2° (aux communes – Décret du 30 avril 2009, art. 8, 2°), pour l’élaboration (d’un rapport des incidences environnementales relatif – Décret-programme du 3 février 2005, art. 45, al. 2) à un projet de plan communal d’aménagement;

3° pour l’élaboration d’une étude d’intérêt général relative à l’aménagement du territoire et à l’urbanisme;

4° pour l’organisation de l’information relative à l’aménagement du territoire et à l’urbanisme;

5° pour le fonctionnement de la commission communale et pour la formation de ses membres et du personnel communal concerné;

6° (lorsqu’une commune ou plusieurs communes limitrophes ou une association de communes en font la demande, pour l’engagement annuel d’un ou plusieurs conseillers en aménagement du territoire et urbanisme – Décret-programme du 3 février 2005, art. 45, al. 3);

(7° aux organismes universitaires dans le cadre du programme d’action de la Conférence permanente du développement territorial – Décret du 6 mai 1999, art. 2) (avec pour missions:

– de constituer, par des recherches à long ou à moyen terme et par des expertises à court terme, un outil d’aide à la décision pour le Gouvernement;

– d’organiser une chaire interuniversitaire annuelle du développement territorial;

– d’assurer la formation continuée à destination des conseillers en aménagement du territoire visée au point 6° par la mise en contact des chercheurs de la conférence permanente de développement territorial et des conseillers;

– de procéder à divers modes de transmission et de vulgarisation des recherches et des résultats des recherches dans le domaine de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme et du développement territorial. – Décret du 15 février 2007, art. 4)

(Selon les modalités qu’il arrête, le Gouvernement peut mettre des conseillers en aménagement du territoire et en environnement à la disposition des communes. – Décret du 18 juillet 2002, art. 4, 2.)

(Lors de l’établissement des modalités de l’allocation de subventions aux communes visées à l’alinéa 1er, 6°, et des modalités de mise à disposition des conseillers en aménagement du territoire ((...) – Décret-programme du 3 février 2005, art. 45, al. 4) visées à l’alinéa 2, le Gouvernement favorise les communes qui réunissent les conditions d’application de l’article 107, §1er, 3°, ou qui entament le processus qui conduit à la réunion de ces conditionscommunes. – Décret du 18 juillet 2002, art. 4, 3.)

Titre II

. — De la conception de l’aménagement du territoire

Chapitre premier

. — Du schéma de développement de l’espace régional

Art. 13. 

(§1er. Le schéma de développement de l’espace régional exprime les options d’aménagement et de développement durable pour l’ensemble du territoire de la Région wallonne.

§2. Le schéma comprend:

1° l’évaluation des besoins sociaux, économiques, patrimoniaux et environnementaux, ainsi que l’analyse des contraintes et potentialités du territoire de la Région wallonne;

2° les objectifs généraux d’harmonisation des activités, de mobilité, de gestion parcimonieuse du sol, de conservation et de développement du patrimoine dans la perspective du développement durable visé par le décret du 21 avril 1994 relatif à la planification en matière d’environnement dans le cadre du développement durable;

3° les options à prendre et les objectifs sectoriels à atteindre, notamment en matière de mobilité, d’équipements et d’infrastructures d’intérêt suprarégional ou régional;

4° une description des objectifs de l’avant-projet de schéma de développement de l’espace régional, ainsi que ses liens avec d’autres plans et programmes pertinents;

5° les aspects pertinents de la situation environnementale ainsi que son évolution probable si le schéma de développement de l’espace régional n’est pas mis en oeuvre;

6° les objectifs pertinents en matière de protection de l’environnement et la manière dont ils sont pris en considération dans le cadre de l’élaboration du schéma;

7° les incidences non négligeables probables, à savoir les effets secondaires, cumulatifs, synergiques, à court, à moyen et à long terme, permanents et temporaires, tant positifs que négatifs, sur l’environnement, y compris la diversité biologique, la population, la santé humaine, la faune, la flore, les sols, les eaux, l’air, les facteurs climatiques, les biens matériels, le patrimoine culturel, y compris le patrimoine architectural et archéologique, les paysages et les interactions entre ces facteurs;

8° les incidences sur l’activité agricole et forestière;

9° les mesures à mettre en oeuvre pour éviter, réduire ou compenser les effets négatifs visés aux 7° et 8°;

10° une description de la méthode d’évaluation retenue et des difficultés rencontrées;

11° les mesures envisagées pour assurer le suivi de la mise en oeuvre du schéma de développement de l’espace régional;

12° un résumé non technique des informations visées ci-dessus.

§3. Le schéma peut indiquer:

1° la définition d’aires d’aménagement du territoire;

2° les instruments à mettre en oeuvre. – Décret-programme du 3 février 2005, art. 46)

Art. 14. 

(§1er. Le schéma de développement de l’espace régional est établi à l’initiative du Gouvernement.

La commission régionale et le Conseil wallon de l’environnement pour le développement durable sont informés des études préalables et peuvent à toute époque formuler les suggestions qu’ils jugent utiles.

§2. Le Gouvernement adopte provisoirement le projet de schéma et le soumet à une enquête publique conformément à l’article 4, ainsi qu’à l’avis de la commission régionale, du Conseil wallon de l’environnement pour le développement durable et des personnes et instances qu’il juge nécessaire de consulter.

L’enquête publique est annoncée par voie d’affiches dans chaque commune, par un avis inséré dans au moins trois journaux diffusés dans l’ensemble de la Région wallonne, dont un de langue allemande, ainsi que par un communiqué diffusé à trois reprises par la R.T.B.F. et par le Centre belge pour la radiodiffusion télévision de langue allemande.

Dès l’annonce de l’enquête publique, le Gouvernement organise une séance de présentation du projet de schéma au chef-lieu de chaque arrondissement administratif et au siège de la Communauté germanophone.

(§2bis. Lorsque l’aménagement proposé par le projet de schéma est susceptible d’avoir des incidences notables sur l’environnement d’une autre Région, d’un autre État membre de l’Union européenne ou d’un autre État partie à la Convention d’Espoo du 25 février 1991 sur l’évaluation de l’impact sur l’environnement dans un contexte transfrontière ou lorsqu’une autre Région, un autre État membre de l’Union européenne ou un autre État partie à la Convention précitée en fait la demande, le projet de schéma accompagné des informations éventuelles sur les incidences transfrontières est transmis aux autorités compétentes de cette autre Région, de cet autre État membre de l’Union européenne ou de cet autre État partie à la Convention d’Espoo.

Le Gouvernement détermine:

1° les instances chargées de la transmission des documents aux autorités visées à l’alinéa 1er;

2° les modalités selon lesquelles les autorités compétentes de la Région ou de l’État susceptibles d’être affectées peuvent participer à la procédure d’évaluation des incidences sur l’environnement;

3° les modalités suivant lesquelles le schéma et la déclaration environnementale sont communiqués aux autorités visées à l’alinéa 1er.

Les dispositions arrêtées en application de l’alinéa 2 ne s’appliquent pas si des modalités de consultation transfrontière ont été arrêtées de commun accord avec les autorités visées à l’alinéa 1er. – Décret du 27 octobre 2011, art. 41, 1°)

§3. Les conseils communaux, la commission régionale, le Conseil wallon de l’environnement pour le développement durable, ainsi que les personnes et instances visées au paragraphe 2, transmettent leurs avis au Gouvernement dans les quarante-cinq jours de la fin du délai de l’enquête publique; à défaut, les avis sont réputés favorables.

§4. Le Gouvernement adopte définitivement le schéma. En outre, le Gouvernement produit une déclaration environnementale résumant la manière dont les considérations environnementales ont été intégrées dans le schéma et dont les avis, réclamations et observations émis en application des paragraphes 2, (2bis – Décret du 27 octobre 2011, art. 41, 2°) et 3 ont été pris en considération.

L’arrêté du Gouvernement est publié au Moniteur belge ainsi que la déclaration environnementale.

Dans les dix jours de la publication au Moniteur belge, des expéditions du schéma et de la déclaration environnementale sont transmises aux communes, à la commission régionale et au Conseil wallon de l’environnement pour le développement durable. – Décret-programme du 3 février 2005, art. 47)

Art. 15. 

Les dispositions réglant l’élaboration du schéma de développement de l’espace régional sont applicables à sa révision.

Chapitre II

. — Du schéma de structure communal

Art. 16. 

(Le schéma de structure communal est un document d’orientation, d’évaluation, de gestion et de programmation du développement durable de l’ensemble du territoire communal.

Le schéma indique pour l’ensemble du territoire communal:

1° les objectifs d’aménagement selon les priorités dégagées ainsi que l’expression cartographiée des mesures d’aménagement qui en résultent;

2° l’implantation des équipements et infrastructures;

3° les orientations générales destinées à harmoniser et à intégrer les flux de circulation;

4° les modalités d’exécution des mesures d’aménagement;

5° une description des objectifs de l’avant-projet de schéma de structure communal, ainsi que ses liens avec d’autres plans ou programmes pertinents;

6° les aspects pertinents de la situation environnementale ainsi que son évolution probable si le schéma de structure communal n’est pas mis en oeuvre;

7° les objectifs pertinents en matière de protection de l’environnement et la manière dont ils sont pris en considération dans le cadre de l’élaboration du schéma;

8° les incidences non négligeables probables, à savoir les effets secondaires, cumulatifs, synergiques, à court, à moyen et à long terme, permanents et temporaires, tant positifs que négatifs, sur l’environnement, y compris la diversité biologique, la population, la santé humaine, la faune, la flore, les sols, les eaux, l’air, les facteurs climatiques, les biens matériels, le patrimoine culturel, y compris le patrimoine architectural et archéologique, les paysages et les interactions entre ces facteurs;

9° les incidences sur l’activité agricole et forestière;

10° les mesures à mettre en oeuvre pour éviter, réduire ou compenser les effets négatifs visés aux 8° et 9°;

11° une description de la méthode d’évaluation retenue et des difficultés rencontrées;

12° les mesures envisagées pour assurer le suivi de la mise en oeuvre du schéma de structure communal;

13° un résumé non technique des informations visées ci-dessus.

Le schéma de structure communal peut être fondé notamment sur les renseignements utiles obtenus lors d’autres évaluations environnementales effectuées précédemment et, en particulier, à l’occasion de l’adoption d’un plan de secteur ou d’un plan communal d’aménagement.

Le Gouvernement peut préciser le contenu du dossier de schéma. – Décret-programme du 3 février 2005, art. 48)

Art. 17. 

(§1er. Sur la base d’une analyse de la situation de fait et de droit, le schéma de structure communal est établi à l’initiative du conseil communal. Parmi les personnes agréées conformément à l’article 11, celui-ci désigne les personnes physiques ou morales, privées ou publiques, qu’il charge de l’élaboration du projet de schéma.

La commission communale et le Conseil wallon de l’environnement pour le développement durable sont informés des études préalables et peuvent à toute époque formuler les suggestions qu’ils jugent utiles.

Le conseil communal adopte provisoirement le projet de schéma.

§2. Le projet de schéma est soumis par le collège des bourgmestre et échevins à une enquête publique conformément à l’article 4.

Parallèlement, le projet de schéma est également soumis par le collège des bourgmestre et échevins à l’avis du fonctionnaire délégué. L’avis est transmis dans les trente jours de la demande du collège des bourgmestre et échevins; à défaut, l’avis est réputé favorable.

(§2bis. Lorsque l’aménagement proposé par le projet de schéma de structure communal est susceptible d’avoir des incidences notables sur l’environnement d’une autre Région, d’un autre État membre de l’Union européenne ou d’un autre État partie à la Convention d’Espoo du 25 février 1991 sur l’évaluation de l’impact sur l’environnement dans un contexte transfrontière ou lorsqu’une autre Région, un autre État membre de l’Union européenne ou un autre État partie à la Convention précitée en fait la demande, le projet de schéma accompagné des informations éventuelles sur les incidences transfrontières est transmis aux autorités compétentes de cette autre Région, de cet autre État membre de l’Union européenne ou de cet autre État partie à la Convention d’Espoo.

Le Gouvernement détermine:

1° les instances chargées de la transmission des documents aux autorités visées à l’alinéa 1er;

2° les modalités selon lesquelles les autorités compétentes de la Région ou de l’État susceptibles d’être affectées peuvent participer à la procédure d’évaluation des incidences sur l’environnement;

3° les modalités suivant lesquelles le schéma et la déclaration environnementale sont communiqués aux autorités visées à l’alinéa 1er.

Les dispositions arrêtées en application de l’alinéa 2 ne s’appliquent pas si des modalités de consultation transfrontière ont été arrêtées de commun accord avec les autorités visées à l’alinéa 1er. – Décret du 27 octobre 2011, art. 42, 1°)

§3. Le projet de schéma ainsi que les réclamations et observations sont ensuite soumis, pour avis, à la commission communale et au Conseil wallon de l’environnement pour le développement durable. L’avis est transmis dans les quarante-cinq jours de la demande du collège des bourgmestre et échevins; à défaut, l’avis est réputé favorable.

§4. Le conseil communal adopte définitivement le schéma accompagné d’une déclaration environnementale résumant la manière dont les considérations environnementales ont été intégrées dans le schéma, les avis, réclamations et observations émis en application des paragraphes 2, (2bis – Décret du 27 octobre 2011, art. 42, 2°) et 3 ont été pris en considération. Il envoie le schéma, accompagné du dossier, au Gouvernement. Celui-ci peut annuler la décision du conseil communal par arrêté motivé envoyé dans les soixante jours de la réception du dossier complet.

Le public est admis à prendre connaissance à la maison communale du schéma, ainsi que de la déclaration environnementale ou, le cas échéant, de la décision du conseil communal. Il en est informé suivant les modes visés à l’article 112 de la Nouvelle loi communale.

Le schéma et la déclaration environnementale sont transmis à la commission communale, au Conseil wallon de l’environnement pour le développement durable et, le cas échéant, aux autres personnes et instances consultées. – Décret-programme du 3 février 2005, art. 49)

Art. 18. 

Les dispositions réglant l’élaboration du schéma de structure communal sont applicables à sa révision.

(Art. 18bis. 

Le collège des bourgmestre et échevins dépose périodiquement auprès du conseil communal un rapport sur le suivi des incidences notables sur l’environnement de la mise en œuvre du schéma de structure communal et les éventuelles mesures correctrices à engager. Le public en est informé suivant les modes prévus à l’article 112 de la loi communale. – Décret du 18 juillet 2002, art. 8)

(Chapitre III

. — Du rapport urbanistique et environnemental – Décret du 30 avril 2009, art. 9)

(Art. 18ter. 

§1er. Le rapport urbanistique et environnemental est un document d’orientation qui exprime, pour toute partie du territoire communal qu’il couvre, les lignes directrices de l’organisation physique du territoire ainsi que les options d’aménagement et de développement durable. Lorsque les circonstances le requièrent, plusieurs communes peuvent élaborer en concertation, chacune pour ce qui la concerne, un rapport urbanistique et environnemental.

Le rapport urbanistique et environnemental est établi à l’initiative du conseil communal et est approuvé par le Gouvernement.

Le rapport urbanistique et environnemental s’inspire des options d’aménagement et de développement durable contenues dans le schéma de développement de l’espace régional et le schéma de structure communal, s’il existe.

En cas d’incompatibilité entre les options d’un schéma de structure communal et d’un rapport urbanistique et environnemental, il est fait application des dispositions du document le plus récent entré en vigueur.

Lorsque le rapport urbanistique et environnemental suggère de s’écarter, pour partie, d’un plan d’aménagement, le conseil communal peut, conformément à l’article 49bis, solliciter auprès du Gouvernement l’autorisation d’établir, pour la partie concernée, un plan communal d’aménagement en application de l’article 48, alinéa 2, ou, le cas échéant, il peut réviser le plan communal d’aménagement.

§2. Le contenu et la procédure d’élaboration du rapport urbanistique et environnemental sont fixés par l’article 33, §§2 à 7.

Lorsque le rapport urbanistique et environnemental ne constitue pas la mise en œuvre d’un zone d’aménagement communal concerté ou d’une zone d’aménagement communal concerté à caractère industriel et que le conseil communal établit, compte tenu des caractéristiques des projets ou activités dont l’élaboration ou la révision constitue le cadre, et compte tenu des incidences et des zones susceptibles d’être touchées, que le rapport urbanistique et environnemental projeté n’est pas susceptible d’avoir des incidences non négligeables sur l’environnement ou qu’il détermine l’utilisation d’une petite zone au niveau local, le conseil communal décide que le rapport urbanistique et environnemental ne doit pas faire l’objet de l’évaluation environnementale visée à l’article 33, §2, 2°, après avis de la commission communale ou, à défaut, de la commission régionale et du conseil wallon de l’environnement pour le développement durable.

Est présumé avoir des incidences non négligeables sur l’environnement le rapport urbanistique et environnemental projeté dans le périmètre duquel se situe une zone désignée conformément aux Directives 79/409/CEE et 92/43/CEE ou qui vise à permettre la réalisation d’un projet soumis à étude d’incidences sur l’environnement ou encore qui concerne des zones dans lesquelles peuvent s’implanter des établissements présentant un risque majeur pour les personnes, les biens ou l’environnement au sens de la Directive 96/82/CE ou qui prévoit l’inscription de zones destinées à l’habitat, ainsi que de zones ou d’infrastructures fréquentées par le public à proximité de tels établissements.

Le rapport peut être fondé notamment sur les renseignements utiles obtenus lors d’autres évaluations environnementales effectuées précédemment.

§3. Le conseil communal peut abroger, en tout ou en partie, un rapport urbanistique et environnemental dans les cas qui suivent:

1° soit le périmètre est couvert par un plan d’aménagement approuvé postérieurement à l’entrée en vigueur du rapport urbanistique et environnemental ou par un permis d’urbanisation dûment approuvé;

2° soit il estime les objectifs principaux visés à l’article 33, §2, 2°, a), dépassés.

L’article 33, §§2 à 6, est applicable à la décision d’abrogation du rapport urbanistique et environnemental, sauf pour ce qui concerne l’évaluation environnementale visée à l’article 33, §2, 2°, et la déclaration environnementale visée à l’article 33, §4.

Lorsque le rapport urbanistique et environnemental vaut périmètre de reconnaissance au sens du décret du 11 mars 2004 relatif aux infrastructures d’accueil des activités économiques, l’abrogation de l’arrêté n’a pas d’effet sur le périmètre de reconnaissance. – Décret du 30 avril 2009, art. 10)

Titre III

. — Des plans d’aménagement du territoire

Chapitre premier

. — Des dispositions générales

Art. 19. 

(§1er. Le Gouvernement confère force obligatoire au plan de secteur et au plan communal d’aménagement.

Les prescriptions graphiques et littérales des plans ont valeur réglementaire.

En cas de contradiction entre les prescriptions graphiques et littérales, les prescriptions graphiques l’emportent sur les prescriptions littérales.

§2. Le plan de secteur demeure en vigueur jusqu’au moment où un plan de secteur ou un plan communal d’aménagement lui est substitué en partie, à la suite d’une révision.

Le plan communal d’aménagement demeure en vigueur jusqu’au moment où:

1° soit un autre plan lui est substitué, en tout ou en partie, à la suite d’une révision;

2° soit jusqu’à son abrogation, en tout ou en partie, conformément à l’article 57ter.

§3. Les prescriptions d’un plan communal d’aménagement qui sont incompatibles avec celles d’un plan de secteur approuvé postérieurement cessent de produire leurs effets. – Décret du 30 avril 2009, art. 11)

Art. 20. 

Les prescriptions des plans peuvent impliquer des restrictions au droit de propriété, en ce compris l’interdiction de lotir ou de bâtir.

Chapitre II

. — Du plan de secteur

Section première

. — Généralités

Art. 21. 

(Sauf pour les domaines des infrastructures ferroviaires ou aéroportuaires et des ports autonomes qu’il n’affecte pas, après – Décret du 27 octobre 2005, art. 2) avis de la commission régionale, le Gouvernement désigne les secteurs d’aménagement qui font l’objet d’un plan.

Section 2

. — Contenu

Art. 22. 

Le plan de secteur s’inspire des indications et orientations contenues dans le schéma de développement de l’espace régional.

Art. 23. 

(Le plan de secteur comporte:

1° la détermination des différentes affectations du territoire;

2° le tracé existant et projeté (ou le périmètre de réservation qui en tient lieu – Décret-programme du 3 février 2005, art. 50, al. 1er) du réseau des principales infrastructures de communication et de transport de fluides et d’énergie;

( ((...) – Décret du 30 avril 2009, art. 12) – Décret-programme du 3 février 2005, art. 50, al. 2)

(Le Gouvernement peut définir le réseau des principales infrastructures de communication et de transport de fluides et d’énergie visés à l’alinéa 1er, 2° – Décret du 22 juillet 2010, art. 104).

Le plan peut notamment comporter:

1° les périmètres où une protection particulière se justifie pour les raisons énoncées à l’article 40;

2° (des prescriptions supplémentaires d’ordre urbanistique ou planologique qui peuvent être fondées, notamment, sur les éléments suivants:

a. une étude de synthèse des contraintes et des potentialités;

b. la définition des objectifs généraux de mise en oeuvre de la zone;

c. la définition des options d’aménagement pour chacun des aspects suivants:

– l’intégration à l’environnement et à ses caractéristiques humaines;
– la mobilité des biens et des personnes;
– les équipements et les réseaux techniques, notamment en regard de la géologie, l’hydrogéologie et l’orohydrologie;
– l’urbanisme et l’architecture;
– le paysage;

d. des mesures relatives à la promotion des énergies renouvelables et le programme éventuel d’occupation progressive de la zone – Décret-programme du 3 février 2005, art. 50, al. 3);

3° d’autres mesures d’aménagement.

Le Gouvernement peut déterminer la présentation graphique du plan de secteur – Décret du 18 juillet 2002, art. 9).

Section 3

. — (Destination et prescriptions générales des zones, tracés de réseaux d’infrastructures principales – Décret du 18 juillet 2002, art. 10)

Art. 24. 

Du champ d’application.

La présente section détermine les dispositions générales concernant la présentation et la mise en œuvre des plans de secteur arrêtés par le Gouvernement.

Art. 25. 

De la division du plan de secteur en zones.

(Le plan de secteur comporte des zones destinées à l’urbanisation et des zones non destinées à l’urbanisation. – Décret-programme du 23 février 2006, art. 44)

Les zones suivantes sont destinées à l’urbanisation:

1° la zone d’habitat;

2° la zone d’habitat à caractère rural;

3° la zone de services publics et d’équipements communautaires;

4° la zone de loisirs;

5° les zones d’activité économique;

6° les zones d’activité économique spécifique;

7° la zone d’extraction;

((...) – Décret-programme du 3 février 2005, art. 51, al. 1er)

( (la zone d’aménagement communal concerté à caractère industriel. – Décret du 20 septembre 2007, art. 2) – Décret-programme du 3 février 2005, art. 51, al. 2)

Les zones suivantes ne sont pas destinées à l’urbanisation:

1° la zone agricole;

2° la zone forestière;

3° la zone d’espaces verts;

4° la zone naturelle;

5° la zone de parc.

(La zone d’aménagement communal concerté est destinée à recevoir toute affectation visée aux alinéas 2 et 3, à l’exception de la zone d’activité économique industrielle et de la zone d’extraction. – Décret-programme du 3 février 2005, art. 51, al. 3)

Art. 26. 

De la zone d’habitat.

La zone d’habitat est principalement destinée à la résidence.

Les activités (d’artisanat, de service, de distribution, de recherche ou de petite industrie – Décret du 18 juillet 2002, art. 11, 1), les établissements socio-culturels, les constructions et aménagements de services publics et d’équipements communautaires, de même que les exploitations agricoles et les équipements touristiques (ou récréatifs – Décret du 18 juillet 2002, art. 11, 2) peuvent également y être autorisés pour autant qu’ils ne mettent pas en péril la destination principale de la zone et qu’ils soient compatibles avec le voisinage.

Cette zone doit aussi accueillir des espaces verts publics.

Art. 27. 

De la zone d’habitat à caractère rural.

La zone d’habitat à caractère rural est principalement destinée à la résidence et aux exploitations agricoles.

Les activités (d’artisanat, de service, de distribution, de recherche ou de petite industrie – Décret du 18 juillet 2002, art. 12, 1), les établissements socioculturels, les constructions et aménagements de services publics et d’équipements communautaires de même que les équipements touristiques (ou récréatifs – Décret du 18 juillet 2002, art. 12, 2) peuvent également y être autorisés pour autant qu’ils ne mettent pas en péril la destination principale de la zone et qu’ils soient compatibles avec le voisinage.

Art. 28. 

(De la zone de services publics et d’équipements communautaires. – Décret du 30 avril 2009, art. 13)

(§1er. Sans préjudice de leur implantation en zone d’habitat ou en zone d’habitat à caractère rural, la zone de services publics et d’équipements communautaires est destinée aux activités d’utilité publique ou d’intérêt général.

Elle ne peut comporter que des constructions ou aménagements destinés à satisfaire un besoin social assuré par une personne publique ou une personne privée à laquelle les pouvoirs publics ont confié la gestion d’un service public. Elle peut également comporter des constructions ou aménagements qui ont pour finalité de promouvoir l’intérêt général.

§2. La zone de services publics et d’équipements communautaires marquée de la surimpression « C.E.T. » est principalement destinée à accueillir l’implantation et l’exploitation d’un centre d’enfouissement technique visée par la législation relative aux déchets ainsi que les installations de regroupement de déchets préalables à cette exploitation. Elle peut, en outre, être destinée à d’autres activités de gestion de déchets pour autant que ces activités soient liées à l’exploitation du centre d’enfouissement technique autorisé ou n’en compromettent pas l’exploitation. Au terme de l’exploitation, la zone devient une zone d’espaces verts et sa réhabilitation, en tout ou en partie, est fixée par le permis délivré pour l’exploitation de l’installation concernée.

Dans les zones ou parties de zone marquées de la surimpression « C.E.T. » non encore exploitées, d’autres actes et travaux peuvent être autorisés pour une durée limitée pour autant qu’ils ne soient pas de nature à mettre en péril l’exploitation future du centre d’enfouissement technique.

La zone de services publics et d’équipements communautaires marquée de la surimpression « C.E.T.D. » est exclusivement destinée au maintien d’un centre d’enfouissement technique désaffecté visé par la législation relative aux déchets, dans laquelle des restrictions peuvent être imposées aux actes et travaux dans le but de garantir le maintien et la surveillance des ouvrages et travaux réalisés pour la remise en état des sites pollués.

Les immeubles de bureau ou de surveillance nécessaires à l’exploitation et au maintien des zones visées au présent paragraphe peuvent être admis.

Les zones visées au présent paragraphe comportent un périmètre ou un dispositif d’isolement. – Décret du 18 juillet 2002, art. 13)

Art. 29. 

De la zone de loisirs.

(La zone de loisirs est destinée à recevoir les équipements récréatifs ou touristiques, en ce compris les villages de vacances, les parcs résidentiels de week-end ou les campings touristiques au sens de l’article 2, 14° du décret du 18 décembre 2003 relatif aux établissements d’hébergement touristique ou au sens de l’article 1er du décret du Conseil de la Communauté germanophone du 9 mai 1994 sur les campings et terrains de campings.

Pour autant qu’elle soit contiguë à une zone d’habitat, à une zone d’habitat à caractère rural ou à une zone d’aménagement communal concerté mise en œuvre et affectée en tout ou partie à la résidence, la zone de loisirs peut comporter de l’habitat ainsi que des activités d’artisanat, de services, des équipements socioculturels, des aménagements de services publics et d’équipements communautaires pour autant que simultanément:

1° ces activités soient complémentaires et accessoires à la destination principale de la zone visée à l’alinéa 1er;

2° la zone de loisirs soit située dans le périmètre d’un rapport urbanistique et environnemental approuvé préalablement par le Gouvernement. – Décret du 30 avril 2009, art. 14)

Art. 30. 

(De la zone d’activité économique mixte. – Décret du 30 avril 2009, art. 15, 1°)

(La zone d’activité économique mixte est destinée aux activités d’artisanat, de service, de distribution, de recherche ou de petite industrie. (Les petits halls de stockage y sont admis. – Décret du 30 avril 2009, art. 15, 2°) (Elle comporte un périmètre ou un dispositif d’isolement, sauf pour la partie du périmètre qui se situe le long d’une infrastructure de communication utile à son développement économique ou lorsqu’un dispositif naturel ou artificiel, relevant du domaine public, constitue lui-même un périmètre ou un dispositif d’isolement suffisant – Décret du 30 avril 2009, art. 15, 3°).

((...) – Décret du 30 avril 2009, art. 15, 4°)

Le logement de l’exploitant ou du personnel de gardiennage peut être admis ((...) – Décret du 30 avril 2009, art. 15, 5°) pour autant que la sécurité ou la bonne marche de l’entreprise l’exigent. Il fait partie intégrante de l’exploitation. – Décret du 18 juillet 2002, art. 14)

(Art. 30bis. 

De la zone d’activité économique industrielle.

La zone d’activité économique industrielle est destinée aux activités à caractère industriel, en ce compris les activités liées à un processus de transformation de matières premières ou semi-finies, de conditionnement, de stockage, de logistique ou de distribution. Elles peuvent s’exercer sur plusieurs sites d’activité.

Y sont admises les entreprises de services qui leur sont auxiliaires ainsi que les activités économiques qui ne sont pas à caractère industriel et qui doivent être isolées pour des raisons d’intégration urbanistique, de mobilité, de sécurité ou de protection environnementale, sauf lorsqu’elles constituent l’accessoire d’une activité industrielle visée à l’alinéa 1er.

La vente au détail y est exclue sauf lorsqu’elle constitue l’accessoire d’une activité industrielle visée à l’alinéa 1er.

Elle comporte un périmètre ou un dispositif d’isolement, sauf pour la partie du périmètre qui se situe le long d’une infrastructure de communication utile à son développement économique ou lorsqu’un dispositif naturel ou artificiel, relevant du domaine public, constitue lui-même un périmètre ou un dispositif d’isolement suffisant.

À titre exceptionnel, peuvent être autorisés:

1° dans les zones d’activité économique industrielle, les dépôts de déchets inertes;

2° dans les zones d’activité économique industrielle situées le long des voies d’eau navigables, les dépôts de boue de dragage.

Le logement de l’exploitant ou du personnel de gardiennage peut y être admis pour autant que la sécurité ou la bonne marche de l’entreprise l’exigent. Il fait partie intégrante de l’exploitation. – Décret du 30 avril 2009, art. 16)

Art. 31. 

(De la zone d’activité économique spécifique. – Décret du 30 avril 2009, art. 17, 1°)

(§1er. La zone marquée de la surimpression « A.E. » est exclusivement destinée aux activités agro-économiques de proximité ainsi qu’aux entreprises de transformation du bois.

La zone marquée de la surimpression « G.D. » est exclusivement destinée aux activités de grande distribution.

Les entreprises de services qui leur sont auxiliaires y sont admises. Ces zones comportent un périmètre ou un dispositif d’isolement, (sauf pour la partie du périmètre qui se situe le long d’une infrastructure de communication utile à son développement économique ou lorsqu’un dispositif naturel ou artificiel, relevant du domaine public, constitue lui-même un périmètre ou un dispositif d’isolement suffisant. – Décret du 30 avril 2009, art. 17, 2°)

§2. La zone marquée de la surimpression « R.M. » est exclusivement destinée aux industries qui présentent des risques majeurs pour les personnes, les biens ou l’environnement.

Cette zone doit être isolée et comporter un périmètre ou un dispositif d’isolement.

§3. Le logement de l’exploitant ou du personnel de gardiennage peut être admis ((...) – Décret du 30 avril 2009, art. 17, 3°) pour autant que la sécurité et la bonne marche de l’entreprise l’exigent.

Il fait partie intégrante de l’exploitation. – Décret du 18 juillet 2002, art. 15)

Art. 31bis

((...) – Décret-programme du 3 février 2005, art. 52)

Art. 32. 

(De la zone d’extraction. – Décret du 30 avril 2009, art. 18, 1°)

(La zone d’extraction est destinée à l’exploitation des carrières et de leurs dépendances ainsi qu’au dépôt des résidus de l’activité d’extraction, dans le respect de la protection et de la gestion parcimonieuse du sol et du sous-sol, ainsi qu’au dépôt des résidus de l’activité d’extraction.

Dans les zones ou parties de zone d’extraction non encore exploitées, d’autres actes et travaux peuvent être autorisés à titre temporaire pour autant qu’ils ne soient pas de nature à mettre en péril l’exploitation future du gisement.

((...) – Décret-programme du 3 février 2005, art. 53)

Le logement de l’exploitant ou du personnel de gardiennage peut être admis ((...) – Décret du 30 avril 2009, art. 18, 2°) pour autant que la sécurité ou la bonne marche de l’exploitation l’exigent. Il fait partie intégrante de l’exploitation. – Décret du 18 juillet 2002, art. 16)

Art. 33. 

(De la zone d’aménagement communal concerté. – Décret du 30 avril 2009, art. 19, 1°)

(§1er. L’affectation de la zone d’aménagement communal concerté est déterminée en fonction de la localisation, du voisinage, de la proximité de zones d’initiatives privilégiées visées à l’article 174 et de noyaux d’habitat visés au Code du logement, de la performance des réseaux de communication et de distribution, des coûts induits par l’urbanisation à court, à moyen et à long terme, ainsi que des besoins de la commune et de l’affectation donnée à tout ou partie de toute zone d’aménagement communal concerté située sur le territoire communal concerné et sur les territoires communaux limitrophes si elle existe.

§2. Lorsque la mise en oeuvre d’une zone ou partie de zone d’aménagement communal concerté porte sur une ou plusieurs affectations visées à l’article 25, alinéa 2, elle est subordonnée à l’adoption par le conseil communal, (soit d’initiative, soit dans le délai qui est imposé par le Gouvernement, (du rapport urbanistique et environnemental visé à l’article 18ter – Décret du 30 avril 2009, art. 19, 2°) et à son approbation par le Gouvernement. Le rapport urbanistique et environnemental, dont le collège communal ou, le cas échéant, le Gouvernement fixe l’ampleur et le degré des informations, contient: – Décret du 20 septembre 2007, art. 3, 1°)

( – Décret du 20 septembre 2007, art. 3, 2°) les options d’aménagement relatives (à l’économie d’énergie et aux transports – Décret du 20 septembre 2007, art. 3, 3°), aux infrastructures et aux réseaux techniques, au paysage, à l’urbanisme, à l’architecture et aux espaces verts;

(2° une évaluation environnementale qui comprend:

a. les objectifs principaux du rapport urbanistique et environnemental, un résumé du contenu et les liens avec d’autres plans et programmes pertinents;

b. les aspects pertinents de la situation environnementale ainsi que son évolution probable si le rapport urbanistique et environnemental n’est pas mis en œuvre;

c. les caractéristiques environnementales des zones susceptibles d’être touchées de manière notable;

d. les problèmes environnementaux liés au rapport urbanistique et environnemental, en particulier ceux qui concernent les zones qui revêtent une importance particulière pour l’environnement telles que celles désignées conformément aux Directives 79/409/CEE et 92/43/CEE;

e. les objectifs de la protection de l’environnement, établis aux niveaux international, communautaire ou à celui des Etats membres, qui sont pertinents pour le rapport urbanistique et environnemental et la manière dont ces objectifs et les considérations environnementales ont été pris en considération au cours de son élaboration;

f. les effets notables probables sur l’environnement, à savoir les effets secondaires, cumulatifs, synergiques, à court, à moyen et à long terme, permanents et temporaires, tant positifs que négatifs, y compris la diversité biologique, la population, la santé humaine, la faune, la flore, les sols, les eaux, l’air, les facteurs climatiques, les biens matériels, le patrimoine culturel, y compris le patrimoine architectural et archéologique, les paysages et les interactions entre ces facteurs;

g. les mesures envisagées pour éviter, réduire et, dans la mesure du possible, compenser toute incidence négative notable de la mise en œuvre du rapport urbanistique et environnemental sur l’environnement;

(h. une déclaration résumant les raisons pour lesquelles les autres solutions envisagées ont été sélectionnées, et une description de la manière dont l’évaluation a été effectuée, y compris toute difficulté rencontrée, notamment les déficiences techniques ou le manque de savoir-faire, lors de la collecte des informations requises; – Décret du 30 avril 2009, art. 19, 3°)

(j. – Décret du 30 avril 2009, art. 19, 4°) une description des mesures de suivi envisagées; – Décret du 20 septembre 2007, art. 3, 4°)

( – Décret du 20 septembre 2007, art. 3, 5°) un résumé non technique des informations visées ci-dessus.

((...) – Décret du 30 avril 2009, art. 19, 5°)

((...) – Décret du 20 septembre 2007, art. 3, 6°)

(§2bis. Lorsque le rapport vaut périmètre de reconnaissance au sens du décret du 11 mars 2004 relatif aux infrastructures d’accueil des activités économiques, il contient en outre les renseignements visés par le décret du 11 mars 2004 relatif aux infrastructures d’accueil des activités économiques. – Décret du 20 septembre 2007, art. 3, 7°)

§3. (Lorsque le rapport urbanistique et environnemental est complet, le collège communal le soumet – Décret du 20 septembre 2007, art. 3, 8°) à enquête publique conformément à l’article 4 et à l’avis de la commission communale ou, à défaut, de la commission régionale, du Conseil wallon de l’environnement pour le développement durable et des personnes et instances qu’il juge nécessaire de consulter.

(Le collège communal soumet le rapport urbanistique et environnemental à l’avis de la direction générale des Ressources naturelles et de l’Environnement soit lorsque la zone ou partie de zone d’aménagement communal concerté porte sur l’implantation d’un ou plusieurs établissements présentant un risque pour les personnes, les biens ou l’environnement au sens du décret du 11 mars 1999 relatif au permis d’environnement, soit lorsque le rapport porte sur des lieux fréquentés par le public ou sur une ou plusieurs affectations visées à l’article 25, alinéa 2, situés dans une zone vulnérable visée à l’article 136bis, §1er, ou, à défaut, autour de tels établissements pour autant qu’ils soient susceptibles d’accroître le risque d’accident majeur ou d’en aggraver les conséquences. – Décret du 8 mai 2008, art. 3)

(Le cas échéant, il est fait application des formalités visées à l’article 51, §2. – Décret du 20 septembre 2007, art. 3, 9°)

(§3bis. Lorsque le rapport contient les éléments relatifs au périmètre de reconnaissance, ceux-ci sont soumis par le collège communal pour avis au fonctionnaire dirigeant au sens du décret du 11 mars 2004 relatif aux infrastructures d’accueil des activités économiques et à tout autre service ou commission dont la consultation est demandée par le Gouvernement. – Décret du 20 septembre 2007, art. 3, 10°)

§4. Le conseil communal adopte le rapport urbanistique et environnemental, accompagné d’une déclaration environnementale résumant la manière dont les considérations environnementales ont été intégrées dans le rapport, les avis, réclamations et observations émis en application du paragraphe 3 ont été pris en considération (ainsi que les raisons des choix du rapport urbanistique et environnemental, compte tenu des autres solutions raisonnables envisagées. – Décret du 20 septembre 2007, art. 3, 11°)

Le conseil communal envoie le rapport, accompagné du dossier, au fonctionnaire délégué. Dans les trente jours suivant la réception du rapport, le fonctionnaire délégué le transmet au Gouvernement. Le Gouvernement vérifie la conformité du rapport urbanistique et environnemental aux dispositions visées aux paragraphes 1er et 2 ((...) – Décret du 20 septembre 2007, art. 3, 12°).

(Le Gouvernement approuve ou refuse le rapport urbanistique et environnemental. L’arrêté du Gouvernement est envoyé au collège communal dans un délai de trente jours prenant cours le jour de la réception du dossier complet transmis par le fonctionnaire délégué.

À défaut de l’envoi de l’arrêté, le collège communal peut adresser un rappel au Gouvernement. Si, à l’expiration d’un nouveau délai de trente jours prenant cours à la date de l’envoi de la lettre contenant le rappel, le collège communal n’a pas reçu l’arrêté, le rapport urbanistique et environnemental est réputé approuvé.

Lorsque le rapport contient les éléments relatifs au périmètre de reconnaissance, il vaut périmètre de reconnaissance au sens du décret du 11 mars 2004 relatif aux infrastructures d’accueil des activités économiques. – Décret du 20 septembre 2007, art. 3, 13°)

Le public est admis à prendre connaissance à la maison communale du rapport urbanistique et environnemental, ainsi que de la déclaration environnementale. Il en est informé suivant les modes visés (à l’article L1133-1 du Code de la démocratie locale et de la décentralisation – Décret du 20 septembre 2007, art. 3, 14°).

Le rapport et la déclaration environnementale sont transmis à la commission communale ou, à défaut, à la commission régionale, au Conseil wallon de l’environnement pour le développement durable et aux personnes et instances consultées.

(Lorsque le rapport vaut périmètre de reconnaissance, il est notifié au fonctionnaire dirigeant et à l’opérateur au sens du décret du 11 mars 2004 relatif aux infrastructures d’accueil des activités économiques. – Décret du 20 septembre 2007, art. 3, 15°)

(§5. – AGW du 20 septembre 2007, art. 3, 17°) (Le collège communal – Décret du 20 septembre 2007, art. 3, 17°, a.) dépose périodiquement auprès du conseil communal un rapport sur le suivi des incidences notables sur l’environnement de la mise en oeuvre des zones ou parties de zones d’aménagement communal concerté.

Le public en est informé suivant les modes visés (à l’article L1133-1 du Code de la démocratie locale et de la décentralisation – Décret du 20 septembre 2007, art. 3, 17°, b.).

(§6. – AGW du 20 septembre 2007, art. 3, 18°) Les dispositions relatives à l’élaboration du rapport urbanistique et environnemental sont applicables à sa révision – Décret-programme du 3 février 2005, art. 54).

(§7. À défaut pour les autorités communales de satisfaire dans le délai fixé à l’obligation visée au §2, ainsi qu’en cas de refus du rapport urbanistique et environnemental soumis à son approbation, le Gouvernement peut s’y substituer pour adopter ou réviser le rapport urbanistique et environnemental. – Décret du 20 septembre 2007, art. 3, 19°)

(§8. – Décret du 20 septembre 2007, art. 3, 16°) Les (articles 110 à 112 et 127, §3 – Décret du 20 septembre 2007, art. 3, 16°) sont applicables à toute zone ou partie de zone d’aménagement communal concerté (qu’elle soit ou non mise en œuvre – Décret du 30 avril 2009, art. 19, 6°) ou lorsque la zone d’aménagement communal concerté porte sur une ou plusieurs affectations visées à l’article 25, alinéa 3.

Art. 34. 

(De la zone d’aménagement communal concerté à caractère industriel. – Décret du 30 avril 2009, art. 20, 1°)

(§1er. (La zone d’aménagement communal concerté à caractère industriel est destinée à recevoir les activités visées aux articles 30 et 30bis et les activités agro-économiques de proximité, à l’exclusion des activités de vente au détail. – Décret du 30 avril 2009, art. 20, 2°) Son affectation est déterminée en fonction de la localisation de la zone, de son voisinage, des coûts et des besoins pour la région concernée, des infrastructures de transport existantes, tout en veillant à développer des potentialités en termes de multimodalité ainsi que des synergies avec les zones attenantes.

Cette zone comporte un périmètre ou un dispositif d’isolement, (sauf pour la partie du périmètre qui se situe le long d’une infrastructure de communication utile à son développement économique ou lorsqu’un dispositif naturel ou artificiel, relevant du domaine public, constitue lui-même un périmètre ou un dispositif d’isolement suffisant – Décret du 30 avril 2009, art. 20, 3°).

Le logement de l’exploitant ou du personnel de gardiennage peut y être admis, pour autant que la sécurité ou la bonne marche de l’entreprise l’exige. Il fait partie intégrante de l’exploitation.

La mise en œuvre d’une zone ou partie de zone d’aménagement communal concerté à caractère industriel est subordonnée à l’adoption par le conseil communal, soit d’initiative, soit dans le délai qui lui est imposé par le Gouvernement, d’un rapport urbanistique et environnemental, conforme à l’article 33, §2, et, le cas échéant, à l’article 33, §2bis, et à son approbation par le Gouvernement.

§2. L’article 33, §§3 à 7, est applicable à l’adoption et à la révision du rapport urbanistique et environnemental de la zone d’aménagement communal concerté à caractère industriel.

§3. À défaut pour les autorités communales de satisfaire dans le délai fixé à l’obligation visée au §1er, alinéa 4, ainsi qu’en cas de refus du rapport urbanistique et environnemental soumis à son approbation, le Gouvernement peut s’y substituer pour adopter ou réviser le rapport urbanistique et environnemental.

§4. Les articles 111, 112 et 127, §3, sont applicables à toute zone d’aménagement communal concerté à caractère industriel (qu’elle soit ou non mise en œuvre – Décret du 30 avril 2009, art. 20, 4°) – Décret du 20 septembre 2007, art. 4).

Art. 34bis

((...) – Décret-programme du 23 février 2006, art. 45)

Art. 35. 

De la zone agricole.

La zone agricole est destinée à l’agriculture au sens général du terme. Elle contribue au maintien ou à la formation du paysage.

Elle ne peut comporter que les constructions indispensables à l’exploitation et le logement des exploitants dont l’agriculture constitue la profession. Elle peut également comporter des installations d’accueil du tourisme à la ferme, pour autant que celles-ci fassent partie intégrante d’une exploitation agricole.

(Les modules de production d’électricité ou de chaleur, qui alimentent directement toute construction, installation ou tout bâtiment situé sur le même bien immobilier et dont la source d’énergie est exclusivement solaire, sont exceptionnellement admis pour autant qu’ils ne mettent pas en cause de manière irréversible la destination de la zone – Décret du 22 mai 2008, art. 1er, al. 1er).

(Sont admises, en tant qu’activités accessoires à l’activité agricole, les unités de biométhanisation, pour autant qu’elles utilisent principalement des effluents d’élevage et résidus de culture issus d’une ou plusieurs exploitations agricoles. – Décret du 30 avril 2009, art. 21, 1°)

Elle peut être exceptionnellement destinée aux activités récréatives de plein air pour autant qu’elles ne mettent pas en cause de manière irréversible la destination de la zone. Pour ces activités récréatives, les actes et travaux ne peuvent y être autorisés qu’à titre temporaire sauf à constituer la transformation, l’agrandissement ou la reconstruction d’un bâtiment existant.

Les refuges de pêche (et les petits abris pour animaux – Décret-programme du 3 février 2005, art. 56) y sont admis pour autant qu’ils ne puissent être aménagés en vue de leur utilisation, même à titre temporaire, pour la résidence ou l’activité de commerce.

Le Gouvernement détermine les conditions de délivrance dans cette zone du permis relatif au boisement, à la culture intensive d’essences forestières, à la pisciculture, aux refuges de pêche, (aux activités récréatives de plein air, (aux modules de production d’électricité ou de chaleur et aux unités de biométhanisation – Décret du 30 avril 2009, art. 21, 2°) – Décret du 22 mai 2008, art. 1er, al. 2) ainsi qu’aux actes et travaux qui s’y rapportent.

Art. 36. 

De la zone forestière.

La zone forestière est destinée à la sylviculture et à la conservation de l’équilibre écologique. Elle contribue au maintien ou à la formation du paysage.

Elle ne peut comporter que les constructions indispensables à l’exploitation, à la première transformation du bois et à la surveillance des bois. Les refuges de chasse et de pêche y sont admis, pour autant qu’ils ne puissent être aménagés en vue de leur utilisation, même à titre temporaire, pour la résidence ou l’activité de commerce.

Le Gouvernement détermine les conditions de délivrance dans cette zone du permis relatif aux constructions indispensables à la surveillance des bois, à leur exploitation et à la première transformation du bois, à la pisciculture et aux refuges de chasse et de pêche. (Les unités de valorisation énergétiques de la biomasse issue principalement des résidus d’exploitation forestière et de la première transformation du bois y sont admises en tant qu’activité accessoire à l’activité forestière – Décret du 30 avril 2009, art. 22).

Art. 37. 

De la zone d’espaces verts.

La zone d’espaces verts est destinée au maintien, à la protection et à la régénération du milieu naturel.

Elle contribue à la formation du paysage ou constitue une transition végétale adéquate entre des zones dont les destinations sont incompatibles.

Art. 38. 

De la zone naturelle.

La zone naturelle est destinée au maintien, à la protection et à la régénération de milieux naturels de grande valeur biologique ou abritant des espèces dont la conservation s’impose, qu’il s’agisse d’espèces des milieux terrestres ou aquatiques.

Dans cette zone ne sont admis que les actes et travaux nécessaires à la protection active ou passive de ces milieux ou espèces.

Art. 39. 

De la zone de parc.

La zone de parc est destinée aux espaces verts ordonnés dans un souci d’esthétique paysagère.

N’y sont autorisés que les actes et travaux nécessaires à leur création, leur entretien ou leur embellissement.

La zone de parc dont la superficie excède cinq hectares peut également faire l’objet d’autres actes et travaux, pour autant qu’ils ne mettent pas en péril la destination principale de la zone et qu’un plan communal d’aménagement (ou d’un rapport urbanistique et environnemental – Décret du 30 avril 2009, art. 23) couvrant sa totalité soit entré en vigueur. (Le Gouvernement peut arrêter – Décret-programme du 3 février 2005, art. 57) la liste des actes et travaux qui peuvent être réalisés en zone de parc, ainsi que le pourcentage de la superficie de la zone qui peut être concerné par ces travaux.

Art. 39bis

((...) – Décret-programme du 3 février 2005, art. 58)

Art. 40. 

((§1er. – Décret du 30 avril 2009, art. 24, 1°) Le plan peut comporter en surimpression aux zones précitées les périmètres suivants dont le contenu est déterminé par le Gouvernement:

1° de point de vue remarquable;

2° de liaison écologique;

3° d’intérêt paysager;

4° d’intérêt culturel, historique ou esthétique;

 (de risque naturel ou de contrainte géotechnique majeurs tels que l’inondation, l’éboulement d’une paroi rocheuse, le glissement de terrain, le karst, les affaissements miniers ou le risque sismique, à l’exception des périmètres de zones vulnérables fixés en application de l’article 136bis – Décret du 8 mai 2008, art. 4);

6° de réservation;

7° d’extension de zones d’extraction. – Décret du 18 juillet 2002, art. 20)

(§2. Au terme de la réalisation de l’infrastructure de communication de transport de fluide et d’énergie ou, d’initiative en cas de renoncement à réaliser l’infrastructure, le Gouvernement peut, par arrêté, abroger le périmètre ou la partie de périmètre de réservation concerné.

L’arrêté qui abroge le périmètre est publié par mention au Moniteur belge. – Décret du 30 avril 2009, art. 24, 2°)

Art. 41. 

Les zones visées à l’article 25 peuvent faire l’objet de prescriptions supplémentaires.

(Les prescriptions supplémentaires peuvent porter notamment sur:

1° la précision (ou la spécialisation – Décret du 30 avril 2009, art. 25, 1°) de l’affectation des zones;

2° le phasage de leur occupation;

3° la réversibilité des affectations;

4° la densité des constructions ou des logements;

5° l’obligation d’élaborer un plan communal d’aménagement (ou un rapport urbanistique et environnemental – Décret du 30 avril 2009, art. 25, 2°) préalable à leur mise en œuvre;

6° l’obligation d’élaborer un règlement communal d’urbanisme préalable à leur mise en œuvre. – Décret du 18 juillet 2002, art. 21)

(Le Gouvernement peut arrêter la liste des prescriptions supplémentaires. – Décret du 30 avril 2009, art. 25, 3°)

Section 4

. — Procédure d’élaboration

Art. 42. 

(Le Gouvernement décide l’élaboration du plan de secteur et en adopte l’avant-projet, lequel est établi sur la base d’une analyse de la situation de fait et de droit notamment des périmètres visés par le présent Code ou d’autres législations.

Le Gouvernement fait réaliser une étude d’incidences dont il fixe l’ampleur et le degré de précision des informations, comprenant:

1° un résumé du contenu et une description des objectifs de l’avant-projet de plan ainsi que ses liens avec d’autres plans ou programmes pertinents;

2° la justification de l’avant-projet de plan au regard de l’article 1er, §1er;

3° les caractéristiques humaines et environnementales du territoire visé et de ses potentialités ainsi que l’évolution probable de la situation environnementale si le plan n’est pas mis en œuvre;

4° les caractéristiques environnementales des zones susceptibles d’être touchées de manière non négligeable;

5° les problèmes environnementaux liés à l’avant-projet de plan de secteur qui concernent les zones revêtant une importance particulière pour l’environnement telles que celles désignées conformément aux Directives 79/409/CEE et 92/43/CEE;

6° les problèmes environnementaux qui concernent les zones dans lesquelles pourraient s’implanter des établissements présentant un risque majeur pour les personnes, les biens ou l’environnement au sens de la Directive 96/82/CE ou si l’avant-projet de plan prévoit l’inscription de zones destinées à l’habitat ainsi que de zones ou d’infrastructures fréquentées par le public à proximité de tels établissements;

7° les objectifs de la protection de l’environnement pertinents et la manière dont ils sont pris en considération dans le cadre de l’élaboration du plan;

8° les incidences non négligeables probables, à savoir les effets secondaires, cumulatifs, synergiques, à court, à moyen et à long terme, permanents et temporaires tant positifs que négatifs sur l’environnement, y compris la diversité biologique, la population, la santé humaine, la faune, la flore, les sols, les eaux, l’air, les facteurs climatiques, les biens matériels, le patrimoine culturel y compris le patrimoine architectural et archéologique, les paysages et les interactions entre ces facteurs;

9° les incidences sur l’activité agricole et forestière;

10° les mesures à mettre en œuvre pour éviter, réduire ou compenser les effets négatifs visés aux 8° et 9°;

(10°bis. les compensations proposées par le Gouvernement en application de l’article 46, §1er, alinéa 2, 3°; – Décret du 20 septembre 2007, art. 5)

11° la présentation des alternatives possibles et de leur justification en fonction des points 1° à 10°;

12° une description de la méthode d’évaluation retenue et des difficultés rencontrées;

13° les mesures envisagées pour assurer le suivi de la mise en œuvre du plan de secteur;

14° un résumé non technique des informations visées ci-dessus.

L’étude d’incidences peut être fondée notamment sur les renseignements utiles obtenus lors d’autres évaluations environnementales effectuées précédemment et, en particulier, à l’occasion de l’adoption du schéma de développement de l’espace régional, d’un schéma de structure communal ou d’un plan communal d’aménagement.

(Le Gouvernement soumet le projet de contenu de l’étude d’incidences ainsi que l’avant-projet de plan pour avis à la Commission régionale et au Conseil wallon de l’Environnement pour le Développement durable, aux personnes et instances qu’il juge nécessaire de consulter, ainsi qu’à la Direction générale des Ressources naturelles et de l’Environnement soit lorsque l’avant-projet de plan comporte une zone visée à l’article 31, §2, soit lorsqu’il prévoit des lieux fréquentés par le public ou l’inscription de zones visées à l’article 25, alinéa 2, situés dans une zone vulnérable visée à l’article 136bis, §1er, ou, à défaut, autour de tels établissements pour autant qu’ils soient susceptibles d’accroître le risque d’accident majeur ou d’en aggraver les conséquences.

Les avis portent sur l’ampleur et la précision des informations que l’étude doit contenir. Les avis sont transmis dans les trente jours de la demande du Gouvernement. – Décret du 8 mai 2008, art. 5)

A défaut, les avis sont réputés favorables.

Parmi les personnes agréées en vertu du présent Code et de la législation relative à l’évaluation des incidences sur l’environnement, le Gouvernement désigne la personne physique ou morale, privée ou publique, qu’il charge de la réalisation de cette étude.

Le Gouvernement informe régulièrement la Commission régionale de l’évolution des études préalables et lui en communique les résultats. La Commission régionale peut, à tout moment, formuler les observations ou présenter les suggestions qu’elle juge utiles. – Décret du 18 juillet 2002, art. 22)

(Art. 42bis. 

Par dérogation à l’article 42, la révision du plan de secteur peut être décidée par le Gouvernement à la demande adressée par envoi par une personne physique ou morale, privée ou publique lorsqu’elle porte sur l’inscription d’une zone d’activité économique ou d’activité économique spécifique ou d’une zone d’extraction (ou lorsqu’elle porte sur l’inscription du tracé d’une principale infrastructure de transport fluides ou d’énergie, ou du périmètre de réservation qui en tient lieu – Décret du 30 avril 2009, art. 26, 1°).

La demande est accompagnée d’un dossier de base comprenant:

1° la justification au regard de l’article 1er;

2° le périmètre concerné;

3° la situation existant de fait et de droit;

4° un rapport justificatif des projets alternatifs examinés et non retenus, compte tenu notamment de la localisation du projet, de son voisinage et de l’accessibilité des sites retenus;

5° une ou plusieurs propositions d’avant-projet établies au 1/10.000e;

6° les éventuelles prescriptions supplémentaires.

Préalablement à l’envoi au Gouvernement, la demande, accompagnée du dossier, fait l’objet, à l’initiative de la personne visée à l’alinéa 1er, d’une information du public conformément (aux articles D.29-5 et D.29-6 – Décret du 8 mai 2008, art. 6) du Livre Ier du Code de l’Environnement.

Au moins quinze jours avant l’information du public, la demande est adressée, par envoi, au conseil communal qui transmet son avis à la personne visée à l’alinéa 1er dans les soixante jours. Passé ce délai, l’avis est réputé favorable.

L’envoi au Gouvernement comprend l’avis reçu du conseil communal.

(Lorsqu’il est envisagé de faire application de l’article 44, alinéa 4, les renseignements visés par le décret du 11 mars 2004 relatif aux infrastructures d’accueil des activités économiques sont joints au projet de plan. – Décret du 30 avril 2009, art. 26, 2°)

Dans les soixante jours de la réception de la demande et du dossier de base, le Gouvernement adopte un avant-projet. À défaut de l’envoi de l’arrêté du Gouvernement au demandeur, celui-ci peut, par envoi, adresser un rappel au Gouvernement. Si, à l’expiration d’un nouveau délai de trente jours prenant cours à la date de l’envoi contenant le rappel, le demandeur n’a pas reçu l’arrêté du Gouvernement, la demande est réputée refusée.

Lorsqu’il adopte l’avant-projet, le Gouvernement fixe, dans les soixante jours et dans le respect de l’article 42, l’ampleur et le degré de précisions de l’étude des incidences que fait réaliser le demandeur. À cette fin, le demandeur choisit parmi les personnes agréées en vertu du présent Code et du Livre Ier du Code de l’environnement relatif à l’évaluation des incidences sur l’environnement la personne physique ou morale, privée ou publique qu’il charge de la réalisation de l’étude. Il notifie immédiatement son choix par envoi au Gouvernement. Celui-ci dispose de quinze jours à dater de la réception de l’envoi pour récuser la personne choisie.

Lorsqu’il adopte l’avant-projet, le Gouvernement propose les compensations visées à l’article 46, §1er, alinéa 2, 3°.

Le Gouvernement informe régulièrement la commission régionale de l’évolution des études préalables et lui en communique les résultats. La commission peut à tout moment formuler ou présenter les suggestions qu’elle juge utiles.

L’étude d’incidences est transmise au Gouvernement. – Décret du 20 septembre 2007, art. 6)

Art. 43. 

§1er. Le Gouvernement adopte provisoirement le projet de plan, accompagné le cas échéant de l’étude d’incidences (et des éléments relatifs au périmètre de reconnaissance au sens du décret du 11 mars 2004 relatif aux infrastructures d’accueil des activités économiques – Décret du 30 avril 2009, art. 27), et le soumet à enquête publique.

§2. L’enquête publique est annoncée dans chacune des communes auxquelles s’étend le projet de plan tant par voie d’affiches que par un avis inséré dans les pages locales de trois quotidiens d’expression française ou allemande selon le cas. S’il existe un bulletin communal d’information ou un journal publicitaire distribués gratuitement à la population, l’avis y est inséré.

Dès l’annonce de l’enquête publique, le projet de plan et l’éventuelle étude d’incidences sont déposés à la maison communale de chacune des communes auxquelles s’étend le projet de plan, pendant quarante-cinq jours, aux fins de consultation.

Le début et la fin de ce délai sont précisés dans l’annonce.

(A la clôture de l’enquête publique, le collège des bourgmestre et échevins de chacune des communes auxquelles s’étend le projet de plan organise une réunion de concertation. Le Gouvernement peut arrêter les modalités et les délais relatifs à la réunion de concertation. – Décret du 6 mai 1999, art. 3)

Les réclamations et observations sont adressées, par écrit, au collège des bourgmestre et échevins, avant la fin du délai de l’enquête publique; elles sont annexées au procès-verbal de la réunion de concertation et au procès-verbal de clôture de l’enquête publique que le collège des bourgmestre et échevins dresse dans les huit jours de la clôture de l’enquête publique.

(§2bis. Lorsque l’aménagement proposé par le projet de plan est susceptible d’avoir des incidences notables sur l’environnement d’une autre Région, d’un autre Etat membre de l’Union européenne ou d’un autre Etat partie à la Convention d’Espoo du 25 février 1991 sur l’évaluation de l’impact sur l’environnement dans un contexte transfrontière (ou lorsqu’une autre Région, un autre État membre de l’Union européenne ou un autre État partie à la Convention précitée en fait la demande – Décret du 27 octobre 2011, art. 43, 1°), le projet de plan accompagné de l’étude d’incidences et des informations éventuelles sur les incidences transfrontières est transmis aux autorités compétentes de cette autre Région, de cet autre Etat membre de l’Union européenne ou de cet autre Etat partie à la Convention d’Espoo.

Le Gouvernement détermine:

1° les instances chargées de la transmission des documents aux autorités visées à l’alinéa 1er;

2° les modalités selon lesquelles les autorités compétentes de la Région ou de l’Etat susceptibles d’être affectés peuvent participer à la procédure d’évaluation des incidences sur l’environnement;

3° les modalités suivant lesquelles le plan, (et la déclaration environnementale – Décret du 27 octobre 2011, art. 43, 2°) sont communiqués aux autorités visées à l’alinéa 1er – Décret du 18 juillet 2002, art. 23, 1.).

(Les dispositions arrêtées en application de l’alinéa 2 ne s’appliquent pas si des modalités de consultation transfrontières ont été arrêtées de commun accord avec les autorités visées à l’alinéa 1er. – Décret du 27 octobre 2011, art. 43, 3°)

§3. Dans les quarante-cinq jours de la clôture de l’enquête publique, le collège des bourgmestre et échevins de chacune des communes auxquelles s’étend le projet de plan transmet les réclamations, observations et procès-verbaux au Gouvernement et le conseil communal de chacune des communes auxquelles s’étend le projet de plan transmet son avis; à défaut d’avis, l’avis est réputé favorable.

§4. (Dans les soixante jours de la clôture de l’enquête publique, le Gouvernement soumet pour avis à la Commission régionale, au Conseil wallon de l’environnement pour le développement durable, aux personnes et instances qu’il juge nécessaire de consulter, ainsi qu’à la Direction générale des Ressources naturelles et de l’Environnement si elle a été consultée en application de l’article 42, alinéa 3, le dossier comprenant le projet de plan accompagné de l’étude d’incidences et des réclamations, observations, procès-verbaux et avis. – Décret du 18 juillet 2002, art. 23, 2.)

(Les avis sont transmis dans les soixante jours de la demande du Gouvernement. Le Gouvernement peut prolonger ce délai d’une durée maximale de soixante jours. A défaut d’avis dans ce délai, ils sont réputés favorables. – Décret du 18 juillet 2002, art. 23, 3.)

(§5. Lorsque le projet de plan contient les éléments relatifs au périmètre de reconnaissance, ceux-ci sont soumis par le Gouvernement pour avis au fonctionnaire dirigeant au sens du décret du 11 mars 2004 relatif aux infrastructures d’accueil des activités économiques et à tout autre service ou commission dont la consultation est demandée par le Gouvernement. – Décret du 20 septembre 2007, art. 7)

Art. 44. 

(Dans les douze mois qui suivent l’adoption du projet de plan, le Gouvernement arrête définitivement le plan.

Lorsque le Gouvernement s’écarte de l’avis de la Commission régionale, sa décision est motivée. En outre, le Gouvernement produit une déclaration environnementale résumant la manière dont les considérations environnementales ont été intégrées dans le plan et dont le rapport sur les incidences environnementales, les avis, réclamations et observations émis en application des §§2, 2bis, 3 et 4 de l’article 43 ont été pris en considération ainsi que les raisons des choix du plan tel qu’adopté, compte tenu des autres solutions raisonnables envisagées.

L’arrêté du Gouvernement est publié au Moniteur belge, lequel reproduit, en même temps, l’avis de la Commission régionale et la déclaration environnementale.

(Lorsqu’il contient les éléments relatifs au périmètre de reconnaissance, l’arrêté du Gouvernement vaut périmètre de reconnaissance au sens du décret du 11 mars 2004 relatif aux infrastructures d’accueil des activités économiques.

Lorsque le plan vaut périmètre de reconnaissance, il est notifié au fonctionnaire dirigeant et à l’opérateur au sens du décret du 11 mars 2004 relatif aux infrastructures d’accueil des activités économiques. – Décret du 20 septembre 2007, art. 8)

Dans les dix jours de la publication au Moniteur belge, des expéditions du plan et de la déclaration environnementale sont transmises à chacune des communes auxquelles il s’étend, lesquelles informent le public, par voie d’affiches, qu’il peut être pris connaissance du plan et de la déclaration à la maison communale.

Le plan et la déclaration environnementale sont transmis à la Commission régionale et au Conseil wallon de l’environnement pour le développement durable et, le cas échéant, aux autres personnes et instances et à la Direction générale des Ressources naturelles et de l’Environnement. – Décret du 18 juillet 2002, art. 24)

Art. 45. 

Sans préjudice de l’article 19, §3, alinéa 3, l’arrêté du Gouvernement adoptant le plan abroge les dispositions non conformes, qu’il énumère, des plans communaux d’aménagement en vigueur.

Section 5

. — Procédure et prescriptions de révision

Art. 46. 

(§1er. (Lorsque la révision du plan de secteur vise l’inscription de zones dont l’impact, les enjeux et les incidences sont de niveau régional ou supra-régional, les dispositions qui règlent l’établissement du plan de secteur lui sont applicables. Lorsque la révision du plan de secteur vise un nouveau zonage qui constitue une réponse à des besoins dont l’impact, les enjeux et les incidences peuvent être rencontrés par un aménagement local, les dispositions du plan communal d’aménagement visé à l’article 48, alinéa 2, lui sont applicables. – Décret du 30 avril 2009, art. 28, 1°)

En outre, sont applicables les prescriptions suivantes:

1° l’inscription d’une nouvelle zone destinée à l’urbanisation est attenante à une zone existante destinée à l’urbanisation; seule l’inscription d’une zone de services publics et d’équipements communautaires, de loisirs destinée à des activités récréatives présentant un caractère dangereux, insalubre ou incommode, d’activité économique industrielle, d’activité économique spécifique marquée de la surimpression « A.E. » ou « R.M. », d’extraction (ou d’aménagement communal concerté à caractère industriel – Décret du 20 septembre 2007, art. 9, al. 1er) peut (s’en écarter – Décret du 30 avril 2009, art. 28, 2°);

 (l’inscription d’une nouvelle zone destinée à l’urbanisation ne peut prendre la forme d’une urbanisation en ruban le long de la voirie; par urbanisation en ruban, on entend l’inscription d’une zone dont la forme, par sa profondeur, sa longueur et le rapport entre ces deux éléments, ne permet que le développement d’un front bâti unique, à l’exclusion d’une composition urbanistique s’organisant autour d’un nouveau réseau viaire – Décret du 30 avril 2009, art. 28, 3°);

( (dans le respect du principe de proportionnalité – Décret du 20 septembre 2007, art. 9, al. 2, 1°), l’inscription de toute nouvelle zone destinée à l’urbanisation (susceptible d’avoir des incidences non négligeables sur l’environnement – Décret du 20 septembre 2007, art. 9, al. 2, 2°), est compensée par la modification équivalente d’une zone existante destinée à l’urbanisation (ou d’une zone d’aménagement communal concerté – Décret du 30 avril 2009, art. 28, 4°) en zone non destinée à l’urbanisation ou par toute compensation alternative définie par le Gouvernement (tant en termes opérationnel, environnemental ou énergétique qu’en termes de mobilité en tenant compte, notamment, de l’impact de la zone destinée à l’urbanisation sur le voisinage; la compensation planologique ou alternative peut être réalisée par phases. – Décret du 20 septembre 2007, art. 9, al. 2, 3°) – Décret-programme du 3 février 2005, art. 59, al. 1er)

 (...) – Décret-programme du 3 février 2005, art. 59, al. 2)

§2. Lorsqu’il établit, compte tenu des caractéristiques des projets ou activités dont la révision constitue le cadre et compte tenu des incidences et des zones susceptibles d’être touchées, que le plan de secteur révisé projeté n’est pas susceptible d’avoir des incidences non négligeables sur l’environnement, le Gouvernement, après avis de la Commission régionale et du Conseil wallon de l’environnement pour le développement durable, décide que la révision du plan ne doit pas faire l’objet d’une étude d’incidences. L’avis de la Commission régionale et du Conseil wallon de l’environnement pour le développement durable est transmis dans les trente jours de la demande du Gouvernement.

A défaut, l’avis est réputé favorable.

Est présumé avoir des incidences non négligeables sur l’environnement le plan de secteur révisé projeté dans le périmètre duquel se situe une zone désignée conformément aux Directives 79/409/CEE et 92/43/CEE ou qui vise à permettre la réalisation d’un projet soumis à étude d’incidences sur l’environnement ou encore qui concerne des zones dans lesquelles peuvent s’implanter des établissements présentant un risque majeur pour les personnes, les biens ou l’environnement au sens de la Directive 96/82/CE ou qui prévoit l’inscription de zones destinées à l’habitat ainsi que de zones ou d’infrastructures fréquentées par le public à proximité de tels établissements.

(Est présumé avoir des incidences négligeables sur l’environnement le plan de secteur révisé projeté pour inscrire en zone forestière, d’espaces verts ou naturelle, tout ou partie d’une zone désignée conformément aux Directives 79/409/CEE et 92/43/CEE. – Décret du 30 avril 2009, art. 28, 5°)

Dans ce cas, la déclaration environnementale visée à l’article 44, alinéa 2, reproduit la décision visée à l’alinéa 1er et sa motivation. – Décret du 18 juillet 2002, art. 25)

Chapitre III

. — Du plan communal d’aménagement

Section première

. — Généralités

Art. 47. 

Soit d’initiative, soit dans le délai qui lui est imposé par le Gouvernement, le conseil communal adopte ou révise un ou des plans communaux d’aménagement.

(Lorsque les circonstances le requièrent, un plan communal d’aménagement peut comprendre dans son périmètre des parties du territoire de deux ou plusieurs communes. Dans ce cas, un plan communal d’aménagement peut être élaboré par le Gouvernement. – Décret du 18 juillet 2002, art. 26)

(Le plan communal d’aménagement est élaboré après examen du schéma de structure communal, du rapport urbanistique et environnemental ou du plan communal de mobilité, s’ils existent.

Les prescriptions visées à l’article 46, §1er, alinéa 2, sont applicables à son élaboration. – Décret du 30 avril 2009, art. 29)

Section 2

. — Contenu

Art. 48. 

(Le plan communal d’aménagement précise, en le complétant, le plan de secteur.

Le plan communal d’aménagement peut réviser le plan de secteur dans les cas qui suivent:

1° soit lorsqu’existent des besoins, dont l’impact, les enjeux et les incidences peuvent être rencontrés par un aménagement local, et que, le cas échéant, la compensation planologique ou alternative visée à l’article 46, §1er, alinéa 2, 3°, est organisée à cette échelle;

2° soit lorsqu’existe un schéma de structure communal ou un rapport urbanistique et environnemental approuvé par le Gouvernement qui vise l’hypothèse et détermine le périmètre d’un projet de plan communal d’aménagement, et que, le cas échéant, la compensation planologique ou alternative visée à l’article 46, §1er, alinéa 2, 3°, est organisée à cette échelle. – Décret du 30 avril 2009, art. 30)

Art. 49. 

(Pour la partie du territoire communal qu’il détermine, le plan communal d’aménagement comporte:

1° les options d’aménagement relatives à l’économie d’énergie et aux transports, aux infrastructures et aux réseaux techniques, au paysage, à l’urbanisme, à l’architecture et aux espaces verts;

2° le cas échéant, lorsqu’il révise le plan de secteur, une carte d’affectation du territoire, établie à l’échelle du 1/10.000e, précisant le périmètre que révise le plan de secteur;

3° la détermination des différentes affectations du territoire et, s’il échet, les emplacements réservés aux espaces verts, aux sites nécessaires pour le maillage écologique ou pour les équipements publics ou communautaires;

4° le tracé existant ou projeté ou le périmètre de réservation qui en tient lieu du réseau des infrastructures de communication et les raccordements aux principaux réseaux existants de transport de fluides et d’énergie. – Décret du 30 avril 2009, art. 31)

Section 3

. — Procédure d’élaboration

(Art. 49bis. 

Le Gouvernement adopte la liste des projets de plans communaux d’aménagement visés à l’article 48, alinéa 2.

Pour chacun de ces plans communaux d’aménagement, soit d’initiative, soit à la demande du conseil ou, le cas échéant, des conseils communaux concernés, le Gouvernement autorise ensuite, par arrêté motivé, l’élaboration ou la révision du plan communal d’aménagement visé à l’article 48, alinéa 2, préalablement à l’adoption de l’avant-projet visé à l’article 50, §2. – Décret du 30 avril 2009, art. 32)

Art. 50. 

(§1er. Parmi les personnes agréées conformément à l’article 11, le conseil communal désigne une personne physique ou morale, privée ou publique, qu’il charge de l’élaboration de l’avant-projet de plan communal.

§2. Le conseil communal décide l’élaboration d’un plan communal d’aménagement et en adopte l’avant-projet, lequel est établi sur la base d’une analyse de la situation existant de fait et de droit, notamment des périmètres de protection visés par le présent Code ou d’autres législations. Il réalise un rapport sur les incidences environnementales dont il fixe l’ampleur et le degré de précision des informations, comprenant:

1° un résumé du contenu et une description des objectifs de l’avant-projet de plan, ainsi que ses liens avec d’autres plans ou programmes pertinents;

2° la justification de l’avant-projet de plan au regard de l’article 1er, §1er;

3° les caractéristiques humaines et environnementales du territoire visé et de ses potentialités ainsi que l’évolution probable de la situation environnementale si le plan n’est pas mis en oeuvre;

4° les caractéristiques environnementales des zones susceptibles d’être touchées de manière non négligeable;

5° les problèmes environnementaux liés à l’avant-projet de plan communal d’aménagement qui concernent les zones revêtant une importance particulière pour l’environnement, telles que celles désignées conformément aux directives 79/409/C.E.E. et 92/43/C.E.E.;

6° les problèmes environnementaux qui concernent les zones dans lesquelles pourraient s’implanter des établissements présentant un risque majeur pour les personnes, les biens ou l’environnement au sens de la directive 96/82/C.E. ou si l’avant-projet de plan prévoit l’inscription de zones destinées à l’habitat, ainsi que de zones ou d’infrastructures fréquentées par le public à proximité de tels établissements;

7° les objectifs pertinents de la protection de l’environnement et la manière dont ils sont pris en considération dans le cadre de l’élaboration du plan;

8° les incidences non négligeables probables, à savoir les effets secondaires, cumulatifs, synergiques, à court, à moyen et à long terme, permanents et temporaires, tant positifs que négatifs, sur l’environnement, y compris la diversité biologique, la population, la santé humaine, la faune, la flore, les sols, les eaux, l’air, les facteurs climatiques, les biens matériels, le patrimoine culturel, y compris le patrimoine architectural et archéologique, les paysages et les interactions entre ces facteurs;

9° les incidences sur l’activité agricole et forestière;

10° les mesures à mettre en oeuvre pour éviter, réduire ou compenser les effets négatifs visés aux 8° et 9°;

(10°bis. les compensations proposées par le Gouvernement en application de l’article 46, §1er, alinéa 2, 3°; – Décret du 30 avril 2009, art. 33)

11° la présentation des alternatives possibles et de leur justification en fonction des 1° à 10°;

12° une description de la méthode d’évaluation retenue et des difficultés rencontrées;

13° les mesures envisagées pour assurer le suivi de la mise en oeuvre du plan communal d’aménagement;

14° un résumé non technique des informations visées ci-dessus.

(Le conseil communal soumet le projet de contenu du rapport sur les incidences environnementales ainsi que l’avant-projet de plan pour avis à la commission communale ou, à défaut, à la commission régionale, au Conseil wallon de l’Environnement pour le Développement durable et aux personnes et instances qu’il juge nécessaire de consulter. Le projet de contenu du rapport sur les incidences environnementales ainsi que l’avant-projet de plan sont soumis à l’avis de la direction générale des Ressources naturelles et de l’Environnement soit lorsque l’avant-projet de plan comporte une zone destinée à l’implantation d’établissements présentant un risque majeur pour les personnes, les biens ou l’environnement au sens du décret du 11 mars 1999 relatif au permis d’environnement, soit lorsqu’il prévoit des lieux fréquentés par le public ou l’inscription de zones visées à l’article 25, alinéa 2, situés dans une zone vulnérable visée à l’article 136bis, §1er, ou, à défaut, autour de tels établissements pour autant qu’ils soient susceptibles d’accroître le risque d’accident majeur ou d’en aggraver les conséquences. Les avis portent sur l’ampleur et la précision des informations que le rapport doit contenir. Les avis sont transmis dans les trente jours. À défaut, ils sont réputés favorables. – Décret du 8 mai 2008, art. 7)

Lorsqu’il établit, compte tenu des caractéristiques des projets ou activités dont l’élaboration ou la révision constitue le cadre, et compte tenu des incidences et des zones susceptibles d’être touchées, que le plan communal d’aménagement projeté n’est pas susceptible d’avoir des incidences non négligeables sur l’environnement ou qu’il détermine l’utilisation d’une petite zone au niveau local, le conseil communal, après avis de la commission communale ou, à défaut, de la commission régionale et du Conseil wallon de l’environnement pour le développement durable, décide que le plan ne doit pas faire l’objet d’un rapport sur les incidences environnementales.

Est présumé avoir des incidences non négligeables sur l’environnement le plan communal d’aménagement projeté dans le périmètre duquel se situe une zone désignée conformément aux directives 79/409/C.E.E. et 92/43/C.E.E. ou qui vise à permettre la réalisation d’un projet soumis à étude d’incidences sur l’environnement ou encore qui concerne des zones dans lesquelles peuvent s’implanter des établissements présentant un risque majeur pour les personnes, les biens ou l’environnement au sens de la directive 96/82/C.E. ou qui prévoit l’inscription de zones destinées à l’habitat, ainsi que de zones ou d’infrastructures fréquentées par le public à proximité de tels établissements.

Le rapport peut être fondé notamment sur les renseignements utiles obtenus lors d’autres évaluations environnementales effectuées précédemment.

§3. Le collège des bourgmestre et échevins informe régulièrement la commission communale, si elle existe, de l’évolution des études préalables et lui en communique les résultats. La commission communale peut, à tout moment, formuler les suggestions qu’elle juge utiles. – Décret-programme du 3 février 2005, art. 60)

Art. 51. 

(§1er. Sur la base d’une analyse de la situation de fait et de droit, et après avis du fonctionnaire délégué, le conseil communal adopte provisoirement le projet de plan communal d’aménagement accompagné, le cas échéant, du rapport sur les incidences environnementales et charge le collège des bourgmestre et échevins de le soumettre à enquête publique conformément à l’article 4.

(Lorsque le projet de plan communal contient les éléments relatifs au périmètre de reconnaissance, le conseil communal sollicite l’avis du fonctionnaire dirigeant au sens du décret du 11 mars 2004 relatif aux infrastructures d’accueil des activités économiques. – Décret du 30 avril 2009, art. 34, 1°)

(S’il y a lieu, le conseil communal déclare que le projet de plan communal d’aménagement s’écarte du plan de secteur et en motive les raisons. – Décret du 30 avril 2009, art. 34, 2°)

§2. Lorsque l’aménagement proposé par le projet de plan est susceptible d’avoir des incidences notables sur l’environnement d’une autre Région, d’un autre Etat membre de l’Union européenne ou d’un autre Etat partie à la Convention d’Espoo du 25 février 1991 sur l’évaluation de l’impact sur l’environnement dans un contexte transfrontière (ou lorsqu’une autre Région, un autre État membre de l’Union européenne ou un autre État partie à la Convention précitée en fait la demande – Décret du 27 octobre 2011, art. 44, 1°), le projet de plan accompagné du rapport visé au paragraphe 1er et des informations éventuelles sur les incidences transfrontières est transmis aux autorités compétentes de cette autre Région, de cet autre Etat membre de l’Union européenne ou de cet autre Etat partie à la Convention d’Espoo.

Le Gouvernement détermine:

1° les instances chargées de la transmission des documents aux autorités visées à l’alinéa 1er;

2° les modalités selon lesquelles les autorités compétentes de la Région ou de l’Etat susceptibles d’être affectés peuvent participer à l’évaluation des incidences sur l’environnement;

3° les modalités suivant lesquelles le plan (et la déclaration environnementale – Décret du 27 octobre 2011, art. 44, 2°) sont communiqués aux autorités visées à l’alinéa 1er.

(Les dispositions arrêtées en application de l’alinéa 2 ne s’appliquent pas si des modalités de consultation transfrontières ont été arrêtées de commun accord avec les autorités visées à l’alinéa 1er. – Décret du 27 octobre 2011, art. 44, 3°)

§3. Dans les huit jours de la clôture de l’enquête publique (ou de l’expiration du délai dans lequel l’autorité visée au §2, alinéa 1er, est censée avoir remis son avis – Décret du 27 octobre 2011, art. 44, 4°), le collège des bourgmestre et échevins soumet pour avis à la commission communale ou, à défaut, à la commission régionale et au Conseil wallon de l’environnement pour le développement durable, ainsi qu’aux autres personnes et instances et à la Direction générale des Ressources naturelles et de l’Environnement si elles ont été consultées en application de l’article 50, §2, alinéa 2, le dossier comprenant le projet de plan accompagné du rapport visé au paragraphe 1er et des réclamations, observations, procès-verbaux et avis.

Les avis sont transmis dans les soixante jours de la demande du collège des bourgmestre et échevins; à défaut, les avis sont réputés favorables.

(§3bis. ((...) – Décret du 30 avril 2009, art. 34, 3°) – Décret du 20 septembre 2007, art. 11)

§4. Dans les quarante-cinq jours qui suivent, le conseil communal prend connaissance du dossier complet. Il peut soit adopter définitivement le plan communal, soit décider de modifier celui-ci; dans ce dernier cas, sauf si la modification décidée est mineure, il est procédé à une nouvelle enquête publique conformément à l’article 4.

En outre, le conseil communal produit une déclaration environnementale résumant la manière dont les considérations environnementales ont été intégrées dans le plan et dont le rapport visé au paragraphe 1er, les avis, réclamations et observations émis en application des paragraphes 2 et 3 du présent article ont été pris en considération, ainsi que les raisons des choix du plan tel qu’adopté, compte tenu des autres solutions raisonnables envisagées.

Lorsque le plan communal d’aménagement n’est pas soumis à un rapport sur les incidences environnementales, la déclaration environnementale reproduit la décision visée à l’article 50, §2, alinéa 3, et sa motivation. – Décret-programme du 3 février 2005, art. 61)

Art. 52. 

§1er. Par arrêté motivé, le Gouvernement approuve ou refuse le plan communal d’aménagement. Le Gouvernement peut subordonner son approbation à la production d’un plan d’expropriation.

§2. L’arrêté du Gouvernement est pris dans un délai de soixante jours prenant cours le jour de la réception du dossier complet par le fonctionnaire délégué. Ce délai peut être prorogé, une seule fois, de trente jours, par arrêté motivé.

A défaut de l’envoi de l’arrêté du Gouvernement au collège des bourgmestre et échevins par lettre recommandée à la poste avec accusé de réception, le collège des bourgmestre et échevins peut, par lettre recommandée à la poste avec accusé de réception, adresser un rappel au Gouvernement.

Si, à l’expiration d’un nouveau délai de trente jours prenant cours à la date de dépôt à la poste de la lettre recommandée contenant le rappel, le collège des bourgmestre et échevins n’a pas reçu l’arrêté du Gouvernement, le plan communal d’aménagement est réputé approuvé, à l’exception du plan d’expropriation éventuel qui l’accompagne. Toutefois, si le plan communal d’aménagement déroge au plan de secteur, il est réputé refusé.

§3. Est publié au Moniteur belge, à l’initiative de la partie concernée la plus diligente, soit l’arrêté du Gouvernement, soit l’avis par lequel le collège des bourgmestre et échevins constate l’approbation tacite du plan communal d’aménagement, soit l’avis par lequel il est constaté que le plan est réputé refusé.

Dans les dix jours de la publication au Moniteur belge, une expédition du plan communal d’aménagement approuvé est adressée au collège des bourgmestre et échevins ainsi qu’au fonctionnaire délégué.

Le public est invité à prendre connaissance du plan communal d’aménagement, (de la déclaration environnementale et, le cas échéant, de la décision du conseil communal ainsi que des avis visés à l’article 50, §2, alinéa 3, et à l’article 51, §4, alinéa 1er – Décret du 18 juillet 2002, art. 30, 1.) à la maison communale. Le public est informé suivant les modes visés à l’article 112 de la nouvelle loi communale.

(Le plan et la déclaration environnementale sont transmis à la Commission communale ou, à défaut, à la Commission régionale, au Conseil wallon de l’environnement pour le développement durable et, le cas échéant, aux autres personnes et instances et à la Direction générale des Ressources naturelles et de l’Environnement. – Décret du 18 juillet 2002, art. 30, 2.)

(§3bis. Lorsqu’il contient les éléments relatifs au périmètre de reconnaissance, l’arrêté du Gouvernement vaut périmètre de reconnaissance au sens du décret du 11 mars 2004 relatif aux infrastructures d’accueil des activités économiques.

Lorsque le plan vaut périmètre de reconnaissance, il est notifié au fonctionnaire dirigeant et à l’opérateur visés au décret du 11 mars 2004 relatif aux infrastructures d’accueil des activités économiques. – Décret du 20 septembre 2007, art. 12, al. 1er)

Section 4

. — Procédure de révision

Art. 53. 

Les dispositions réglant l’élaboration des plans communaux d’aménagement sont applicables à leur révision.

Section 5

. — Elaboration et révision par le Gouvernement

Art. 54. 

(A l’initiative de toute personne physique ou morale, privée ou publique, le Gouvernement peut, par arrêté motivé, décider l’élaboration ou la révision d’un plan communal d’aménagement qui s’écarte du plan de secteur lorsque la demande d’élaboration ou de révision du plan communal d’aménagement porte sur l’inscription d’une zone d’activité économique ou d’une zone d’activité économique spécifique ou d’une zone d’extraction.

Les dispositions visées à l’article 42bis, alinéas 2 à 5, et 47 à 53 sont d’application. – Décret du 30 avril 2009, art. 35)

Art. 55. 

A défaut pour le conseil communal de satisfaire dans le délai fixé à l’obligation visée à l’article 47 d’adopter un plan communal d’aménagement ainsi qu’en cas de refus d’un plan communal d’aménagement soumis à son approbation, le Gouvernement peut se substituer au conseil communal pour élaborer ou réviser le plan communal d’aménagement.

Art. 56. 

Dans ces cas, le Gouvernement désigne, parmi les personnes agréées en vertu de l’article 11, les personnes physiques ou morales, privées ou publiques, qu’il charge de l’élaboration de l’avant-projet de plan communal d’aménagement (et il réalise le rapport sur les incidences environnementales visé à l’article 50, §2 – Décret-programme du 3 février 2005, art. 63).

Le Gouvernement procède en lieu et place du conseil communal ou du collège des bourgmestre et échevins dans les formes et délais prévus aux articles 50, 51 et 52. Toutefois, l’enquête publique se déroule par l’entremise et aux frais de la commune.

(Lorsque l’élaboration ou la révision du plan communal d’aménagement est décidée à son initiative, le Gouvernement peut, le cas échéant, déléguer l’élaboration du plan à une intercommunale ayant dans son objet social l’aménagement du territoire ou le logement. – Décret du 20 septembre 2007, art. 12, al. 2)

Section 6

. — Effets du plan communal d’aménagement

Art. 57. 

L’approbation ou l’adoption du plan communal d’aménagement par le Gouvernement dispense la commune de toute autre formalité légale en matière de plans d’alignement.

((...) – Décret du 30 avril 2009, art. 100)

(Art. 57bis. 

Le collège des bourgmestre et échevins dépose périodiquement auprès du conseil communal un rapport sur le suivi des incidences notables sur l’environnement de la mise en œuvre des plans communaux d’aménagement (ayant fait l’objet d’un rapport préalable sur les incidences environnementales – Décret-programme du 3 février 2005, art. 64) et les éventuelles mesures correctrices à engager. Le public en est informé suivant les modes prévus à l’article 112 de la loi communale – Décret du 18 juillet 2002, art. 32).

(Section 7

. — Abrogation du plan communal d’aménagement – Décret du 18 juillet 2002, art. 32bis, §1er)

(Art. 57ter. 

(Soit d’initiative ou soit dans le délai qui lui est imposé par le Gouvernement, le conseil communal peut décider l’abrogation, en tout ou partie d’un plan communal d’aménagement:

1° soit lorsqu’il est approuvé avant l’adoption définitive du ou des plans de secteur incluant le périmètre de ce plan;

2° soit lorsqu’il est établi que les enjeux et les options qui avaient conduit à l’adoption du plan ont été rencontrés par la réalisation des infrastructures de communication ou de l’aménagement des zones constructibles.

Pour autant qu’elles ne s’écartent pas du plan de secteur, l’abrogation d’un plan communal d’aménagement emporte l’abrogation de l’ensemble de ses révisions, en ce compris lorsque celles-ci ont été approuvées postérieurement à l’adoption définitive du plan de secteur incluant le périmètre de ce plan. – Décret du 30 avril 2009, art. 36)

L’article 52 est applicable à la décision d’abrogation du plan communal d’aménagement. – Décret du 18 juillet 2002, art. 32bis, §2)

Chapitre IV

. — Des expropriations et des indemnités

Art. 58. 

(Toutes les acquisitions d’immeubles nécessaires à la réalisation ou à la mise en oeuvre des prescriptions des plans de secteur, des plans communaux d’aménagement, (des zones d’aménagement communal concerté et des zones d’aménagement communal concerté à caractère industriel – Décret du 20 septembre 2007, art. 13, 1°) peuvent être réalisées par la voie de l’expropriation pour cause d’utilité publique – Décret-programme du 3 février 2005, art. 65, al. 1er).

(Lorsque le plan de secteur, le plan communal d’aménagement ou le rapport urbanistique et environnemental vaut périmètre de reconnaissance au sens des articles 33, §4, 44 et 52, §3bis, le pouvoir expropriant peut procéder à l’expropriation des immeubles dont l’acquisition est nécessaire à l’aménagement d’espaces destinés à accueillir des activités économiques, à favoriser leur implantation ou à permettre l’extension d’activités existantes. – Décret du 30 avril 2009, art. 37, 1°)

Peuvent agir comme pouvoir expropriant: la Région, les provinces, les communes, les régies communales autonomes (, les intercommunales ayant dans leur objet social l’aménagement du territoire ou le logement – Décret-programme du 3 février 2005, art. 65, al. 2) et les établissements publics et organismes habilités par la loi ou le décret à exproprier pour cause d’utilité publique.

Lorsque l’expropriation envisagée a pour but de réaliser l’aménagement d’une partie du territoire destinée au (permis de lotir ou permis d’urbanisation – Décret du 30 avril 2009, art. 37, 2°) en vue de la construction d’immeubles à l’usage d’habitation ou de commerce, le propriétaire ou les propriétaires possédant en superficie plus de la moitié des terrains repris dans ce territoire, sont en droit de demander à être chargés, dans les délais et conditions fixés par le pouvoir expropriant et pour autant qu’ils justifient des ressources nécessaires, de l’exécution des travaux que postule cet aménagement, ainsi que des opérations de relotissement et de remembrement.

Cette demande doit, à peine de forclusion, être introduite dans les trois mois de la publication au Moniteur belge de l’arrêté du Gouvernement approuvant le plan d’expropriation.

Lorsque l’expropriation a pour but d’organiser l’aménagement d’une partie du territoire affecté à une destination particulière en vertu (de l’article 49, alinéa 1er, 2° – Décret du 20 septembre 2007, art. 13, 2°), le ou les propriétaires peuvent, dans les conditions fixées ci-avant, demander à être chargés de l’exécution des travaux d’aménagement.

Dans les cas prévus aux alinéas 1er à 5, le pouvoir expropriant, à la demande des personnes chargées de l’aménagement de la zone, expropriera les immeubles nécessaires à cette fin, lorsque leur acquisition à l’amiable se sera révélée impossible.

Art. 59. 

Pour procéder aux expropriations nécessaires à la réalisation d’un plan d’aménagement, le pouvoir expropriant doit être en possession d’un plan d’expropriation approuvé par le Gouvernement et s’appliquant à tout ou partie du territoire figuré au plan d’aménagement. L’arrêté du Gouvernement peut concerner simultanément le plan d’aménagement et le plan d’expropriation qui s’y rapporte.

Art. 60. 

Le plan d’expropriation doit indiquer le périmètre des immeubles à exproprier, isolés ou groupés en zones, avec mention, d’après le cadastre, de la section, des numéros, de la contenance et de la nature des parcelles, ainsi que du nom des propriétaires.

Il doit également indiquer le ou les pouvoirs expropriants.

En ce qui concerne les travaux et opérations immobilières à réaliser, il peut se borner à reproduire les dispositions du plan d’aménagement.

Art. 61. 

§1er. Lorsque le plan d’expropriation est dressé en même temps que le plan d’aménagement, ils sont soumis ensemble aux formalités prévues pour l’élaboration du plan d’aménagement. En outre, les propriétaires des biens compris dans le périmètre des immeubles à exproprier sont avertis individuellement, par écrit et à domicile, du dépôt du projet à la maison communale.

Si l’expropriation est décidée par un autre pouvoir, établissement public ou organisme, que la commune où sont situés les biens, les frais de l’enquête publique faite par la commune sont à la charge de l’expropriant.

(Lorsque le plan d’expropriation est dressé en même temps qu’un plan d’aménagement ou qu’un rapport urbanistique et environnemental valant périmètre de reconnaissance en vertu de l’article 33, §4, alinéa 5, ils sont soumis ensemble aux formalités prévues pour l’élaboration ou la révision du plan d’aménagement ou du rapport urbanistique et environnemental. – Décret du 20 septembre 2007, art. 61, 1°)

§2. Lorsque le plan d’expropriation est dressé postérieurement au plan d’aménagement, (dans les quinze jours de la demande du Gouvernement – Décret du 20 septembre 2007, art. 14, 2°), la commune soumet le plan d’expropriation à une enquête publique. Celle-ci est annoncée tant par voie d’affiches que par un avis inséré dans les pages locales de trois quotidiens d’expression française ou allemande selon le cas. S’il existe un bulletin communal d’information ou un journal publicitaire distribués gratuitement à la population, l’avis y est inséré.

Le plan d’expropriation est déposé à la maison communale, aux fins de consultation par le public, pendant un délai de trente jours dont le début et la fin sont précisés dans l’annonce.

(Au plus tard le jour de l’ouverture de l’enquête publique, les propriétaires des biens compris dans le périmètre des immeubles à exproprier en sont avertis individuellement, par écrit et à domicile. – Décret du 20 septembre 2007, art. 14, 3°)

Les réclamations et observations sont adressées au collège des bourgmestre et échevins dans le délai de trente jours, visé à l’alinéa 2, et annexées au procès-verbal de clôture de l’enquête. Lorsque le plan d’expropriation est dressé par un autre pouvoir expropriant que la commune, le conseil communal émet un avis dans le délai de l’enquête publique; à défaut, l’avis est réputé favorable. Le collège des bourgmestre et échevins dresse le procès-verbal dans les quinze jours de l’expiration de ce délai.

Le Gouvernement approuve le plan d’expropriation dans les soixante jours de la réception du dossier complet. Ce délai peut être prolongé de trente jours par arrêté motivé.

A défaut de l’envoi de l’arrêté du Gouvernement dans ces délais, le pouvoir expropriant peut, par lettre recommandée à la poste, adresser un rappel au Gouvernement. Si, à l’expiration d’un nouveau délai de soixante jours prenant cours à la date de dépôt à la poste de la lettre recommandée contenant le rappel, le pouvoir expropriant n’a pas reçu la décision du Gouvernement, le plan d’expropriation est réputé refusé.

L’arrêté d’approbation est publié au Moniteur belge.

Art. 62. 

((...) – Décret du 20 septembre 2007, art. 14, al. 2)

Art. 63. 

Lorsque le pouvoir expropriant est en possession d’un plan d’expropriation approuvé par le Gouvernement en exécution du présent livre, il est dispensé de l’accomplissement des formalités administratives prescrites par toutes autres dispositions légales sur l’expropriation pour cause d’utilité publique.

Art. 64. 

Pour le calcul de la valeur de l’immeuble exproprié, il n’est pas tenu compte de la plus-value ou moins-value, qui résulte des prescriptions du plan d’aménagement, ni de l’augmentation de valeur acquise par ce bien à la suite de travaux ou modifications effectués en contravention aux prescriptions du plan d’aménagement, si ces travaux ont été exécutés après la clôture de l’enquête publique relative au plan.

Art. 65. 

Des expropriations décrétées successivement en vue de la réalisation du plan d’aménagement même révisé sont, pour l’appréciation de la valeur des biens à exproprier, considérées comme formant un tout à la date du premier arrêté d’expropriation.

Art. 66. 

A la demande du pouvoir expropriant, les comités d’acquisitions d’immeubles institués auprès du ministère des Finances sont chargés de toutes les acquisitions et expropriations d’immeubles à effectuer pour l’exécution des plans d’aménagement, de même que de la conclusion de tous accords destinés à réaliser le remembrement ou le relotissement de biens-fonds. Quel que soit le pouvoir expropriant, lesdits comités ainsi que les receveurs des domaines ont qualité pour procéder, sans formalités spéciales à la vente publique ou de gré à gré des immeubles acquis ou expropriés en vertu des plans d’aménagement. Il peut être délivré des grosses des actes visés au présent alinéa.

Les présidents des comités d’acquisition sont compétents pour représenter en justice le pouvoir expropriant.

Art. 67. 

Les expropriations dont il est question au présent chapitre sont poursuivies en appliquant la procédure judiciaire instaurée par les lois du 27 mai 1870 et du 9 septembre 1907, ou par celle du 10 mai 1926.

Cependant, quand il est indispensable de prendre immédiatement possession d’un immeuble ou d’un groupe d’immeubles, le Gouvernement le constate dans l’arrêté donnant force obligatoire au plan d’expropriation ou dans un arrêté séparé. Il est fait alors application de la procédure instaurée par les articles 2 à 20 de la loi du 26 juillet 1962 relative à la procédure d’extrême urgence en matière d’expropriation pour cause d’utilité publique.

Art. 68. 

Lorsque, dans le délai de dix ans à partir de l’approbation du plan d’expropriation, les acquisitions d’immeubles visées à l’article 58 n’ont pas été réalisées ou que la procédure en expropriation n’a pas été entamée, le propriétaire peut, par lettre recommandée à la poste, inviter l’autorité compétente à renoncer à l’expropriation de son bien.

Si cette autorité est autre que la Région wallonne, information de cette mise en demeure est, par lettre recommandée à la poste, donnée au Gouvernement ou au fonctionnaire délégué.

Lorsque, antérieurement à l’entrée en vigueur d’un plan d’aménagement, le permis d’urbanisme ou de lotir est refusé afin de ne pas compromettre l’aménagement futur, le délai de dix ans court à partir de l’envoi du refus du permis.

Si l’autorité compétente ne s’est pas prononcée dans le délai d’un an à partir de la date d’envoi de la lettre recommandée, le propriétaire pourra obtenir une indemnité dans les limites prévues à l’article 70.

Art. 69. 

((...) – Décret du 6 février 2014, art. 76)

Art. 70. 

(Il y a lieu à indemnité à charge, suivant le cas, de la Région ou de la commune lorsque l’interdiction de bâtir, au sens visé à l’article 84, §1er, 1°, ou de lotir résultant d’un plan revêtu de la force obligatoire met fin à l’affectation donnée au bien par le plan d’aménagement en vigueur au jour précédant l’entrée en vigueur dudit plan, à condition qu’à ce jour, le bien soit apte à recevoir des constructions et riverain d’une voirie suffisamment équipée compte tenu de la situation des lieux.

En outre, le demandeur d’indemnisation doit montrer par des actes concrets et non équivoques qu’il a cherché à réaliser l’affectation à laquelle il est mis fin.

Dans le cas où l’affectation à laquelle il est mis fin a été établie plus de trois ans avant le 1er décembre 2000, cette démonstration doit résulter d’actes concrets et non équivoques accomplis avant le 1er décembre 2000.

Dans le cas où l’affectation à laquelle il est mis fin a été établie moins de trois ans avant le 1er décembre 2000, cette démonstration peut résulter d’actes concrets et non équivoques accomplis dans les trois ans de l’établissement de cette destination.

Dans le cas où l’affectation à laquelle il est mis fin a été établie après le 1er décembre 2000, cette démonstration est admise sans condition de délai.

Cette démonstration n’est pas exigée de celui qui a acquis le bien à titre onéreux postérieurement à l’entrée en vigueur du plan qui établissait l’affectation à laquelle il est mis fin et qui a supporté lors de cette acquisition une contrepartie au moins équivalente à la valeur du bien calculée sur la base de l’affectation établie par ce plan.

L’arrêt n° 26/2004 du 11 février 2004 de la Cour d’arbitrage a annulé les alinéas 2 à 6 de cet article 70. 

La diminution de valeur, qui est prise en considération pour l’indemnisation, est estimée en tant que la différence entre, d’une part, la valeur du bien au moment de l’acquisition et, d’autre part, la valeur du bien au moment où naît le droit à l’indemnisation après l’entrée en vigueur du plan. Seule la diminution de valeur résultant du plan peut être prise en considération pour l’indemnisation.

Est considéré comme valeur du bien au moment de l’acquisition le montant qui a servi de base à la perception des droits d’enregistrement, de succession ou de mutation par décès sur la pleine propriété du bien, ou, à défaut de pareille perception, la valeur vénale du bien en pleine propriété le jour de l’acquisition.

Est considéré comme valeur du bien au moment de la naissance du droit à l’indemnisation:

1° en cas de vente du bien, le montant ayant servi de base au prélèvement des droits d’enregistrement sur la pleine propriété du bien, ou, à défaut de tel prélèvement, la valeur vénale du bien en pleine propriété au jour de la vente avec au minimum la valeur convenue;

2° en cas de refus du permis d’urbanisme, (d’urbanisation – Décret du 30 avril 2009, art. 38) ou de lotir ou en cas de certificat d’urbanisme négatif, la valeur vénale à ce moment.

La valeur du bien au moment de l’acquisition est actualisée en la multipliant par l’indice des prix à la consommation du mois civil précédant celui de la fixation de l’indemnité et en divisant le chiffre ainsi obtenu par l’indice moyen des prix à la consommation de l’année de l’acquisition du bien par l’ayant droit à l’indemnité converti, le cas échéant, sur la même base que l’indice visé en premier lieu. La valeur ainsi obtenue est majorée des frais d’acquisition et des dépenses que l’ayant droit à l’indemnité a supportés en vue de réaliser la destination du bien au jour précédant l’entrée en vigueur du plan qui met fin à l’affectation donnée initialement au bien.

Le droit à l’indemnisation naît soit au moment de la vente du bien, soit lors du refus d’un permis d’urbanisme ou de lotir, soit lors de la délivrance d’un certificat d’urbanisme négatif s’y rapportant.

La diminution de valeur est supportée sans indemnité jusqu’à concurrence de vingt pour-cent de la valeur d’acquisition du bien actualisée et majorée conformément à l’alinéa 6.

L’indemnisation est réduite ou refusée si et dans la mesure où, la veille de l’entrée en vigueur du plan qui met fin à l’affectation donnée initialement au bien, le demandeur est propriétaire d’un ou plusieurs biens immeubles dans la Région ou détient des actions d’une société ayant pour objet principal la gestion immobilière et gérant un ou plusieurs immeubles situés dans la Région et que ces immeubles tirent profit de l’entrée en vigueur d’un plan ou de travaux exécutés aux frais d’administrations publiques.

Sous peine de déchéance définitive du droit à l’indemnisation, le demandeur doit, dans les six mois qui suivent l’introduction de la demande et au plus tard avant la clôture des débats, déposer au greffe du tribunal compétent, par lettre recommandée, un état précisant si, la veille de l’entrée en vigueur du plan visé au premier alinéa, il était ou n’était pas propriétaire d’un ou plusieurs biens, bâtis ou non, dans la Région ou détenait des actions d’une société ayant pour objet principal la gestion immobilière. Si tel est le cas, il doit aussi fournir une indication précise des données cadastrales de ces terrains et du nombre d’actions. En même temps qu’il dépose cet état au greffe, le demandeur le communique, selon les mêmes modalités, à l’administration ou à son conseil.

Il peut être satisfait à l’obligation d’indemnisation, même en cas de transfert de propriété du bien, par la révision du plan dans le but de rendre au bien l’affectation qu’il avait au jour précédant l’entrée en vigueur du plan. Dans ce cas, le Gouvernement décide ou autorise la mise en révision dudit plan d’aménagement par un arrêté motivé et la procédure de révision des plans est applicable. Si, au terme de la procédure, il n’apparaît pas possible de rendre au bien l’affectation antérieure, l’indemnisation est due.

Lorsqu’en vertu d’un plan revêtu de la force obligatoire, une interdiction de bâtir peut être opposée à celui qui a acquis une parcelle dans un lotissement, la Région ou la commune peut s’exonérer de son obligation d’indemniser en rachetant cette parcelle à l’intéressé moyennant remboursement du prix, des charges et des frais qu’il a payés.

Si l’intéressé n’est propriétaire que de la parcelle visée ci-dessus, il pourra exiger son rachat par la Région ou la commune en signifiant sa volonté par lettre recommandée à la poste à envoyer dans les douze mois de la publication du plan prévu ci-dessus. Dans ce cas, cette parcelle devra lui être rachetée et payée dans les douze mois de la signification. Le Gouvernement détermine les modalités d’application de cette disposition.

Aucune indemnité n’est due dans les cas suivants:

1° interdiction de bâtir ou de lotir résultant d’une prévision d’expropriation du bien, et ce, sous réserve de l’application de l’article 68;

2° interdiction de couvrir une parcelle de constructions au-delà de ce qui est permis par le plan ou de dépasser dans un lotissement la densité d’occupation fixée par le plan;

3° interdiction de continuer l’exploitation d’établissements dangereux, insalubres et incommodes au-delà de la période pour laquelle l’exploitation a été autorisée;

4° interdiction de bâtir sur un terrain ne possédant pas les dimensions minimales fixées par le plan d’aménagement;

5° interdiction de lotir ou de bâtir un terrain n’ayant pas d’accès à une voie suffisamment équipée compte tenu de la situation des lieux;

6° interdiction de bâtir ou de lotir en dehors des agglomérations en raison des nécessités impérieuses résultant de la sécurité de la circulation;

7° interdiction de bâtir ou de lotir un terrain pour lequel un permis d’urbanisme ou de lotir précédemment accordé était périmé à la date de l’entrée en vigueur du plan entraînant cette interdiction;

8° pour les bâtiments ou installations fixes détruits par une calamité naturelle, lorsque l’interdiction de leur reconstruction résulte de l’arrêté royal pris en exécution de l’article 12, §3, alinéa 1er, de la loi du 12 juillet 1976 relative à la réparation de certains dommages causés à des biens privés par des calamités naturelles;

9° interdiction de bâtir ou de lotir résultant de la révision d’un plan communal d’aménagement visée à l’article 54, 2°, b.;

10° interdiction de bâtir ou de lotir sur un terrain exposé à un risque ou une contrainte visés à l’article 136;

11° abrogation d’un plan. – Décret du 18 juillet 2002, art. 33)

Art. 71. 

Les demandes d’indemnité sont, quel qu’en soit le montant, de la compétence des tribunaux de première instance; ces jugements sont susceptibles d’appel.

Les actions sont prescrites un an après le jour où naît le droit à l’indemnisation conformément à l’article 70, (alinéa 7 – Décret du 18 juillet 2002, art. 34), et dix ans à compter de la date d’entrée en vigueur du plan d’aménagement. Ce dernier délai est porté à quinze ans pour l’action en indemnité visée à l’article 68, alinéa 4.

Chapitre V

. — Du remembrement et du relotissement

Art. 72. 

En cas de remembrement ou de relotissement, l’immeuble remembré ou le lot nouveau est substitué réellement à l’immeuble ancien. Moyennant l’accomplissement des formalités de publicité ci-dessous prévues et sous réserve des modifications résultant des accords particuliers:

l° les privilèges et hypothèques et tous droits réels, à l’exception des servitudes, grevant le bien ancien, les causes d’annulation, de révocation ou de résolution qui affectaient le titre du propriétaire dudit bien, ainsi que les actions de toute nature exercées relativement à ce bien sont de plein droit reportés sur l’ensemble du bien remembré, y compris les parties nouvelles qui y sont incorporées, ou sur le lot nouveau substitué à l’immeuble ancien, de même que, le cas échéant, sur le prix, la soulte ou le solde des soultes pouvant revenir au propriétaire de l’immeuble ancien ensuite de l’opération de remembrement ou de relotissement envisagée dans son ensemble;

2° l’immeuble ou les parties d’immeubles qui passent, en vertu du remembrement ou du relotissement, dans le patrimoine d’un ou de plusieurs autres propriétaires entrent dans le patrimoine purgés de tous les droits, causes d’annulation, de révocation ou de résolution et actions ci-dessus visés.

Le débiteur est valablement libéré par le versement du prix ou de la soulte à la caisse des dépôts et consignations.

Art. 73. 

En cas d'annulation, de révocation ou de résolution, le report d'office a lieu sans préjudice du règlement d'indemnité à intervenir entre parties toutes les fois que le bien remembré ou le lot nouveau a une valeur supérieure à celle de l'immeuble ancien.

Art. 74. 

Les effets du remembrement, tels qu'ils sont prévus à l'article 72, ne sont opposables aux tiers qu'à compter de la transcription, au bureau des hypothèques de la situation des biens, de l'acte constatant le remembrement ou le relotissement, et, de plus, en ce qui concerne le report ou l'extinction des privilèges et hypothèques, à compter du jour où l'inscription relative à ces droits a fait l'objet d'une mention en marge.

Cet émargement est opéré à la requête du comité d'acquisition ou du pouvoir expropriant sur production de l'acte de remembrement ou de relotissement et d'un bordereau en double exemplaire contenant, outre l'indication des inscriptions à émarger:

l° les nom, prénoms, profession et domicile des parties ainsi que du créancier;

2° les actes en vertu desquels a lieu le report des privilèges ou des hypothèques;

3° la description nouvelle de l'immeuble remembré ou reloti;

4° les indications prescrites par l'article 12 de la loi du 10 octobre 1913.

Le conservateur remet au requérant l'acte et l'un des bordereaux, au pied duquel il certifie avoir opéré la mention. Si la Région prend les opérations immobilières à son compte, elle supporte le coût des formalités hypothécaires à l'égard des droits grevant les immeubles remembrés ou relotis.

Art. 75. 

Le droit de bail relatif à des immeubles remembrés ou relotis, exception faite du bail à ferme qui reste régi par les dispositions de la loi du 4 novembre 1969 sur le bail à ferme, ainsi que de la loi du 22 juillet 1970 relative au remembrement légal de biens ruraux, est reporté sur le lot nouveau attribué au bailleur, sauf diminution ou augmentation du prix du bail et à moins que le locataire n'opte pour la résiliation.

Titre IV

. — Des règlements d’urbanisme

Chapitre premier

. — Des règlements régionaux d’urbanisme

Art. 76. 

Le Gouvernement peut édicter un ou des règlements régionaux d’urbanisme contenant toutes les dispositions de nature à assurer:

1° la salubrité, la conservation, la solidité et la beauté des constructions, des installations et de leurs abords ainsi que leur sécurité notamment leur protection contre l’incendie et les risques naturels prévisibles, en ce compris les contraintes physiques majeures visées à l’article 136;

2° la conservation, la salubrité, la sécurité, la viabilité et la beauté de la voirie, de ses accès et de ses abords;

3° la desserte des immeubles par des équipements d’intérêt général et concernant notamment les distributions d’eau, de gaz, d’électricité, de chauffage, de télécommunications et l’enlèvement des immondices;

4° la commodité du séjour des personnes résidant dans des lieux de tourisme, notamment par l’empêchement des bruits, poussières et émanations accompagnant l’exécution de travaux, et l’interdiction de ceux-ci pendant certaines heures et certains jours;

5° la qualité thermique et acoustique des constructions, les économies d’énergie et la récupération des énergies;

6° l’accessibilité et l’usage des espaces et bâtiments ou parties de bâtiments ouverts au public ou à usage collectif, par les personnes à mobilité réduite;

7° la protection d’un ou de plusieurs périmètres visés à l’article 40.

Le Gouvernement peut également édicter un ou des règlements régionaux d’urbanisme concernant la division et la vente en lots d’un terrain. Ces règlements peuvent, s’il y a lieu, imposer au demandeur des charges techniques et financières ou prescrire des dispositions concernant la réservation des terrains pour des espaces verts, des constructions ou équipements publics et communautaires.

Ces règlements peuvent concerner les constructions et les installations au-dessus et en dessous du sol, les enseignes, les dispositifs de publicité et d’affichage, les antennes, les canalisations, les clôtures, les dépôts, les plantations, les modifications au relief du sol et l’aménagement d’emplacements destinés à la circulation et au parcage des voitures en dehors de la voie publique.

Ces règlements respectent les prescriptions imposées en matière de grande voirie. Ils peuvent, au besoin et moyennant due motivation, y déroger.

Art. 77. 

Ces règlements sont applicables à tout le territoire de la Région wallonne, à une partie de ce territoire dont ils fixent les limites ou encore à telles catégories de communes ou de parties de communes qu’ils déterminent.

Chapitre II

. — Des règlements communaux d’urbanisme

Art. 78. 

§1er. Le conseil communal peut édicter un ou des règlements communaux d’urbanisme. Ils complètent, le cas échéant, les prescriptions des règlements régionaux d’urbanisme et ne peuvent y déroger.

Ils contiennent pour l’ensemble du territoire communal ou pour une partie de ce territoire dont ils fixent les limites:

1° en ce qui concerne tant les bâtiments principaux que secondaires, les prescriptions relatives à l’implantation, à la hauteur et aux pentes des toitures, aux matériaux d’élévation et de couverture, ainsi qu’aux baies et ouvertures;

2° en ce qui concerne la voirie et les espaces publics, les prescriptions relatives au gabarit, au mode de revêtement, au traitement du sol, au mobilier urbain, aux plantations, au parcage des véhicules, aux enseignes et procédés de publicité ainsi qu’aux conduites, câbles et canalisations.

Ils peuvent en outre contenir toute autre indication visée à l’article 76.

§2. Les règlements communaux d’urbanisme peuvent ne contenir qu’un ou plusieurs des points visés au paragraphe 1er.

Art. 79. 

§1er. Le règlement communal d’urbanisme est établi à l’initiative du conseil communal.

Parmi les personnes agréées conformément à l’article 11, le conseil communal désigne une personne physique ou morale, privée ou publique, qu’il charge de l’élaboration de l’avant-projet de règlement communal.

La commission communale, si elle existe, est informée des études préalables et peut à toute époque formuler les suggestions qu’elle juge utiles.

§2. Le conseil communal adopte provisoirement le projet de règlement communal d’urbanisme et charge le collège des bourgmestre et échevins de le soumettre à une enquête publique d’une durée de trente jours.

L’enquête publique est annoncée tant par voie d’affiches que par un avis inséré dans les pages locales de trois quotidiens d’expression française ou allemande selon le cas. S’il existe un bulletin communal d’information ou un journal publicitaire distribués gratuitement à la population, l’avis y est inséré.

Au cours de l’enquête publique, une séance d’information, dont le lieu, le jour et l’heure sont précisés dans l’annonce, est organisée à l’initiative du collège des bourgmestre et échevins.

§3. Dans les huit jours de la clôture de l’enquête publique, le projet de règlement communal d’urbanisme ainsi que les réclamations et observations sont soumis, pour avis, à la commission communale ou, à défaut, à la commission régionale.

L’avis est transmis dans les soixante jours de la demande du collège des bourgmestre et échevins; à défaut, l’avis est réputé favorable.

§4. Le conseil communal adopte le règlement communal d’urbanisme.

Par arrêté motivé, le Gouvernement approuve ou refuse d’approuver le règlement communal d’urbanisme dans les soixante jours de la réception du dossier complet. Ce délai peut être prorogé, une seule fois, de trente jours, par arrêté motivé.

A défaut d’envoi de l’arrêté du Gouvernement dans les délais prescrits, le règlement communal d’urbanisme est réputé approuvé.

Chapitre III

. — Des dispositions communes

Art. 80. 

Les règles relatives à l’élaboration d’un règlement régional ou communal d’urbanisme sont applicables à leur modification.

Art. 81. 

Lorsqu’un règlement régional d’urbanisme entre en vigueur, le conseil communal adapte, soit d’initiative, soit dans un délai qui lui est imposé par le Gouvernement, le ou les règlements communaux d’urbanisme en vigueur aux prescriptions du règlement régional.

Le règlement régional d’urbanisme abroge de plein droit les dispositions non conformes des règlements communaux.

Art. 82. 

Les plans d’aménagement abrogent de plein droit, pour le territoire auquel ils se rapportent, les dispositions des règlements communaux d’urbanisme qui leur seraient contraires.

Il ne peut être dérogé, dans les règlements communaux d’urbanisme nouveaux, aux stipulations des plans d’aménagement en vigueur.

Art. 83. 

Les règlements régionaux et communaux d’urbanisme peuvent imposer un permis pour l’exécution d’actes et travaux non repris à l’article 84, §1er.

Toutefois, ces actes et travaux sont exonérés d’un tel permis s’ils figurent sur la liste visée à l’article 84, §2, alinéa 2, 1°.

Titre V

. — Des permis et certificats d’urbanisme

Chapitre premier

. — Du permis d’urbanisme

Section première

. — Des actes et travaux soumis à permis d’urbanisme

Art. 84. 

§1er. Nul ne peut, sans un permis d’urbanisme préalable écrit et exprès, (du collège communal, du fonctionnaire délégué ou du Gouvernement – Décret du 30 avril 2009, art. 39, 1°):

1° construire, ou utiliser un terrain pour le placement d’une ou plusieurs installations fixes; par « construire ou placer des installations fixes », on entend le fait d’ériger un bâtiment ou un ouvrage, ou de placer une installation, même en matériaux non durables, qui est incorporé au sol, ancré à celui-ci ou dont l’appui assure la stabilité, destiné à rester en place alors même qu’il peut être démonté ou déplacé;

2° placer une ou plusieurs enseignes, ou un ou plusieurs dispositifs de publicité;

3° démolir une construction;

4° reconstruire;

(5° transformer une construction existante; par « transformer », on entend les travaux d’aménagement intérieur ou extérieur d’un bâtiment ou d’un ouvrage, en ce compris les travaux de conservation et d’entretien, qui portent atteinte à ses structures portantes ou qui impliquent une modification de son volume construit ou de son aspect architectural – Décret du 18 juillet 2002, art. 35, 1.);

( – Décret-programme du 3 février 2005, art. 66, al. 1er, 1.) créer un nouveau logement dans une construction existante; – Décret du 18 juillet 2002, art. 35, 2.)

( – Décret-programme du 3 février 2005, art. 66, al. 1er, 2.) modifier la destination de tout ou partie d’un bien pour autant que cette modification figure sur une liste arrêtée par le Gouvernement en tenant compte des critères suivants:

a. l’impact sur l’espace environnant;

b. la fonction principale du bâtiment;

( – Décret-programme du 3 février 2005, art. 66, al. 1er, 3.) modifier sensiblement le relief du sol;

(a. boiser ou déboiser; toutefois, la sylviculture dans la zone forestière n’est pas soumise à permis;

b. cultiver des sapins de Noël; – Décret-programme du 3 février 2005, art. 66, al. 1er, 4)

10° abattre des arbres isolés à haute tige, plantés dans les zones d’espaces verts prévues par un plan en vigueur, ainsi que des arbres existant dans un bien ayant fait l’objet d’un permis de lotir;

11° abattre ou modifier l’aspect d’un ou plusieurs arbres remarquables ou d’une ou plusieurs haies remarquables, pour autant que ces arbres et haies figurent sur une liste arrêtée par le Gouvernement;

(12° défricher ou modifier la végétation de toute zone dont le Gouvernement juge la protection nécessaire, à l’exception de la mise en œuvre du plan particulier de gestion d’une réserve naturelle domaniale, visé à l’article 14 de la loi du 12 juillet 1973 sur la conservation de la nature, et du plan de gestion d’une réserve naturelle agréée, visé à l’article 19 de la même loi; – Décret du 18 juillet 2002, art. 35, 5.)

13° utiliser habituellement un terrain pour:

a. le dépôt d’un ou plusieurs véhicules usagés, de mitrailles, de matériaux ou de déchets;

b. le placement d’une ou plusieurs installations mobiles, telles que roulottes, caravanes, véhicules désaffectés et tentes, à l’exception des installations mobiles autorisées par un permis de camping-caravaning;

(14° entreprendre ou laisser entreprendre des travaux de restauration au sens du livre III, relatifs à un bien immobilier inscrit sur la liste de sauvegarde ou classé en application des dispositions du même livre, à l’exception des travaux qui ne modifient ni l’aspect extérieur ou intérieur du bien, ni ses matériaux, ni les caractéristiques ayant justifié les mesures de protection, et qui sont soumis à une déclaration préalable selon les modalités arrêtées par le Gouvernement. – Décret du 6 mai 1999, art. 8, 3°)

§2. Les dispositions du présent Code sont applicables aux actes et travaux non énumérés au paragraphe 1er lorsqu’un règlement d’urbanisme impose un permis pour leur exécution et pour autant qu’ils ne figurent pas sur la liste visée à l’alinéa 2.

(Le Gouvernement arrête la liste des actes et travaux qui, en raison de leur nature ou de leur impact:

1° ne requièrent pas de permis d’urbanisme;

2° ne requièrent pas de permis d’urbanisme et requièrent une déclaration urbanistique préalable, dont le Gouvernement arrête les modalités et le contenu, adressée par envoi au collège communal;

3° requièrent un permis d’urbanisme selon les modalités visées à l’article 127, §4, alinéa 2, 1°;

4° ne requièrent pas le concours d’un architecte. – Décret du 30 avril 2009, art. 39, 2°)

Cette liste n’est toutefois pas applicable aux actes et travaux qui se rapportent à des biens immobiliers inscrits sur la liste de sauvegarde, classés, situés dans une zone de protection visée à l’( article 209 ou localisés dans un site repris à l’inventaire des sites archéologiques visé à l’article 233 – Décret du 1er avril 1999, art. 2, 3°), sauf si ces biens immobiliers sont des éléments du petit patrimoine populaire visés à l’(article 187, 13° – Décret du 1er avril 1999, art. 2, 4°).

Art. 85. 

(§1er. Dans tout acte entre vifs, sous seing privé ou authentique, de cession, qu’il soit déclaratif, constitutif ou translatif, de droit réel ou personnel de jouissance de plus de neuf ans, en ce compris les actes de constitution d’hypothèque ou d’antichrèse, à l’exception cependant des cessions qui résultent d’un contrat de mariage ou d’une modification de régime matrimonial et des cessions qui résultent d’une convention de cohabitation légale ou d’une modification d’une telle convention, relatif à un immeuble bâti ou non bâti, il est fait mention:

(1° des informations visées à l’article 150bis, §1er; – Décret du 17 juillet 2008, art. 1er)

2° de l’existence, de l’objet et de la date des permis de lotir, (des permis d’urbanisation – Décret du 30 avril 2009, art. 40), des permis de bâtir et d’urbanisme, délivrés après le 1er janvier 1977, ainsi que des certificats d’urbanisme qui datent de moins de deux ans;

(3° des données relatives au bien inscrites dans la banque de données de l’état des sols (au sens de l’article 10 du décret du 5 décembre 2008 relatif à la gestion des sols; – Décret du 5 décembre 2008, art. 89, al. 1er) – Décret du 1er avril 2004, art. 5)

(4° de l’existence, le cas échéant, du certificat de performance énergétique visé à l’article 237/1, 13°; – Décret du 19 avril 2007, art. 4)

(5° des périmètres visés à l’article 136bis. – Décret du 8 mai 2008, art. 8)

L’obligation de mention incombe au titulaire du droit cédé, à son mandataire ou à l’officier instrumentant. Si les informations à mentionner ne peuvent être fournies par ceux-ci, elles sont demandées aux administrations intéressées conformément aux règles établies en exécution de l’article 150. A défaut de réponse de l’administration intéressée dans le délai prévu, le titulaire du droit cédé, son mandataire ou l’officier instrumentant mentionne dans l’acte la date de l’envoi recommandé contenant la demande d’informations ou du récépissé de la demande d’informations, indique que les informations n’ont pas été données et que l’acte est passé en dépit du défaut de réponse de l’administration.

§2. Chacun de ces actes comporte en outre l’information:

1° qu’il n’existe aucune possibilité d’effectuer sur le bien aucun des travaux et actes visés à l’article 84, §§1er et 2, à défaut d’avoir obtenu un permis d’urbanisme;

2° qu’il existe des règles relatives à la péremption des permis d’urbanisme;

3° que l’existence d’un certificat d’urbanisme ne dispense pas de demander et d’obtenir le permis d’urbanisme. – Décret du 18 juillet 2002, art. 36)

(§3. Le Gouvernement met à disposition des notaires les informations visées à l’article 150bis, §1er. – Décret du 17 juillet 2008, art. 2)

Section 2

. — Des charges d’urbanisme

((...) – Décret du 30 avril 2009, art. 41)

Section 3

. — De la péremption et de la prorogation du permis d’urbanisme

Art. (86. – Décret du 30 avril 2009, art. 41) 

§1er. Si, dans les deux ans de l’envoi du permis d’urbanisme, le bénéficiaire n’a pas commencé les travaux de manière significative, le permis est périmé.

§2. Le permis est périmé pour la partie restante des travaux si ceux-ci n’ont pas été entièrement exécutés dans les cinq ans de son envoi, sauf si leur réalisation a été autorisée par phases. Dans ce cas, le permis détermine le point de départ du délai de péremption pour chaque phase autre que la première.

La péremption du permis s’opère de plein droit.

§3. Toutefois, à la demande du bénéficiaire du permis d’urbanisme, celui-ci est prorogé pour une période d’un an. Cette demande est introduite trente jours avant l’expiration du délai de péremption visé au paragraphe 1er.

(La prorogation est accordée par le Collège des bourgmestre et échevins. Toutefois, dans le cas visé à l’article 127, la prorogation est accordée par le Gouvernement ou le fonctionnaire délégué. – Décret du 18 juillet 2002, art. 36bis)

Section 4

. — Du permis d’urbanisme à durée limitée

Art. (87. – Décret du 30 avril 2009, art. 41) 

La durée du permis est limitée:

1° (dans les cas visés aux articles 28, §2, alinéa 2, 32, alinéas 2 et 4, 35, alinéa 3, 84, §1er, 2° et 13°, et 110bis – Décret du 18 juillet 2002, art. 36ter);

2° pour des infrastructures provisoires relatives à des équipements communautaires ou de service public;

(3° pour des projets portant sur des établissements temporaires ou d’essai au sens du décret relatif au permis d’environnement. – Décret-programme du 3 février 2005, art. 68, al. 1er)

(La durée du permis peut être limitée s’il est relatif à des actes et travaux dans une zone qui n’est pas destinée à l’urbanisation0 – Décret du 6 mai 1999, art. 9, al. 2)

Au terme du délai autorisé, le bénéficiaire du permis est tenu de remettre les lieux en l’état où ils se trouvaient avant la mise en œuvre du permis. (Le collège des bourgmestre et échevins, le fonctionnaire délégué ou le Gouvernement peut exiger la fourniture des garanties nécessaires à l’exécution des obligations de remise en l’état des lieux. – Décret-programme du 3 février 2005, art. 68, al. 2)

Chapitre II

. — (Du permis d’urbanisation et du permis d’urbanisme de constructions groupées – Décret du 30 avril 2009, art. 42)

Section première

. — (Des actes soumis à permis d’urbanisation – Décret du 30 avril 2009, art. 43)

Art. 88. 

(§1er. Nul ne peut, sans un permis préalable, écrit et exprès du collège communal, du fonctionnaire délégué ou du Gouvernement, procéder à l’urbanisation d’un bien, en ce compris la promotion ou la publicité y afférente.

Par procéder à l’urbanisation d’un bien, on entend une conception urbanistique relative à ce bien et qui vise principalement la construction de bâtiments destinés, en tout ou en partie, à l’habitation ou le placement d’une installation fixe ou mobile pouvant être utilisée, en tout ou en partie, à l’habitation et, le cas échéant, la construction ou l’aménagement d’espaces publics ou collectifs, d’infrastructures techniques ou de bâtiments abritant des fonctions complémentaires à l’habitat.

La mise en œuvre de l’urbanisation du bien est réalisée successivement par:

1° la division cadastrale du bien en au moins deux lots non bâtis et la vente ou la cession d’au moins un des lots ainsi formés;

2° l’octroi d’un ou plusieurs permis d’urbanisme relatif à la réalisation de construction ou d’aménagement sur les lots formés.

La division cadastrale visée est celle qui est réalisée par tout acte déclaratif, translatif ou constitutif d’un droit réel, à l’exclusion de l’hypothèque ou de l’antichrèse.

§2. A la suggestion du demandeur ou d’office, l’autorité qui délivre le permis d’urbanisation peut exclure du périmètre du permis tous ou certains des lots non destinés, en tout ou en partie, à la construction d’une habitation ou au placement d’une installation fixe ou mobile pouvant être utilisée, en tout en partie, pour l’habitation ou inaptes à cette destination pour une raison technique ou juridique ou encore déjà construits ou utilisés pour le placement d’une installation fixe ou mobile au sens de l’article 84, §1er, 1°, lorsqu’elle estime qu’il n’y a pas d’intérêt à imposer des prescriptions relatives à ceux-ci.

§3. Le permis d’urbanisation contient:

1° les options d’aménagement relatives à l’économie d’énergie et aux transports, aux infrastructures et aux réseaux techniques, au paysage, à l’urbanisme, à l’architecture et aux espaces verts;

2° l’option architecturale d’ensemble qui comprend, au moins, une représentation en trois dimensions, un plan masse qui figurent l’orientation indicative des parcelles, les zones constructibles et le gabarit des constructions ainsi que, le cas échéant, les fonctions complémentaires, les espaces publics et les constructions ou équipements publics ou communautaires;

3° des prescriptions relatives aux constructions et à leurs abords;

4° le cas échéant, le dossier technique relatif à l’ouverture, la modification ou la suppression d’une voirie communale.

Par dérogation à l’alinéa 1er, lorsque le bien est repris dans le périmètre d’un règlement communal d’urbanisme, d’un règlement général sur les bâtisses applicable aux zones protégées de certaines communes en matière d’urbanisme ou d’un règlement général sur les bâtisses en site rural, le permis d’urbanisation peut ne pas contenir les prescriptions visées au point 3°. – Décret du 30 avril 2009, art. 44)

(Section 2

. — Des actes soumis à permis d’urbanisme de constructions groupées – Décret du 30 avril 2009, art. 45)

Art. 89. 

(Le permis d’urbanisme de constructions groupées vise la réalisation de plusieurs bâtiments destinés, en tout ou en partie, à l’habitation, qui forment un ensemble et qui font l’objet d’une seule et même demande de permis d’urbanisme. – Décret du 30 avril 2009, art. 46)

(Section 3

. — Des actes non soumis à permis d’urbanisation – Décret du 30 avril 2009, art. 47)

Art. 90. 

(§1er. Ne sont pas soumis à permis d’urbanisation:

1° les actes de donation;

2° les actes involontaires;

3° les actes de partage pour sortir d’une indivision successorale, à la condition qu’il n’y ait pas plus de lots que de copartageants;

4° la division d’un bien situé entre deux constructions existantes depuis au moins cinq ans, distantes l’une de l’autre de cent mètres maximum et pour autant que ce bien et ces constructions soient situés à front de voirie et du même côté d’une voie publique suffisamment équipée en eau, électricité, pourvue d’un revêtement solide et d’une largeur suffisante, compte tenu de la situation des lieux et pour autant que les conditions du Code de l’Eau en matière d’épuration des eaux usées soient rencontrées pour le bien concerné;

5° dans le cadre d’un permis d’urbanisme de constructions groupées, la création d’un ou plusieurs lots comprenant chacun une construction affectée en tout ou en partie à l’habitation, dont au moins deux tiers des constructions ont fait l’objet de la déclaration visée à l’article 139 certifiant que les travaux sont réalisés et conformes au permis délivré ou sont vendues sur plan.

§2. En cas de division d’un bien qui ne fait pas l’objet d’une demande de permis d’urbanisation et dont tout ou partie des lots à former sont destinés en tout ou en partie à l’habitation, le notaire communique au collège communal et au fonctionnaire délégué, trente jours au moins avant la date prévue pour la vente publique ou la signature de l’acte, le plan de division ainsi qu’une attestation précisant la nature de l’acte et la destination de chaque lot formé qui sera mentionnée dans l’acte. – Décret du 30 avril 2009, art. 48, 1°)

(§3. – Décret du 30 avril 2009, art. 48, 2°) (Le collège communal ou le fonctionnaire délégué – Décret du 30 avril 2009, art. 48, 2°, a)) notifient, éventuellement, leurs observations à titre de renseignements. Celles-ci sont mentionnées dans l’acte, de même qu’une déclaration de l’auteur de la division (ou de son mandataire – Décret du 18 juillet 2002, art. 38, 1.) indiquant que celle-ci n’a pas fait l’objet (d’un permis de lotir, d’un permis d’urbanisation ou d’un permis d’urbanisme – Décret du 30 avril 2009, art. 48, 2°, b)), et, sauf à produire un certificat d’urbanisme laissant prévoir que pareil permis pourrait être obtenu, qu’il ne prend aucun engagement quant à la possibilité d’effectuer sur le bien aucun des actes et travaux visés à l’article 84, §1er, et, le cas échéant, à l’article 84, §2, alinéa 1er. (Quand un permis ou un certificat est produit, son objet et sa date sont indiqués dans l’acte. L’acte mentionne aussi l’affectation urbanistique du bien prévue par les plans d’aménagement et, le cas échéant, le schéma de structure communal. Au besoin, ces informations sont demandées aux administrations de la manière établie à l’article 85, §1er, et, à défaut de réponse dans le délai, la disposition du même article est également applicable. – Décret du 18 juillet 2002, art. 38, 2.)

((§4. – Décret du 30 avril 2009, art. 48, 3°) Les actes sous seing privé et les actes authentiques qui constatent ces opérations contiennent la même déclaration et comportent en outre l’information:

1° qu’il n’existe aucune possibilité d’effectuer sur le bien aucun des travaux et actes visés à l’article 84, §1er et §2, à défaut d’avoir obtenu un permis d’urbanisme;

2° qu’il existe des règles relatives à la péremption des permis d’urbanisme;

3° que l’existence d’un certificat d’urbanisme ne dispense pas de demander et d’obtenir le permis d’urbanisme. – Décret du 18 juillet 2002, art. 38, 3)

Les actes sous seing privé et les actes authentiques qui constatent ces opérations contiennent la même déclaration.

Le présent article vaut pour tout acte translatif ou déclaratif de propriété, de jouissance pour plus de neuf ans, d’emphytéose ou de superficie d’une partie non bâtie d’un immeuble, à l’exception des actes constatant un bail à ferme.

Art. 91. 

(Pour autant qu’il contienne le dossier technique visé à l’article 88, §3, 4°, le permis d’urbanisation ou le permis de constructions groupées qui implique l’ouverture, la modification ou la suppression d’une voirie communale, vaut permis d’urbanisme pour la réalisation des actes et travaux relatifs à cette voirie.

Le permis d’urbanisation ou le permis de constructions groupées dispense la commune de toute autre formalité légale en matière d’alignement particulier. – Décret du 30 avril 2009, art. 49)

Section 4

. — Des effets du permis d’urbanisation et du permis d’urbanisme de constructions groupées – Décret du 30 avril 2009, art. 50)

Art. 92. 

(À l’exception du dossier technique visé à l’article 88, §3, 4°, le permis d’urbanisation a valeur réglementaire.

Au jour où la construction, l’aménagement, les infrastructures ou les bâtiments visés à l’article 88, §1er, alinéa 2 font l’objet de la déclaration visée à l’article 139 certifiant que les travaux sont réalisés et sont conformes aux permis délivrés, la valeur réglementaire des documents du permis d’urbanisation visé à l’article 88, §3, 1°, 2° et 3°, s’éteint et ces documents acquièrent, pour le lot concerné, valeur de rapport urbanistique et environnemental au sens de l’article 18ter. – Décret du 30 avril 2009, art. 51)

Art. 93. 

(Préalablement à tout acte déclaratif, translatif ou constitutif d’un droit réel ou à tout acte conférant un droit personnel de jouissance de plus de neuf ans portant sur un lot visé par un permis d’urbanisation ou un permis d’urbanisme de constructions groupées, il doit être dressé acte devant notaire de la division qui se rapporte aux lots et qui mentionne le permis ainsi que, le cas échéant, les modalités de gestion des parties communes à tout ou partie des lots.

L’acte est transcrit à la conservation des hypothèques dans l’arrondissement duquel le bien est situé, à la diligence du notaire qui a reçu l’acte, dans les deux mois de la réception de cet acte. – Décret du 30 avril 2009, art. 52)

Art. 94. 

(Le notaire donne connaissance des dispositions, selon le cas, du permis d’urbanisation ou du permis d’urbanisme de constructions groupées ainsi que, le cas échéant, des dispositions modificatives. Il en est fait mention dans l’acte, lequel précise également la date du permis. – Décret du 30 avril 2009, art. 53, 1°)

(Le notaire mentionne aussi dans l’acte l’information:

1° qu’il n’existe aucune possibilité d’effectuer sur le bien aucun des travaux et actes visés à l’article 84, §1er et §2, à défaut d’avoir obtenu un permis d’urbanisme;

2° qu’il existe des règles relatives à la péremption des permis d’urbanisme;

3° que l’existence d’un certificat d’urbanisme ne dispense pas de demander et d’obtenir le permis d’urbanisme. – Décret du 18 juillet 2002, art. 40, 3.)

((...) – Décret du 30 avril 2009, art. 53, 2°)

Les actes sous seing privé ainsi que les actes authentiques qui constatent ces opérations, contiennent les mêmes mentions.

Art. 95. 

(Nul ne peut procéder à la division, selon le cas, d’une partie d’un bien faisant l’objet d’un permis d’urbanisation ou d’une partie bâtie d’un bien faisant l’objet d’un permis d’urbanisme de constructions groupées, qui implique des charges d’urbanisme ou l’ouverture, la modification ou la suppression d’une voirie communale, avant que le titulaire du permis ait, soit exécuté les actes, travaux et charges imposés, soit fourni les garanties financières nécessaires à leur exécution.

L’accomplissement de cette formalité est constaté dans un certificat délivré par le collège communal et adressé, par envoi, au titulaire du permis. Une copie de l’envoi est adressée au fonctionnaire délégué. – Décret du 30 avril 2009, art. 54, 1°)

Hors le cas où l’équipement a été réalisé par les autorités publiques, le titulaire du permis ((...) – Décret du 30 avril 2009, art. 54, 2°) demeure solidairement responsable pendant dix ans avec l’entrepreneur et l’architecte de l’équipement ((...) – Décret du 30 avril 2009, art. 54, 2°) à l’égard de la Région, de la commune et des acquéreurs de lots, et ce, dans les limites déterminées par les articles 1792 et 2270 du Code civil.

(Le cas échéant, le permis ((...) – Décret du 30 avril 2009, art. 54, 3°) détermine ceux des lots visés (à l’article 88 – Décret du 30 avril 2009, art. 54, 3°), §3, alinéa 1er, qui peuvent être cédés sans que le titulaire ait exécuté les travaux et charges imposés ou fourni les garanties financières nécessaires à leur exécution. – Décret du 18 juillet 2002, art. 41, 2.)

Art. 96. 

Aucune publicité relative (à un permis d’urbanisation ou à un permis d’urbanisme de constructions groupées – Décret du 30 avril 2009, art. 55) ne peut être faite sans mention de la commune où le bien est situé, de la date et du numéro du permis.

Art. 97. 

L’existence de servitudes du fait de l’homme ou d’obligations conventionnelles concernant l’utilisation du sol contraires au contenu de la demande de (permis d’urbanisation – Décret du 30 avril 2009, art. 104) est mentionnée dans celle-ci.

Dans ce cas, la demande est soumise à une enquête publique dont les frais sont à charge du demandeur.

Le Gouvernement détermine les modalités de l’enquête.

Le permis a pour effet d’éteindre lesdites servitudes et obligations, sans préjudice de l’indemnisation des titulaires de ces droits, à charge du demandeur.

Section 5

. — De la péremption du permis d’urbanisation et de la péremption ou de la prorogation du permis d’urbanisme de constructions groupées qui implique l’ouverture, la modification ou la suppression d’une voirie communale – Décret du 30 avril 2009, art. 56)

Art. 98. 

(Dans les cinq ans de son envoi, le permis d’urbanisation qui impose à son titulaire des actes, travaux ou charges est périmé pour la partie restante lorsque le titulaire n’a pas exécuté les actes, travaux ou charges imposés ou n’a pas fourni les garanties financières exigées.

Dans les cinq ans de son envoi, le permis d’urbanisation qui n’impose pas à son titulaire des actes, travaux ou charges est périmé pour la partie du bien qui n’a pas fait l’objet de l’enregistrement d’un des actes visés à l’article 88, §1er, alinéa 4. – Décret du 30 avril 2009, art. 57)

Art. 99. 

(Lorsque la réalisation du permis d’urbanisation est autorisée par phases, le permis détermine le point de départ du délai de péremption de cinq ans pour chaque phase autre que la première – Décret du 30 avril 2009, art. 58)

Art. 100. 

(La péremption du permis d’urbanisation s’opère de plein droit.

Le collège communal peut constater la péremption dans un procès-verbal qu’il adresse, par envoi, au titulaire du permis. Une copie de l’envoi est adressée au fonctionnaire délégué. – Décret du 30 avril 2009, art. 59)

Art. 101. 

(Le permis d’urbanisme de constructions groupées qui implique l’ouverture, la modification ou la suppression d’une voirie communale, est périmé ou prorogé conformément à l’article 87. – Décret du 30 avril 2009, art. 60)

(Section 6

. — De la modification du permis d’urbanisation – Décret du 30 avril 2009, art. 61)

Art. 102. 

(Soit à l’initiative du collège communal, soit à la demande – Décret du 30 avril 2009, art. 62, 1°) de tout propriétaire d’un lot visé par un (permis d’urbanisation – Décret du 30 avril 2009, art. 104), une modification de celui-ci peut être autorisée pour autant qu’elle ne porte pas atteinte aux droits résultant de conventions expresses entre les parties.

Ne peut être considérée comme convention visée à l’alinéa 1er la seule retranscription (de tout ou partie des documents contenus dans le permis d’urbanisation – Décret du 30 avril 2009, art. 62, 2°) dans un acte authentique ou une convention sous seing privé.

Art. 103. 

(§1er. Les dispositions réglant le permis d’urbanisation sont applicables à sa modification.

Le collège communal adresse, par envoi, une copie conforme de sa demande à tous les propriétaires d’un lot. La preuve des envois est annexée à la demande. Les réclamations éventuelles sont adressées au fonctionnaire délégué, par envoi, dans les trente jours de la réception de la copie conforme de la demande.

§2. En cas d’initiative du collège communal, la demande de modification est instruite conformément à l’article 127, §2.

§3. En cas de demande d’un propriétaire d’un lot et avant d’introduire la demande, celui-ci en adresse une copie conforme, par envoi, à tous les propriétaires d’un lot qui n’ont pas contresigné la demande. La preuve des envois est annexée à la demande.

Les réclamations éventuelles sont adressées au collège communal, par envoi, dans les trente jours de la réception de la copie conforme de la demande.

§4. Lorsque les documents contenus dans le permis d’urbanisation ont, conformément à l’article 92, acquis valeur de rapport urbanistique et environnemental, leur modification s’opère conformément à l’article 33. – Décret du 30 avril 2009, art. 63)

Art. 104. 

((...) – Décret du 30 avril 2009, art. 100)

Art. 105. 

La modification du (permis d’urbanisation – Décret du 30 avril 2009, art. 104) n’a aucun effet sur le délai de péremption du permis de lotir dont la modification est demandée.

Art. 106. 

(Lorsque le demandeur a obtenu une modification du permis d’urbanisation, préalablement à tout acte déclaratif, translatif ou constitutif d’un droit réel ou à tout autre acte conférant un droit personnel de jouissance de plus de neuf ans, il doit être dressé acte devant notaire des modifications apportées au permis d’urbanisation.

L’acte qui se rapporte au lot est transcrit à la conservation des hypothèques dans l’arrondissement duquel le bien est situé, à la diligence du notaire qui a reçu l’acte, dans les deux mois de la réception de cet acte. – Décret du 30 avril 2009, art. 64)

Chapitre III

. — Des demandes de permis, des décisions et des recours

Section première

. — Des autorités compétentes

Art. 107. 

(§1er. (Le permis est délivré par le collège communal – Décret du 30 avril 2009, art. 65, 1°), s’il existe, pour le territoire où se situe entièrement le bien:

1° soit un plan communal d’aménagement qui n’a pas cessé de produire ses effets;

2° (soit un permis de lotir ou un permis d’urbanisation, non périmés; – Décret du 30 avril 2009, art. 65, 2°)

3° soit simultanément:

a. un plan de secteur en vigueur;

b. un règlement communal d’urbanisme en vigueur sur l’ensemble du territoire communal et qui contient tous les points visés à l’article 78, §1er;

c. un schéma de structure communal adopté;

d. une Commission communale.

((...) – Décret du 30 avril 2009, art. 65, 3°)

Le 1° et le 2° de l’alinéa 1er visent uniquement l’hypothèse où le bien faisant l’objet de la demande de permis est entièrement situé dans le périmètre d’un plan communal d’aménagement, (d’un permis de lotir ou d’un permis d’urbanisation – Décret du 30 avril 2009, art. 65, 4°).

(Le permis est délivré sans avis préalable du fonctionnaire délégué:

1° soit lorsque les actes et travaux à réaliser sont visés à l’article 84, §1er, 2°, 6°, 10° à 13°;

2° soit dans les cas qui suivent:

a) transformer une construction existante pour autant que son emprise au sol soit au maximum doublée;

b) construire ou reconstruire un volume annexe ou placer une installation, même en matériaux non durables, isolée, non destinée à l’habitation et qui forme une unité fonctionnelle avec une construction ou un ensemble de constructions existants pour autant que l’emprise au sol de l’ensemble formé soit au maximum doublée;

c) réaliser, aux abords d’une construction ou d’une installation dûment autorisée, des actes et travaux d’aménagement au sol tels que les chemins, les aires de stationnement en plein air, les modifications mineures du relief du sol, les étangs, les piscines non couvertes, les terrains de sport non couverts, les murs de clôture ou de soutènement ainsi qu’y placer des citernes ou des clôtures;

d) placer un ou plusieurs modules de production d’électricité ou de chaleur qui alimentent directement toute construction, installation ou tout bâtiment situé sur le même bien immobilier dont la source d’énergie est renouvelable;

e) lorsque les actes et travaux, en raison de leur nature ou de leur impact, figurent dans une liste arrêtée par le Gouvernement. Le jour même de l’envoi du permis au demandeur, le collège communal transmet le permis avec le dossier au fonctionnaire délégué par envoi. – Décret du 30 avril 2009, art. 65, 5°).

Le collège des bourgmestre et échevins peut refuser le permis pour le motif que soit l’établissement ou la révision d’un plan communal d’aménagement, soit la modification du règlement communal d’urbanisme ont été décidés.

Le refus de permis fondé sur un des motifs visés à l’alinéa précédent devient caduc si le nouveau plan communal d’aménagement ou le règlement communal d’urbanisme n’a pas acquis valeur réglementaire dans les trois ans qui suivent la décision d’établissement ou de révision du plan ou du règlement. La requête primitive fait l’objet, à la demande du requérant, d’une nouvelle décision qui, en cas de refus, ne peut plus être fondée sur ledit motif.

Selon les modalités qu’il arrête, le Gouvernement constate par arrêté que les conditions visées au présent paragraphe, alinéa 1er, 3°, sont ou ne sont plus réunies. Dans ce cas, le présent paragraphe produit ou perd ses effets à la publication au Moniteur belge de cet arrêté.

§2. Dans les cas qui ne sont pas visés au §1er, le permis est délivré par le collège des bourgmestre et échevins, sur avis préalable du fonctionnaire délégué. Toutefois, le collège des bourgmestre et échevins peut refuser le permis sans solliciter cet avis.

L’avis favorable, conditionnel ou défavorable du fonctionnaire délégué est motivé.

Le permis reproduit le dispositif de l’avis donné par le fonctionnaire délégué ou précise que cet avis est réputé favorable.

Le refus de permis et l’avis défavorable du fonctionnaire délégué peuvent être fondés sur la révision en cours du plan de secteur ou l’établissement en cours d’un plan communal d’aménagement ou d’un règlement communal d’urbanisme.

Le refus de permis fondé sur un des motifs visés à l’alinéa précédent devient caduc si le nouveau plan ou le nouveau règlement n’est pas entré en vigueur dans les trois ans qui suivent la décision d’établissement ou de révision.

La requête primitive fait l’objet, à la demande du requérant, d’une nouvelle décision qui, en cas de refus, ne peut plus être fondée sur ledit motif.

§3. Dans les cas visés aux articles 110 à 113 ou soumis à certaines mesures particulières de publicité, le collège des bourgmestre et échevins (peut solliciter l’ – Décret-programme du 3 février 2005, art. 70) avis de la Commission communale si elle existe. – Décret du 18 juillet 2002, art. 44)

§4. ((...) – Décret-programme du 3 février 2005, art. 70)

Art. 108. 

(§1er. (Le fonctionnaire délégué est tenu de vérifier que:

1° la procédure de délivrance du permis est régulière;

2° le permis est motivé;

3° le permis est conforme aux dispositions à valeur contraignante prises en vertu du Code ou, à défaut, à la dérogation accordée en application des articles 110 à 113 ;

4° le permis est conforme aux dispositions à valeur indicative prises en vertu du Code ou, à défaut, qu’il est dûment motivé;

5° le permis est conforme à la loi du 12 juillet 1956 établissant le statut des autoroutes et aux plans parcellaires approuvés par le Gouvernement en application de l’article 6 de cette loi.

À défaut pour le permis de satisfaire aux points 1° à 5° de l’alinéa précédent, le fonctionnaire délégué suspend la décision du collège communal. – Décret du 30 avril 2009, art. 66)

Dans les trente jours de la réception de la décision du collège des bourgmestre et échevins, le fonctionnaire notifie la suspension par envoi au demandeur, au collège des bourgmestre et échevins et au Gouvernement. Le fonctionnaire délégué précise la nature de l’irrégularité dans la procédure, le défaut de motivation ou la disposition à laquelle le permis n’est pas conforme.

Dans l’envoi au collège des bourgmestre et échevins, le fonctionnaire délégué invite celui-ci à retirer sa décision.

A défaut de retrait, le Gouvernement peut lever la suspension ou annuler le permis.

Dans les quarante jours de la réception de la suspension, le Gouvernement notifie la levée de la suspension ou l’annulation du permis, par envoi au demandeur, au collège des bourgmestre et échevins et au fonctionnaire délégué.

A défaut de notification dans le délai, le permis est annulé. – Décret-programme du 3 février 2005, art. 70, al. 1er)

(§2. Le fonctionnaire délégué peut ((...) – Décret-programme du 3 février 2005, art. 70, al. 2) introduire un recours motivé auprès du Gouvernement:

1° lorsque la décision du collège des bourgmestre et échevins est divergente de l’avis émis par la Commission communale dans le cadre d’une consultation obligatoire de celle-ci;

2° en l’absence de Commission communale, lorsqu’à l’occasion de l’enquête publique organisée en application du présent Code, soit:

– vingt-cinq personnes inscrites au registre de la population de la commune où le projet est situé s’il s’agit d’une commune comptant moins de dix mille habitants;

– cinquante personnes inscrites au registre de la population de la commune où le projet est situé s’il s’agit d’une commune comptant de dix mille à vingt-cinq mille habitants;

– cent personnes inscrites au registre de la population de la commune où le projet est situé s’il s’agit d’une commune comptant de vingt-cinq mille à cinquante mille habitants;

– deux cents personnes inscrites au registre de la population de la commune où le projet est situé s’il s’agit d’une commune comptant de cinquante mille à cent mille habitants;

– trois cents personnes inscrites au registre de la population de la commune où le projet est situé s’il s’agit d’une commune comptant plus de cent mille habitants;

ont émis des observations individuelles et motivées relatives au projet durant ladite enquête et que ces observations ne sont pas rencontrées par la décision du collège;

3° lorsque le Gouvernement a décidé la révision du plan communal d’aménagement ou l’établissement d’un plan communal d’aménagement ayant pour effet de réviser ou d’annuler tout ou partie d’un permis de lotir.

Le permis doit reproduire le présent article. – Décret du 18 juillet 2002, art. 45)

Art. 109. 

(Le permis est délivré conformément à l’article 107, mais de l’avis conforme du fonctionnaire délégué:

1° lorsqu’il concerne des biens immobiliers inscrits dans un site Natura 2000 proposé ou arrêté en application de la loi du 12 juillet 1973 sur la conservation de la nature;

2° lorsqu’il concerne des biens immobiliers inscrits sur la liste de sauvegarde, classés, situés dans une zone de protection visée à l’article 209 ou localisés dans un site repris à l’inventaire des sites archéologiques visé à l’article 233; dans les cas et selon les modalités arrêtés par le Gouvernement, le permis est délivré sur la base d’un certificat de patrimoine. ((...) – Décret du 11 avril 2014, art. 18) – Décret du 30 avril 2009, art. 67)

Pour la région de langue française, l’avis de la commission visée à l’(article 187, 3° – Décret du 1er avril 1999, art. 3, 2°), est sollicité préalablement à l’octroi du permis. A défaut pour ladite commission de s’être prononcée dans les délais fixés par le Gouvernement, l’avis est réputé favorable.

Section 2

. — Des dérogations

Sous-section première

. — Des dérogations au plan de secteur

(Art. 110 

... – DRW du 27 octobre 2005, art. 3 et 4). En dehors des zones d’extraction, peut être autorisé pour une durée limitée, sur avis de la Commission visée à l’article 5, l’établissement destiné à l’extraction ou à la valorisation de roches ornementales à partir d’une carrière ayant été exploitée et nécessaire à un chantier de rénovation, de transformation, d’agrandissement ou de reconstruction d’un immeuble dans le respect du site bâti – Décret du 18 juillet 2002, art. 47).

Art. 110. 

((...) – DRW du 27 octobre 2005, art. 3)

((Art. 110. – DRW du 27 octobre 2005, art. 4) 

En dehors des zones d’extraction, peut être autorisé pour une durée limitée, sur avis de la Commission visée à l’article 5, l’établissement destiné à l’extraction ou à la valorisation de roches ornementales à partir d’une carrière ayant été exploitée et nécessaire à un chantier de rénovation, de transformation, d’agrandissement ou de reconstruction d’un immeuble dans le respect du site bâti. – Décret du 18 juillet 2002, art. 47)

Art. 111. 

(((...) – Décret-programme du 3 février 2005, art. 73, al. 1er)

(Les constructions, les installations ou les bâtiments existant avant l’entrée en vigueur du plan de secteur – Décret-programme du 3 février 2005, art. 73, al. 2) (ou qui ont été autorisé – Décret du 1er juin 2006, art. 2, al. 1er), dont l’affectation actuelle ou future ne correspond pas aux prescriptions du plan de secteur peuvent faire l’objet de travaux de transformation, d’agrandissement ou de reconstruction. (Les modules de production d’électricité ou de chaleur qui alimentent directement ces constructions, installations ou bâtiments, situés sur le même bien immobilier et dont la source d’énergie est exclusivement d’origine solaire, peuvent être autorisés, en ce compris lorsqu’ils sont implantés de manière isolée. – Décret du 22 mai 2008, art. 2, al. 1er)

Pour des besoins économiques (ou touristiques – Décret du 30 avril 2009, art. 69), (les bâtiments et installations ou ensembles de bâtiments et installations qui forment une unité fonctionnelle ((...) – Décret du 30 avril 2009, art. 68) – Décret du 1er juin 2006, art. 2, al. 2) peuvent faire l’objet de travaux de transformation ou d’agrandissement impliquant une dérogation à l’affectation d’une zone contiguë, à l’exclusion des zones naturelles, des zones de parcs et des périmètres de point de vue remarquable.

(Aux fins de production d’électricité ou de chaleur, peuvent être autorisés dans une zone contiguë les modules qui alimentent directement toute construction, installation ou tout bâtiment situé sur le même bien immobilier, conformes au plan de secteur et dont la source d’énergie est exclusivement d’origine solaire. – Décret du 22 mai 2008, art. 2, al. 2)

(La construction, l’installation ou le bâtiment tel que transformé, agrandi ou reconstruit – Décret-programme du 3 février 2005, art. 73, al. 4) (ainsi que le module de production d’électricité ou de chaleur doivent soit respecter, soit structurer, soit recomposer les lignes de force du paysage – Décret du 22 mai 2008, art. 2, al. 3) – Décret du 18 juillet 2002, art. 48).

Art. 112. 

(A l’exclusion des zones naturelles, des zones de parcs et des périmètres de point de vue remarquable, un permis d’urbanisme peut être octroyé dans une zone du plan de secteur qui n’est pas compatible avec l’objet de la demande pour autant que:

1° le terrain soit situé entre deux habitations construites avant l’entrée en vigueur du plan de secteur et distantes l’une de l’autre de 100 mètres maximum;

2° ce terrain et ces habitations soient situés à front de voirie et du même côté d’une voie publique suffisamment équipée en eau, électricité et égouttage, pourvue d’un revêtement solide et d’une largeur suffisante, compte tenu de la situation des lieux;

3° les constructions, (transformations, agrandissements ou reconstructions – Décret-programme du 3 février 2005, art. 74) s’intègrent au site bâti ou non bâti et ne compromettent pas l’aménagement de la zone.

Toutefois, aucun permis ne peut être délivré pour des terrains situés à front de voies publiques divisées en quatre bandes de circulation au moins. – Décret du 18 juillet 2002, art. 49)

Sous-section 2

. — Des autres dérogations

Art. 113. 

(Pour autant que les actes et travaux projetés soit respectent, soit structurent, soit recomposent les lignes de force du paysage, un permis d’urbanisme peut être octroyé en dérogation:

1° aux prescriptions d’un règlement régional d’urbanisme, d’un règlement communal d’urbanisme, d’un plan communal d’aménagement ou aux prescriptions ayant valeur réglementaire d’un permis de lotir, dans une mesure compatible avec la destination générale de la zone considérée et les options urbanistique ou architecturale;

2° à l’option architecturale d’ensemble ou aux prescriptions relatives aux constructions et à leurs abords, ayant valeur réglementaire, d’un permis d’urbanisation, dans une mesure compatible avec son option urbanistique.

Dans les mêmes conditions, un permis d’urbanisation peut être octroyé en dérogation aux prescriptions d’un règlement régional d’urbanisme, d’un règlement communal d’urbanisme ou d’un plan communal d’aménagement. – Décret du 30 avril 2009, art. 70)

Sous-section 3

. — Des dispositions communes

Art. 114. 

(Pour toute demande de permis qui implique l’application des dispositions de la présente section, une ou plusieurs dérogations peuvent être accordées, à titre exceptionnel, pour autant que la demande soit préalablement soumise aux mesures particulières de publicité déterminées par le Gouvernement ainsi qu’à la consultation visée à l’article 4, alinéa 1er, 3°.

Sur avis préalable du fonctionnaire délégué, le collège communal accorde toute dérogation qui porte exclusivement sur les prescriptions d’un règlement communal d’urbanisme, d’un plan communal d’aménagement ou d’un permis de lotir ainsi qu’aux prescriptions d’un permis d’urbanisation visées à l’article 88, §3, 3°, sauf lorsque la demande porte sur des actes et travaux visés à l’article 127, §1er.

Dans les autres cas, toute dérogation est accordée par le Gouvernement ou le fonctionnaire délégué. – Décret du 30 avril 2009, art. 71)

Section 3

. — De l’introduction et de l’instruction de la demande de permis

Art. 115. 

La demande de permis est adressée à la commune par envoi ((...) – Décret-programme du 3 février 2005, art. 76) ou déposée, contre récépissé, à la maison communale.

Le Gouvernement arrête la forme et le contenu de la demande de permis. Il précise le nombre d’exemplaires du dossier qu’elle doit comporter, ainsi que l’échelle et le contenu des différents plans qui doivent y être joints.

Art. 116. 

Dans le même délai, si la demande est complète, la commune adresse simultanément:

1° au demandeur, un accusé de réception qui précise que la demande est complète, qu’elle nécessite ou non l’avis du fonctionnaire délégué et, le cas échéant, les mesures particulières de publicité dont elle fait l’objet ou les services ou commissions dont la consultation est demandée ainsi que les délais y afférents et dans lesquels la décision du collège des bourgmestre et échevins doit être envoyée;

2° aux services ou commissions visés au 1°, une demande d’avis accompagnée d’un exemplaire de la demande de permis. (L’avis de la Direction générale des Ressources naturelles et de l’Environnement est sollicité soit, en l’absence du périmètre visé à l’article 136bis, §1er, lorsque la demande de permis porte sur un bien sis à proximité d’une zone visée à l’article 31, §2, ou à proximité d’un établissement présentant un risque majeur pour les personnes, les biens ou l’environnement au sens du décret du 11 mars 1999 relatif au permis d’environnement, soit lorsque la demande est relative à un tel établissement; – Décret du 8 mai 2008, art. 9)

3° au fonctionnaire délégué, un exemplaire de la demande de permis accompagné d’une copie de l’accusé de réception visé au 1° et des demandes d’avis visées au 2°.

Dans le même délai, la commune entame les mesures particulières de publicité.

§2. Les services ou commissions visés au paragraphe 1er transmettent leur avis dans les trente jours de la demande du collège des bourgmestre et échevins; passé ce délai, l’avis est réputé favorable.

§3. Dans les cas visés à l’(article 107, §1er – Décret du 18 juillet 2002, art. 52, 2.), le collège des bourgmestre et échevins statue sur la demande de permis.

§4. Dans les cas visés à l’(article 107, §2 – Décret du 18 juillet 2002, art. 52, 3.), la demande est transmise pour avis au fonctionnaire délégué, accompagnée d’un rapport du collège des bourgmestre et échevins.

Le cas échéant, le dossier de la demande d’avis comprend les documents résultant des mesures particulières de publicité ou les avis des services ou commissions visés au paragraphe 1er.

§5. Lorsqu’il sollicite la décision du fonctionnaire délégué sur la demande de dérogation visée à l’article 114 ou l’avis visé au paragraphe 4, le collège des bourgmestre et échevins en informe simultanément le demandeur par lettre recommandée à la poste.

Le fonctionnaire délégué envoie sa décision sur la demande de dérogation ou son avis dans les trente-cinq jours de la demande du collège des bourgmestre et échevins; passé ce délai, la décision ou l’avis est réputé favorable.

(§6. Préalablement à la décision du collège des bourgmestre et échevins, le demandeur peut, moyennant l’accord de celui-ci, produire des plans modificatifs et un complément corollaire de notice d’évaluation préalable des incidences ou d’étude d’incidences sauf si les modifications envisagées trouvent leur fondement dans l’étude d’incidences.

Le cas échéant, le collège des bourgmestre et échevins (peut soumettre – Décret-programme du 3 février 2005, art. 77, al. 2) les plans modificatifs, le complément de notice d’évaluation préalable ou d’étude d’incidences à de nouvelles mesures de publicité (et à l’avis – Décret-programme du 3 février 2005, art. 77, al. 2) de la Commission communale et des services et Commissions visés au §1er. – Décret du 18 juillet 2002, art. 52, 4.) (Le collège des bourgmestre et échevins en informe le demandeur. – Décret-programme du 3 février 2005, art. 77, al. 3)

Section 4

. — De la décision du collège des bourgmestre et échevins

Art. 117. 

La décision du collège des bourgmestre et échevins octroyant ou refusant le permis est (notifiée par envoi – Décret-programme du 3 février 2005, art. 78, al. 1er) simultanément au demandeur et au fonctionnaire délégué.

Une copie de l’envoi au fonctionnaire délégué est adressée au demandeur; tant que le demandeur n’est pas informé de l’envoi au fonctionnaire délégué, les effets du permis sont suspendus.

L’envoi de la décision du collège des bourgmestre et échevins intervient dans les délais suivants à compter de la date de l’accusé (de l’envoi – Décret-programme du 3 février 2005, art. 78, al. 2) ou du récépissé visés à l’article 115:

1° 30 jours lorsque la demande ne requiert ni avis préalable du fonctionnaire délégué, ni mesures particulières de publicité, ni avis des services ou commissions visés à l’article 116, §1er;

2° 70 jours lorsque la demande ne requiert pas l’avis préalable du fonctionnaire délégué mais requiert des mesures particulières de publicité ou l’avis des services ou commissions visés à l’article 116, §1er;

3° 75 jours lorsque la demande requiert l’avis préalable du fonctionnaire délégué mais ne requiert ni mesures particulières de publicité, ni avis des services ou commissions visés à l’article 116, §1er;

4° 115 jours lorsque la demande requiert l’avis préalable du fonctionnaire délégué ou sa décision sur la demande de dérogation visée à l’article 114, ainsi que des mesures particulières de publicité ou l’avis des services ou commissions visés à l’article 116, §1er.

(Dans les cas visés à l’article 116, §6, les délais visés ci-dessus ne prennent cours qu’à dater du dépôt contre récépissé par le demandeur des plans modificatifs et du complément de notice d’évaluation préalable ou d’étude d’incidences. – Décret du 18 juillet 2002, art. 53)

Section 5

. — De la saisine du fonctionnaire délégué

Art. 118. 

(§1er. Le demandeur peut, par envoi ((...) – Décret-programme du 3 février 2005, art. 79, al. 1er), inviter le fonctionnaire délégué à statuer sur sa demande après les délais et dans les cas suivants:

1° après quarante jours à dater de l’accusé de réception postal ou du récépissé visés à l’article 115 et à défaut de recevoir l’envoi par lequel le collège des bourgmestre et échevins l’informe qu’il sollicite l’avis préalable du fonctionnaire délégué;

2° après quatre-vingts jours à dater de l’accusé de réception postal ou du récépissé visés à l’article 115 et à défaut de recevoir l’envoi par lequel le collège des bourgmestre et échevins l’informe qu’il sollicite soit l’avis préalable du fonctionnaire délégué en cas de mesures particulières de publicité ou d’avis des services ou Commissions visés à l’article 116, §1er, soit la décision du fonctionnaire délégué sur la demande de dérogation;

3° après dix jours à dater de l’expiration des délais visés à l’article 117, alinéa 2, et à défaut de recevoir la lettre recommandée à la poste par laquelle le collège des bourgmestre et échevins lui envoie sa décision.

Dans les cas visés à l’article 116, §6, les délais visés ci-dessus ne prennent cours qu’à dater du dépôt contre récépissé par le demandeur des plans modificatifs et du complément de notice d’évaluation préalable ou d’étude d’incidences.

Le demandeur joint à sa lettre, dont il envoie simultanément une copie au collège des bourgmestre et échevins, une copie conforme du dossier qu’il a adressé initialement au collège des bourgmestre et échevins.

§2. Dans les trente-cinq jours de la réception du dossier, le fonctionnaire délégué (notifie sa décision par envoi au demandeur – Décret-programme du 3 février 2005, art. 79, al. 2). L’absence de décision envoyée dans ce délai équivaut au refus de permis.

(Le cas échéant, le fonctionnaire délégué exécute, par l’entremise de la commune, les mesures particulières de publicité ou peut solliciter l’avis de la commission communale, auquel cas le délai visé à l’alinéa 1er est augmenté de quarante jours – Décret-programme du 3 février 2005, art. 79, al. 3).

Le jour même où il envoie sa décision au demandeur, le fonctionnaire délégué en adresse une expédition au collège des bourgmestre et échevins. – Décret du 18 juillet 2002, art. 54)

Section 6

. — Des recours

Art. 119. 

§1er. Le demandeur peut introduire un recours motivé auprès du Gouvernement par envoi ((...) – Décret du 30 avril 2009, art. 72):

1° dans les trente jours de la réception de la décision du collège des bourgmestre et échevins visée à l’article 117;

2° dans les trente jours de la réception de la décision visée à l’article 118;

3° après quarante-cinq jours à dater de son envoi ((...) – Décret-programme du 3 février 2005, art. 80, al. 1er) visé à l’article 118, alinéa 1er, et pour autant que la décision du fonctionnaire délégué ne lui ait pas été envoyée.

(Est jointe au recours une copie des plans de la demande de permis et de la décision dont recours. Les délais d’instruction et de décision ne commencent à courir qu’à dater de la réception de cette copie. – Décret du 18 juillet 2002, art. 55, 1.)

§2. Le collège des bourgmestre et échevins peut introduire un recours motivé auprès du Gouvernement:

1° dans les trente jours de la réception de la décision du fonctionnaire délégué visée à l’article 118;

2° à défaut de décision du fonctionnaire délégué, dans les soixante-cinq jours à dater de l’envoi ((...) – Décret-programme du 3 février 2005, art. 80, al. 2) du demandeur visé à l’article 118, alinéa 1er.

Dans les cas visés (à l’article 108 – Décret du 18 juillet 2002, art. 55, 2.), le recours (est adressé par envoi au – Décret-programme du 3 février 2005, art. 80, al. 3) Gouvernement par le fonctionnaire délégué dans les trente jours de la réception de la décision du collège des bourgmestre et échevins visée à l’article 117.

Les recours visés au présent paragraphe, de même que les délais pour former recours, sont suspensifs. (Ils sont adressés par envoi – Décret-programme du 3 février 2005, art. 80, al. 4) simultanément au demandeur et, selon le cas, au fonctionnaire délégué ou au collège des bourgmestre et échevins.

Art. 120. 

Dans les dix jours à dater de la réception du recours, le Gouvernement transmet:

1° à la personne qui a introduit le recours, un accusé de réception qui précise la date à laquelle (a lieu l’audition – Décret-programme du 3 février 2005, art. 81, al. 1er) (visée à l’alinéa 4 – Décret du 18 juillet 2002, art. 56, 1.));

2° aux autres parties une copie du dossier de recours et (l’invitation à l’audition – Décret du 31 janvier 2008, art. unique, 1°).

Il est créé auprès du Gouvernement une commission d’avis qui a son siège à Namur et dont le président et les membres sont nommés par le Gouvernement. Le président représente le Gouvernement.

Outre le président, la commission comprend (quatre – Décret du 31 janvier 2008, art. unique, 2°) membres: deux membres sont choisis parmi les personnes proposées par la commission régionale (et – Décret du 31 janvier 2008, art.  unique, 2°) deux membres sont choisis parmi les personnes proposées par l’ordre des architectes. (La commission délibère valablement si le président et deux autres membres au moins sont présents. – Décret du 31 janvier 2008, art. unique, 2°) Le Gouvernement arrête les modalités de composition et de fonctionnement de la commission.

(Le Gouvernement sollicite l’avis de la commission et, dans les (cinquante-cinq jours – Décret du 31 janvier 2008, art. unique, 3°) à dater de la réception du recours, invite à se présenter à l’audition le demandeur, le collège des bourgmestre et échevins, le fonctionnaire délégué ou leurs représentants, (l’administration – Décret du 31 janvier 2008, art. unique, 3°) ainsi que la commission.

(Lors de l’audition, l’administration présente le cadre dans lequel s’inscrit le projet, à savoir:

1° la situation et, le cas échéant, les dérogations à un plan d’aménagement, à un règlement d’urbanisme ou à un permis de lotir ainsi que l’inscription du bien immobilier dans le schéma de structure communal ou dans un rapport urbanistique et environnemental;

2° l’inscription du bien immobilier à l’inventaire du patrimoine immobilier ou sur la liste de sauvegarde, s’il est classé ou en voie de classement au sens de l’article 208, sa situation dans une zone de protection visée à l’article 209, sa localisation dans un périmètre visé à l’article 127, §1er, alinéa 1er, 8°, 167, 172, 173 ou 182, dans un plan d’expropriation ou dans un site repris à l’inventaire visé à l’article 233 ou faisant l’objet de formalités équivalentes en vertu de la législation applicable en région de langue allemande; – Décret du 31 janvier 2008, art. unique, 4°)

Dans (les soixante jours – Décret du 31 janvier 2008, art. unique, 5°), la commission transmet son avis. A défaut, l’avis est réputé favorable (à l’auteur du recours – Décret du 31 janvier 2008, art. unique, 5°) – Décret-programme du 3 février 2005, art. 81, al. 2).

Lorsque le dossier est relatif à un immeuble visé à l’article 109, ( – Décret du 30 avril 2009, art. 105, al. 2), un représentant de la Commission royale des monuments, sites et fouilles de la Région wallonne siège au sein de la Commission d’avis. – Décret du 18 juillet 2002, art. 56, 2.)

((...) – Décret-programme du 3 février 2005, art. 81, al. 3)

Art. 121. 

Dans les 75 jours à dater de la réception du recours, le Gouvernement (notifie sa décision par envoi – Décret-programme du 3 février 2005, art. 82, al. 1er) au demandeur, au collège des bourgmestre et échevins et au fonctionnaire délégué.

A défaut, le demandeur peut, par envoi ((...) – Décret-programme du 3 février 2005, art. 82, al. 2), adresser un rappel au Gouvernement et en informe simultanément le collège des bourgmestre et échevins et le fonctionnaire délégué.

A défaut de l’envoi de la décision du Gouvernement dans les trente jours à dater de la réception par le Gouvernement de (l’envoi – Décret-programme du 3 février 2005, art. 82, al. 3) contenant le rappel, la décision dont recours est confirmée.

Art. 122. 

((...) – Décret du 30 avril 2009, art. 73)

Art. 123. 

Les permis visés aux articles 117, 118, 121 ((...) – Décret du 30 avril 2009, art. 74) et 127 peuvent être refusés pour les motifs, être assortis de conditions ou consentir les dérogations (prévue – Décret du 18 juillet 2002, art. 57, al. 1er) au présent titre.

((...) – Décret-programme du 3 février 2005, art. 84)

Le cas échéant, l’autorité de recours exécute, par l’entremise de la commune, les mesures particulières de publicité ou sollicite l’avis de la commission communale, auxquels cas les effets du rappel visé à l’article 121, alinéa 3, sont suspendus pendant quarante jours à dater de la demande de l’autorité de recours.

Section 7

. — (De la procédure d’évaluation des incidences des projets sur l’environnement – Décret du 30 avril 2009, art. 75)

Art. 124. 

(Les demandes de permis sont soumises à évaluation des incidences sur l’environnement conformément à la partie V du Livre Ier du Code de l’Environnement. – Décret du 30 avril 2009, art. 76)

Art. 125. 

(Pour autant qu’ils soient pertinents et actuels, tout ou partie des résultats et des données obtenus lors d’une évaluation environnementale effectuée précédemment peuvent être intégrés dans l’étude d’incidences. Ceux-ci sont identifiés comme tels dans l’étude. – Décret du 30 avril 2009, art. 77)

Art. 126. 

((...) – Décret du 30 avril 2009, art. 100)

Section 8

. — (Des permis délivrés par le Gouvernement ou le fonctionnaire délégué, de leur introduction et de leur instruction – Décret du 1er juin 2006, art. 3)

Art. 127. 

(§1er. Par dérogation aux articles (88, 89, 107 et 109 – Décret du 30 avril 2009, art. 78, 2°), le permis est délivré par le Gouvernement ou le fonctionnaire délégué:

1° lorsqu’il est sollicité par une personne de droit public;

2° lorsqu’il concerne des actes et travaux d’utilité publique;

3° lorsqu’il concerne des actes et travaux s’étendant sur le territoire de plusieurs communes;

4° (lorsqu’il concerne les actes et travaux situés (dans une zone à laquelle s’applique la prescription visée à l’article 28 ou dans les domaines des infrastructures ferroviaires ou aéroportuaires et des ports autonomes visés à l’article 21 – DRW du 27 octobre 2005, art. 5, al. 1er) – Décret-programme du 3 février 2005, art. 87, al. 1er);

(5° lorsqu’il concerne des actes et travaux situés dans les périmètres visés aux articles (169, §4 – Décret du 1er juin 2006, art. 4, al. 1er) et 182;

6° lorsqu’il concerne des actes et travaux situés dans le périmètre visé à l’article 1er, 5°, du décret relatif aux infrastructures d’accueil des activités économiques; – Décret-programme du 3 février 2005, art. 87, al. 2)

(7° lorsqu’il concerne les constructions et équipements de service public ou communautaires; – DRW du 27 octobre 2005, art. 5, al. 2)

(8° lorsqu’il concerne des actes et travaux situés dans un périmètre de remembrement urbain; le périmètre est arrêté par le Gouvernement, d’initiative ou sur la proposition du conseil communal ou du fonctionnaire délégué; sauf lorsqu’il propose le périmètre, le conseil communal transmet son avis dans le délai de quarante-cinq jours à dater de la demande du fonctionnaire délégué; à défaut, l’avis est réputé favorable; lorsque l’avis est défavorable, la procédure n’est pas poursuivie; le périmètre vise tout projet d’urbanisme de requalification et de développement de fonctions urbaines qui nécessite la création, la modification, l’élargissement, la suppression ou le surplomb de la voirie par terre et d’espaces publics; le projet de périmètre et l’évaluation des incidences relatives au projet d’urbanisme sont soumis préalablement aux mesures particulières de publicité et à la consultation de la commission communale, si elle existe, selon les modalités visées à l’article 4; le collège des bourgmestre et échevins transmet son avis dans le délai de septante jours à dater de la réception de la demande du fonctionnaire délégué; à défaut, l’avis est réputé favorable; au terme de la réalisation du projet ou sur la proposition du conseil communal ou du fonctionnaire délégué, le Gouvernement abroge ou modifie le périmètre; l’arrêté qui établit, modifie ou abroge le périmètre est publié par mention au Moniteur belge; – Décret du 1er juin 2006, art. 4, al. 2)

(9° lorsqu’il concerne des actes et travaux projetés dans la zone visée à l’article 32 ou relatifs à l’établissement visé à l’article 110. – Décret du 20 septembre 2007, art. 16, 1°)

((...) – Décret du 30 avril 2009, art. 78, 3°)

Le Gouvernement arrête:

1° la liste des personnes de droit public visées au présent paragraphe;

2° la liste des actes et travaux d’utilité publique visés au présent paragraphe;

(3° la liste des actes et travaux d’utilité publique ou dont il reconnaît l’intérêt régional et pour lesquels aucune délégation n’est accordée. – Décret-programme du 3 février 2005, art. 87, al. 3)

§2. (La demande de permis est adressée par envoi au fonctionnaire délégué. – Décret-programme du 3 février 2005, art. 87, al. 4)

Le Gouvernement peut arrêter la forme et le contenu de la demande de permis. Il précise le nombre d’exemplaires du dossier qu’elle doit comporter, ainsi que l’échelle et le contenu des différents plans qui doivent être joints.

Dans les quinze jours, le fonctionnaire délégué, si la demande est incomplète, adresse au demandeur, par envoi ((...) – Décret-programme du 3 février 2005, art. 87, al. 5), un relevé des pièces manquantes et précise que la procédure recommence à dater de leur réception.

Dans le même délai, si la demande est complète, le fonctionnaire délégué (notifie par envoi au demandeur – Décret-programme du 3 février 2005, art. 87, al. 6), le caractère complet du dossier, le fait que la demande nécessite ou non des mesures particulières de publicité ou la consultation de la Commission communale ou des services ou Commissions dont la consultation est demandée. (L’avis de la Direction générale des Ressources naturelles et de l’Environnement est sollicité soit, en l’absence du périmètre visé à l’article 136bis, §1er, lorsque la demande de permis porte sur un bien sis à proximité d’une zone visée à l’article 31, §2, ou à proximité d’un établissement présentant un risque majeur pour les personnes, les biens ou l’environnement au sens du décret du 11 mars 1999 relatif au permis d’environnement, soit lorsque la demande est relative à un tel établissement. – Décret du 8 mai 2008, art. 10, al. 3)

Les services ou Commissions visés à l’alinéa précédent transmettent leur avis dans les trente jours de la demande.

Lorsque la demande est soumise aux mesures particulières de publicité, celles-ci s’effectuent par l’entremise de la commune.

Le collège des bourgmestre et échevins transmet son avis dans les délais suivants à dater de la réception de la demande du fonctionnaire délégué:

1° trente jours lorsque la demande ne requiert ni mesures particulières de publicité ni avis de la Commission communale;

2° septante jours lorsque la demande requiert des mesures particulières de publicité ou l’avis de la Commission communale.

A défaut d’être rendus dans les délais, les avis visés aux alinéas 5 et 7 sont réputés favorables.

§3. (Pour autant que la demande soit préalablement soumise aux mesures particulières de publicité déterminées par le Gouvernement ainsi qu’à la consultation obligatoire visée à l’article 4, alinéa 1er, 3°, lorsqu’il s’agit d’actes et travaux visés au §1er, alinéa 1er, 1°, 2°, 4°, 5°, 7° et 8°, et qui soit respectent, soit structurent, soit recomposent les lignes de force du paysage, le permis peut être accordé en s’écartant du plan de secteur, d’un plan communal d’aménagement, d’un règlement communal d’urbanisme ou d’un plan d’alignement. – Décret du 20 septembre 2007, art. 16, 2°)

§4. ((...) – Décret du 27 octobre 2005, art. 5, al. 4) La décision du fonctionnaire délégué octroyant ou refusant le permis (est notifié par envoi – Décret-programme du 3 février 2005, art. 87, al. 8) simultanément au demandeur et au collège des bourgmestre et échevins.

L’envoi de la décision du fonctionnaire délégué intervient dans les délais suivants à dater de l’accusé ((...) – Décret-programme du 3 février 2005, art. 87, al. 9) de l’envoi visé au §2, alinéa 1er, ou, le cas échéant, à dater de la réception des documents complémentaires visés au §2, alinéa 3:

(1° soixante jours lorsque les actes et travaux sont d’impact limité et que la demande ne requiert ni mesures particulières de publicité ni l’avis de la commission communale; – Décret du 30 avril 2009, art. 78, 4°)

( – Décret du 30 avril 2009, art. 78, 5°) nonante jours lorsque la demande ne requiert ni mesures particulières de publicité ni avis de la Commission communale;

( – Décret du 30 avril 2009, art. 78, 5°) cent trente jours lorsque la demande requiert des mesures particulières de publicité ou l’avis de la Commission communale.

L’absence de décision envoyée dans ce délai équivaut à un refus de permis.

§5. (Lorsque la demande porte sur des actes et travaux pour lesquels aucune délégation n’est accordée, le fonctionnaire délégué transmet son avis au Gouvernement dans les délais prévus au §4, alinéa 2. – DRW du 27 octobre 2005, art. 5, al. 5)

La décision du Gouvernement octroyant ou refusant le permis (est notifiée par envoi – Décret-programme du 3 février 2005, art. 87, al. 10) simultanément au demandeur, au collège des bourgmestre et échevins et au fonctionnaire délégué.

L’envoi de la décision du Gouvernement intervient dans un délai de soixante jours à dater de la réception de l’avis du fonctionnaire délégué visé à l’alinéa 1er ou, à défaut, de l’écoulement des délais visés au §4, alinéa 2.

§6. Le demandeur et le collège des bourgmestre et échevins peuvent introduire un recours auprès du Gouvernement wallon dans les trente jours de la réception de la décision du fonctionnaire délégué ou de l’écoulement du délai visé au §4, alinéa 2.

(Il est fait application des alinéas 1er, 4, 5 et 6 de l’article 120. – Décret du 20 septembre 2007, art. 16, 3°, a.)

(Dans les septante-cinq jours à dater de la réception du recours, le Gouvernement notifie sa décision par envoi au demandeur, au collège des bourgmestre et échevins et au fonctionnaire délégué.

A défaut, le demandeur peut, par envoi, adresser un rappel au Gouvernement.

A défaut de l’envoi de la décision du Gouvernement dans les trente jours à dater de la réception par celui-ci du rappel, la décision dont recours est confirmée. – Décret-programme du 3 février 2005, art. 87, al. 11)

(Le cas échéant, l’autorité de recours exécute, par l’entremise de la commune, les mesures particulières de publicité ou sollicite l’avis de la commission communale, auquel cas les effets du rappel visé au présent paragraphe sont suspendus pendant quarante jours à dater de la demande de l’autorité de recours.16, 3°, b. – Décret du 20 septembre 2007, art. )

§7. Préalablement à la décision du fonctionnaire délégué ou du Gouvernement, le demandeur peut, moyennant l’accord de celui-ci, produire des plans modificatifs et un complément corollaire de notice d’évaluation préalable des incidences ou d’étude d’incidences sauf si les modifications envisagées trouvent leur fondement dans l’étude d’incidences.

Le cas échéant, les plans modificatifs, le complément de notice d’évaluation préalable ou d’étude d’incidences sont soumis à de nouvelles mesures de publicité par l’entremise de la commune, à l’avis ((...) – Décret-programme du 3 février 2005, art. 87, al. 12) des services ou Commissions visés au §2, ainsi qu’à l’avis du collège des bourgmestre et échevins. Ces avis sont transmis dans les délais visés au §2, alinéas 5 et 7. A défaut, ils sont réputés favorables.

Dans les cas visés au présent paragraphe, les délais visés aux §§4 et 6 ne prennent cours qu’à dater du dépôt contre récépissé par le demandeur des plans modificatifs et du complément de notice d’évaluation préalable ou d’étude d’incidences. – Décret du 18 juillet 2002, art. 59)

Section 9

. — (Des charges d’urbanisme – Décret du 30 avril 2009, art. 79)

Art. 128. 

(§1er. Le permis visé à l’article 88, 89, 107 ou 127 est refusé ou assorti de conditions s’il s’agit de bâtir ou d’urbaniser un terrain n’ayant pas d’accès à une voie suffisamment équipée en eau, en électricité, pourvue d’un revêtement solide et d’une largeur suffisante, compte tenu de la situation des lieux, et pour autant que les conditions en matière d’épuration des eaux usées du Code de l’eau ne soient pas rencontrées pour la ou les parcelles concernées.

§2. Sans préjudice de l’application de l’article 129quater, à l’initiative du demandeur ou d’office, le collège communal, le fonctionnaire délégué ou le Gouvernement peuvent subordonner la délivrance des permis à l’ouverture, la suppression ou la modification de voiries communales ainsi qu’aux charges qu’ils jugent utiles d’imposer au demandeur dans le respect du principe de proportionnalité.

Outre la fourniture de garanties financières nécessaires à leur exécution, les charges sont supportées par le demandeur et couvrent la réalisation ou la rénovation de voiries, d’espaces verts publics, la réalisation ou la rénovation de constructions ou d’équipements publics ou communautaires ainsi que toutes mesures favorables à l’environnement.

En outre, le collège communal, le fonctionnaire délégué ou le Gouvernement peuvent subordonner la délivrance du permis à une déclaration par laquelle le demandeur s’engage, au moment où les travaux sont entamés, à céder à la commune ou à la Région, à titre gratuit, quitte et libre de toute charge et sans frais pour elles, la propriété de voiries, d’espaces publics, de constructions ou d’équipements publics ou communautaires.

§3. Lorsque la demande de permis porte sur un bien situé le long d’une voie de la Région ou de la province, l’autorité chargée d’instruire la demande la soumet à l’avis de l’administration concernée. – Décret du 30 avril 2009, art. 79)

(Section 10

. — Des voiries communales – Décret du 30 avril 2009, art. 80)

Art. 129. 

((...) – Décret du 6 février 2014, art. 77)

Art. 129bis. 

((...) – Décret du 6 février 2014, art. 77)

Art. 129ter. 

((...) – Décret du 6 février 2014, art. 77)

(Art. 129quater. 

(Lorsque la demande de permis d’urbanisme, d’urbanisation ou de permis d’urbanisme de constructions groupées – Décret du 6 février 2014, art. 78, 1°) porte notamment sur l’ouverture, la modification ou la suppression d’une voirie communale, l’autorité chargée de l’instruction soumet, au stade de la complétude de la demande de permis ou à tout moment qu’elle juge utile, la demande d’ouverture, de modification ou de suppression d’une voirie communale à (la procédure prévue aux articles 7 et suivants du décret du 6 février 2014 relatif à la voirie communale. – Décret du 6 février 2014, art. 78, 1°)

(Lorsque la demande de permis d’urbanisme, d’urbanisation ou de permis d’urbanisme de constructions groupées – Décret du 6 février 2014, art. 78, 2°) porte notamment sur l’ouverture, la modification ou la suppression d’une voirie communale nécessitant une modification du plan d’alignement, l’autorité chargée de l’instruction envoie, au stade de la complétude de la demande de permis ou à tout moment qu’elle juge utile, au collège communal la demande d’ouverture, de modification ou de suppression de ladite voirie communale et le projet de plan d’alignement élaboré par le demandeur, (conformément aux articles 21 et suivants du décret du 6 février 2014 relatif à la voirie communale. – Décret du 6 février 2014, art. 78, 2°)

Dans ces cas, les délais d’instruction de la demande de permis sont prorogés du délai utilisé pour l’obtention de l’accord définitif relatif à la voirie communale et, le cas échéant, l’arrêté relatif au plan d’alignement.

Lorsque l’objet de la demande de permis est soumis à enquête publique, le collège communal organise une enquête publique conjointe pour la demande de permis, pour la demande relative à la voirie communale ainsi que, le cas échéant, pour le projet de plan d’alignement. La durée de l’enquête publique conjointe correspond à la durée maximale requise par les différentes procédures concernées. – Décret du 30 avril 2009, art. 84)

Section 11

. — Des permis en relation avec d’autres polices administratives

Art. 130. 

§1er. Par dérogation à l’article 84, le permis de recherche est délivré par le Gouvernement lorsqu’il est sollicité par le titulaire d’un permis de recherche de mines ou par le concessionnaire d’une mine.

Le collège des bourgmestre et échevins émet au préalable son avis dans les trente jours. Si ce délai n’est pas respecté, l’avis est réputé favorable. En cas d’avis défavorable, la décision est réservée au Gouvernement.

Le Gouvernement ou son délégué peut accorder le permis en s’écartant du plan d’aménagement, d’un règlement communal ou d’un plan d’alignement d’une voie communale.

§2 et §3. ((...) – Décret du 4 juillet 2002, art. 16)

Art. 131. 

(Par dérogation aux articles 84 et 127, en cas de projet mixte au sens de l’article 1er, 11°, du décret du 11 mars 1999 relatif au permis d’environnement, un permis unique tenant lieu de permis d’urbanisme au sens du présent Code est délivré conformément aux dispositions visées au chapitre XI du décret précité. – Décret du 11 mars 1999, art. 99)

(Par dérogation aux articles 84 et 127, en cas de projet intégré au sens de l’article 1er, 5° du décret relatif aux implantations commerciale, un permis intégré tenant lieu de permis d’urbanisme au sens du présent Code est délivré conformément aux dispositions visées au Livre III, Titre II du décret précité. – Décret du 5 février 2015, art. 110)

Art. 132. 

Lorsqu’un projet requiert pour sa réalisation l’autorisation visée à l’article 2 de la loi du 29 juin 1975 relative aux implantations commerciales, les actes et travaux autorisés par le permis ou ce qui en tient lieu ne peuvent être exécutés par son titulaire tant que ce dernier ne dispose pas de l’autorisation définitive.

Le délai de péremption visé à l’article 87 est suspendu tant que la décision relative à l’autorisation n’est pas envoyée. Si l’autorisation est refusée, le permis devient caduc, de plein droit, le jour du refus en dernière instance de l’autorisation.

(Art. 132bis. 

Les dérogations accordées en application de la section 2(et de la section 9 – Décret-programme du 3 février 2005, art. 91) du présent chapitre sont applicables aux actes relevant d’autres législations qui sont relatifs au même projet.

La poursuite des activités autorisées par un permis délivré avant l’entrée en vigueur d’un plan et qui ne correspondent pas aux prescriptions de ce plan est admise jusqu’à l’expiration du délai de validité du permis. Le renouvellement de cette autorisation peut être accordé par l’autorité compétente dans une mesure compatible avec la destination générale de la zone considérée, son caractère architectural et l’option urbanistique visée par lesdites prescriptions. – Décret du 18 juillet 2002, art. 60).

Cet article 132bis fait l’objet d’une question préjudicielle posée par le Conseil d’Etat sous le numéro 4992 du rôle de la Cour Constitutionnelle.

Section 12

. — Des dispositions diverses

Art. 133. 

Le Gouvernement arrête la forme des permis, celle des décisions de refus de permis ainsi que les règles nécessaires à l’application du présent chapitre.

(Il règle la procédure d’instruction des permis et détermine notamment les cas dans lesquels des mesures particulières de publicité doivent être observées ou des consultations doivent avoir lieu. – Décret du 18 juillet 2002, art. 61)

Art. 134. 

(Le titulaire du permis avertit, par envoi, le collège communal et le fonctionnaire délégué du début des actes et travaux, quinze jours avant leur commencement. – Décret du 19 avril 2007, art. 7)

Un avis indiquant que le permis a été délivré (ou que les actes et travaux font l’objet du dispositif du jugement visé à l’article 155, §5, – Décret du 24 mai 2007, art. 1er) est affiché sur le terrain à front de voirie et lisible à partir de celle-ci, par les soins du demandeur, soit lorsqu’il s’agit de travaux, avant l’ouverture du chantier et pendant toute la durée de ce dernier, soit dans les autres cas, dès les préparatifs, avant que l’acte ou les actes soient accomplis et durant toute la durée de leur accomplissement. Durant ce temps, le permis et le dossier annexé ou une copie de ces documents certifiée conforme par la commune ou le fonctionnaire délégué, (ou le jugement visé à l’article 155, §5, – Décret du 24 mai 2007, art. 1er) doit se trouver en permanence à la disposition des agents désignés à l’article 156 à l’endroit où les travaux sont exécutés et les actes accomplis.

Art. 135. 

Sans préjudice des dispositions visées (à l’article 127 – Décret du 18 juillet 2002, art. 62), le permis ne peut être délivré s’il s’agit de construire ou de reconstruire sur la partie d’un terrain frappée d’alignement, ou lorsqu’il s’agit d’effectuer à un bâtiment frappé d’alignement des travaux autres que de conservation et d’entretien.

Néanmoins, dans ce dernier cas, le permis peut être délivré s’il résulte des avis exprimés par les autorités compétentes que l’alignement ne peut être réalisé au droit du bâtiment considéré, avant au moins cinq ans, à partir de la délivrance du permis. En cas d’expropriation effectuée après l’expiration de ce délai, la plus-value résultant des travaux autorisés n’est pas prise en considération pour le calcul de l’indemnité.

Art. 136. 

(L’exécution des actes et travaux peut être soit interdite, soit subordonnée à des conditions particulières de protection des personnes, des biens ou de l’environnement lorsque les actes, travaux et permis visés aux articles 84, (88 – Décret du 30 avril 2009, art. 85) ou 127 se rapportent à:

1° un nouvel établissement ou la modification d’un établissement existant présentant un risque d’accident majeur au sens du décret du 11 mars 1999 relatif au permis d’environnement, compte tenu de la nécessité de maintenir une distance appropriée vis-à-vis notamment de zones visées à l’article 25, alinéa 2, des lieux fréquentés par le public ou d’une réserve naturelle domaniale, d’une réserve naturelle agréée, d’une cavité souterraine d’intérêt scientifique, d’une zone humide d’intérêt biologique ou d’une réserve ou d’un site Natura 2000, visés par la loi du 12 juillet 1973 sur la conservation de la nature;

2° compte tenu de la nécessité de maintenir une distance appropriée vis-à-vis d’un établissement existant présentant un risque d’accident majeur au sens du décret du 11 mars 1999 relatif au permis d’environnement, tout projet situé dans un périmètre de zones vulnérables visé à l’article 136bis, §1er, lorsque sa localisation est susceptible d’accroître le risque d’accident majeur ou d’en aggraver les conséquences;

3° des biens immobiliers exposés à un risque naturel ou à une contrainte géotechnique majeurs tels que l’inondation comprise dans les zones soumises à l’aléa inondation au sens de l’article D.53 du Code de l’Eau, l’éboulement d’une paroi rocheuse, le glissement de terrain, le karst, les affaissements miniers ou le risque sismique;

4° des biens immobiliers situés:

a. dans une réserve naturelle domaniale ou une réserve naturelle agréée, dans une cavité souterraine d’intérêt scientifique, dans une zone humide d’intérêt biologique ou dans une réserve forestière, visée par la loi du 12 juillet 1973 sur la conservation de la nature;

b. dans un site Natura 2000 proposé ou arrêté en application de la loi du 12 juillet 1973 sur la conservation de la nature.

Lorsque les actes et travaux pour lesquels un permis est demandé portent sur des biens immobiliers situés dans un site visé au point 4° de l’alinéa 1er, la demande de permis est soumise à l’avis de la Direction générale des Ressources naturelles et de l’Environnement.

Lorsque les actes et travaux pour lesquels un permis est demandé portent sur des biens immobiliers situés à proximité d’un site visé au point 4° de l’alinéa 1er, l’autorité compétente pour délivrer le permis sollicite, le cas échéant, l’avis de la direction générale des ressources naturelles et de l’environnement lorsque les actes et travaux sont susceptibles de porter atteinte à l’intégrité du site concerné soit individuellement, soit en conjugaison avec d’autres plans ou projets. Dans ce cas, l’exécution des actes et travaux peut être soit interdite, soit subordonnée à des conditions particulières de protection des personnes, des biens ou de l’environnement.

Le Gouvernement peut dresser la liste des actes et travaux pour lesquels l’avis visé aux alinéas 2 et 3 ne doit pas être sollicité en raison du fait qu’ils ne sont pas susceptibles d’affecter de manière significative les sites visés au point 4° de l’alinéa 1er et les espèces y protégées. – Décret du 8 mai 2008, art. 11)

(Art. 136bis. 

§1er. Le Gouvernement arrête les périmètres de zones vulnérables établies autour des établissements présentant un risque d’accident majeur au sens du décret du 11 mars 1999 relatif au permis d’environnement ou des zones exclusivement destinées aux industries qui présentent des risques majeurs pour les personnes, les biens ou l’environnement visées à l’article 31, §2.

Chaque périmètre comporte des zones vulnérables dont les limites sont fixées sur la base de seuils de risque tolérable.

Le Gouvernement arrête corrélativement les seuils de risque tolérable correspondant aux zones vulnérables. Sur la base d’une concertation dont les formes sont arrêtées, il peut arrêter la liste des actes et travaux interdits ou autorisables avec ou sans conditions dans les périmètres de zones vulnérables. Le cas échéant, l’arrêté déterminant la liste prévoit la possibilité d’y déroger à titre exceptionnel pour autant que les actes et travaux ne soient pas susceptibles d’accroître le risque d’accident majeur ou d’en aggraver les conséquences.

§2. Le Gouvernement arrête le projet de périmètre visé au paragraphe 1er et le soumet, par l’intermédiaire du collège communal, à enquête publique conformément à l’article 4, à l’avis de la commission communale, de la commission régionale, du Conseil wallon de l’Environnement pour le Développement durable, de la Direction générale des Ressources naturelles et de l’Environnement et des personnes et instances qu’il juge nécessaire de consulter. Les avis sont transmis dans les trente jours. À défaut, ils sont réputés favorables.

Dans les quarante-cinq jours de la clôture de l’enquête publique, le collège communal transmet l’ensemble des réclamations, observations, procès-verbaux au Gouvernement et le conseil communal transmet son avis; à défaut, l’avis est réputé favorable.

Dans les soixante jours de la réception de l’envoi visé à l’alinéa précédent, le Gouvernement arrête le périmètre.

L’arrêté du Gouvernement est publié au Moniteur belge. Dans les dix jours de la publication au Moniteur belge, une expédition du périmètre arrêté est adressée au collège communal, au fonctionnaire délégué ainsi qu’à la Direction générale des Ressources naturelles et de l’Environnement.

Le public est invité à prendre connaissance du périmètre à la maison communale. Le public est informé suivant les modes visés à l’article L1133-1 du Code de la démocratie locale et de la décentralisation.

L’arrêté du Gouvernement est transmis à la commission communale, à la commission régionale, au Conseil wallon de l’Environnement pour le Développement durable et aux personnes et instances qui ont été consultées en application de l’alinéa 1er.

§3. Le périmètre arrêté définitivement par le Gouvernement a valeur réglementaire. Il peut impliquer des restrictions au droit de propriété, en ce compris l’interdiction de lotir ou de bâtir.

§4. Les dispositions relatives à l’adoption d’un périmètre sont applicables à sa révision.

Le Gouvernement abroge le périmètre lorsque l’établissement autour duquel il a été établi perd sa qualité d’établissement présentant un risque majeur au sens du décret du 11 mars 1999 ou lorsque la zone visée à l’article 31, §2, est supprimée. Dans ce cas, les alinéas 4 à 6 du §2 sont applicables. – Décret du 8 mai 2008, art. 12)

Art. 137. 

Le permis peut déterminer l’ordre dans lequel les travaux doivent être exécutés et le délai endéans lequel les conditions qui assortissent le permis doivent être réalisées.

(Le début des travaux relatifs aux constructions nouvelles, en ce compris l’extension de l’emprise au sol de constructions existantes, est subordonné à l’indication sur place de l’implantation par les soins du collège des bourgmestre et échevins.

Il est dressé procès-verbal de l’indication. – Décret-programme du 3 février 2005, art. 92)

Art. 138. 

Le Gouvernement peut disposer que les constructions et ouvrages dont le coût estimé dépasse les montants qu’il fixe et qui font l’objet d’un permis d’urbanisme ou de lotir devenu définitif après l’entrée en vigueur de l’arrêté ne peuvent sans l’autorisation du Gouvernement, être exécutés avant l’expiration d’un délai prenant cours à la date où le permis est devenu définitif. Ce délai, dont il fixe la durée, ne peut excéder un an.

L’alinéa 1er ne s’applique pas aux permis d’urbanisme, (aux permis de lotir ou aux permis d’urbanisation – Décret du 30 avril 2009, art. 86) relatifs à des complexes d’habitations sociales, de petites propriétés terriennes ou d’habitations y assimilées en vertu du Code du logement, ainsi qu’aux habitations moyennes, définies à l’alinéa 3, pour autant qu’il s’agisse de l’acquisition d’un premier logement.

Est considéré comme habitation moyenne l’immeuble ou la partie d’immeuble, en ce compris un appartement, destiné au logement d’une famille ou d’une personne seule, dont la valeur vénale est fixée par le Gouvernement.

Les modalités d’introduction et d’instruction des demandes d’autorisation par le Gouvernement sont réglées par celui-ci.

Le cours des délais prévus aux articles 87 et 98 à 100 ou fixés en exécution de l’article 91 ainsi que l’application des règlements-taxes pris en vertu de l’article 160 sont suspendus, en ce qui concerne les constructions et travaux visés à l’alinéa 1er, pendant la période durant laquelle ils ne peuvent être exécutés.

Art. 139. 

(Selon les dispositions que peut arrêter le Gouvernement, dans le délai de soixante jours à dater de la requête que le titulaire du permis ou le propriétaire du bien adresse simultanément au collège des bourgmestre et échevins et au fonctionnaire délégué, il est dressé une déclaration certifiant que:

1° les travaux sont ou ne sont pas achevés dans le délai endéans lequel ils devaient être achevés;

2° les travaux ont ou n’ont pas été exécutés en conformité avec le permis délivré.

Si les travaux ne sont pas achevés dans le délai ou ne sont pas conformes au permis délivré, la déclaration doit, selon le cas, contenir la liste des travaux qui n’ont pas été exécutés ou indiquer en quoi le permis n’a pas été respecté. – Décret-programme du 3 février 2005, art. 93)

Chapitre IV

. — Des dispositions particulières aux équipements touristiques

Section première

. — Des dispositions générales

Art. 140. 

(Sauf dans la liste des actes et travaux établis par le Gouvernement, – Décret-programme du 3 février 2005, art. 94, al. 1er) tout permis d’urbanisme (ou tout permis d’urbanisation – Décret du 30 avril 2009, art. 87, 1°) relatif (à un village de vacances, à un parc résidentiel de week-end ou à un camping touristique au sens de l’article 2, 14° du décret du 18 décembre 2003 relatif aux établissements d’hébergement touristique ou au sens de l’article 1er du décret du Conseil de la Communauté germanophone du 9 mai 1994 sur les campings et terrains de campings – Décret du 30 avril 2009, art. 87, 2°) ne peut être octroyé que dans les zones ou partie de zones d’habitat, d’habitat à caractère rural, (d’aménagement communal concerté – Décret-programme du 3 février 2005, art. 94, al. 2) ou de loisirs ayant fait l’objet d’un plan communal d’aménagement en vigueur (ou d’un rapport urbanistique et environnemental approuvé par le Gouvernement. – Décret du 30 avril 2009, art. 87, 3°)

Section 2

. — De l’établissement des villages de vacances

Sous-section première

. — Des dispositions générales

Art. 141. 

On entend par village de vacances tout ensemble groupé d’au moins quinze logements fixes construit par une même personne physique ou morale, privée ou publique, et destiné à promouvoir des séjours de détente.

Sous-section 2

. — Des conditions d’établissement des villages de vacances

Art. 142. 

Tout village de vacances doit répondre aux conditions suivantes:

1° sans préjudice de toute autre législation ou réglementation, le village de vacances doit être implanté de façon à assurer son insertion dans l’environnement, soit en utilisant des marges d’isolement, soit par une intégration fonctionnelle et architecturale avec le bâti existant; sauf le cas de marges d’isolement naturelles, il peut être exigé que le village de vacances soit entouré d’un rideau de plantations formé d’arbustes et d’arbres d’essence locale s’harmonisant au paysage;

2° si le village de vacances se trouve en bordure d’un cours d’eau ou d’un plan d’eau, il est imposé une zone libre de toute installation, accessible au public, d’une largeur minimale de 20 mètres calculée à partir de la rive ou du niveau moyen des hautes eaux;

3° si le village de vacances se trouve à proximité de bois soumis ou non au régime forestier, il est imposé une marge d’isolement;

4° le parfait écoulement des eaux superficielles doit être assuré;

5° le village de vacances doit être raccordé à la voie publique par un chemin d’accès dont la plate-forme est d’au moins 6 mètres de large avec revêtement de 4 mètres minimum; il en est de même pour le chemin principal de desserte intérieure, s’il en existe; si la circulation intérieure est à sens unique, un revêtement de 3 mètres de large et dont la plate-forme est de 4 mètres est suffisant; tout chemin doit, en outre, répondre aux conditions suivantes:

a. le drainage de la plate-forme doit être assuré;

b. la fondation doit être empierrée ou stabilisée et proportionnée à la résistance du sol;

c. le revêtement doit être traité de manière à éviter la formation de poussière;

6° le village de vacances doit comprendre une ou plusieurs aires de parcage dont la capacité et la localisation doivent être justifiées par le demandeur;

7° si le réseau d’égouts du village de vacances n’est pas raccordé à un réseau d’égouts publics comportant une station d’épuration capable de supporter la charge supplémentaire provenant du village de vacances, il doit comporter un équipement d’épuration des eaux usées;

8° toutes les constructions communautaires et les voies principales qui y conduisent doivent être dotées d’un dispositif d’éclairage;

9° des équipements collectifs de loisirs peuvent être imposés.

Sous-section 3

. — Du dossier de village de vacances

Art. 143. 

Le dossier de demande de permis d’urbanisme relatif à un village de vacances comporte, en plus des documents visés à l’article 115:

1° un plan de localisation dans la région avec les grandes voies de communication;

2° un plan de la situation existante donnant les renseignements sur le relief, la géologie, la pédologie, les cours d’eau, la végétation. Un plan paysager donnant les vues à maintenir et à masquer (photos). Ce plan dégagera la synthèse des zones à protéger, des zones impropres à la construction et des zones d’ensoleillement;

3° un plan masse indiquant les différentes affectations du sol: espaces réservés au logement, voirie, parking, équipements communautaires, espaces verts à maintenir, plantations nouvelles (à l’échelle du 1/1.000 ou du 1/500, cette dernière pouvant être imposée quand la complexité du projet le justifie);

4° les accès prévus de la voirie existante à la zone à équiper;

5° un rapport explicatif du parti adopté comportant au minimum les renseignements suivants:

a. le coefficient d’occupation au sol (C.O.S.) et le rapport plancher/sol (P/S);

b. un schéma des solutions proposées aux problèmes de l’alimentation en eau et en électricité, du traitement des eaux usées, des égouts, de l’évacuation des immondices;

c. les points d’aboutissement des canalisations existantes d’eau, d’égouts, la possibilité de raccordement électrique;

d. les transports en commun existants;

e. un schéma des voiries piétonnières et autres;

f. si le village de vacances est situé en zone d’habitat ou en zone d’habitat à caractère rural ou est contigu à de telles zones, l’intégration prévue avec ce qui existe déjà comme infrastructure au sol, équipements collectifs, implantation des « masses » de logement et éléments urbanistiques, architecturaux et paysagers;

6° le type des bâtiments, le parti architectural, les gabarits, le type de matériaux et la couleur des façades et toitures;

7° si plusieurs phases de réalisation sont prévues, un programme doit indiquer la liaison dans le temps entre la construction des logements, des équipements communautaires et de l’infrastructure.

Section 3

. — De l’établissement des parcs résidentiels de week-end

Sous-section première

. — Des dispositions générales

Art. 144. 

On entend par parc résidentiel de week-end tout ensemble de parcelles comprises dans un lotissement destiné à recevoir des résidences de week-end.

On entend par résidence de week-end toute construction de 60 mètres carrés maximum de superficie brute de plancher.

Sous-section 2

. — Des conditions d’établissement et de lotissement d’un parc résidentiel de week-end

Art. 145. 

§1er. Le parc résidentiel ne peut, en aucun cas, être situé dans un site classé, ni dans un lieu insalubre ou inondable.

§2. Le parc résidentiel de week-end doit être entouré de marges d’isolement.

Sauf le cas de marges d’isolement naturelles, il peut être exigé que le parc résidentiel de week-end soit entouré d’un rideau de plantations formé d’arbustes et d’arbres d’essence locale s’harmonisant au paysage.

§3. Si le parc résidentiel de week-end se situe en bordure d’un cours d’eau ou d’un plan d’eau, il est imposé une zone libre de toute installation, accessible au public, d’une largeur minimale de 20 mètres calculée à partir de la rive ou du niveau moyen des hautes eaux.

Il en va de même si un cours d’eau ou un plan d’eau est situé à l’intérieur du parc résidentiel de week-end. Dans ce cas, la zone libre peut toutefois être ramenée à 8 mètres.

Art. 146. 

§1er. Le parc résidentiel de week-end doit au minimum être raccordé à la voie publique par un chemin d’accès dont la plate-forme présente une largeur minimale de 6 mètres et un revêtement minimum de 4 mètres.

Il en est de même pour le chemin principal de desserte intérieure, s’il en existe.

Si la circulation intérieure se fait en sens unique, un revêtement de 3 mètres et une plate-forme de 4 mètres de large suffisent.

Tout chemin doit, en outre, répondre aux conditions suivantes:

1° le drainage de la plate-forme doit être assuré;

2° la fondation doit être empierrée ou stabilisée et proportionnée à la résistance du sol;

3° le revêtement doit être traité de manière à éviter la formation de poussière.

§2. Le parc résidentiel de week-end doit comprendre une ou plusieurs aires de parcage dont la capacité et la localisation doivent être justifiées par le demandeur.

Art. 147. 

Le parc résidentiel de week-end doit comporter les équipements dont la liste est établie par le Gouvernement.

Art. 148. 

Si le réseau d’égouts du parc résidentiel de week-end n’est pas raccordé à un réseau d’égouts publics comportant une station d’épuration capable de supporter la charge supplémentaire provenant du parc résidentiel de week-end, il doit comporter un équipement d’épuration des eaux usées.

Chaque parcelle destinée à recevoir une résidence doit présenter une superficie minimale de 200 mètres carrés. Les installations à usage collectif, les chemins et les parkings ne sont pas retenus dans le calcul de la superficie des parcelles. Le nombre de parcelles à l’hectare calculé sur l’ensemble de la propriété ne peut être inférieur à quinze et ne peut excéder trente-cinq.

Les surfaces communautaires réservées aux sports, aux jeux et aux espaces verts doivent être d’au moins 15% de la superficie totale. Les plantations des marges d’isolement n’interviennent pas dans le calcul des 15%.

Les mêmes limites de densité doivent être observées pour les parcs résidentiels de week-end où l’implantation des résidences s’effectue sans délimitation apparente des parcelles individuelles.

En cas d’implantation isolée des résidences, les zones libres de construction doivent être de 2 mètres minimum par rapport aux limites de la parcelle.

Lorsque le parc résidentiel de week-end est divisé en parcelles matériellement bornées et individuellement identifiées, celles-ci ne peuvent être clôturées que par des clôtures uniformes.

Les bâtiments abritant les équipements sanitaires communautaires doivent être implantés à 100 mètres maximum et à 10 mètres minimum de toute parcelle destinée à recevoir un abri de séjour; ils doivent être entourés de plantations.

Sous-section 3

. — Du dossier de parc résidentiel de week-end

Art. 149. 

Le dossier de demande de permis de lotir relatif à un parc résidentiel de week-end comporte, en plus des documents visés à l’article 115:

1° un plan de localisation dans la région avec les grandes voies de communication et les agglomérations proches, ainsi qu’un relevé des points situés dans un rayon de 10 kilomètres et à partir desquels le terrain est visible;

2° un plan de la situation existante donnant les renseignements sur le relief, la géologie, la pédologie, les cours d’eau, la végétation, ainsi qu’un cadastre des arbres remarquables. Un plan paysager donnant les vues à maintenir et à masquer (photos). Ce plan dégagera la synthèse des zones à protéger, des zones impropres à la construction et des zones d’ensoleillement;

3° un plan masse indiquant les différentes affectations du sol: espaces réservés aux résidences de week-end, voirie, aires de parcage, équipements communautaires, espaces verts à maintenir, plantations nouvelles… (à l’échelle du 1/1.000 ou du 1/500, cette dernière pouvant être imposée quand la complexité du projet le justifie);

4° le parcellaire projeté;

5° les accès prévus de la voirie existante à la zone à équiper;

6° un rapport explicatif du parti adopté comportant au maximum les renseignements suivants:

a. la densité d’occupation;

b. un schéma des solutions proposées aux problèmes de l’alimentation en eau et en électricité, du traitement des eaux usées, des égouts, de l’évacuation des immondices et du réseau de lutte contre l’incendie;

c. les points d’aboutissement des canalisations existantes d’eau et d’égouts;

d. les transports en commun existants;

7° si plusieurs phases de réalisation sont prévues, un programme indiquant la liaison dans le temps entre l’implantation des résidences de week-end, des équipements communautaires et de l’infrastructure;

8° les prescriptions urbanistiques du futur lotissement.

Chapitre V

. — Des certificats d’urbanisme et des renseignements à fournir par les pouvoirs publics et les notaires

Art. 150. 

Le Gouvernement détermine:

1° les conditions dans lesquelles les administrations intéressées délivrent aux personnes qui en font la demande des copies ou extraits des plans d’aménagement, des prescriptions réglementaires qui les accompagnent, des plans d’alignement, des règlements régionaux et communaux d’urbanisme ainsi que des périmètres soumis au droit de préemption;

2° les conditions dans lesquelles tout tiers intéressé peut obtenir auprès des mêmes administrations communication du contenu des permis d’urbanisme ou de lotir délivrés;

3° les conditions dans lesquelles les propriétaires riverains peuvent obtenir, auprès des mêmes administrations, les renseignements qu’ils sollicitent sur une demande de permis d’urbanisme ou de lotir;

4° les conditions dans lesquelles les intéressés peuvent obtenir, auprès des mêmes administrations, les renseignements qu’ils sollicitent sur la destination d’un bien qu’ils désirent acquérir, prendre en bail pour plus de neuf ans, en emphytéose ou en superficie;

5° (les conditions dans lesquelles ceux qui sont tenus de prodiguer les informations prévues à l’article 85, §1er, peuvent les obtenir auprès des administrations intéressées. – Décret du 18 juillet 2002, art. 65, 1.)

((...) – Décret du 18 juillet 2002, art. 65, 2.)

(Art. 150bis. 

§1er. Les communes sont tenues de délivrer à toute personne le certificat d’urbanisme n° 1.

Le certificat d’urbanisme n° 1 contient les informations dont la liste suit, relatives aux parcelles cadastrales ou parties de parcelles désignées dans la demande:

1° les prescriptions du plan de secteur, y compris la zone, les tracés, les périmètres, les mesures d’aménagement et les prescriptions supplémentaires applicables;

2° si le bien immobilier est soumis, en tout ou en partie, pour des raisons de localisation, à l’application d’un règlement régional d’urbanisme;

3° la situation au regard du projet de plan de secteur ((...) – Décret-programme du 3 février 2005, art. 95, al. 1er);

4° la situation au regard d’un plan ou d’un projet de plan communal d’aménagement, d’un schéma de structure communal ou d’un projet de schéma de structure communal, d’un règlement communal d’urbanisme ou d’un projet de règlement communal d’urbanisme ou (d’un rapport urbanistique et environnemental au sens de l’article 33 ou – Décret-programme du 3 février 2005, art. 95, al. 2) encore d’un permis de lotir;

5° si le bien est soumis au droit de préemption ou repris dans les limites d’un plan d’expropriation et, selon le cas, la désignation des bénéficiaires du droit de préemption ou du pouvoir expropriant, ainsi que la date de l’arrêté du Gouvernement correspondant;

6° si le bien est:

– situé dans un des périmètres visés aux articles (136bis – Décret du 8 mai 2008, art. 13), 168, §4, 172 ou 173;
– inscrit sur la liste de sauvegarde visée à l’article 193;
– classé en application de l’article 196;
– situé dans une zone de protection visée à l’article 209;
– localisé dans un site repris à l’inventaire des sites archéologiques visé à l’article 233;

7° si le bien bénéficie d’un équipement d’épuration des eaux usées et d’un accès à une voirie suffisamment équipée en eau, électricité, pourvue d’un revêtement solide et d’une largeur suffisante, compte tenu de la situation des lieux;

(8° si le bien immobilier a fait l’objet d’un certificat de performance énergétique au sens du titre V du Livre IV; – Décret du 19 avril 2007, art. 8)

(8° (lire « 9° ») les données relatives au bien inscrites dans la banque de données au sens de l’article 10 du décret du 5 décembre 2008 relatif à la gestion des sols. – Décret du 5 décembre 2008, art. 89, al. 2)

La commune et le Gouvernement peuvent compléter la liste des informations contenues dans le certificat.

(Le Gouvernement met à disposition des communes les informations visées ci-dessus. – Décret du 17 juillet 2008, art. 3)

§2. Les communes sont tenues de délivrer le certificat d’urbanisme n° 2.

Toute demande de certificat d’urbanisme n° 2 emporte demande de certificat d’urbanisme n° 1. Outre les informations contenues dans le certificat n° 1, le certificat n° 2 contient une appréciation du collège des bourgmestre et échevins et du fonctionnaire délégué sur le projet concret conçu par le demandeur.

L’appréciation porte sur le principe et les conditions de la délivrance d’un permis d’urbanisme ou de lotir qui serait demandé pour réaliser pareil projet. Elle porte aussi sur les charges d’urbanisme.

La demande de certificat n° 2 contient l’exposé du projet sous une forme graphique ou littérale ainsi que la demande éventuelle d’être entendu par l’administration communale et le fonctionnaire délégué (ou son représentant – Décret-programme du 3 février 2005, art. 95, al. 3). Dans ce cas, l’intéressé reçoit, dans les quinze jours de la demande, une convocation à une audience. Au cours de l’audience, il rencontre le représentant de l’administration communale et le fonctionnaire délégué (ou son représentant – Décret-programme du 3 février 2005, art. 95, al. 3), et peut débattre avec eux de son projet et, éventuellement, modifier légèrement celui-ci par voie écrite.

Le certificat n° 2 est délivré dans les septante-cinq jours de la demande.

L’appréciation formulée par le collège des bourgmestre et échevins et par le fonctionnaire délégué reste valable pendant deux ans à compter de la délivrance du certificat d’urbanisme n° 2, pour les éléments de la demande de permis qui ont fait l’objet du certificat n° 2 et sous réserve de l’évaluation des incidences du projet sur l’environnement, des résultats des enquêtes et autres consultations et du maintien des normes applicables au moment du certificat.

§3. Les demandes de certificat sont adressées à la commune par envoi recommandé à la poste avec accusé de réception postal ou déposées, contre récépissé, à la maison communale. Le Gouvernement peut déterminer la forme des demandes et des certificats d’urbanisme et établir la procédure.

Le Conseil communal peut imposer un droit de dossier par parcelle cadastrale concernée, dont le fait générateur est la demande de certificat d’urbanisme. – Décret du 18 juillet 2002, art. 66)

Art. 151. 

Les communes tiennent un inventaire de toutes les parcelles de terrain sises sur leur territoire, pour lesquelles il existe un permis de lotir (ou un permis d’urbanisation non frappés – Décret du 30 avril 2009, art. 88) de caducité et qui ne sont pas encore bâties, ainsi que de toutes les parcelles de terrain non bâties situées dans le périmètre de la zone d’habitat telle qu’elle est prévue au plan de secteur ou au plan communal d’aménagement. Toute personne qui en fait la demande peut prendre connaissance sur place de cet inventaire.

Le Gouvernement arrête les modalités d’application de la présente disposition et notamment la manière dont l’inventaire est dressé et les parcelles identifiées.

Art. 152. 

Dans la publicité relative à la vente, à la location pour plus de neuf ans ou à la constitution d’un droit d’emphytéose ou de superficie portant sur des biens immobiliers, le notaire, le vendeur ou son mandataire doit indiquer sans équivoque la destination urbanistique la plus récente de ces biens, en utilisant les appellations prévues à l’article 25.

Ces personnes doivent également faire mention de manière détaillée des permis en vigueur ou des certificats d’urbanisme relatifs aux biens à vendre.

Titre VI

. — Des infractions et des sanctions

Art. 153. 

Sont punis d’un emprisonnement de huit jours à trois mois et d’une amende de 10.000 à 500.000 francs ou d’une de ces peines seulement ceux qui contreviennent aux arrêtés pris en exécution de l’article 138.

Sont applicables auxdites infractions les dispositions du livre Ier du Code pénal, sans exception du chapitre VII et de l’article 85, ainsi que l’article 158 du présent Code.

Art. 154. 

Sont punis d’un emprisonnement de huit jours à trois mois et d’une amende de 100 francs à 300.000 francs ou d’une de ces peines seulement ceux qui:

1° exécutent les actes et les travaux visés à l’article 84 ou (procèdent à l’urbanisation d’un bien au sens de l’article 88 – Décret du 30 avril 2009, art. 89, 1°), sans permis préalable, postérieurement à sa péremption ou postérieurement à l’acte ou à l’arrêt de suspension du permis;

2° poursuivent des actes ou (l’urbanisation d’un bien visée à l’article 88 – Décret du 30 avril 2009, art. 89, 2°), sans permis, au-delà de la durée de validité du permis, postérieurement à sa péremption ou postérieurement à l’acte ou à l’arrêt de suspension du permis;

3° maintiennent des travaux exécutés sans permis;

4° enfreignent de quelque manière que ce soit les prescriptions des plans de secteur ou communaux d’aménagement, des permis d’urbanisme, (des permis de lotir ou des permis d’urbanisation – Décret du 30 avril 2009, art. 89, 3°) et des règlements d’urbanisme ou réalisent une publicité non conforme aux dispositions déterminées en exécution de l’article 4;

5° ne se conforment pas aux dispositions prévues à l’article 134 et au livre III du présent Code;

(6° exécutent et maintiennent les actes et travaux visés à l’article 84, §2, alinéa 2, 4°, sans déclaration urbanistique préalable;

 (ouvrent, modifient ou suppriment une voirie communale sans l’accord visé à l’article 129bis, §1er. – Décret du 30 avril 2009, art. 89, 4°)

Les infractions commises à l’occasion de l’utilisation d’un terrain par le placement d’installations fixes ou mobiles peuvent être imputées à celui qui les a placées comme aussi au propriétaire qui y a consenti ou qui l’a toléré.

Toutefois, les peines sont de quinze jours à six mois d’emprisonnement et de 2.000 à 600.000 francs d’amende ou de l’une de ces peines seulement, lorsque les coupables des infractions définies à l’alinéa 1er sont des personnes qui, en raison de leur profession ou de leur activité, achètent, lotissent, offrent en vente ou en location, vendent ou donnent en location des immeubles, construisent ou placent des installations fixes ou mobiles. Il en est de même pour ceux qui interviennent dans ces opérations.

Les dispositions du livre Ier du Code pénal, sans exception du chapitre VII et de l’article 85, sont applicables auxdites infractions ainsi qu’à celles prévues aux articles 156 et 158.

Art. 155. 

§1er. Le fonctionnaire délégué ou le collège des bourgmestre et échevins, d’initiative ou dans le délai que lui fixe le fonctionnaire délégué, peuvent poursuivre devant le tribunal correctionnel l’un des modes de réparation visés au paragraphe 2 et s’en informent simultanément.

§2. Outre la pénalité, le tribunal ordonne, à la demande du fonctionnaire délégué ou du collège des bourgmestre et échevins:

1° soit la remise en état des lieux ou la cessation de l’utilisation abusive;

2° soit l’exécution d’ouvrages ou de travaux d’aménagement;

3° soit le paiement d’une somme représentative de la plus-value acquise par le bien à la suite de l’infraction pour autant qu’il ne soit ni inscrit sur la liste de sauvegarde, ni classé.

Le tribunal fixe à cette fin un délai qui, dans les cas visés aux 1° et 2°, ne peut dépasser un an.

En cas de condamnation au paiement d’une somme, le tribunal fixe celle-ci à tout ou partie de la plus-value acquise par le bien et ordonne que le condamné pourra s’exécuter valablement en remettant les lieux en état dans le délai d’un an. Le paiement de la somme se fait entre les mains du receveur de l’enregistrement à un compte spécial du budget de la Région.

L’arrêt n° 172/2003 du 17 décembre 2003 de la Cour d’arbitrage statue sur une question préjudicielle relative aux paragraphes 1er et 2 de cet article 155.

§3. Les droits de la partie civile sont limités pour la réparation directe à celle choisie par l’autorité compétente, sans préjudice du droit à l’indemnisation à charge du condamné.

§4. Sans préjudice de l’application du chapitre XXIII du livre IV de la quatrième partie du Code judiciaire, le jugement ordonne que, lorsque les lieux ne sont pas remis en état ou les travaux et ouvrages ne sont pas exécutés dans le délai prescrit, le fonctionnaire délégué, le collège des bourgmestre et échevins et éventuellement la partie civile pourront pourvoir d’office à son exécution.

L’administration ou la partie civile qui exécute le jugement a le droit de vendre les matériaux et objets résultant de la remise en état des lieux, de les transporter, de les entreposer et de procéder à leur destruction en un lieu qu’elle choisit.

Le condamné est contraint au remboursement de tous les frais d’exécution, déduction faite du prix de la vente des matériaux et objets, sur présentation d’un état taxé et rendu exécutoire par le juge des saisies.

§5. Lorsque le jugement ordonne, à la demande du fonctionnaire délégué ou du collège des bourgmestre et échevins conformément au paragraphe 1er, soit la remise en état des lieux, soit l’exécution d’ouvrages ou de travaux d’aménagement, ceux-ci sont exécutés par le condamné sans qu’il doive obtenir le permis visé à l’article 84.

Toutefois, le condamné est tenu de prévenir le collège des bourgmestre et échevins, huit jours avant le début des travaux; le collège pourra imposer des conditions d’exécution, notamment en ce qui concerne la sécurité et la salubrité publique.

§6. (Lorsque les actes et travaux exécutés ou maintenus en infraction sont susceptibles de recevoir le permis d’urbanisme requis, sur la base soit de la réglementation en vigueur lors de l’accomplissement des actes et travaux, soit de la réglementation en vigueur au moment du dépôt de la demande, le cas échéant en application des articles 110 à 113 ou 127, §3, et eu égard à la destination générale de la zone ou de son caractère architectural, le Gouvernement ou le fonctionnaire délégué propose, de commun accord avec le collège communal, une transaction au contrevenant. – Décret du 24 mai 2007, art. 2, al. 1er)

(Lorsque l’infraction consiste en l’exécution et le maintien d’actes et travaux soumis à la déclaration urbanistique préalable visée à l’article 84, §2, alinéa 2, 4°, ou à la déclaration préalable visée à l’article 129, §3, et en l’absence de déclaration, le fonctionnaire délégué propose, de commun accord avec le collège communal, une transaction au contrevenant.

La décision du collège communal sur la transaction est transmise dans les soixante jours de la demande du Gouvernement ou du fonctionnaire délégué. A défaut, la décision est réputée favorable. – Décret du 24 mai 2007, art. 2, al. 2)

(La transaction a lieu moyennant le paiement d’une somme d’argent dont le montant est établi selon les règles arrêtées par le Gouvernement, sans que ce montant ne puisse être inférieur à deux cent cinquante euros ni supérieur à vingt-cinq mille euros.

Le versement du montant de la transaction doit précéder l’introduction de la demande de permis ou de la déclaration.

Le versement du montant de la transaction se fait:

– soit entre les mains du receveur communal lorsque l’infraction a été constatée par les fonctionnaires et agents de la police locale ou par les fonctionnaires et agents techniques des communes désignés par le gouverneur de la province;

– soit entre les mains du receveur de l’enregistrement à un compte spécial du budget de la Région dans les autres cas.

Le versement du montant de la transaction éteint l’action publique et le droit pour les autorités publiques à demander toute autre réparation. – Décret du 24 mai 2007, art. 2, al. 4)

Le Gouvernement ou le fonctionnaire délégué ne peut proposer valablement une transaction qu’au cas où le Procureur du Roi n’a pas marqué son intention de poursuivre dans les nonante jours de la demande qui lui est faite.

((...) – Décret du 24 mai 2007, art. 2, al. 5)

§7. A la demande des acquéreurs ou des locataires, le tribunal peut annuler leur titre d’acquisition ou de location, sans préjudice du droit à l’indemnisation à charge du coupable.

L’arrêt n° 10/2005 de la Cour d’arbitrage du 19 janvier 2005 statue sur une question préjudicielle relative à cet article.

Art. 156. 

Indépendamment des officiers de police judiciaire, les fonctionnaires et agents chargés de l’administration et de la police de la voirie, les fonctionnaires et agents techniques des communes désignés par le gouverneur de province ainsi que les fonctionnaires et agents de la Région désignés à cette fin par le Gouvernement ont qualité pour rechercher et constater par procès-verbal les infractions déterminées à l’article 153, à l’article 154, au présent article, alinéa 4, et à l’article 158, alinéa 5. (Le procès-verbal de constat est notifié, par envoi, dans les plus brefs délais, au maître de l’ouvrage, à tout titulaire de droit réel sur le bien immobilier à l’exclusion de l’hypothèque ou de l’antichrèse, à toute personne qui fait usage du bien immobilier, au collège communal, au fonctionnaire délégué et au Procureur du Roi. Le Gouvernement peut arrêter les formes du procès-verbal. – Décret du 24 mai 2007, art. 3)

Lesdits fonctionnaires et agents ont accès au chantier et aux bâtiments pour faire toutes recherches et constatations utiles. Ils peuvent visiter tous les lieux, même clos et couverts, où s’effectuent des sondages ou des fouilles et se faire communiquer tous les renseignements qu’ils jugent utiles.

Lorsque les opérations revêtent le caractère de visites domiciliaires, les fonctionnaires et agents ne peuvent y procéder que s’il y a des indices d’infraction et à la condition d’y être autorisés par le juge de police.

Sans préjudice de l’application des peines plus fortes déterminées aux articles 269 et 275 du Code pénal, quiconque aura mis obstacle à l’exercice du droit de visite prévu ci-dessus sera puni d’une amende de 50 à 300 francs et de huit à quinze jours d’emprisonnement ou l’une de ces peines seulement.

L’arrêt n° 10/2005 de la Cour d’arbitrage du 19 janvier 2005 statue sur une question préjudicielle relative à cet article.

Art. 157. 

Le fonctionnaire délégué ou le collège des bourgmestre et échevins peut poursuivre, devant le tribunal civil:

1° soit la remise en état des lieux ou la cessation de l’utilisation abusive;

2° soit l’exécution d’ouvrages ou de travaux d’aménagement;

3° soit le paiement d’une somme représentant tout ou partie de la plus-value acquise par le bien à la suite de l’infraction.

(A défaut pour le Procureur du Roi d’avoir marqué son intention de poursuivre dans les nonante jours de la demande qui lui est faite, le fonctionnaire délégué poursuit devant le tribunal civil l’un des modes de réparation visé à l’alinéa 1er lorsque les actes et travaux exécutés ou maintenus en infraction ne sont pas susceptibles de recevoir le permis d’urbanisme requis au sens de l’article 155, §6, alinéa 1er. – Décret du 24 mai 2007, art. 4, al. 1er)

Les dispositions de l’(article 155, §1er, et §§3 à 7 – Décret du 24 mai 2007, art. 4, al. 2), sont également applicables en cas d’action introduite devant le tribunal civil.

Les droits du tiers lésé agissant soit concurremment avec les autorités publiques, soit séparément d’elles sont limités pour la réparation directe à celle choisie par l’autorité compétente, sans préjudice du droit à l’indemnisation à charge du condamné.

L’arrêt n° 10/2005 de la Cour d’arbitrage du 19 janvier 2005 statue sur une question préjudicielle relative à cet article.

Art. 158. 

Les fonctionnaires et agents visés à l’article 156, alinéa 1er, peuvent ordonner verbalement et sur place l’interruption des travaux, la cessation de l’utilisation du bâtiment ou l’accomplissement d’actes lorsqu’ils constatent que ceux-ci:

(1° soit ne sont pas conformes au permis délivré;

2° soit sont exécutés sans permis;

3° soit sont exécutés sans la déclaration urbanistique préalable visée à l’article 84, §2, alinéa 2, 4°;

4° soit sont exécutés sans la déclaration préalable visée à l’article 129, §3; – Décret-programme du 3 février 2005, art. 97)

(5° soit ne sont pas conformes aux dispositions du Livre IV. – Décret du 19 avril 2007, art. 9)

(Dès l’ordre donné, il est dressé procès-verbal de constat de l’infraction. – Décret du 24 mai 2007, art. 5, 1°)

L’ordre doit, à peine de péremption, être confirmé dans les cinq jours par le bourgmestre ou le fonctionnaire délégué.

Le procès-verbal de constat et la décision de confirmation sont notifiés (par envoi – Décret du 24 mai 2007, art. 5, 2°) au maître de l’ouvrage, à la personne ou l’entrepreneur qui exécute les travaux ou à la personne qui fait usage du bâtiment. Une copie de ces documents est adressée en même temps (au Procureur du Roi ainsi qu’ – Décret du 24 mai 2007, art. 5, 3°) au fonctionnaire délégué qui peut exercer les pouvoirs qui lui sont reconnus par les articles 155 et 157.

L’intéressé peut, par la voie du référé, demander la suppression de la mesure à l’encontre de la Région ou de la commune selon que la décision de confirmation a été notifiée par le fonctionnaire délégué ou par le bourgmestre. La demande est portée devant le président du tribunal de première instance dans le ressort duquel les travaux et actes ont été accomplis. Les articles 1035 à 1041 du Code judiciaire sont applicables à l’introduction et à l’instruction de la demande.

Les officiers, fonctionnaires et agents précités sont habilités à prendre toutes mesures, en ce compris la mise sous scellés, pour assurer l’application immédiate de l’ordre d’interrompre, de la décision de confirmation ou, le cas échéant, de l’ordonnance du président.

Quiconque aura poursuivi les travaux ou actes de violation de l’ordre d’interrompre, de la décision de confirmation ou de l’ordonnance du président, est puni, indépendamment des peines prévues pour les infractions à l’article 154, d’un emprisonnement de huit jours à un mois.

L’arrêt n° 10/2005 de la Cour d’arbitrage du 19 janvier 2005 statue sur une question préjudicielle relative à cet article.

Art. 159. 

La citation devant le tribunal correctionnel en vertu de l’article 154 ou l’exploit introductif d’instance prévu par l’article 157 est transcrit à la conservation des hypothèques de la situation des biens, à la diligence de l’huissier de justice auteur de l’exploit.

La citation ou l’exploit doit contenir la désignation cadastrale de l’immeuble objet de l’infraction et en identifier le propriétaire dans la forme et sous la sanction prévues à l’article 12 de la loi du 10 octobre 1913.

Toute décision rendue en la cause est mentionnée en marge de la transcription de la citation ou de l’exploit, selon la procédure prévue par l’article 84 de la loi du 16 décembre 1851 sur la révision du régime hypothécaire.

Il en est de même du certificat du fonctionnaire délégué attestant que le jugement a été exécuté, qu’une transaction a été obtenue ou que l’intéressé a obtenu de façon définitive le permis prescrit et a exécuté les travaux conformément aux dispositions réglementaires et au permis.

Lorsque les pouvoirs publics ou les tiers sont obligés, par suite de la carence du condamné, de pourvoir à l’exécution du jugement, la créance naissant de ce chef à leur profit est garantie par une hypothèque légale dont l’inscription, le renouvellement, la réduction et la radiation totale ou partielle sont opérés conformément aux dispositions des chapitres IV et V de la loi du 16 décembre 1851 sur la révision du régime hypothécaire.

Cette garantie s’étend à la créance résultant de l’avance faite par eux du coût des formalités hypothécaires, lequel est à charge du condamné.

L’arrêt n° 10/2005 de la Cour d’arbitrage du 19 janvier 2005 statue sur une question préjudicielle relative à cet article.

(Art. 159bis. 

Pour les actes et travaux exécutés ou maintenus, selon le cas, sans permis ou sans déclaration urbanistique préalable visée à l’article 84, §2, alinéa 2, 4°, ou sans déclaration préalable visée à l’article 129, §3, et qui font l’objet du procès-verbal de constat visé à l’article 156, alinéa 1er, la demande de permis ou la déclaration adressée après la notification visée à l’article 156, alinéa 1er, est irrecevable à défaut:

1° soit du jugement coulé en force de chose jugée, visé à l’article 155, §2;

2° soit du versement du montant de la transaction. – Décret du 24 mai 2007, art. 6)

Titre VII

. — Des dispositions fiscales

Art. 160. 

§1er. Les communes sont autorisées à établir, outre les centimes additionnels au précompte immobilier:

1° une taxe annuelle sur les parcelles non bâties comprises dans un lotissement non périmé;

2° une taxe annuelle sur les terrains non bâtis situés dans les zones d’habitat, d’habitat à caractère rural ou de constructions prévues par un plan d’aménagement en vigueur et en bordure d’une voie publique suffisamment équipée en eau et électricité, pourvue d’un revêtement solide et d’une largeur suffisante, compte tenu de la situation des lieux.

§2. Sont dispensés:

a. de la taxe visée au paragraphe 1er, 1°, les propriétaires d’une seule parcelle non bâtie à l’exclusion de tout autre bien immobilier;

b. de la taxe visée au paragraphe 1er, 2°, les propriétaires d’un seul terrain non bâti à l’exclusion de tout autre bien immobilier;

c. de l’une et l’autre taxes, les sociétés régionales et agréées ayant pour objet la construction de logements sociaux.

La dispense prévue aux litteras a et b ne vaut que durant les cinq exercices qui suivent l’acquisition du bien. Elle vaut durant les cinq exercices qui suivent l’entrée en vigueur du règlement-taxe, lorsque le bien est déjà acquis à ce moment.

§3. La taxe visée au paragraphe 1er, 1°, n’est pas applicable aux parcelles qui, en raison des dispositions de la loi sur le bail à ferme, ne peuvent être affectées actuellement à la bâtisse.

La taxe visée au paragraphe 1er, 2°, n’est pas applicable aux terrains sur lesquels il n’est pas permis de bâtir en vertu d’une décision de l’autorité ou lorsqu’il n’est pas possible de le faire ou lorsque les terrains sont effectivement utilisés professionnellement à des fins agricoles et horticoles.

(Titre VIII

. — Dispositions abrogatoires et transitoires des lois du 29 mars 1962 et du 22 décembre 1970 – Décret du 27 novembre 1997, art. 2)

N.B. La numérotation des articles 161 à 166 été donnée par l'article 2 du décret du 27 novembre 1997.

Art. 161. 

Restent en vigueur:

1° les plans d'aménagement approuvés sous l'empire de l'arrêté-loi du 2 décembre 1946;

2° les autorisations de bâtir délivrées sur pied dudit arrêté-loi, du texte ancien de l'article 90, 8°, de la loi communale et des articles 6 et 7 de la loi du 12 juillet 1956 établissant le statut des autoroutes, pour autant que les travaux aient été commencés avant le 22 avril 1962 ou au plus tard un an après la date de leur délivrance, lorsque celle-ci n'est pas antérieure d'un an au 22 avril 1962;

3° les règlements pris sur pied de l'article 15 des lois précitées sur la police de la voirie, jusqu'au moment de l'entrée en vigueur d'un plan particulier d'aménagement dressé en vertu du présent livre.

Art. 162. 

§1er. Les lotissements en cours à la date du 22 avril 1962 peuvent être continués sans permis lorsque les lotisseurs justifient d'un accord antérieur de l'administration de l'urbanisme.

Sauf cas de force majeure, l'accord est toutefois périmé lorsque, à la date du 1er octobre 1970, il n'a été entrepris aucun des travaux qui y sont prévus en vue de l'ouverture de voies de communication nouvelles, de la modification ou de la suppression de voies de communication existantes, projetées et admises dans l'accord.

Si des travaux ont été entrepris, le permis sera périmé lorsqu'ils n'auront pas été achevés avant le 31 décembre 1972.

Si les lotissements devaient être réalisés le long d'une voirie existante suffisamment équipée, l'accord est de même périmé lorsque la vente d'au moins un tiers des parcelles n'a pas été enregistrée avant le 1er octobre 1970.

§2. Sont périmés, sauf cas de force majeure:

1° les permis de lotir délivrés avant le 1er janvier 1965 et prévoyant l'ouverture de nouvelles voies de communication, la modification de voies de communication existantes ou la suppression de celles-ci, lorsqu'aucun travail d'aménagement de ces voies prévu par le permis n'a été entrepris à la date du 1er octobre 1970;

2° les permis délivrés à partir du 1er janvier 1965 et pour lesquels les travaux d'aménagement prévus n'ont pas été achevés dans un délai de trois ans à partir du 1er octobre 1970. Ce délai est éventuellement prorogé jusqu'au cinquième anniversaire de la délivrance du permis.

L'exécution par phases peut être demandée par le bénéficiaire lorsque l'importance du lotissement le justifie. Les décisions de refus peuvent faire l'objet des recours prévus par l'article 52.

§3. Sont de même périmés:

1° les permis de lotir délivrés avant le 1er janvier 1966, qui concernent les lotissements à réaliser le long d'une voirie existante suffisamment équipée, lorsque la vente d'au moins une des parcelles n'a pas été soumise à la formalité de l'enregistrement avant le 1er octobre 1970;

2° les permis de lotir délivrés à partir du 1er janvier 1966, qui concernent les lotissements à réaliser le long d'une voirie suffisamment équipée, lorsque la vente ou la location pour plus de neuf ans d'au moins un tiers des parcelles n'a pas été soumise à la formalité de l'enregistrement dans un délai de cinq ans à partir de la date du permis.

Dans les deux cas, la preuve de la vente ou de la location est à fournir conformément aux dispositions de l'article 54, §4 (lire 98).

Art. 163. 

Les plans communaux d'aménagement adoptés par les conseils communaux et pour lesquels l'enquête publique a été tenue et clôturée avant l'entrée en vigueur de la présente loi, pourront être approuvés par l'Exécutif, après avis de la députation permanente du conseil provincial.

Ils seront publiés dans les formes et conditions prévues à l'article 20, alinéas 4 et 5 (lire 79).

Aux plans communaux d'aménagement adoptés par les conseils communaux, mais non encore soumis à l'enquête au 22 avril 1962, seront applicables les dispositions de l'article 18, alinéas 2 à 6 (lire 79), et celles de l'article 20 (lire 119).

Art. 164. 

En ce qui concerne les immeubles frappés d'une servitude de non-bâtir ou d'une défense de lotir par des plans communaux d'aménagement approuvés antérieurement au 22 avril 1962, la demande d'indemnité n'est recevable que si, dans l'année qui suit cette date, le propriétaire préjudicié a, par requête motivée adressée sous pli recommandé à la poste, au collège des bourgmestre et échevins, sollicité la révision de ce plan et si, quatre ans après l'introduction de cette demande, il n'a pas reçu notification du retrait du refus de bâtir ou de lotir; l'action en indemnité se prescrit en ce cas par un an à dater de l'expiration du précédent délai.

Art. 165. 

Dans tous les cas où la remise en état des lieux a été ordonnée par un jugement ou arrêt exécutoire, prononcé avant le 22 avril 1962, le collège des bourgmestre et échevins ou le fonctionnaire délégué, moyennant commun accord peut, avec l'assentiment du tiers lésé qui a été partie en la cause, requérir contre le condamné l'application des dispositions de l'article 67, §§1er et 2 (lire 157). Cette demande est portée devant le tribunal qui a ordonné la remise en état des lieux.

L'Exécutif ou le fonctionnaire délégué, avec l'accord du collège des bourgmestre et échevins et du tiers lésé, peut aussi renoncer à l'exécution du jugement moyennant l'exécution par le condamné d'ouvrages ou de travaux d'aménagement qu'il détermine ou, dans les hypothèses visées par l'article 67, §3 (lire article 155, §6), moyennant le paiement de la somme qui y est prévue.

Art. 166. 

Quiconque ayant acquis un bien avant le 15 février 1971, en vue d'y construire une habitation individuelle, se voit opposer un refus de permis de bâtir, peut demander à la Région wallonne de racheter ce bien, lorsque l'interdiction résulte des dispositions d'un plan d'aménagement ou d'un projet de plan régional ou de secteur ayant acquis force obligatoire. L'association intercommunale ou la commune, peut, avec l'accord de l'Exécutif ou de son délégué, se substituer à la Région wallonne.

La présente disposition n'est applicable qu'aux personnes qui sont propriétaires de ce seul bien et à condition qu'elles aient pu légitimement escompter y construire une maison d'habitation individuelle.

Le rachat se fait moyennant remboursement du prix, des charges et des frais payés par le bénéficiaire.

Livre II

. — Dispositions relatives à l’aménagement du territoire et à l’urbanisme opérationnels

N.B. Ce livre II a été remplacé par le décret du 27 novembre 1997, art. 1er.
Titre premier

. — Des dispositions générales

(Chapitre premier

. — Des sites à réaménager

Art. 167. 

Pour l’application du présent chapitre, il faut entendre par:

1° « site »: un bien immobilier ou un ensemble de biens immobiliers qui a été ou qui était destiné à accueillir une activité autre que le logement et dont le maintien dans son état actuel est contraire au bon aménagement des lieux ou constitue une déstructuration du tissu urbanisé; n’est pas considérée comme étant exercée l’activité de toute personne physique ou de toute personne morale qui n’est pas en règle avec les dispositions légales qui régissent l’exercice de son activité; le site est délimité par le périmètre comprenant l’ensemble des biens immobiliers visés ci-dessus; le périmètre peut également s’étendre:

a. à un ou des biens immobiliers ou parties de biens immobiliers encore affectés à une activité, à la condition que le réaménagement du site permette la poursuite de cette activité;

b. à un ou des biens immobiliers ou parties de biens immobiliers, sièges d’une activité mais occupés à titre précaire;

c. à un ou des biens immobiliers ou parties de biens immobiliers affectés ou destinés au logement;

(2° « réaménager un site »: y réaliser des actes et travaux de réhabilitation, de rénovation, d’assainissement du terrain au sens de l’article 2, 10°, du décret du 5 décembre 2008 relatif à la gestion des sols, de construction ou de reconstruction, en ce compris les études y relatives – Décret du 22 juillet 2010, art. 106); le Gouvernement peut arrêter la liste des actes et travaux.

Art. 168. 

Le périmètre visé à l’article 167 est accompagné d’un rapport sur les incidences environnementales qui comprend:

1° la justification du réaménagement du site au regard de l’article 1er, §1er;

2° les caractéristiques humaines et environnementales du site, ses potentialités ainsi que l’évolution probable de la situation environnementale si le site n’est pas réaménagé;

3° les mesures à mettre en oeuvre dans le cadre du réaménagement du site pour éviter ou réduire les effets négatifs qui caractérisent le site;

4° les objectifs pertinents de la protection de l’environnement et la manière de les prendre en considération dans le cadre du réaménagement du site;

5° la présentation des alternatives possibles de réaménagement du site et de leur justification en fonction des points 1° à 4°;

6° une description de la méthode d’évaluation retenue et des difficultés rencontrées;

7° les mesures envisagées pour assurer le suivi de la mise en oeuvre du réaménagement du site;

8° un résumé non technique des informations visées ci-dessus.

Lorsque le réaménagement du site n’est pas susceptible d’avoir des incidences non négligeables sur l’environnement ou qu’il se rapporte à une petite zone au niveau local, le Gouvernement, après la consultation visée à l’article 4, alinéa 1er, 3°, de la commission communale ou, à défaut, de la commission régionale et du Conseil wallon de l’Environnement pour le Développement durable, décide que le réaménagement du site ne doit pas faire l’objet d’un rapport sur les incidences environnementales.

Art. 169. 

§1er. Soit d’initiative, soit sur la proposition d’une commune, d’une intercommunale ayant dans son objet social l’aménagement du territoire ou le logement, d’une association de communes, d’un centre public d’action sociale, d’une régie communale, de la Société wallonne du Logement et des sociétés immobilières de service public qu’elle agrée, de la Société publique d’aide à la qualité de l’environnement visée à l’article 39 du décret du 27 juin 1996 relatif aux déchets, d’un ou plusieurs propriétaires ou titulaires d’un droit réel, le Gouvernement peut arrêter qu’un site, dont il fixe le périmètre, doit être réaménagé.

§2. Le Gouvernement notifie par envoi l’arrêté visé au §1er et le soumet pour avis, accompagné, le cas échéant, du rapport sur les incidences environnementales:

1° au collège des bourgmestre et échevins de la ou des communes du lieu où le bien immobilier est situé;

2° d’après les indications cadastrales, aux propriétaires concernés;

3° à la commission visée à l’article 5;

4° si elle existe, à la commission visée à l’article 7;

5° lorsque le périmètre est accompagné d’un rapport sur les incidences environnementales, au Conseil wallon de l’Environnement pour le Développement durable;

6° à toute personne, instance ou service qu’il juge utile de consulter.

§3. Dans les quinze jours de la notification visée au §2, le ou les propriétaires ont l’obligation d’informer de la notification tout titulaire d’un droit réel, tout locataire ou tout occupant du bien immobilier concerné ainsi que toute personne qu’ils auraient chargée d’exécuter des travaux sur le bien visé ou qu’ils auraient autorisée à en exécuter. La notification envoyée à tout propriétaire mentionne cette obligation.

Les destinataires de la notification visée au §2 adressent leurs avis, par écrit, au Gouvernement dans les trente jours de la notification. A défaut, l’avis est réputé favorable.

Dans les cinq jours de la réception de la notification visée au §2, le collège des bourgmestre et échevins procède, conformément à l’article 4, à une enquête publique dont la durée est de quinze jours.

(§3bis. Lorsque l’aménagement proposé par le périmètre visé au §1er est susceptible d’avoir des incidences notables sur l’environnement d’une autre Région, d’un autre État membre de l’Union européenne ou d’un autre État partie à la Convention d’Espoo du 25 février 1991 sur l’évaluation de l’impact sur l’environnement dans un contexte transfrontière ou lorsqu’une autre Région, un autre État membre de l’Union européenne ou un autre État partie à la Convention précitée en fait la demande, l’arrêté visé au §1er accompagné des informations éventuelles sur les incidences transfrontières est transmis aux autorités compétentes de cette autre Région, de cet autre État membre de l’Union européenne ou de cet autre État partie à la Convention d’Espoo.

Le Gouvernement détermine:

1° les instances chargées de la transmission des documents aux autorités visées à l’alinéa 1er;

2° les modalités selon lesquelles les autorités compétentes de la Région ou de l’État susceptibles d’être affectées peuvent participer à la procédure d’évaluation des incidences sur l’environnement;

3° les modalités suivant lesquelles l’arrêté et les informations environnementales sont communiqués aux autorités visées à l’alinéa 1er.

Les dispositions arrêtées en application de l’alinéa 2 ne s’appliquent pas si des modalités de consultation transfrontière ont été arrêtées de commun accord avec les autorités visées à l’alinéa 1er. – Décret du 27 octobre 2011, art. 45, 1°).

§4. Dans les soixante jours de la notification visée au §2, le Gouvernement arrête définitivement le périmètre du site à réaménager. (Le cas échéant, l’arrêté contient une déclaration résumant la manière dont les considérations environnementales ont été intégrées dans le périmètre du site à réaménager et dont le rapport sur les incidences environnementales, les avis, les réclamations et observations émis en application des §§2, 3 et 3bis ont été pris en considération ainsi que les raisons des choix du périmètre tel qu’adopté, compte tenu des autres solutions raisonnables envisagées. – Décret du 27 octobre 2011, art. 45, 1°)

L’arrêté est publié par mention au Moniteur belge.((...) – Décret du 22 juillet 2010, art. 107) Il est notifié par envoi aux destinataires visés au §2 et est transcrit au bureau de conservation des hypothèques. Cet arrêté se substitue à l’arrêté visé au §1er.

§5. Dans les quinze jours de la réception de la notification visée au §4, le ou les propriétaires en donnent connaissance à tout titulaire d’un droit réel, à tout locataire ou à tout occupant du bien immobilier concerné, sous peine d’être tenus pour responsables solidairement de la remise en état des lieux ordonnée par le tribunal en application de l’article 155.

La notification envoyée à tout propriétaire fait mention de cette obligation.

§6. Le Gouvernement peut modifier le périmètre visé à l’article 167. Les dispositions réglant l’établissement du périmètre visé à l’article 167 sont applicables à sa révision.

§7. Au terme du réaménagement du site, le Gouvernement abroge par arrêté le périmètre visé à l’article 167. L’arrêté est publié par mention au Moniteur belge. Il est notifié par envoi aux destinataires visés au §2 et est transcrit au bureau de conservation des hypothèques. Cet arrêté se substitue à l’arrêté visé au §4.

§8. Le Gouvernement peut arrêter des dispositions d’exécution du présent article. – Décret-programme du 23 février 2006, art. 47)

Art. 170. 

Le Gouvernement peut prescrire les règles de procédure relatives aux investigations nécessaires en vue de recueillir les renseignements devant servir à l’application du présent titre et de ses arrêtés d’exécution. Il désigne les agents compétents pour faire les investigations.

Les agents désignés pour procéder aux investigations et contrôles peuvent notamment:

1° se faire produire à première réquisition ou rechercher tous documents, pièces ou livres utiles à l’accomplissement de leur mission;

2° prendre ou faire prendre les copies photographiques de documents soumis à leur contrôle et faire des constatations par prises de vues photographiques;

3° moyennant autorisation du juge de police, pénétrer entre 8 heures et 18 heures dans les immeubles situés dans le site à rénover;

4° pénétrer sur le site en vue de procéder, ou de faire procéder, aux prélèvements ou analyses des sols en vue de déceler ou de mesurer leur éventuelle contamination.

Les agents visés au présent article peuvent requérir des agents de la force publique qui seront tenus de leur prêter assistance dans l’exercice de leur mission.

Art. 171. 

§1er. A dater de la notification prévue (à l’article 169, §2, jusqu’à l’entrée en vigueur de l’arrêté visé à l’article 169, §7 – Décret-programme du 23 février 2006, art. 48, 1°), les propriétaires ne peuvent aliéner ou grever de droits réels les biens situés dans le site (à réaménager – Décret-programme du 23 février 2006, art. 48, 2°), sans l’autorisation du Gouvernement.

Le Gouvernement notifie sa décision dans les trois mois de réception de la demande qui lui en est faite.

A défaut, la décision est réputée favorable.

Lorsque le Gouvernement a autorisé l’aliénation ou la constitution de droits réels, ou lorsque son autorisation est réputée favorable, le nouveau titulaire de droits réels est tenu aux mêmes obligations que l’ancien.

§2. En cas de méconnaissance des obligations découlant du paragraphe 1er, toute constitution de droit réel est annulable à la demande de la Région.

§3. L’officier public qui passe un acte de constitution de droit réel sans qu’ait été obtenue au préalable l’autorisation prévue au paragraphe 1er est passible d’une amende de (12,5 à 125 euros – Décret-programme du 23 février 2006, art. 48, 3°) sans préjudice de dommages et intérêts.

§4. ((...) – Décret-programme du 23 février 2006, art. 48, 4°)

Chapitre II

. — De la revitalisation urbaine

Art. 172. 

§1er. L’opération de revitalisation urbaine est une action visant, à l’intérieur d’un périmètre défini, l’amélioration et le développement intégré de l’habitat, en ce compris les fonctions de commerce et de service, par la mise en œuvre de conventions associant la commune et le secteur privé.

§2. Lorsqu’une commune et une ou plusieurs personnes physiques ou morales de droit privé établissent une convention relative à une opération de revitalisation urbaine, la Région peut, selon les dispositions arrêtées par le Gouvernement, accorder à la commune une subvention à concurrence de 100% couvrant le coût:

1° des aménagements du domaine public correspondant à:

a. l’équipement ou l’aménagement en voirie, égout, éclairage public, réseaux de distribution et abords;

b. l’aménagement d’espaces verts;

c. l’équipement urbain à usage collectif, tel que défini par le Gouvernement;

2° des honoraires d’auteur de projet concernant les aménagements du domaine public, selon les modalités fixées par le Gouvernement.

§3. Les aménagements et les biens immobiliers visés au paragraphe 1er sont localisés dans un périmètre de revitalisation urbaine, arrêté par le Gouvernement sur proposition du conseil communal.

((...) – Décret du 10 octobre 2013, art. 1er)

§4. La convention visée au paragraphe 2 doit respecter le principe selon lequel, pour chaque (euro – AGW du 13 décembre 2001, art. 1er) pris en charge par la Région, la ou les personnes physiques ou morales de droit privé visées au même paragraphe doivent investir deux (euros – AGW du 13 décembre 2001, art. 1er) minimum dont au moins un dans une ou plusieurs des actions suivantes:

1° la transformation et l’amélioration de logements insalubres améliorables;

2° la démolition de logements insalubres et la construction de logements au même endroit;

3° la transformation d’immeubles en vue d’y aménager des logements;

4° la construction de logements.

§5. Afin que la commune puisse bénéficier de la subvention visée au paragraphe 2, le conseil communal adopte et introduit auprès du Gouvernement un dossier de revitalisation urbaine.

Le Gouvernement arrête la composition et la procédure d’approbation des dossiers de revitalisation urbaine ainsi que les modalités d’octroi ou de remboursement de la subvention.

Chapitre III

. — De la rénovation urbaine

Art. 173. 

§1er. L’opération de rénovation urbaine est une action d’aménagement globale et concertée, d’initiative communale, qui vise à restructurer, assainir ou réhabiliter un périmètre urbain de manière à y favoriser le maintien ou le développement de la population locale et à promouvoir sa fonction sociale, économique et culturelle dans le respect de ses caractéristiques culturelles et architecturales propres.

L’opération de rénovation urbaine vise à maintenir et à améliorer l’habitat par une ou plusieurs des actions suivantes:

1° la réhabilitation ou la construction de logements;

2° la création ou l’amélioration d’équipements collectifs tels que définis par le Gouvernement;

3° la création ou l’amélioration d’espaces verts;

4° la création ou l’amélioration de bâtiments destinés au commerce ou à des activités de service.

§2. Lorsqu’une commune réalise une opération de rénovation urbaine, la Région peut lui accorder une subvention.

Le Gouvernement arrête la composition et la procédure d’approbation du dossier de rénovation urbaine ainsi que les modalités d’octroi ou de remboursement de cette subvention.

Le conseil communal élabore le dossier de rénovation urbaine avec la commission communale ou, à défaut, avec la commission locale de rénovation urbaine et des représentants des habitants du quartier où s’inscrit le périmètre de rénovation.

Chapitre IV

. — Des zones d’initiatives privilégiées

Art. 174. 

§1er. Selon les dispositions arrêtées par le Gouvernement, des zones d’initiatives privilégiées sont créées dans le but de permettre des aides spécifiques et l’adaptation des aides existantes dans certaines zones géographiques déterminées.

§2. Le Gouvernement délimite les zones d’initiatives privilégiées dont:

1° des zones à forte pression foncière qui visent les communes où le prix du terrain à bâtir est plus élevé que la moyenne régionale;

2° des zones de requalification des noyaux d’habitat qui concernent les quartiers dont la dégradation progressive entraîne la désertion des lieux par la population;

3° des zones de développement global de quartier où sont menées des politiques intégrées de revitalisation qui concernent les quartiers où la composition de la population cumulée à la faible qualité de l’habitat génère des problèmes sociaux;

4° des zones de cités sociales à requalifier abritant une population similaire définie en 3°.

§3. Selon les modalités qu’il fixe, le Gouvernement détermine les opérations qu’il estime nécessaires dans les zones d’initiatives privilégiées.

Titre II

. — Des dispositions particulières

Chapitre premier

. — Du droit de préemption

Art. 175. 

Peut être soumis au droit de préemption tout bien immobilier (compris dans une zone d’aménagement communal concerté, une zone de service public et d’équipement communautaire – Décret-programme du 23 février 2006, art. 49, 1°), (une zone d’aménagement communal concerté à caractère industriel – Décret du 20 septembre 2007, art. 17, al. 1er), le périmètre d’un plan communal d’aménagement, (les domaines des infrastructures ferroviaires ou aéroportuaires et les ports autonomes visés à l’article 21 – Décret du 20 septembre 2007, art. 17, al. 2), (le périmètre visé à l’article 136bis – Décret du 8 mai 2008, art. 14), le périmètre d’un (site à réaménager – Décret-programme du 23 février 2006, art. 49, 2°), un périmètre de revitalisation urbaine, un périmètre de rénovation urbaine ou tout autre périmètre visé par une révision de plan de secteur relative à l’inscription d’une nouvelle zone destinée à l’urbanisation.

Peuvent être bénéficiaires d’un droit de préemption:

1° la Région;

2° les communes, les régies communales et les centres publics d’aide sociale;

3° la Société régionale wallonne du logement et les sociétés immobilières de service public qu’elle agrée;

4° les intercommunales ayant dans leur objet social l’aménagement du territoire ou le logement.

Selon les modalités qu’il arrête, le Gouvernement tient l’inventaire des zones et périmètres soumis au droit de préemption.

Art. 176. 

§1er. Le droit de préemption s’applique à toutes les aliénations à titre onéreux d’immeubles bâtis ou non bâtis et de tous droits réels portant sur des immeubles.

Sont toutefois soustraits au droit de préemption:

1° les aliénations entre conjoints, entre parents ou alliés en ligne directe ainsi qu’entre parents ou alliés jusqu’au deuxième degré inclus;

2° les ventes d’habitations à construire ou en voie de construction soumises à la loi du 9 juillet 1971 réglementant la construction d’habitations et la vente d’habitations à construire ou en voie de construction;

3° les apports en société et les cessions résultant de fusions, scissions et absorptions de sociétés commerciales;

4° les échanges avec ou sans soulte opérés dans le cadre des opérations de remembrement urbain visé aux articles 72 à 75;

5° les cessions d’immeubles en exécution d’une promesse de vente insérée dans un contrat de location-financement.

§2. Le droit de préemption n’est pas applicable aux biens qui font l’objet d’un arrêté décrétant leur expropriation pour cause d’utilité publique.

§3. Le Gouvernement arrête le périmètre d’application du droit de préemption, l’objet pour lequel le droit peut être exercé, les bénéficiaires du droit et l’ordre de priorité accordé à chacun d’eux ainsi que la durée pendant laquelle il peut être exercé. La durée du droit de préemption ne peut dépasser cinq ans; elle peut être renouvelée pour des périodes ne dépassant pas chacune cinq ans.

Dans les dix jours de son approbation par le Gouvernement, l’arrêté est notifié, par envoi recommandé à la poste, aux propriétaires et aux titulaires d’un droit réel immobilier des biens compris dans le périmètre soumis au droit de préemption ainsi qu’à la commune. En outre, l’arrêté est publié au Moniteur belge et transcrit au bureau de la conservation des hypothèques.

§4. L’arrêté peut être consulté par le public à la maison communale dès le troisième jour qui suit sa publication au Moniteur belge.

Art. 177. 

§1er. Toute aliénation d’un droit réel immobilier soumis au droit de préemption est subordonnée à une déclaration préalable d’intention de son titulaire adressée par envoi recommandé à la poste simultanément au Gouvernement et à la commune.

La déclaration d’intention d’aliéner, dont le modèle est arrêté par le Gouvernement, contient obligatoirement:

1° l’identité et le domicile du titulaire d’un droit réel immobilier;

2° l’adresse de l’immeuble dont l’aliénation est projetée;

3° la description de l’immeuble et notamment sa désignation cadastrale, la superficie de la parcelle, la superficie au sol du bâti, la superficie de plancher et le nombre de niveaux;

4° les autres droits réels et les droits personnels qui y sont attachés;

5° la mention détaillée des permis d’urbanisme ou de lotir, des certificats d’urbanisme relatifs au bien ainsi que la destination urbanistique la plus récente et la plus précise, en indiquant la dénomination prévue aux différents plans d’aménagement;

6° l’indication du prix et des conditions de l’aliénation projetée ou, en cas de vente publique, de l’éventuelle mise à prix;

7° à défaut de prix, la valeur conventionnelle de la contre-prestation stipulée à charge de l’acquéreur du droit réel immobilier;

8° l’indication de ce que les titulaires du droit de préemption ont le droit de visiter le bien.

§2. En cas de vente publique, la déclaration visée au paragraphe 1er est faite par le notaire chargé de procéder à la vente au moins soixante jours avant la première séance d’adjudication. En cas de revente par suite de l’exercice du droit de surenchère, la déclaration est faite par le notaire dès réception des surenchères. Elle indique en outre la date et les modalités de la vente.

Art. 178. 

§1er. Le Gouvernement saisi d’une déclaration d’intention d’aliéner en accuse réception dans les vingt jours par envoi recommandé à la poste et en transmet immédiatement copie aux bénéficiaires du droit de préemption portant sur les biens situés dans le périmètre, en mentionnant l’ordre de priorité visé à l’article 176, §3.

Le Gouvernement transmet, également sans délai, copie de la déclaration soit au receveur de l’enregistrement et des domaines, soit au comité d’acquisition, prié de donner son avis dans les trente jours. Dès la réception de l’avis, il en transmet copie aux bénéficiaires. A défaut d’avis dans le délai, la procédure est poursuivie.

§2. Chacun des bénéficiaires adresse au Gouvernement, au plus tard dans les cinquante jours de la réception de la déclaration d’intention d’aliéner, un document faisant apparaître sa décision d’acquérir aux prix et conditions proposés.

(Le Gouvernement notifie par envoi recommandé à la poste au titulaire, au plus tard dans les vingt jours de l’expiration du délai fixé à l’alinéa 1er, la décision ou l’absence de décision des bénéficiaires du droit de préemption. – Décret du 27 novembre 1997, art. 1er, sub art. 178, §2)

A défaut, le bénéficiaire est censé renoncer à l’exercice du droit de préemption.

§3. En cas d’adjudication publique, le notaire instrumentant est tenu de demander publiquement, à la fin des enchères et avant l’adjudication, si un des bénéficiaires envisage d’exercer son droit au prix de la dernière offre.

Celui-ci est subrogé au dernier enchérisseur.

En cas de revente par suite de l’exercice du droit de surenchère, la même question doit être posée publiquement à la séance de surenchère.

Sans préjudice de l’article 1592 du Code judiciaire, à défaut d’exercer immédiatement son droit de préemption, le bénéficiaire ou son représentant dispose d’un délai de trente jours à dater de l’adjudication pour informer le notaire instrumentant de sa décision de se subroger au dernier enchérisseur.

Copie de la décision est annexée à l’acte d’adjudication.

Art. 179. 

Lorsque le bénéficiaire du droit de préemption a renoncé à l’exercice de son droit, le titulaire d’un droit réel immobilier peut aliéner le même bien sans satisfaire aux dispositions de l’article 177 pour autant que:

1° l’acte authentique constatant l’aliénation soit passé dans un délai de trois ans à dater de la renonciation;

2° le prix de l’aliénation ne soit pas inférieur à celui figurant dans la déclaration déposée en application de l’article 177.

L’officier instrumentant est tenu d’informer le Gouvernement du respect des conditions visées à l’alinéa 1er.

En cas d’acquisition, le préempteur règle le prix dans les quatre mois qui suivent soit la décision d’acquérir le bien, soit la décision juridictionnelle définitive, soit la date de l’acte d’adjudication, et au plus tard le jour de la passation de l’acte.

Le préempteur adresse au Gouvernement et à la commune une copie de l’acte d’acquisition.

Art. 180. 

§1er. Lorsque le droit réel immobilier a été aliéné en violation des dispositions du présent chapitre, le bénéficiaire peut demander au tribunal de constater la nullité de l’acte et de déclarer le bénéficiaire acquéreur en lieu et place du tiers moyennant le prix et les conditions stipulés dans l’acte.

§2. L’action en nullité se prescrit par cinq ans.

§3. Aucun acte authentique relatif à une aliénation d’un bien soumis au droit de préemption au profit d’une personne autre qu’un bénéficiaire ne peut être passé sans que le respect des dispositions du présent chapitre n’ait été constaté.

A cette fin, le Gouvernement délivre à tout notaire ou officier public qui en fait la demande, dans les trente jours de celle-ci, une attestation établie selon le modèle qu’il arrête et de nature à établir l’existence de toute déclaration de mise en vente et des suites réservées à celle-ci.

Cet alinéa 2 a été exécuté par l’AGW du 8 septembre 2005.

Passé ce délai, l’acte peut être reçu même à défaut d’attestation.

§4. Tout compromis ou acte sous seing privé relatif à une aliénation d’un bien soumis au droit de préemption au profit d’une personne autre qu’un bénéficiaire est irréfragablement réputé affecté d’une condition suspensive de non-exercice du droit de préemption.

Chapitre II

. — De l’expropriation pour cause d’utilité publique

Art. 181. 

(Le Gouvernement peut décréter d’utilité publique l’expropriation de biens immobiliers compris:

1° dans le périmètre d’un site à réaménager visé à l’article 167;

2° dans une zone d’initiative privilégiée;

3° dans un périmètre de revitalisation urbaine;

4° dans un périmètre de rénovation urbaine;

(5° dans un périmètre de remembrement urbain; – Décret du 20 septembre 2007, art. 18, 1°)

(6° dans un périmètre visé à l’article 136bis – Décret du 8 mai 2008, art. 15)

Peuvent agir comme pouvoir expropriant la Région, les communes, les régies communales autonomes, les intercommunales ayant dans leur objet social l’aménagement du territoire ou le logement et les établissements publics et organismes habilités par la loi ou le décret à exproprier pour cause d’utilité publique; – Décret-programme du 23 février 2006, art. 50)

L’expropriation est poursuivie selon les règles prévues par la loi du 26 juillet 1962 relative à la procédure d’extrême urgence en matière d’expropriation pour cause d’utilité publique.

(Dans un périmètre de remembrement urbain, nonobstant l’absence d’un plan communal d’aménagement, il peut être fait application de l’article 58, alinéas 3 à 6.

Pour le calcul de la valeur de l’immeuble exproprié, il n’est pas tenu compte de la plus-value ou moins-value qui résulte des décisions visées à l’alinéa 1er, ni de l’augmentation de valeur acquise par ce bien à la suite de travaux ou modifications effectués après la clôture de l’enquête publique à laquelle une des décisions visées à l’alinéa 1er aurait été soumise.

Des expropriations décrétées successivement en vue de la réalisation des périmètres ou zones visés à l’alinéa 1er sont, pour l’appréciation de la valeur des biens à exproprier, considérées comme formant un tout à la date du premier arrêté d’expropriation. – Décret du 20 septembre 2007, art. 18, 2°)

(Chapitre III

. — Des sites de réhabilitation paysagère et environnementale (d’intérêt régionalet de la conservation de la beauté des paysages – Décret-programme du 23 février 2006, art. 51)

Art. 182. 

(§1er. Le Gouvernement adopte la liste des sites dont la réhabilitation aux niveaux paysager et environnemental est d’intérêt régional et dont il peut décréter d’utilité publique l’expropriation visée à l’article 181.

Pour chacun de ces sites, le Gouvernement fixe, ensuite, le périmètre d’expropriation ainsi que le périmètre du site selon les modalités visées à l’article 168. – Décret du 30 avril 2009, art. 90)

Il prend à sa charge (ou subventionne – Décret-programme du 23 février 2006, art. 52, 4°) son acquisition, s’il échet, ainsi que, en tout ou en partie, les études et travaux visés à l’article 167, 2°.

§2. Tout propriétaire ou titulaire d’un droit réel immobilier sur les biens compris dans le périmètre d’un (site à réaménager – Décret-programme du 23 février 2006, art. 52, 5°) est tenu de réaliser les études et travaux ayant pour effet de restaurer l’aspect des lieux tant au niveau paysager qu’au niveau environnemental.

A défaut de se conformer à l’alinéa 1er, le propriétaire ou titulaire d’un droit réel immobilier peut y être contraint par le tribunal compétent, à la requête de la Région, de la société (publique d’aide à la qualité de l’environnement visée à l’article 39 du décret du 27 juin 1996 relatif aux déchets – Décret-programme du 23 février 2006, art. 52, 6°), d’une intercommunale ayant l’aménagement du territoire dans son objet social ou de la commune.

A défaut d’exécution dans le délai fixé par le tribunal, les travaux visés à l’alinéa 1er sont exécutés d’office par les soins de la Région, de la société, de l’intercommunale concernée ou de la commune, aux frais du propriétaire ou du titulaire d’un droit réel immobilier.

A défaut de remboursement des frais à sa première demande, la Région procède ou fait procéder pour le compte de la société, de l’intercommunale concernée ou de la commune à l’expropriation des biens, auquel cas il ne peut être tenu compte de la plus-value issue des travaux déjà exécutés.

§3. La valeur prise en considération pour les acquisitions visées aux paragraphes 1er et 2 est estimée en tenant compte du coût des études et travaux visés aux mêmes paragraphes et ceux qui restent à exécuter.

§4. Les travaux (de réhabilitation – Décret-programme du 23 février 2006, art. 52, 7°) visés au paragraphe 1er ou ordonnés par le tribunal en application du paragraphe 2, alinéa 2, sont exécutés sans que doive être obtenu de permis. – Décret du 1er avril 2004, art. 15)

Chapitre IV

. — (Du Fonds d’aménagement opérationnel et du Fonds d’assainissement des (sites à réaménager et des ites de réhabilitation paysagère et environnementale – Décret-programme du 23 février 2006, art. 53) – Décret du 20 juillet 2005, art. 2)

Art. 183. 

Il est créé, au sein du budget de la Région, un « Fonds d’aménagement opérationnel ».

Les recettes du Fonds sont constituées par:

1° les recettes, imputées au budget des voies et moyens, affectées aux dépenses qui découlent de l’application du présent livre;

2° le produit des ventes, revenus, créances, remboursements, effectués et recouvrés par la Région, en application du présent livre;

3° le produit des emprunts spécialement émis pour favoriser l’acquisition ((...) – Décret du 20 juillet 2005, art. 3) ou la rénovation visés au présent livre;

4° toute ressource utile à l’acquisition ((...) – Décret du 20 juillet 2005, art. 3) ou à la rénovation visés au présent livre et affectée en vertu des dispositions légales et conventionnelles.

Les dépenses du Fonds sont celles qui découlent de l’application du présent livre.

L’engagement et l’ordonnancement des dépenses à charge du Fonds sont effectués par le Gouvernement.

(Art. 183bis. 

§1er. Il est créé un Fonds budgétaire (des sites à réaménager – Décret-programme du 23 février 2006, art. 54, 1°) et des sites de réhabilitation paysagère et environnementale, lequel constitue un Fonds budgétaire au sens de l’article 45 des lois sur la comptabilité de l’Etat, coordonnées le 17 juillet 1991.

Sont affectés au Fonds visé à l’alinéa 1er:

1 les recettes résultant des taxes perçues en exécution du décret du 27 mai 2004 instaurant une taxe sur les sites d’activité économique désaffectés;

2. les recettes résultant de la valorisation de sites (à réaménager – Décret-programme du 23 février 2006, art. 54, 2°) (et des sites de réhabilitation paysagère et environnementale – Décret-programme du 12 décembre 2014, art. 117) appartenant à la Région wallonne.

§2. Sur le crédit afférent au Fonds visé à l’article 1er, peuvent, exclusivement, être imputées:

1. les dépenses de toutes natures relatives à la politique (des sites à réaménager – Décret-programme du 23 février 2006, art. 54, 3°) et des sites de réhabilitation paysagère et environnementale, telles que découlant de la mise en oeuvre du Code wallon de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et du Patrimoine;

2. les dépenses relatives à l’acquisition par la Région wallonne d’immeubles nécessaires à la réalisation du programme d’assainissement et de rénovation (des sites à réaménager – Décret-programme du 23 février 2006, art. 54, 4°) et des sites de réhabilitation paysagère et environnementale;

3. les dépenses liées à l’octroi de subventions (en faveur des sites à réaménager – Décret-programme du 23 février 2006, art. 54, 5°) et des sites de réhabilitation paysagère et environnementale;

4. toutes autres dépenses relatives à des mesures visant les mêmes objets, tels que repris aux points 1, 2 et 3; – Décret du 20 juillet 2005, art. 1er)

(5° les dépenses relatives aux actes et travaux de construction, de reconstruction, de rénovation, de réhabilitation de bâtiments, d’aménagement d’infrastructures et d’équipements en vue de la réalisation du programme des sites à réaménager et des sites de réhabilitation paysagère et environnementale, en ce compris les études y relatives. – Décret-programme du 12 décembre 2014, art. 117)

Chapitre V

. — Des dispositions financières

Art. 184. 

Selon les modalités arrêtées par le Gouvernement, la Région peut accorder une subvention:

1° en vue de l’acquisition par une personne morale de droit public de tout ou partie de biens immobiliers repris dans un des périmètres visés à l’article 175;

2° à toute personne physique, morale de droit ou d’intérêt public ou morale de droit privé, pour des (études préalables ou des – Décret du 6 mai 1999, art. 19) actes et travaux (qui se rapportent au réaménagement de sites visés aux articles 167 et 182 ou à l’embellissement extérieur des immeubles d’habitation – Décret-programme du 23 février 2006, art. 55, 1°);

(3° d’un euro à une ou plusieurs personnes physiques ou morales de droit privé qui en conviennent et qui investissent trois euros dans des actes et travaux concernant un ou plusieurs biens immobiliers repris dans le périmètre de sites visés aux articles 167 et 182, dont au minimum deux euros consistent en l’aménagement ou la réalisation de logements, en ce compris les actes et travaux de réaménagement de ce ou de ces biens immobiliers. – Décret-programme du 23 février 2006, art. 55, 2°)

Livre III

. — Dispositions relatives au patrimoine

N.B. Ce livre III a été remplacé par le décret du 1er avril 1999, articles 5 et 6.
Titre premier

. — Généralités

Chapitre premier

. — Intégration du patrimoine dans le cadre de vie de la société contemporaine

Art. 185. 

Le présent Livre a pour objectif d’assurer la conservation intégrée du patrimoine.

Par patrimoine, il faut entendre l’ensemble des biens immobiliers dont la protection se justifie en raison de leur intérêt historique, archéologique, (architectural, – Décret du 11 avril 2014, art. 1er, 1°) scientifique, artistique, social, (mémoriel, esthétique, – Décret du 11 avril 2014, art. 1er, 2°) technique(, paysager ou urbanistique, en tenant compte des critères soit de rareté, soit d’authenticité, soit d’intégrité, soit de représentativité: – Décret du 11 avril 2014, art. 1er, 3°)

a. à titre de monument: toute réalisation architecturale ou sculpturale considérée isolément, y compris les installations et les éléments décoratifs faisant partie intégrante de cette réalisation;

b. à titre d’ensemble architectural: tout groupement de constructions urbaines ou rurales, en ce compris les éléments qui les relient, suffisamment cohérent pour faire l’objet d’une délimitation topographique et remarquable par son homogénéité ou par son intégration dans le paysage;

c. à titre de site: toute œuvre de la nature ou toute œuvre combinée de l’homme et de la nature constituant un espace suffisamment caractéristique et homogène pour faire l’objet d’une délimitation topographique;

d. à titre de site archéologique: tout terrain, formation géologique, monument, ensemble architectural ou site ayant recelé, recelant ou étant présumé receler des biens archéologiques.

Par conservation intégrée, il faut entendre l’ensemble des mesures qui ont pour finalité d’assurer la pérennité de ce patrimoine, de veiller à son maintien dans le cadre d’un environnement approprié, bâti ou naturel, ainsi qu’à son affectation et son adaptation aux besoins de la société.

Art. 186. 

En préalable à toute décision de construction d’un immeuble nouveau, pour assurer la conservation intégrée de leur patrimoine, l’Etat, les Régions, les Communautés, la Société régionale wallonne du logement, les sociétés immobilières de service public agréées par celle-ci, les Provinces, les Communes et les Intercommunales, les Fabriques d’église et les Centres publics d’aide sociale produisent une étude démontrant l’impossibilité d’affecter à l’activité en vue de laquelle un permis d’urbanisme est sollicité le ou les biens relevant du patrimoine dont ils sont propriétaires lorsqu’il est classé, inscrit sur la liste de sauvegarde, en voie de classement après notification de la décision du Gouvernement d’entamer la procédure de classement, ou repris à l’inventaire du patrimoine visé par l’article 192.

Chapitre II

. — Définitions

Art. 187. 

Pour l’application du présent livre, on entend par:

1° Gouvernement: le Gouvernement wallon;

2° Administration: la Direction générale de l’aménagement du territoire, du logement et du patrimoine du Ministère de la Région wallonne;

3° commission: la commission royale des monuments, sites et fouilles de la Région wallonne;

4° propriétaire: les personnes physiques ou morales de droit privé ou de droit public, titulaires d’un droit de propriété, d’usufruit, d’emphytéose, de superficie, d’habitation ou d’usage sur un bien relevant du patrimoine immobilier;

5° Institut: l’Institut du patrimoine wallon;

6° liste de sauvegarde: liste des biens immobiliers menacés de destruction ou de modification provisoire ou définitive, protégés à bref délai pour une période déterminée dans l’attente d’une protection définitive s’il échet;

7° zone de protection: la zone établie autour d’un bien immobilier inscrit sur la liste de sauvegarde ou classé, et délimitée par un périmètre fixé en fonction des exigences de conservation intégrée de ce bien;

8° protection: l’ensemble des mesures visant l’identification au moyen d’inventaires, l’étude scientifique, la sauvegarde ou le classement du patrimoine immobilier, en ce compris l’établissement d’une zone de protection s’il échet;

9° prévention: l’ensemble des études sanitaires, des études préalables et des opérations de maintenance;

10° maintenance: ensemble des opérations d’entretien préventives ou curatives, soit définitives mais qui ne modifient ni l’aspect extérieur ou intérieur du bien, ni ses matériaux, ni les caractéristiques qui ont justifié les mesures de protection, soit provisoires, pour les biens immobiliers classés, inscrits sur la liste de sauvegarde, ou en voie de classement après notification de la décision du Gouvernement d’entamer la procédure de classement, et dont les montants maximums sont déterminés par le Gouvernement;

11° restauration: l’ensemble des travaux d’assainissement, de réfection, de mise en valeur, ou d’entretien autres que ceux visés au 9°;

12° patrimoine exceptionnel: les monuments, ensembles architecturaux, sites et sites archéologiques présentant un intérêt majeur, qui bénéficient d’une mesure de protection et dont la liste est déterminée par arrêté du Gouvernement après avis de la commission;

Ce 12° a été exécuté par l’AGW du 3 juin 1999.

13° petit patrimoine populaire: les petits éléments construits, isolés ou faisant partie intégrante d’un ensemble, qui agrémentent le cadre de vie, servent de référence à une population locale, ou contribuent au sentiment d’appartenance et qui font ou non l’objet d’une mesure de protection;

(14° patrimoine mondial: le bien classé reconnu par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, en abrégé l’UNESCO, pour sa valeur universelle exceptionnelle en application de la convention du 16 novembre 1972 concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel de l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture;

15° requalification: modification de la mesure de protection et de reconnaissance de la valeur patrimoniale d’un bien immobilier;

16° certificat de patrimoine: certificat préalable à toute demande de permis d’urbanisme, délivré par l’Administration du Patrimoine, valable deux ans, fixant les limites et possibilités d’intervenir sur la partie classée d’un immeuble classé. – Décret du 11 avril 2014, art. 2)

Chapitre III

. — Missions, structures et fonctionnement de la Commission

Art. 188. 

La commission est chargée:

1° de formuler des propositions et donner les avis requis par le présent code;

2° si le Gouvernement l’estime utile, de donner un avis sur l’autorisation d’effectuer des actes et des travaux sur tout bien immobilier présentant un intérêt historique, archéologique, (architectural, – Décret du 11 avril 2014, art. 3, 1°) scientifique, artistique, social, (, mémoriel, esthétique, – Décret du 11 avril 2014, art. 3, 2°) technique (, paysager ou urbanistique – Décret du 11 avril 2014, art. 3, 3°);

3° si la commission l’estime utile, de conseiller l’administration dans l’exécution des travaux;

4° d’adresser au Gouvernement des recommandations générales en matière de politique du patrimoine, relatives plus particulièrement à la sensibilisation de l’opinion publique à la protection du patrimoine.

Art. 189. 

La commission est organisée en une chambre régionale et cinq chambres provinciales.

Art. 190. 

Le Gouvernement arrête la composition et les modalités de fonctionnement de la commission et précise sa structure et ses missions.

Art. 191. 

Le Gouvernement fixe les délais d’avis de la commission. A défaut pour la commission de s’être prononcée dans ces délais, il est passé outre par le Gouvernement.

Titre II

. — De la protection, de la prévention, de la restauration

Chapitre premier

. — Des mesures de protection

Section première

. — De l’inventaire

Art. 192. 

Le Gouvernement dresse, tient à jour et publie un inventaire du patrimoine.

Section 2

. — De la liste de sauvegarde

Art. 193. 

§1er. Le Gouvernement peut inscrire sur une liste de sauvegarde les biens immobiliers définis à l’article 185, alinéa 2, et ce:

1° soit d’initiative;

2° soit sur proposition de la commission;

3° soit à la demande du collège des bourgmestre et échevins de la commune où le bien est situé;

4° soit à la demande de trois cents personnes inscrites au registre de la population de la commune où le bien est situé, s’il s’agit d’une commune comptant moins de cinq mille habitants, de six cents personnes pour une commune comptant de cinq mille à trente mille habitants, ou de mille personnes pour une commune comptant plus de trente mille habitants;

5° soit à la demande du propriétaire.

Sauf cas d’urgence dûment motivé, le Gouvernement ne procède à cette inscription qu’après avis de la commission.

§2. Les biens immobiliers sont inscrits sur la liste de sauvegarde pour une période de douze mois sans renouvellement prenant cours à la date de l’inscription.

Art. 194. 

Si un bien immobilier est compris dans le périmètre d’un plan particulier de gestion d’une réserve naturelle domaniale établi par le Gouvernement en application de l’article 14 de la loi du 12 juillet 1973 sur la conservation de la nature, l’arrêté inscrivant ce bien sur la liste de sauvegarde tient compte de ce plan.

Art. 195. 

L’arrêté inscrivant un bien immobilier sur la liste de sauvegarde est publié par mention au Moniteur belge.

L’arrêté est notifié:

1° à la députation permanente de la province où le bien est situé;

2° au collège des bourgmestre et échevins de la commune où le bien est situé;

3° à la commission;

4° au propriétaire;

5° aux ministres concernés.

L’arrêté inscrivant le bien sur la liste de sauvegarde est obligatoire à leur égard dès sa notification ou à partir de sa publication au Moniteur belge, si celle-ci est antérieure.

Section 3

. — Du classement

Art. 196. 

Le Gouvernement peut classer les biens immobiliers définis à l’article 185, alinéa 2.

Sur avis de la commission, le Gouvernement établit tous les trois ans une liste contenant le patrimoine exceptionnel de la Région.

Le Gouvernement peut reconnaître ponctuellement le caractère exceptionnel de certains éléments classés, sur avis de la commission.

Art. 197. 

(Le Gouvernement peut entamer – Décret-programme du 18 décembre 2003, art. 54) la procédure de classement:

1° soit d’initiative;

2° soit sur proposition de la commission;

3° soit à la demande du collège des bourgmestre et échevins de la commune où le bien est situé;

4° soit à la demande de trois cents personnes inscrites au registre de la population de la commune où le bien est situé, s’il s’agit d’une commune comptant moins de cinq mille habitants, de six cents personnes pour une commune comptant de cinq mille à trente mille habitants, ou de mille personnes pour une commune comptant plus de trente mille habitants;

5° soit à la demande du propriétaire.

Art 198. 

§1er. Le Gouvernement notifie, par envoi recommandé à la poste, sa décision d’entamer la procédure de classement et soumet, pour avis, les projets de classement simultanément:

1° à la députation permanente de la province où le bien est situé;

2° au collège des bourgmestre et échevins de la commune où le bien est situé;

3° à la commission;

4° aux ministres concernés, qui disposent d’un délai de soixante jours pour communiquer leurs avis; passé ce délai, la procédure est poursuivie.

§2. A la même date que celle des notifications visées au paragraphe 1er, le Gouvernement notifie au propriétaire par envoi recommandé, sa décision d’entamer la procédure de classement. La notification reproduit la disposition prévue à l’article 230, §3, 4°. Dans les quinze jours ouvrables, le propriétaire a l’obligation d’en informer le locataire ou l’occupant du bien immobilier concerné, ainsi que toute personne qu’il aurait chargée d’exécuter des travaux au bien visé ou qu’il aurait autorisée à en exécuter. La notification adressée au propriétaire mentionne cette obligation.

Art. 199. 

§1er. Dans les quinze jours de la réception de la notification visée à l’article 198, §1er, le collège des bourgmestre et échevins procède à une enquête publique dont la durée est de quinze jours.

Les dossiers sont accessibles à la maison communale les jours ouvrables et, au moins, un jour jusqu’à 20 heures ou le samedi matin.

Cette enquête publique est annoncée tant par voie d’affiches à la maison communale et sur les lieux concernés par le projet de classement, que par un avis inséré dans trois quotidiens distribués dans la région. S’il existe un bulletin communal d’information distribué à la population, l’avis y est inséré.

En l’absence de bulletin communal, l’avis est inséré dans un journal publicitaire distribué gratuitement aux habitants.

Les avis indiquent l’objet de l’enquête et signalent que le dossier peut être consulté à la maison communale conformément aux principes mentionnés au présent paragraphe. Les avis affichés doivent être maintenus pendant toute la durée de l’enquête en parfait état de visibilité et de lisibilité.

§2. Dans les quinze jours suivant l’expiration du délai prévu au paragraphe 1er, alinéa 1er, le collège des bourgmestre et échevins, ou l’un de ses membres qu’il délègue à cet effet, tient une séance publique où sont entendues les personnes qui le désirent.

A l’issue de cette séance, il est dressé un procès-verbal de clôture d’enquête publique.

§3. Après la clôture de l’enquête publique et dans un délai n’excédant pas trente jours, le conseil communal émet un avis motivé sur la demande de classement; passé ce délai, la procédure est poursuivie.

§4. Dans les quinze jours suivant la clôture du délai visé au paragraphe 3, le collège des bourgmestre et échevins transmet à la députation permanente le dossier auquel sont joints:

1° les observations formulées au cours de l’enquête publique;

2° le procès-verbal de clôture de l’enquête publique;

3° la délibération du conseil communal.

Une copie de ces documents, accompagnée d’une copie des avis visés au paragraphe 1er, alinéa 4, est adressée simultanément au Gouvernement et à la commission.

§5. Tout défaut ou retard mis par la commune à procéder aux formalités visées au présent article n’entraîne pas la nullité de la procédure et ne peut avoir pour effet d’allonger le délai visé à l’article 200.

§6. Les délais sont suspendus entre le 16 juillet et le 15 août à dater de la réception de la notification par la commune d’entamer la procédure de classement, jusqu’au jour de la transmission du dossier à la députation permanente.

Art. 200. 

Dans les trente jours de la réception du dossier transmis par la commune ou, à défaut, dans les cent cinquante jours de la réception de la notification visée à l’article 198, §1er, la députation permanente émet un avis motivé sur la demande de classement; passé ce délai, la procédure est poursuivie.

Art. 201. 

Le dossier complet est transmis par la députation permanente à la commission qui adresse ses propositions motivées au Gouvernement dans les soixante jours de la réception du dossier ou, à défaut, dans les soixante jours suivant l’expiration du délai de cent cinquante jours visé à l’article 200. Une copie de la délibération de la députation permanente est envoyée au Gouvernement dans le même délai.

Art. 202. 

§1er. Tout propriétaire d’un bien immobilier faisant l’objet d’une proposition de classement peut, dans les septante-cinq jours de la clôture de l’enquête visée à l’article 199, s’adresser directement au Gouvernement par lettre recommandée, en vue de faire connaître ses observations au sujet de la proposition de classement, pour autant que sa lettre soit accompagnée d’une déclaration de l’Administration communale où le propriétaire est domicilié attestant qu’il était absent de son domicile au moment de l’enquête.

§2. La procédure prévue au paragraphe 1er peut être utilisée par le propriétaire du bien ou par toute autre personne intéressée lorsque la commune n’a pas procédé à l’enquête publique.

Art. 203. 

Si un bien immobilier est compris dans le périmètre d’un plan particulier de gestion d’une réserve naturelle domaniale, établi par le Gouvernement en application de l’article 14 de la loi du 12 juillet 1973 sur la conservation de la nature, l’arrêté de classement tient compte de ce plan.

Lorsque l’arrêté de classement comprend des modifications à apporter à un plan particulier de gestion visé à l’alinéa 1er, le Gouvernement décide la mise en révision de ce plan.

Art. 204. 

L’arrêté de classement est publié par mention au Moniteur belge. Il est notifié par envoi recommandé à la poste aux autorités et aux personnes mentionnées à l’article 198 et est transcrit au bureau de conservation des hypothèques.

Dans les quinze jours de la réception de la notification, le propriétaire en donne connaissance au locataire ou à l’occupant du bien immobilier concerné, par lettre recommandée à la poste, sous peine d’être tenu pour responsable solidairement de la remise en état des lieux ordonnée par le tribunal en vertu de l’article 155. La notification adressée au propriétaire fait mention de cette obligation.

Dans les quinze jours de la réception de la notification, le collège des bourgmestre et échevins donne connaissance à l’occupant de l’arrêté de classement et l’annonce par voie d’affiches à la maison communale et sur les lieux concernés, et ce pendant trente jours au minimum.

L’arrêté de classement prend ses effets à l’égard des autorités et des personnes mentionnées à l’article 198 dès sa notification ou à partir de sa parution au Moniteur belge si celle-ci est antérieure.

Section 4

. — (De la requalification – Décret du 11 avril 2014, art. 4)

Art. 205. 

Pour rayer un bien immobilier de la liste de sauvegarde ou pour procéder au déclassement d’un bien immobilier, le Gouvernement respecte les procédures prévues, respectivement, aux articles 193 à 195 et aux articles 197 à 204.

(Art. 205/1. 

Le Gouvernement procède, éventuellement à la demande d’une partie identifiée à l’article 197, à l’examen de l’adéquation de la mesure de protection adoptée pour un bien par rapport aux intérêts et critères définis à l’article 185.

L’Administration propose au Gouvernement soit de maintenir la protection antérieure, soit de requalifier le bien.

Si le Gouvernement envisage la requalification, il notifie aux personnes visées à l’article 198 la proposition émanant de l’Administration, accompagnée du dossier administratif complet.

Les parties visées à l’article 197 disposent d’un délai de trente jours à dater de la notification pour faire part de leurs observations. Le délai est suspendu du 16 juillet au 15 août.

Le Gouvernement statue par voie d’arrêté dans les soixante jours de l’expiration du d&